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Les risques de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 avril 2012

A cause d’une critique sur Mylène Farmer, un journaliste est menacé de mort

Jean René Gaudin-Bridet, journaliste à Télé Star, a publié il y a quelques jours une critique plutôt négative sur Point de suture le dernier album de Mylène Farmer.
Il y parlait de « retour manqué ».

Des fans de la chanteuse n’ont pas apprécié et du coup, ont commencé à poster des commentaires assez violents concernant le journaliste, qui a même reçu des menaces de mort.

Les risques de Mylène Farmer dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_99aTélé Star a décidé de porter plainte. Catherine Rambert, la directrice de la rédaction s’explique dans le magazine paru ce lundi: « Nous acceptons les critiques, mais pas les insultes et les menaces et Télé Star a déposé plainte et mis en demeure les sites qui ont publié des propos injurieux contre notre journaliste et contre notre magazine de les retirer. »

Contacté par Le Post, Jean René Gaudin-Bridet,
le journaliste menacé, ne souhaite pas s’exprimer.

Joint par Le Post, le fondateur d’un site de fans de Mylène Farmer qui souhaite rester anonyme, estime quant à lui que cette affaire « donne une image détestable des fans. »

Comment réagissent les fans de Mylène Farmer?
« Si le journaliste a reçu des injures et menaces, les fans trouvent cela inacceptable. Ça donne une image détestable des fans de Mylène alors qu’il y a finalement très peu de fans extrêmes. Cette histoire est pathétique. »

Pourquoi dites-vous « s’il y a eu des menaces »?
« Parce que nous avons fait un travail de modération très important sur Jean-René Gaudin-Bridet et je pense que les autres sites aussi. Nous avons supprimé des commentaires et banni des internautes. Apparemment ce sont des menaces qui viennent de sites de fans, mais pour l’instant aucun site n’a été contacté par Télé Star. »

Parmi les commentaires des fans, beaucoup affirment que Jean René Gaudin-Bridet est un ancien fan de Mylène Farmer?
« Ce qui est vrai. Il a créé un site, Mylène Farmer International Fan-Club, qu’il a arrêté brutalement en 2001. Selon ses dires, c’est parce que Mylène ne faisait rien pour les sites de ses fans. Mais je pense qu’il s’attendait à devenir un site officiel, ce qui n’a pas été le cas. »

Ce n’est pas parce que c’est un ancien fan qu’il ne sait pas faire la part des choses?
« Effectivement, mais le souci c’est que depuis qu’il est devenu journaliste il ne fait que des critiques très négatives sur Mylène. En outre, ce que nous trouvons vraiment pas correct, c’est que Télé Star ne précise pas qui est Jean René Gaudin-Bridet car ce n’est pas un journaliste lambda, c’est un ancien fan de Mylène. D’ailleurs nous allons demander un droit de réponse pour les fans dans le Télé Star de la semaine prochaine. »

Parution Le PostArchive du 02/09/2008

Publié dans Mylène et des CRITIQUES | Pas de Commentaire »

Mylène Farmer par Anthony Martin

Posté par francesca7 le 14 avril 2012

L’interview exclusive de Mylène Farmer par Anthony Martin

Mylène Farmer par Anthony Martin dans Mylène en INTERVIEW 1999-Philippe-Salomon-002b-203x300Le 6 septembre 2009, Mylène Farmer a accordé une longue interview à Anthony Martin. Cette interview était enregistrée en début d’après-midi, dans le jardin de sa suite, donnant sur le lac Léman, à l’hôtel de la Réserve. La star s’est montrée assez prolixe au lendemain de ses premiers stades genevois et à la veille de rentrer sur Paris, pour affronter le point d’orgue de ses 20 ans de scène, avec le Stade de France…

Comment vous sentez vous au lendemain de ces premiers concerts au stade de Genève ?

Comblée mais évidemment très fatiguée (rires) mais des moments inoubliables.

Vous ne vous ménagez pas sur scène, c’est un défi physique ?

