Mylène Farmer – Point de suture

Posté par francesca7 le 29 avril 2012

par Arno Mothra 24 août 2008

Swift écrivait avec authenticité : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » Ce nouvel album de Mylène Farmer ne manquera pas, devant la vocifération de quelques verrats nourris à la confiture pourrie, de confirmer à nouveau cette citation.

Bloc opératoire :

« Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre » dit Pacino dans L’impasse.

Mylène Farmer - Point de suture dans Mylène et des CRITIQUES 1131888428Anesthésie générale en prévision. Comme son nom l’indique, Point de suture annonce une phase, celle de la plaie soignée après l’opération. Soignée mais pas cicatrisée. Alors que l’excellent [Dégénération->644] (dans les bacs depuis le 18 août) laissait présager un disque froid et plutôt évasif quant aux paroles, ce septième album de la rouquine, très up tempo, électrochoc, s’avère d’une diversité délicieuse et sauvage. Avec un virage résolument électro moderne, tout en restant, fort heureusement, très Laurent Boutonnat (génie irremplaçable, quoi qu’on en dise, dont on attend également impatiemment la prochaine production cinématographique). Petite révélation d’introduction : Point de suture contient le plus beau titre que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat aient écrit.

D’allégories en aphorismes, d’assonances sans dissonances, de désirs annexes, sexuels, sans zèle, sans complexe, les textes sont d’une rare finesse et intelligence, même si leur titre ne l’affirme, parfois, pas nécessairement ( Appelle mon numéro, C’est dans l’air ). Le nom de l’album exhale d’ailleurs toute sa prestance si l’on daigne un tant soit peu creuser entre les lignes : l’artiste n’aura jamais autant joué sur l’autodérision, subtile et cocasse, sur la poésie, sur l’éclectisme : sur tout ce à quoi on l’assimile bêtement, souvent avec une hargne rare.

Option chirurgicale : album au scalpel :

Dégénération : ouverture en rafale avec le premier single issu de Point de suture (ici en version longue), accessoirement numéro 1 des téléchargements légaux dès sa mise en ligne, et servi par un clip époustouflant, subversif, fort de ses allusions métaphoriques (une confusion des genres entre médecins et militaires nazis, entre malade [sujet d'étude] et entité divine). Un des meilleurs singles de Mylène Farmer, à l’antinomie du palliatif, qui n’est pas sans rappeler Sin de Nine Inch Nails . Ecoutez bien.

Appelle mon numéro : première découverte du nouveau cru. Avec un tel titre, l’auditeur pouvait s’attendre au pire, comme il en abonde sur les plus mauvaises radios généralistes. Il s’extasiera finalement du meilleur. Musicalement, Appelle mon numéro se rapproche de Dans les rues de Londres (en 2005), grâce à ses arrangements doux et planants, aux nappes de synthés, accentués par des guitares sèches et un riff électrique qui s’ancre rapidement dans la tête. Malgré cette rétrogradation, la (bonne) surprise est de taille : un texte écrit avec justesse et mæstria, par ses multiples jeux de mots et les assonances jouissives du deuxième couplet (une prouesse littéraire exemplaire, grande maîtrise du verbe, qualité stylistique énorme, tournant autour du pillow et de l’hallali [à la connotation sexuelle évidente]). Une extrême noirceur derrière le rideau : un appel à l’aide, un cri de claustration, Mylène is calling 2 : Allo oui c’est moi, tu n’es pas là ? Je me sens toute seule, je suis toute seule. Une plage douce, dans le style trip-hop envolé cher à Mylène, et dont les cinq minutes trente défilent beaucoup trop vite.

Je m’ennuie : retour aux sonorités électroniques pour un hit efficace, clair, et dance dont les arrangements font totalement abstraction du désenchantement paroxysmal des paroles (comme souvent chez l’artiste). Ode à l’oisiveté, à la désillusion. Virage musical bien opéré à travers ce titre moderne et entraînant, empreint de doute et de solitude profonde, nous renvoyant au bovarysme. Un futur single à n’en point douter.

 dans Mylène et des CRITIQUESParadis inanimé : l’intro de Paradis inanimé nous met d’emblée dans le ton : Point de suture risque fort d’être le disque le plus riche et hypnotique de la charmante rouquine. Energique, frais et (très) mélodieux, ce titre renvoie à la période pop-rock de l’artiste. Paradis inanimé bénéficie d’un texte onirique (et derrière le masque, très nihiliste), noir, poétique, apparaissant presque tel un pied de nez à certaines langues de fiel enfermant la chanteuse dans quelques clichés risibles. Un magnifique voyage, Mémoires d’outre tombe, dont la dernière minute nous rappelle avec joie ce que Coldplay sait faire de meilleur.

