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L’Ombre des Autres pour M.Farmer

Posté par francesca7 le 21 avril 2012

La lumière sur « L’ombre des autres »

Par Renaud Evrard

L'Ombre des Autres pour M.Farmer dans Mylène et mes BLABLAS poster_71328L’ombre des autres est un roman fantastique publié aux éditions Léo Scheer en 2006. L’auteure, Nathalie Rheims, réussit avec ce best-seller un véritable tour de force, celui de nous passionner pour la « Belle Epoque » de la fin du XIXe siècle où de grandes découvertes scientifiques côtoyaient des tentatives d’objectivation de l’âme humaine. Le livre va être adapté prochainement au cinéma avec Luc Besson à la production, et Mylène Farmer dans le rôle principal de Tess, une étudiante du grand Charcot dont nous suivons le périple entre les hystériques de Paris et les mystères de Londres. Loin de nous l’envie de critiquer cet ouvrage – ou ce film à venir – sur le plan artistique. Il s’agit plutôt d’un éclaircissement sur certains détails historiques qui touchent à l’Institut Métapsychique International. Débutant en mai 1886, le livre nous fait plonger dans une Société Métapsychique Internationale située à Londres, dont les membres sont des scientifiques de la haute société (p.49), qui se consacrent à l’étude des phénomènes paranormaux (p.48) avec le vœu secret « de communiquer avec les esprits » et la conviction « qu’un dialogue peut s’établir avec les disparus » (p.50). Lors de la promotion du livre sur Europe 1 le 1er septembre 2006, Nathalie Rheims déclarait que sa source d’inspiration n’était autre que « les travaux de l’Institut Métapsychique de cette époque » (11’ de l’émission). Présent également à cette émission, le président de l’IMI, Mario Varvoglis, a tenté d’expliquer les distinctions à faire entre l’institut de l’histoire et celui de la fiction. C’est également la visée de cet article.

Et si c’était vrai ?

Mylene-farmer-visage dans Mylène et mes BLABLASAprès le succès du Da Vinci Code de Dan Brown, on a vu profilé sur les étalages des librairies des nombreux ouvrages mêlant une enquête historique et une liberté romanesque. Si les fictions théologiques touchent sûrement plus les américains que les français, la question des phénomènes paranormaux déclenche chez nous une fascination particulière, juste retour d’une histoire complètement refoulée. Au début de XXème siècle, la France était le pays le mieux avancé dans l’étude de ces phénomènes, avec des personnalités de renom se prononçant en faveur de leur étude scientifique, débarrassée de présupposés philosophiques et religieux. C’est dans ce contexte, et avec le soutien du prix Nobel de médecine Charles Richet, que naquit l’Institut Métapsychique International en 1919, fondation immédiatement reconnue d’utilité publique. Ce que nous raconte Nathalie Rheims était donc vrai ?

C’est là que le bât blesse : l’auteure explique à maintes reprises qu’elle écrivait un roman fantastique, ou plus précisément, lors de l’émission sur Europe 1 : « Vous savez, j’ai surtout fait un roman pour emporter les gens à cette époque. Et pour les faire voyager et pour les faire rêver. Parce que malheureusement, aujourd’hui même, les gens sont très peu au courant des travaux de l’IMI (…) » (49’). Cependant, elle vante par ailleurs son souci historique : « Ce récit m’a demandé un gros travail de recherche, de documentation, et un effort de construction. ». Comment un public non averti pourra donc démêler le vrai du faux ? Ne risque-t-on pas de jouer le jeu d’un procédé pernicieux de désinformation ?