Je m’y prépare environ 6 mois avant avec mon coach Hervé Lewis. On se connaît très très bien. L’exercice physique fait partie du spectacle, mais lorsqu’on est porté par un tel public, mon public
est tellement porteur, que j’en oublie l’effort. C’est plus l’émotion qui gagne le terrain.

Vous adorez entendre chanter le public, vous les faites reprendre a capella à la fin de plusieurs chansons pour les entendre, c’est le plus beau cadeau pour un artiste ?

C’est le moment le plus magique ou un des moments en tout cas, ils s’approprient la chanson, c’est presque de l’ordre du divin, c’est exceptionnel de vivre quelque chose comme ça.

Quand on vous voit sur scène on a du mal à vous imaginer préférer l’ombre à la lumière… vous allez l’air si forte si vivante à la lumière…

Le choix de l’ombre et la lumière est le choix entre la vie privée et la vie publique, l’on peut rester vivant aussi dans l’ombre, j’ai ce paradoxe en moi, je peux vivre dans l’ombre et m’exprimer dans la lumière.

On a l’impression que votre timidité est transcendée lorsque vous êtes sur scène face à 30 000 personnes comme hier soir, vous l’expliquez comment

Je crois que je n’ai pas d’explication, je l’ignore moi-même si ce n’est que je sais mon handicap devant 3 personnes, je ne sais pas si je peux qualifier ça d’aisance devant 30 000 personne, mais il y a une bascule qui s’opère naturellement, j’ai finalement plus de difficulté devant 2 ou 3 personnes que devant une immense audience.

Parce que vous n’avez pas à leur parler, vous êtes là pour leur offrir et recevoir, c’est peut-être ça ?

En tout cas les mots sont à travers mes textes, et puis là pour le coup il n’y a rien de préparé, lorsque j’ai envie de dire quelque chose c’est quand j’en ressens le besoin, là c’est place au naturel, c’est place à l’émotion en direct pour le coup. Sur scène vous incarnez vraiment l’intimité et la grâce dans une mise en scène gigantesque.

Quel est le secret pour marier tout ça ?

MF2000_113a dans Mylène en INTERVIEWJ’ai toujours aimé, en tout cas avoir besoin du gigantesque et du spectaculaire. J’ai aussi besoin de moments d’intimité, c’est ce que nous avons essayé de créer sur ce spectacle avec le proscénium et la croix qui est au centre du stade même. C’est là que l’on crée un moment intime qui est de l’ordre de la communion. Malgré ce grand nombre, ce grand nombre devient alors un.

Il y a un autre couple qui vous compose sur scène, c’est discrétion et provocation. Comment les faites-vous cohabiter ?

Toutes ces facettes font partie de moi, je suis de nature discrète, parfois timide mais l’éclat de rire fait aussi partie de moi, j’ai à la fois cette fragilité mais aussi cette force qui me permet de surmonter
toutes mes peurs, tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin.

Il ne reste plus que 3 concerts avant la fin de cette tournée 2009, avez-vous une appréhension de l’après-tournée ?

Je l’ai depuis le premier jour, puisqu’on sait que tout a un début et une fin, maintenant quant à la gestion de ce grand vide, cela m’est très personnel mais je ne vous cache pas qu’il y est un vide qui est presque insurmontable. Le secret c’est de se re-projeter dans une création, non pas pour oublier mais pour se redonner la force de continuer et de vivre.

Que fait Mylène Farmer dix minutes avant d’entrer en scène ?

J’ai auprès de moi Anthony (…Souchet, son meilleur ami), qui reste avec moi dans la loge. Les dix dernières minutes sont vraiment un moment de recueillement, plus de concentration. Laurent (Boutonnat, son mentor son compositeur) passe cinq minutes avant d’entrer en scène, me sert la main et me dit «fais le vent». (rires) Ca veut dire «respire». C’est une manière d’essayer de déstresser un peu. C’est vraiment dans le silence. Quant aux rituels je ne sais pas si je peux… là encore la pudeur regagne du terrain. Et quant aux objets ils sont là… mais, ils sont miens.