Looking for my name : un peu de douceur pour cette cinquième piste, interprétée avec Moby . Sur une ambiance hypnotique et obscure, Looking for my name se différencie totalement de Slipping away / crier la vie (single en duo avec Mylène issu du Greatest hits de Moby, sorti en 2006) et de son potentiel club, se rapprochant plus de l’univers habituel de la rousse. Petite pépite synthétique et mélancolique principalement dans la langue de Shakespeare, qui passe en boucle, dans une optique moderne de l’album L’Autre. en 1991. Une véritable et remarquable collaboration artistique.

Point de suture : balade sombre typiquement Farmer / Boutonnat, aux claviers et pianos omniprésents, interprétée très sobrement, à la limite de la fêlure. Nouveau clin d’oeil à la pop gothique raffinée de 1991, avec à l’appui, plus d’aigus dans la voix. Les derniers souffles de la chanson se révèlent ni plus ni moins incroyablement beaux et ténébreux. Un des grands moments de l’album : bouleversant. Et sur les blessures, point de suture.

Réveiller le monde : parfaite transition entre les titres froids et électroniques, Réveiller le monde est à classer dans ces deux catégories. Le texte, empli de désillusion, suintant le lyrisme de Paul Celan, appelle à une tolérance plus soudée entre les hommes, et sonne comme un appel de Soi à un quelque retrait d’un monde ébréché, au stade irréversible de l’agonie. Un titre savoureux, très doux, aux vieux fantômes de Depeche Mode .

Sextonik : malgré de très bons couplets (vantant les mérites de quelques ustensiles utilisés en substituts.) sur lesquels la mélodie nous caresse gentiment les tympans, Sextonik, aux accents dance kitsch années 80, a du mal à convaincre sur un refrain très creux et vite irritant. On se demande même si ce morceau n’a pas été écrit pour (par ?) les adhérents du Club Med, ou ceux d’un cours d’aérobic salace, sous le soleil d’été. La petite déception de la galette.

C’est dans l’air : une TUERIE imparable comme on en attend rarement. Electro énergique à double tranchant, la lumière de C’est dans l’air (le titre le plus rapide du disque) irradie de sa dichotomie, et de ce qu’exhale en général Point de suture . Les couplets baignent dans une teinte similairement déstructurée de Dégénération, aux sons limités mais prenants, avant que le refrain ne vienne complètement métamorphoser le morceau sur une mélodie accrocheuse, monstrueusement efficace, impossible à se retirer du crâne après écoute. Le texte, aussi explicite qu’ambigu en vivant d’un champ lexical très pieux (« ange », « apôtre », « Seigneur », « cieux », « félonie »), nous montre pour la première fois, sans amphibologie, un nihilisme exacerbé de l’auteur : « On s’en fout, on nie tout, on finira au fond du trou. et moi je chante. » ( Mylène fan de Sindrome ?), renvoyant à quelques passages du Non-sens du devenir de Cioran, extrait de l’ouvrage Sur les cimes du désespoir : « Dans le silence de la contemplation résonne alors un son lugubre et insistant, comme un gong dans un univers défunt. Ce drame, seul le vit celui qui a dissocié existence et temps : fuyant la première, le voici écrasé par le second. Et il ressent l’avance du temps comme l’avance de la mort. » En seconde lecture, le texte de C’est dans l’air apparaît également comme un règlement de compte grinçant, paraphé de multiples métaphores. Evidemment, la bombe du CD, à laquelle il est difficile de ne pas espérer prochainement un clip vidéo.

z28wcudnSi j’avais au moins revu ton visage : malgré la force indéniable résonnant déjà tout au long de cet album (en évinçant Sextonik ), Mylène Farmer nous aura réservé un final époustouflant sur les deux derniers titres. N’ayons pas peur des mots : de par une musique douce et belle, une voix fragile, un texte sincère et désespéré (qui fait étrangement penser à la fin tragique d’ Eurydice et Orphée ), Si j’avais au moins revu ton visage s’affiche sans conteste comme la meilleure chanson de tout le répertoire de la chanteuse. Sensible, sobre, acoustique, poignant (on repense à Dernier sourire ), sur le fil du rasoir ; une pure merveille qui mériterait à elle seule l’achat de cet album unique. Magnifique conclusion, sur un très beau solo à la guitare.

Ave Maria (titre caché) : l’intérêt sur un titre fantôme, est de préserver l’effet de surprise à l’auditeur. Je vous laisse donc découvrir cette reprise, mystique, troublante, presque gênante.

Postcure sans placebo :

Point de suture, véritable machine à tubes, hybride, polysémique, nous offre des titres efficaces, admirables, neufs, comble brillamment les attentes de l’auditeur (ou au-delà), amenant carrément à ce dernier un choc pendant l’écoute de plusieurs titres, surprenants, et sonne telle une synthèse de tout ce qu’a été Mylène Farmer, autant dans son art que dans ce que certains médias ont véhiculé de cliché sur elle. On notera également des arrangements extrêmement sobres sur la voix, mise en avant, et dont le chant maîtrisé à la perfection nous allèche quant aux prochains concerts de la belle, prévus en France à partir de mai 2009 (en juillet pour la Russie).

