• Accueil
  • > Archives pour le Jeudi 26 avril 2012

Succès ou pas pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 avril 2012

 

Erotico-morbide, électro- gothique, lyrique et enfantin, le nouvel album de la rousse icône comble les fans. Auréolé de mystère jusqu’à sa sortie, ce 7ème opus entretient le mythe «Mylène», chanteuse sombre et torturée. En vente depuis ce matin, le disque suscite déjà des réactions. Et dérange. Sa pochette représente une poupée scarifiée, démantibulée, sanguinolente… Tout un programme.

Tristesse


Succès ou pas pour Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE h7qqui5yEntre génie marketing et phobie de la médiatisation, l’idole mystique a entouré d’un épais brouillard son grand retour. Point de Suture sort officiellement aujourd’hui dans le commerce. Mais la créature au teint opalin ne sort pas de l’ombre pour autant. Pas la peine de s’exposer au grand jour et aux flashes des photographes. Les plus mordus de la libertine ont déjà placé ses nouveaux titres en tête des plate-formes de téléchargement sur Internet. Il faut dire que le clip de Dégénération, sur les écrans depuis quelques jours, a de quoi ensorceler. La sculpturale Mylène, écartelée sur une table d’opération, soigne sa douleur en s’adonnant à la jouissance physique. Pas étonnant que le coffret collector qui contient des outils chirurgicaux s’arrache depuis ce matin. Peut-être les inconditionnels espèrent-ils avoir le plaisir de décortiquer la star?


Success


Entre ballades romantiques et provocations sexuelles, ce nouveau disque est mis en place à près de 350 000 exemplaires. Parallèlement, 250 000 portables SFR-Sony Ericsson contenant l’album en exclusivité sont en vente, soit 100 fois plus qu’avec les ritournelles du dandy Julien Doré.
Avec sa tournée à guichet fermé prévu en 2009 et ses deux dates au Stade de France, dont les billets se sont écoulés en deux heures, la dépravée âgée de 47 ans fait mieux que Madonna, U2 et même notre Jojo national. Aux dix titres originaux s’ajoute un morceau caché. Il s’agit d’une reprise de l’Ave Maria de Schubert. Notre interprète avait déjà chanté ce cantique lors des obsèques du compositeur Frédéric Botton (ex-mari de Nathalie Rheims et grand ami de la chanteuse) en juin dernier.


Confesse


Marie-Hélène Gautier de son vrai nom (et pas Chuckie), se confie dans le magazine Têtu daté du 20 août, le seul média auquel elle aura accepté d’accorder une interview. Habituellement si secrète, la star évoque sa carrière, son dernier disque, son sentiment après le raz-de-marée des ventes de places pour ses concerts en 2009, son public gay et ses futurs projets. Pour cette couverture exceptionnelle, elle a accepté d’être relookée en garçon et pose en train de se raser. Et confesse: « Je partage avec le public gay le sentiment d’être différent, qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. » 
On y découvre notamment que pour le nom de son nouvel album Point de Suture, elle s’est référée à une phrase d’Al Pacino dans le film L’Impasse: « Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre ». 
Enfin, à la question « imaginons qu’une personne ne connaisse absolument pas votre œuvre, par quoi lui diriez-vous de commencer pour vous connaître un peu? », elle répond: « Par le titre caché dans ce nouvel album… ». Ave Mylène.


Lundi 25 août 2008 acticle parue chez http://www.gala.fr

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

Dans Regrets de Mylène

Posté par francesca7 le 26 avril 2012


Dans Regrets de Mylène dans Mylène dans la PRESSE 1999-Marino-Parisotto-Vay-021b-214x300      Venant de nulle part dans un noir & blanc surexposé, un homme descend d’un tramway sortant d’un brouillard ne pouvant être que le néant. Il se rend à un rendez-vous mortuaire au sein d’un vieux cimetière juif. Les tombes clairsemées et à moitié enterrées sont envahies par les ronces, une biche solitaire le traverse, la neige qui commence à fondre se confond avec les nappes de brouillard omniprésentes. L’homme attend assis sur une tombe (celle de la jeune femme ?) un bouquet de chardons et de roses à la main. Les mains de Mylène Farmer, qui interprète ici ce fantôme féminin, se posent sur les yeux de Jean-Louis Murat, lui est l’amour, elle est la mort. Telle Libertine avec le petit tambour dans Pourvu Qu’elles Soient Douces, et dans un éclat  de rire partant en échos, elle le prendra par la main et l’emmènera dans les allées de ce cimetière pour faire tout ce qu’il n’avaient pas eu le temps de faire étant vivants : courir, rire, et danser l’un contre l’autre. Lui bascule dans ce monde onirique ou la notion de temps n’est plus. Le film n’est alors plus qu’au ralenti. 

    Ce qui pourrait être vu comme de lentes lamentations romantiques sans fond se doublent en fait du récit d’un homme rendant une courte visite à sa défunte femme. Il vient la persuader en vain de pérenniser leur amour malgré la mort de celle-ci. L’intégralité du clip se place dans cet au-delà à la géographie limitée : celle de rails de train issues du brouillard conduisant aux portes d’un vieux cimetière isolé, aux tombes enneigées et détruites, envahies par les ronces. Lui est amour, elle est la mort. Comme un cadeau inespéré, l’homme peut voir sa bien aimée, la sentir, la toucher, et lui donner en main propre son bouquet qu’il aurait sans doute posé sur sa sépulture. Le reste du clip n’est qu’une longue et belle contemplation de ces retrouvailles platoniques. Malgré des performances d’actrice contestables, entre l’outrance inappropriée de Libertine II (1988) et la vulgarité non assumée de California (1996), Mylène Farmer atteint dans Regrets une sorte d’abstraction assez intéressante. Lorsqu’elle incarne des êtres en proie avec la mort (A quoi je sers – 1989), l’interprète se révèle être une bonne actrice, capable de vider son visage de toute expressivité humaine. Ici la chanteuse est dans son élément, dans son emploi.  

    Sur le pont musical de la chanson, une longue image vient broyer les sens. Dissimulés derrière des branchages, sur une tombe isolée, Jean-Louis Murat s’est endormi sur les jambes de Mylène Farmer. Un peu comme l’amour se reposant sur la mort sa compagne, les deux êtres entourés de nappes de brouillard se cachent pour s’aimer. Lorsque tout est dit, que les amants se sont regardés dans les yeux et qu’ils ne leur reste plus qu’à s’embrasser, Mylène Farmer et sa silhouette de spectre rendent le bouquet puis disparaissent dans le brouillard, en pénétrant précipitamment l’épaisse fumée. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et repartir à bord du tramway la tête ivre de souvenirs ; souvenirs d’une union éphémère.

    Mylène Farmer est faite pour jouer ces états là, lyriques, même pas humains. Pendant le pont de la chanson, la caméra de Laurent Boutonnat tourne autour de cette tombe sur laquelle est couché le couple: Malgré les broussailles qui dissimulent le tableau, on se sent alors témoin d’une union unique, celle de l’amour avec la mort. Avant de le quitter définitivement, la jeune femme se sera retournée pour lui donner un dernier sourire qu’il ne verra pas. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et de repartir à bord du tramway qui le ramène vers ce que pour la mort est le néant : la vie.

Ecrit par Jodel Saint-Marc.

Publié dans Mylène dans la PRESSE | Pas de Commentaire »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...