Vous en avez en tout cas ?

J’en ai… Une fois inspirée, voilà comment Mylène Farmer écrit les paroles de ses chansons : Les mots s’appuient, s’accrochent, s’harmonisent avec la musique donc j’ai besoin de la musique avant d’écrire des mots. La musique m’inspire des sentiments, des sensations.

Vous êtes seule ? Comme un écolier à son bureau ?

Tout à fait. Dans une pièce totalement isolée. Ça j’en ai besoin. Comme un écolier, j’ai un très mauvais souvenir de la scolarité donc nous allons passer ce mot… En tout cas le travail, l’opiniâtreté est essentielle.

Parfois dans la souffrance ?

Je crois que c’est indissociable. La douleur parce que les doutes. La douleur physique. Il faut aller au-delà de soi.

Est-ce que ce métier a été votre survie ?

Oui oui, définitivement oui. C’est quelque chose qui m’a aidée à m’incarner là où j’avais le sentiment plus jeune de n’être pas incarnée du tout, de n’être rattachée à rien. C’est fondamental.

Vos goûts musicaux ?

Je suis attentive. J’écoute beaucoup de musique. Mes goûts musicaux sont assez éclectiques. J’adore Dépêche Mode, Sigur Ros, David Bowie, Archive, Juliette Gréco. Ce sont en général des artistes qui ont leur propre univers. Et sur scène qui proposent au public des choses incroyables.

Que vous inspire la mort de Michael Jackson ?

Le tragique, la notion d’incompatibilité de vie privée et vie publique, de médias. C’était un immense artiste. C’est quelqu’un dont j’appréciais les spectacles, mais l’homme aussi, sa fragilité, sa sensibilité. C’est tragique. C’est le mot qui me vient. Je suis triste… comme beaucoup de personnes.»

Et ses albums, ses DVD, vous les avez à la maison ?

Absolument.

Où allez vous chercher votre nourriture artistique ?

Un peu partout, je peux vous parler d’une exposition que j’ai découverte à New York l’an dernier « Our body ». Beaucoup d’écorchés, c’est l’humanité décharnée, découpée. Je n’ai pas été choquée mais très impressionnée, intriguée, cela fait partie d’une réflexion et m’a donné l’idée, l’envie d’exploiter cette idée de l’écorchée, dont j’ai fait part à Jean Paul Gaultier qui fut enchanté de pouvoir créer un écorchée multiplié par tous les danseurs pour les costumes du premier tableau sur scène. Il y a aussi la peinture (NDLR Egon Schiele) ou des auteurs comme Stefan Zweig, mais la liste serait trop longue.

Est ce que les rencontres humaines vous inspirent aussi ?

L’être humain m’inspire tout simplement. Les belles rencontres sont très très rares mais indispensables à sa vie.

MF2000_63aEst-ce que vous avez le sentiment d’avoir construit une oeuvre ?

Non. J’ai construit quelque chose. Je suis fière de ce que j’ai pu construire, sans prétention aucune. Je suis heureuse d’avoir rencontré un public.Très sincèrement, l’obsession de laisser une trace ne fait pas partie de moi. Maintenant pour être totalement honnête j’aimerais que l’on ne m’oublie pas. Mais la vie n’est pas finie donc à moi de le construire.

Est-ce que vous avez apprivoisé vos peurs, vos souffrances avec le temps, avec le succès ?

Non. Et c’est sans doute pas grave. Ou très grave je ne sais pas. (rires) Je n’ai pas la réponse. J’ai certainement pansé des plaies. Malheureusement je ne pense pas qu’on puisse faire le deuil de quelque chose. Maintenant on peut tenter de faire ré-émerger la vie et des choses qui vous aident à tenir, qui vous aide à vous réveiller, à sourire. Tout ce qui est doutes, tout ce qui est peur, sont là ancrés et là encore ça fait partie de votre sang, de vos veines. C’est là, c’est présent. C’est sans doute nécessaire. Ou pas. Mais c’est là en tout cas. Ca aide à une certaine créativité.