La pochette du disque, subtile et noire (noirceur assimilable uniquement à la majorité des textes de l’album, et non aux sonorités des compositions) alimentera sûrement son lot de spéculations : une poupée rousse – amochée au possible, et recousue jusqu’à la défiguration – en robe blanche est couchée à côté d’un pot d’appareils chirurgicaux, remplaçant ainsi la dame. Clin d’oeil à la marionnette de Sans contrefaçon en 1987, définitivement mise au placard, ou à une artiste trop souvent disséquée jusqu’au bain de sang ? Cela fait effectivement dix-sept ans (depuis L’Autre., troisième LP sorti en 1991) que certains médias annoncent, à chaque sortie d’album, une mort artistique imminente de la principale intéressée (on attend toujours d’ailleurs, soit dit au passage). Le livret est aussi la digne représentation de l’ambiance générale de l’album : une dissection de Mylène, complètement cabossée. C’est qu’elle s’en est pris dans les dents, la renarde ; mais malgré les coups incessants, elle reste(ra) en vie, coûte que coûte. Peu importe les menaces, la violence et les éclats volés. On pourrait comprendre également que même si devenant un débat d’étude, le sujet souhaite rester intègre, n’en déplaise aux loups dont les babines crachent de sang.

Un sublime tableau aux deux visages dichotomiques, qui eût très bien pu s’illustrer de Nature morte de Jean-Baptiste Oudry . Après Avant que l’ombre. à l’accueil dithyrambique dans la presse spécialisée (jusque dans Rolling Stone et Le Monde ), Mylène Farmer et Laurent Boutonnat enfoncent le clou. Point de suture : soin de rupture, point spectral. En bref, plus de guitares, d’électro, de rythmes up tempo, pour ce qui s’affirme comme un des (voire le) meilleurs albums d’une carrière exemplaire, atypique et inimitable. Le retour magistral d’une artiste en marge, imprévisible et troublante : qu’on le veuille ou non, Mylène, c’est dans l’air, et l’intoxication n’est toujours pas au programme. Tout simplement et modestement, merci.

Côté news fraîches, découvrez la PREMIERE page web officielle de Mylène Farmer, Lonely Lisa s’ennuie . dès septembre 2008. En attendant l’ouverture du site, un film d’animation (réalisé avec les dessins de l’artiste) nous est proposé sur htpp://www.lonelylisa.com. A travers la mise en avant de ce projet, la chanteuse poursuit l’histoire de la petite Lisa, personnage principal de Lisa, Loup et le conteur, premier livre de Mylène paru en 2003 aux Editions Anne Carrière, gros succès en librairies (épuisé quelques semaines après sa parution). Au programme pour septembre : pour la promotion de ce site, on peut allègrement attendre Je m’ennuie en single, dont le clip devrait être la suite de C’est une belle journée (2001). Le même mois sortira chez les disquaires Drôle de Creepie en cd 2 titres, interprété par Lisa (décidément), la nièce de la rouquine. Signée Mylène Farmer et Laurent Boutonnat, cette chanson noire et terriblement mignonne est la bande originale de la série du même nom (un mélange de Beetlejuice et de Daria ), mettant en scène la jeune Creepie, orpheline goth-punk-manga, ayant grandi auprès de ses seuls amis : les insectes. Aussi, Mylène incarnera le personnage féminin principal du film L’ombre des autres, inspiré du livre éponyme de Nathalie Reims, prévu au cinéma en 2010. Actualité chargée pour la rousse, au meilleur de sa forme !

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Mylène Farmer – Dégénération

Posté par francesca7 le 29 avril 2012

par Arno Mothra le 11 juillet 2008

Il est des indices très simples consistant à repérer rapidement une chronique minable sur Mylène Farmer : cherchez les mots « icône », « gay », « variété française », « pop », « commercial », « libertine », « fric », et, pis encore, telle une cerise pourrie apportant misérablement un peu de couleurs au gâteau de l’infâme, le nom de l’insupportable « Madonna », aussi cupide et charismatique qu’un parcmètre.

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Mylène Farmer - Dégénération dans Mylène et des CRITIQUES degeneration-mylene-farmerAccompagnée de Laurent Boutonnat, jeune réalisateur de courts-métrages et du (très) subversif La ballade de la féconductrice, Mylène Farmer jette un énorme pavé dans la mare en sortant Cendres de lune, son premier album, en 1986. Ouvre sombre, novatrice et atypique où s’entremêlent la cold-wave et la new-wave sous un format complètement inédit, une espèce de pop-goth. Aberration, paradoxe ou légitimité : la dame atteindra des records de vente incommensurables à compter de ce premier essai ; précisons qu’en 2008, la plus détestée des plus adulées réussit le coup de grâce de remplir deux Stade de France en 3 heures (en cumul) et vendre 100 000 places pour sa tournée 2009 en une journée. Comme d’habitude depuis 5 ans maintenant, sans aucune publicité ni annonce évènementielle. Certains couillons croiront encore à une stratégie du mystère vicieusement entretenue ; vous direz ça à Rose et Noir, Björk, Brigitte Fontaine et RoBERT, qui seront heureuses d’apprendre qu’elles vendent potentiellement des millions de disques grâce à cette technique infaillible.