Reprenons quelques unes des imprécisions historiques : Nathalie Rheims tente de faire se croiser en 1886 les figures de Charcot, Conan Doyle, Georges Meliès (renommé Armand de Seilième) et plusieurs personnages plus ou moins fictifs. Il est dit que Charcot travaille sur ce qu’il a nommé « le somnambulisme magnétique » (p.18), alors que le nom vient du marquis de Puységur, et qu’il a été tellement désavoué que Charcot ne parle plus que d’hypnotisme ou de braidisme. Conan Doyle campe déjà ce personnage double d’un fervent spirite simultanément créateur du personnage rationaliste de Sherlock Holmes (p.19), alors que ce personnage n’apparaît dans un roman que l’année suivante. Au milieu de ces petites imprécisions, des faits véritables se glissent, comme l’achat du théâtre Robert Houdin par Georges Meliès en 1888 (p.87). Mais alors, est-ce au lecteur d’enquêter pour démêler le vrai du faux ? Ce livre peut-il aussi être décrypté, en faisant par exemple correspondre des personnages fictifs comme Edward Myer, important négociant en vins et spiritueux, membre de la Société Métapsychique Internationale, au véritable Jean Meyer qui, s’étant également enrichi par le négoce du vin sur Béziers, est le fondateur de l’IMI ? L’Oplas Dei, inspiré directement de l’Opus Dei, présenté comme une société secrète formée en marge de l’Eglise catholique, ayant pour but de rétablir l’autorité ecclésiastique et d’assurer le monopole de l’au-delà contre les découvertes spirites (p.152), ce groupuscule a-t-il vraiment existé ? Que savons-nous des luttes intestines entre ces sociétés secrètes que Nathalie Rheims n’hésite pas à comparer à nos sectes actuelles ? Voici un essai de réponse pédagogique et critique.

 

Conclusion

888272On ne peut pas en vouloir à Nathalie Rheims de n’avoir pas poussé la documentation historique assez loin. Elle explique l’importance de cette fiction pour sa vie imaginaire : « Ma vie réelle, j’allais dire « malheureusement », est totalement normale. (…) J’aimerais énormément dans la vie avoir accès à ce monde-là, mais malheureusement je n’y ai accès que dans l’écriture, et je me suis dit que, pour vivre ça, il fallait en faire des livres. » (10’ de l’émission sur Europe 1). Nous ne partageons néanmoins pas son point de vue quand il s’agit de « faire rêver les gens » alors que la plupart n’ont jamais eu accès à une source d’informations fiables sur le dossier parapsychologique, ce qui fait de ce domaine le lieu de toutes les projections fantasmatiques les plus angoissantes. L’IMI ne craint pas de revendiquer une attitude rationaliste si cela permet de faire avancer la science à ses frontières.

Quand Nathalie Rheims soupire, puisque « tout est un peu ramené à des choses non seulement rationnelles, mais, aujourd’hui on essaie même – on peut dire – de scientiser tous ces phénomènes, et je trouve ça dommage parce que ça ne laisse plus beaucoup de place aux rêves. » (49’), nous soupirons d’entendre dire que Richet « était persuadé d’être en contact avec un fantôme qui était le fantôme de la Villa Marie. » (15’). Peut-être parlait-elle de l’épisode de la Villa Carmen, et même là, comme lui répondit Mario Varvoglis, il ne s’agissait « pas tout à fait d’un fantôme, parce que lui ne croyait pas aux fantômes, mais des phénomènes qui sont attribués à des fantômes » (15’). C’est là tout l’écart entre l’étude et la croyance dont nous avons fait notre devise.

Issu du site…. http://www.metapsychique.org/La-lumiere-sur-L-ombre-des-autres.html

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Extraits du livre « Belle de scène » sur Mylène

Posté par francesca7 le 21 avril 2012


La phrase à retenir

« La déesse est donc humaine. Amen. »

La première phrase du livre

Extraits du livre « A la fin des années 80, il est une énigme qui demeure, plus pernicieuse que celle du Sphinx, plus mystérieuse que l’emplacement supposé de l’Atlantide : Mylène Farmer sait-elle chanter autrement qu’en play-back ? »

extrait

« Une musique angoissante retentit. Un moine encapuchonné vient ouvrir la porte des immenses grilles, qui s’écartent comme par magie, dévoilant un cimetière chic de discothèque, baigné par des fumigènes. Un tic-tac bien connu se fait entendre. Soudain, dans un halo de lumière ocre, une dame en noir apparaît, entre deux tombes, en haut des marches, lointaine tout d’abord, drapée dans une cape sombre. Mylène est là, coiffure à catogan, main gantée, bras en croix, un maquillage discret sur sa peau nacrée. C’est l’hystérie dans la salle. »