Dans votre spectacle, il y a beaucoup de têtes de morts projetées sur les écrans géants, l’idée de mort vous terrifie–telle encore ?

L’idée de la mort me terrifie chaque deux secondes de ma vie. Est ce que ma propre mort me terrifie ? Parfois oui, parfois non. Parfois le mot fatalité est plutôt serein. Je me dis «bon, ça se fera de toute façon c’est inéluctable». Parfois elle me hante et parfois je l’oublie.

Qu’est-ce qui vous fait rire dans la vie ?

Les débuts d’interview (rires) on a un air très dramatique lorsqu’on commence. L’absurde probablement je pense. Dans toutes ces formes.

Au cinéma ?

Je voudrais aller vois le film de Tarantino, « Inglorious basterds », on m’en a dit grand bien.

Quelle est votre définition du mot mystère ?

Le mot mystère, mon dieu, déjà il n’y a pas de stratégie du mystère me concernant. C’est quelque chose de caché, de l’ordre du religieux, mais laissons cette réponse mystérieuse, je ne suis pas sûr de pouvoir définir ce mot.

Sur votre anniversaire au Stade de France, quelques mots :

Je vais vous faire une confidence. Il y a fort longtemps que je ne célèbre plus mon anniversaire. Mais pour être tout à fait franche, un anniversaire devant 80 000 personnes au Stade de France, c’est quelque chose qui sera, je crois, incroyable à vivre. Donc j’adore cette idée-là (rires). Et cette date évidemment n’a pas été choisie, il se trouve que le Stade de France était libre à cette fameuse date anniversaire. Cela sera un immense cadeau de 80 000 personnes. C’est incroyable.

Avez-vous une idée du prochain disque studio ?

Absolument pas, évidemment on pense à ce qu’est ce que je vais faire demain, mais je n’ai pas les réponses. J’ai le projet d’un prochain album. Mais c’est une page totalement blanche, mais très envie de m’y remettre très très vite.

Vos projets au cinéma…

J’ai le projet d’un long-métrage initié par Claude Berri que j’aimais profondément, tiré d’un ouvrage de Nathalie Reims,(NDLR l’ombre des autres) dont le metteur en scène sera Bruno Aveillan. Et ça sera pour lui son premier long-métrage pour moi un premier rôle, un deuxième film, et j’espère une rencontre avec le public.

Vous essaierez de laisser une place plus importante au cinéma ?

Je n’ai aucune réponse. J’ai besoin de la musique. J’ai besoin des mots. Je suis quelqu’un d’instinctif. Le jour où je ne souhaiterai plus dire ces mots, chanter, je choisirai ce moment avant qu’il ne me saisisse.

Vous connaissez l’échéance ?

MF2000_94aNon bien sûr que non. Non non.

Qu’est ce qui vous ferez arrêter la musique ?

L’absence de désir, vous allez voir un énorme silence là … lorsqu’on a plus envie de donner ni de recevoir mais j’imagine que cela survient lorsque on est un être mort et je ne me le souhaite pas. Je crois que tout art a ses limites. Cela sera spontané. Quelque chose en moi me dira «là il faut arrêter».

Cela révèle une vraie force de caractère …

Peut-être que cela fait partie de moi aussi cette force de caractère. En tout cas ne pas tricher avec soi-même. Ne pas se mentir et essayer de dormir un petit peu de temps en temps (rires).

Vous dormez tranquille enfin aujourd’hui ?

Non, non ce n’est pas possible (rires). Là encore, puisque je crois que l’on va conclure cette interview, j’ai une chance incroyable, je vis des choses incroyables. Je remercie à nouveau de vive voix le public, de cette fidélité. Et puis je vais essayer de ne pas pleurer… on va arrêter là, merci beaucoup.

=> Retrouvez cette interview dans le livre « Mylène Farmer- écorchée live » aux éditons Artlust

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