Depuis l’apogée d’ Ainsi soit Je. en 1988,  Farmer a su s’attiser la haine des médias et d’un grand nombre de frustrés pseudo créatifs, essentiellement par le doigt d’honneur qu’elle a lancé à ces derniers ; parce que Mylène Farmer s’affuble de différents maquillages sans jamais annihiler les lignes de son masque, aussi pudique qu’exhibitionniste, sans jamais s’engouffrer dans le ridicule, et sans jamais quémander quoi que ce soit dans cette boue populiste qui tergiverse pourtant sur sa personne – et non sur son art, mais peu importe.

Mylène Farmer est devenue la première – et à ce jour la seule – chanteuse littéraire. De Désenchantée en 1991 à L’Amour n’est rien. en 2005, le public aura pu se délecter des clins d’oeil récursifs à Cioran, philosophe sans égal dont le nihilisme et le cynisme côtoyaient sans timidité un humour et une poésie maîtrisés. Ne parlons pas non plus du Marquis de Sade, Georges Bataille, Boris Vian, Sogial Rynpoché, Virginia Woolf ou Apollinaire, occupant également une place de choix parmi les influences les plus visibles. Mylène se moque délibérément de la masse, et l’a toujours fait comprendre avec une très grande classe ; comme de faire chanter à cette dernière, sur les ondes FM, les plaisirs sodomites, la folie hérétique, le trouble psychiatrique, l’obsession clinique, les vagues mélancoliques ou les perpétuels questionnements en rapport à une force supérieure sur l’Homme.

Les gens classant Mylène Farmer au milieu de toutes les conneries fades et mercantiles abondant les radios et les chaînes télévisées sont des ignares sans lueur de culture. D’un état paroxystique, il est aussi jouissif de constater avec quelle hargne (et quelles contradictions pathétiques) l’intelligentsia jus-de-pet s’acharne à lui cracher dessus depuis 25 ans, tout en plébiscitant en aparté nombre de ses clones préfabriqués, sans saveur et sans talent (et sans carrière non plus d’ailleurs).

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Après Fuck them all en 2005 – titre dans lequel la prose ambiguë nous renvoyait à l’hérésie, au féminisme, et aux guerres de religions – qui ouvrait l’excellent album Avant que l’ombre., teinté de trip-hop old school, Dégénération annonce le grand retour de la belle pour septembre 2008. Comme souvent, ce nouveau morceau risque fort de diviser le (voire son) public.

Mylene_Farmer_degeneration dans Mylène et des CRITIQUES

Là où l’artiste trempait sa plume dans l’encre de la rhétorique la plus riche, cette nouvelle chanson s’assimile très rapidement à Psychiatric, Effets secondaires, Porno graphique ou You (en duo avec Good Sex Valdes ) de par un texte court et une musique plutôt dub. Dégénération se résume à un couplet répété en boucle, un pont parlé, et beaucoup de choeurs (ou d’échos, c’est selon). Dégénération rime avec Ma génération, Sexy coma à Sexy trauma, et T’es statique à Extatique / Esthétique . Le peu de texte, fort de son asyndète, reste partiellement incompréhensible sans la lecture des paroles officielles (indisponibles à l’heure actuelle). Apologie d’ataxie. Tout laisse place à la spéculation et au mystère qui caractérisent parfaitement l’univers tourmenté de la rouquine, de retour à la sauvagerie. En ce sens, on appréciera la dichotomie entre l’immobilisme (le coma, le trauma, le statisme), et le désir d’un nouveau mouvement rapportant un peu de souffle aux poumons (il faut que ça bouge) ; au conditionnel, l’auteur pourrait se prêter spectatrice à un déséquilibre générationnel, construit de caillots de monotonie, de tiédeur, d’absence de vie, d’absence de dilection, de confusion des genres.

Un peu ampélopsis en ascension continue, Mylène Farmer n’a jamais suivi les modes musicales, et ce titre n’y fait pas exception, même si le son électronique caresse une expérimentation artistique remarquable. Beaucoup de son auditoire aura pu apprécier un retour à une électro froide, comportant cependant une rythmique plus métallique et barrée qu’auparavant.