Extrait

« Pour son apparition sur scène, Mylène choisit la symbolique de la résurrection. Façon Blanche-Neige mangaïsée qui aurait emprunté la panoplie de Xénia la guerrière, elle descend du ciel comme si Dieu Lui-Même nous la renvoyait parmi nous, ses fidèles, dans son caisson/sarcophage/cercueil en verre illuminé. »

Extrait

« Certains fans, qui tiennent absolument à être aux premiers rangs, sont présents sur les marches du Palais omnisport de Bercy le 31 mai dès cinq heures du matin, parfois même avant. Une dévotion qui étonne la chanteuse : “L’idée de quelqu’un qui va attendre toute une nuit et toute une journée pour croiser votre regard est quelque chose d’assez perturbant, mais j’accepte ça parce que cela fait partie du métier”, confie-t-elle le jour de sa première parisienne au journal télévisé de France 3. »

Extrait

« Mais comme la star est parfois indisponible pour cause de répétitions ou entre deux avions, Dominique Borg songe à une excellente idée qui permettrait à tout le monde de gagner un temps précieux et d’avancer sur l’élaboration des costumes : un moulage du corps de la chanteuse par un sculpteur… »

Citations evene.fr  

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Analyse chanson de Mylène F.

Posté par francesca7 le 21 avril 2012

Analyse de « Souviens-toi du jour »

A voir sur le site : http://www.sans-logique.com/mylene-farmer/analyses

 

Les références dans l’œuvre de Mylène :
Analyse chanson de Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISME MF2000_123a« Souviens-toi des jours désenchantés » : Comme dans la chanson Désenchantée, Mylène n’a pas vu ou n’a pas voulu voir le malheur qui s’abattait sur elle (« je n’ai trouvé de repos que dans l’indifférence »). Quand finalement elle se rend compte de la situation dans laquelle elle se trouve, elle est désarmée dans un monde où « tout est chaos ». Souviens-toi du jour serait-il un petit clin d’œil à Désenchantée? En tout cas, elle souhaite que nous réagissions pour ne pas que nous nous retrouvions dans la même situation.

« Lui parler d’amour à volonté, d’amour à volonté » : En 1995, Mylène nous disait déjà dans la chanson « Rêver » : « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer ». L’amour est selon elle la plus belle des choses qui puisse exister dans ce monde mais, à la fin, elle se rend compte que l’amour ne ressort pas toujours vainqueur (« J’avais rêvé du mot aimer »). Dans Souviens-toi du jour elle nous répète encore que la seule façon d’être sauvé du malheur c’est d’aimer l’autre quoi qu’il arrive. Ainsi on peut considérer le fait d’aimer comme une aide pour mieux s’en sortir.

Souviens-toi du jour est un texte qui reprend tous les thèmes que l’on peut retrouver dans « l’univers Farmer », c’est-à-dire l’amour, la mort est la religion. Vous retrouverez facilement ces thèmes et la façon dont ils sont abordés dans la chanson puisque nous les avons tous évoqués dans l’analyse.

Sa place sur « Innamoramento » :
Voici ce qu’on peut lire sur la pochette de l’album :
« L’amour naissant, « L’innamoramento » italien. L’étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d’inquiétude parce qu’on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur L’Amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires ».
Francesco Alberoni

Une citation qui colle parfaitement bien à la chanson de Mylène. En effet, la « grisaille quotidienne » pourrait se référer à la vie dans les camps, une vie misérable et tuante avec un « gris » symbole de la tristesse et du désespoir. « L’amour naissant… un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires », si les peuples s’étaient élevés contre ces camps la situation n’aurait sûrement pas été la même. Il faut se battre pour l’amour, nous sommes tous des êtres humains et le meilleur que nous savons faire c’est aimer. Aimer pour une vie meilleure, pour un monde meilleur.

Analyse réalisée par Océane

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