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Allan au Concert de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 6 avril 2012

 

Allan au Concert de Mylène Farmer dans Mylène et SYMBOLISME Allanliv2Premier extrait live du gigantesque Mylène Farmer en concert, Allan prolonge l’imagerie du film et transpose celle d’Edgar Allan Poe (puisque c’est de lui dont il s’agit) pour faire se confondre les deux univers.

 Allégorie du malaise d’Edgar POE dans l’univers en flammes de Mylène FARMER en Concert.

 Sans histoire à proprement dite, les images données à voir peuvent être facilement qualifiées de « bizarres » ou de « morbides ». Pour Edgar Poe, un cheval noir (symbole de la mort dans le cinéma de Boutonnat) piétine dans un enclos de boue, le portrait du poète brûle, illustrant la malédiction qu’il a subit non seulement à de son vivant, et même après (sa tombe fut dévastée peu après sa mort on ne sait plus où il est enterré).

 C’est grâce au jet du même lance-flammes qu’Allan que le bâtiment sera réduit en cendres et qu’il conclura ce vidéo-clip très 80′.

La chanson Allan commence donc avec les cris de la foute qui prennent ici, un sens bien différent que celui de l’hystérie provoquée par Mylène FARMER : par un fondu enchaîné, on voit simplement le public brûler, en même temps que le décor de la tournée. Pour la fin du clip, Laurent Boutonnat fait un plan très ralenti de la main de Mylène entrouverte, qui se baisse en direction du public. Cette idée sera reprise dix ans plus tard par la chanteuse puisque tout le Mylénium Tour tourne autour de cette idée de main entrouverte, tout comme le programme officiel de cette tournée, ainsi que le clip Innamoramento (François Hanss – 2000).

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La symbolique de Pardonne-moi

Posté par francesca7 le 6 avril 2012

 

La symbolique de Pardonne-moi dans Mylène et SYMBOLISME MF2000_61a-214x300La seule chose analysable dans Pardonne-moi est son réalisateur, ses goûts pour les images syncopées, l’esthétique à tout prix, et les ambiances inédites. Si les éléments que choisi Laurent Boutonnat pour chaque nouveau clip rappelle les anciens, il apporte en outre à chaque fois un élément qui vient enrichir ce qu’il avait déjà mis en place et qui présente l’interprète sous un jour à chaque fois un peu différent.

 Dans cette optique, l’image la plus frappante n’est pas celle des yeux blanc, ou noirs (simple effet de frayeur par l’emploi des sensations descendantes), mais cette espèce de contrasté et granulé, avec une Mylène FARMER qu’on imagine plongé dans la poussière de l’au-delà. Sur un fond très noir, les particules de cendres s’échappent des cheveux et donnent à la silhouette de la chanteuse en la suivant la très étrange allure d’un spectre. Dans ces plans magnifiques, l’interprète reste les yeux fermés, totalement inexpressive, comme si quelque chose de surhumain la guidait, l’avait sortie de la poussière où elle reposait depuis la nuit des temps. Seuls deux plans quasi-subliminaux surexposés la montreront hilare, la tête basculée en arrière, rendant du même coup l’ensemble de la danse et du clip dénués de sens et de logique.

 Dans Pardonne-moi, plus que jamais, l’image ne peut être présente à l’écran que parce que c’est CETTE chanson qui est illustrée, alors qu’on peut aisément imaginer les images de Libertine, Sans Contrefaçon et même Ainsi soit-je sur une autre musique de couleur approximativement équivalente. Ces images n’ont été inventées que parce qu’il y avait tel ou tel son dans la chanson, ces images sonnent juste par rapport aux effets musicaux tout simplement, et ceci pour la première fois chez Boutonnat. Depuis 1997, de Mon Ange à Pardonne-moi en passant par Baïla Si et Les Mots, Laurent Boutonnat n’a cessé de tâtonner pour trouver ce qu’était vraiment un clip, ce qu’était vraiment une image, et donc ce qu’est réellement le cinéma.

 

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