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Dégénération est un titre déstructuré, pas un tube d’été à l’approche facile. Plusieurs écoutes sont nécessaires afin d’en savourer le mélange de sel et de sucre, voire d’essence et de sirop, peu familier. La musique, en crescendo, hypnotique, incite l’auditeur à la claustrophobie, à des coups de tête contre le carrelage, jusqu’à l’apothéose pendant la dernière minute. Comment ne pas écouter Dégénération en boucle ? L’énigmatique pochette du single accentue davantage un certain côté tribal et mystique à la chanson, tout en restant évasive.

Comme d’habitude, Mylène Farmer réussira là où tous échouent : imposer à la masse un titre fort, intègre, ultra créatif et hors normes. Nous nous régalerons également des corbeaux sans plumes et des chauves-souris sans ailes qui, à défaut de l’encre de Chine, baigneront leur critique faiblarde dans le fiel le plus risible, étriqué, vulgaire et obsédé – c’est qu’elle en a de la chance la Madame, que d’être proscrite par des huîtres sans coquille ! Elle en irradie d’autant plus fort.

Pas besoin d’être un aficionado de la belle rousse. Découvrez, prenez le temps, et laissez-vous tournoyer dans cet élan noir de danse sépulcrale ; et surtout, contournez les clichés !

Parution dans Sexy coma. Sexy trauma.

Une magnifique porte d’un dédale qui s’annonce exceptionnel, à la rentrée. Pas d’amylène, juste Farmer, [mode Frances]. Essaim d’assonances, exquise esquisse sans discordance. Vivement la mort subite !

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Avis sur Mylène !

Posté par francesca7 le 28 avril 2012

Cet avis a été évalué par 4 membres de Ciao en moyenne: très intéressant !

Avis sur Mylène ! dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_02aMylène farmer est souvent considérée comme une chanteuse secrète, qui parle peu, toujours mélancolique, triste, attirée par la mort…Pourtant, elle mérite tellement qu’on la connaisse…Fan depuis toujours, je ne peux que conseiller l’achat de la vidéo de son spectacle: « live à Bercy »(1996). Rien à voir avec l’idée que l’on peut se faire de Mylène : un show très coloré, qui bouge beaucoup : mylène sait mettre le feu à son public : elle reprend tous ses tubes de Libertine à Désenchantée en passant par sans contrefaçon ( un classique)et les chansons de l’album « anamorphosée ». Mylène est vraiment transformée par rapport à ses débuts!! Elle porte des tenus très sexy, et exécute des chorégraphies sans un faux pas, dans un décor très travaillé. A conseiller à ceux qui aiment mylène mais la connaissent peu….

Parution chez  http://www.ciao.fr/   

Et vous, qu’en pensez-vous ??

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Mylène, où vas-tu chercher ton univers ?

Posté par francesca7 le 28 avril 2012

Mylène Farmer – Avant que l’Ombre

 Mylène farmer, mais où vas-tu chercher ton univers?! ( 13/03/2006)

Mylène, où vas-tu chercher ton univers ? dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_41aMylène farmer est la seule artiste à s’offrir le lux de vendre toutes les places du concert de son album avant même que celui ci ne soit sorti. C’est ce qu’elle nous a fait en janvier 2005 en commercialisant les places de concert de son nouvel album dont la sortie n’était prévue que pour le 18 avril suivant.

Les années 80 en force

Après avoir fait quelques effets de zele en tentant de nouveaux styles de musique au milieu des années 90, ou electro au début des années 2000, elle revient avec les chansons de cet album à sa différence originale des années 80.

On retrouve l’artiste mystique au mélodies simples et jolies, aux paroles incompréhensibles dans le texte et dans la voix fondue, le tout rattrapé par un fond musicale très bon.

Des paroles chocantes, mais avec douceur.

La plupart des chansons son baignées de l’art méthaphorique dont mylène farmer a le secret. Qu’il faut décortiquer pour espérer comprendre le sens après quelques semaines d’écoutes ;-) .

D’autres comme « Fuck them all » et « Prono graphik » font dans le choc, mais vraiment tout en douceur, ce qui rattrape et rends comme toujours ses chansons écoutables par le plus grand public.

Et mylène farmer n’hésite pas à parler religion… à sa manière!

Instrumentalement envoutant et typé, relevant la voix enhyvrante

Très bon mélange des sons percutants comme dans les années 80, parfois des guitard électriques et des sons bizares pour moderniser, un fond lié, et des basses profondes, pour réussir l’instrumentation de cet album.

Ce son va parfaitement bien aux chansons mélacolliques que mylène farmer à produit avec cet album.

On peut dire qu’elle n’a pas réussie une entrée fracassante sur les ondes fm avec le titre « fuck them all », comme elle a pu le faire par le passé avec « Désanchanté ». Mais l’album n’en est pas pour autant plus mauvais que celui-ci…! Au contraire le tout est vraiment réussit et mérite largement le succès qu’il emporte.

parution chez
http://www.chroniscope.com/

 

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Mylène F. et Christophe Danchaud

Posté par francesca7 le 27 avril 2012

 

Depuis l’enfance, Christophe Danchaud nourri une véritable passion pour le spectacle sous toute ses formes, il a toujours su qu’il évoluerait entre ombre et lumière.

C’est d’abord comme danseur qu’il trouve matière à son épanouissement personnel. Au fil des années, ses nombreuses expériences au sein de compagnies de danse, ses participations à plusieurs comédies musicales lui ont permis de découvrir différents univers, variés et toujours enrichissants.

Mylène F. et Christophe Danchaud dans Mylène et L'ENTOURAGE nars_couture_bouchra_jarrar_danchaud_c_418104905_north_545x

 De toutes ces rencontres et par la confiance qu’on lui accorde c’est tout naturellement qu’il devient chorégraphe (il participe à tous les shows de Mylène Farmer comme danseur et chorégraphe).Son désir de nouveauté et d’apprendre le pousse encore a accepter une nouvelle aventure : le maquillage.

 C’est le maquilleur Jacques Clemente, conscient de sa sensibilité artistique qui lui propose de devenir son assistant sur le film «Prêt-à-porter» de Robert Altman.

 Il comprend immédiatement quil a trouvé ici une nouvelle manière d’exprimer sa créativité, utiliser le maquillage pour raconter une histoire, révéler des émotions, transformer un visage, sublimer les femmes.    Dans le monde du maquillage et de la cosmétique, la richesse de son parcours lui confère une place unique, on lui reconnaît une grande spontanéité, une curiosité toujours intacte, une technicité remarquable et une vraie capacité à se muer dans tous les univers, mode, publicité et cinéma.

En quelques années il collabore avec les plus grands photographes : Karl Lagerfeld, Jean-Baptiste Mondino, Ellen Von Unwerth, Bettina Rheims, Dominique Issermann, Peter Lindbergh… Participe aux défilés : Dior, Lanvin, Galliano, Comme des garçons… et maquille les plus grandes actrices : Vanessa Paradis, Monica Bellucci, Audrey Tautou, Nicole Garcia, Sharon Stone, Catherine Deneuve, Marion Cotillard, Anouk Grinbergh, Jeanne Moreau, Virginie Ledoyen, Juliette Binoche, Keira Knightley…

 Instinctif et libre, Christophe Danchaud bouscule les genres avec pour seul objectif : créer les images de la beauté.

 

Interview de juin 2010 :

C’est grâce à NIVEA que Trendy Mood a pu interviewer Christophe Danchaud. Il a créé pour eux le look Fatale Innocence. Il m’a donc raconté son expérience avec cette marque très grand public dont il ignorait – presque – tout ! Mais avant de parler de cette collaboration, je me suis intéressée à son parcours si atypique…

Trendy Mood : Vous avez été danseur et chorégraphe, jusque là, c’est plutôt cohérent, mais comment passe-t-on de la danse au maquillage ?

MF2000_135a dans Mylène et L'ENTOURAGEChristophe Danchaud : J’ai commencé la danse [de manière professionnelle] très jeune, à 17 ans. J’ai fait du classique, puis du contemporain et du jazz. Je dansais, entre autres, pour Mylène Farmer. En 1996, je réalisais la chorégraphie de son show. Nous sommes très vite devenus amis, je la maquillais pour toutes ses apparitions en public.

A 28 ans, j’avais vraiment envie de faire autre chose que de la danse, j’ai été assistant d’un maquilleur pendant un an. Mais je suis surtout autodidacte. Quand on est danseur, on doit savoir se maquiller seul. Au début, j’avais donc deux casquettes, celle du maquilleur et du danseur. Mais je ne le disais pas, c’était mal vu. Et puis petit à petit je me suis dit qu’il fallait assumer ! J’ai toujours aimé peindre, dessiner, ça fait parti de moi. Cela montrait également aux gens que j’avais une certaine ouverture d’esprit.

Trendy Mood : Vous avez travaillé pour le cinéma, pour la mode. Maquiller quelqu’un dans un film ou pour une publicité ce sont deux approches très différentes ?

Christophe Danchaud : Pas tant que ça. Au niveau de la technique, pour moi, c’est la même chose. Pour la mode, lorsque je maquille une actrice, je ne tiens pas du tout compte de sa personnalité, je la considère comme n’importe quel mannequin. J’essaie de l’emmener ailleurs, dans un autre univers. Elles sont souvent férues de mode alors elles se prêtent facilement au jeu. Et puis tout est moins codé maintenant, on peut se permettre plus de choses.

[NDLR : Christophe Danchaud a maquillé notamment, Marion Cotillard pour Lady Black, Audrey Tautou pour Chanel N°5, Keira Knightley pour Coco Mademoiselle, Monica Belluci dans Astérix Mission Cléopâtre et dans d’autres films, Vanessa Paradis, une des amies, dans de nombreux films.  Il est également maquilleur sur les promos des films avec Monica, Marion, Vanessa, Audrey & co…]

Trendy Mood : Comment avez-vous réagi quand NIVEA vous a contacté ?

Christophe Danchaud : Je n’avais pas d’idée précise en tête. Je savais qu’il y a avait encore beaucoup de choses à créer [NDLR : la marque s'est lancée dans le make-up il y a seulement 10 ans]. L’important pour moi était que j’avais carte blanche. Ca a ensuite été une réelle collaboration.

Trendy Mood : Et vous, chez NIVEA, pourquoi avoir choisi Christophe Danchaud ?

NIVEA : C’est son parcours qui sort de l’ordinaire, son parcours artistique qui nous a séduit. Nous avions aimé le regard différent de Chantal Thomass. Là encore, nous savions que Christophe allait nous enrichir. Et au delà de ça, cela a été une véritable rencontre affective, nous avons travaillé en totale confiance. Nous avions la même logique de travail.

Christophe Danchaud : NIVEA est une marque encore en devenir au niveau du maquillage. Il y a cependant beaucoup de choix, beaucoup de matières. Rien ne m’a été imposé, nous avons toujours travaillé en accord. Je n’avais aucune idée de ce qu’était la « femme NIVEA ». La marque m’a donc aidé, proposé des produits. Nous avons travaillé autour des thèmes de l’été, de la dualité, d’une femme multi-facettes.

Je voulais un parti-pris très « couture », rock, moderne, d’où le blond platine et les lèvres très foncées. Par contre, j’aime les teints transparents, très peu chargés. Ce qui correspondait très bien avec l’image du « soin » de NIVEA. J’ai donc choisi un smoky d’été, marron un peu glossy. Pour les ongles, j’aime quand ils sont rouges, denses, affirmés. C’est ça l’élégance pour moi. Une femme peut ne pas être maquillée, si elle a les ongles rouges, elle est forcément élégante !

Trendy Mood : Au final, est-ce que Fatale Innocence ressemble à ce que vous aviez imaginé ?

Christophe Danchaud : J’avais imaginé une femme plus « boulversante », plus « sauvage ». Mais il fallait respecter les codes de NIVEA. J’en suis très content, nous avons réussi à apporter autre chose.

Trendy Mood : Allez-vous retravailler avec NIVEA ? Quels sont vos projets dans le futur ?

Christophe Danchaud : Cela fait un an et demi que nous travaillons sur Fatale Innocence. Et je suis ravi de cette collaboration. Peut-être qu’on remettra ça un jour, ce n’est pas encore prévu… Pour le moment, je travaille avec une amie styliste sur le maquillage de son premier défilé en juillet.

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Merci encore à NIVEA d’avoir permis cette rencontre et évidemment à Christophe Danchaud pour sa disponibilité malgré son torticolis et l’heure tardive !

écrit par Trendy Mood http://www.trendymood.com/christophe-danchaud-rencontre-nivea

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Succès ou pas pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 26 avril 2012

 

Erotico-morbide, électro- gothique, lyrique et enfantin, le nouvel album de la rousse icône comble les fans. Auréolé de mystère jusqu’à sa sortie, ce 7ème opus entretient le mythe «Mylène», chanteuse sombre et torturée. En vente depuis ce matin, le disque suscite déjà des réactions. Et dérange. Sa pochette représente une poupée scarifiée, démantibulée, sanguinolente… Tout un programme.

Tristesse


Succès ou pas pour Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE h7qqui5yEntre génie marketing et phobie de la médiatisation, l’idole mystique a entouré d’un épais brouillard son grand retour. Point de Suture sort officiellement aujourd’hui dans le commerce. Mais la créature au teint opalin ne sort pas de l’ombre pour autant. Pas la peine de s’exposer au grand jour et aux flashes des photographes. Les plus mordus de la libertine ont déjà placé ses nouveaux titres en tête des plate-formes de téléchargement sur Internet. Il faut dire que le clip de Dégénération, sur les écrans depuis quelques jours, a de quoi ensorceler. La sculpturale Mylène, écartelée sur une table d’opération, soigne sa douleur en s’adonnant à la jouissance physique. Pas étonnant que le coffret collector qui contient des outils chirurgicaux s’arrache depuis ce matin. Peut-être les inconditionnels espèrent-ils avoir le plaisir de décortiquer la star?


Success


Entre ballades romantiques et provocations sexuelles, ce nouveau disque est mis en place à près de 350 000 exemplaires. Parallèlement, 250 000 portables SFR-Sony Ericsson contenant l’album en exclusivité sont en vente, soit 100 fois plus qu’avec les ritournelles du dandy Julien Doré.
Avec sa tournée à guichet fermé prévu en 2009 et ses deux dates au Stade de France, dont les billets se sont écoulés en deux heures, la dépravée âgée de 47 ans fait mieux que Madonna, U2 et même notre Jojo national. Aux dix titres originaux s’ajoute un morceau caché. Il s’agit d’une reprise de l’Ave Maria de Schubert. Notre interprète avait déjà chanté ce cantique lors des obsèques du compositeur Frédéric Botton (ex-mari de Nathalie Rheims et grand ami de la chanteuse) en juin dernier.


Confesse


Marie-Hélène Gautier de son vrai nom (et pas Chuckie), se confie dans le magazine Têtu daté du 20 août, le seul média auquel elle aura accepté d’accorder une interview. Habituellement si secrète, la star évoque sa carrière, son dernier disque, son sentiment après le raz-de-marée des ventes de places pour ses concerts en 2009, son public gay et ses futurs projets. Pour cette couverture exceptionnelle, elle a accepté d’être relookée en garçon et pose en train de se raser. Et confesse: « Je partage avec le public gay le sentiment d’être différent, qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. » 
On y découvre notamment que pour le nom de son nouvel album Point de Suture, elle s’est référée à une phrase d’Al Pacino dans le film L’Impasse: « Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre ». 
Enfin, à la question « imaginons qu’une personne ne connaisse absolument pas votre œuvre, par quoi lui diriez-vous de commencer pour vous connaître un peu? », elle répond: « Par le titre caché dans ce nouvel album… ». Ave Mylène.


Lundi 25 août 2008 acticle parue chez http://www.gala.fr

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Dans Regrets de Mylène

Posté par francesca7 le 26 avril 2012


Dans Regrets de Mylène dans Mylène dans la PRESSE 1999-Marino-Parisotto-Vay-021b-214x300      Venant de nulle part dans un noir & blanc surexposé, un homme descend d’un tramway sortant d’un brouillard ne pouvant être que le néant. Il se rend à un rendez-vous mortuaire au sein d’un vieux cimetière juif. Les tombes clairsemées et à moitié enterrées sont envahies par les ronces, une biche solitaire le traverse, la neige qui commence à fondre se confond avec les nappes de brouillard omniprésentes. L’homme attend assis sur une tombe (celle de la jeune femme ?) un bouquet de chardons et de roses à la main. Les mains de Mylène Farmer, qui interprète ici ce fantôme féminin, se posent sur les yeux de Jean-Louis Murat, lui est l’amour, elle est la mort. Telle Libertine avec le petit tambour dans Pourvu Qu’elles Soient Douces, et dans un éclat  de rire partant en échos, elle le prendra par la main et l’emmènera dans les allées de ce cimetière pour faire tout ce qu’il n’avaient pas eu le temps de faire étant vivants : courir, rire, et danser l’un contre l’autre. Lui bascule dans ce monde onirique ou la notion de temps n’est plus. Le film n’est alors plus qu’au ralenti. 

    Ce qui pourrait être vu comme de lentes lamentations romantiques sans fond se doublent en fait du récit d’un homme rendant une courte visite à sa défunte femme. Il vient la persuader en vain de pérenniser leur amour malgré la mort de celle-ci. L’intégralité du clip se place dans cet au-delà à la géographie limitée : celle de rails de train issues du brouillard conduisant aux portes d’un vieux cimetière isolé, aux tombes enneigées et détruites, envahies par les ronces. Lui est amour, elle est la mort. Comme un cadeau inespéré, l’homme peut voir sa bien aimée, la sentir, la toucher, et lui donner en main propre son bouquet qu’il aurait sans doute posé sur sa sépulture. Le reste du clip n’est qu’une longue et belle contemplation de ces retrouvailles platoniques. Malgré des performances d’actrice contestables, entre l’outrance inappropriée de Libertine II (1988) et la vulgarité non assumée de California (1996), Mylène Farmer atteint dans Regrets une sorte d’abstraction assez intéressante. Lorsqu’elle incarne des êtres en proie avec la mort (A quoi je sers – 1989), l’interprète se révèle être une bonne actrice, capable de vider son visage de toute expressivité humaine. Ici la chanteuse est dans son élément, dans son emploi.  

    Sur le pont musical de la chanson, une longue image vient broyer les sens. Dissimulés derrière des branchages, sur une tombe isolée, Jean-Louis Murat s’est endormi sur les jambes de Mylène Farmer. Un peu comme l’amour se reposant sur la mort sa compagne, les deux êtres entourés de nappes de brouillard se cachent pour s’aimer. Lorsque tout est dit, que les amants se sont regardés dans les yeux et qu’ils ne leur reste plus qu’à s’embrasser, Mylène Farmer et sa silhouette de spectre rendent le bouquet puis disparaissent dans le brouillard, en pénétrant précipitamment l’épaisse fumée. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et repartir à bord du tramway la tête ivre de souvenirs ; souvenirs d’une union éphémère.

    Mylène Farmer est faite pour jouer ces états là, lyriques, même pas humains. Pendant le pont de la chanson, la caméra de Laurent Boutonnat tourne autour de cette tombe sur laquelle est couché le couple: Malgré les broussailles qui dissimulent le tableau, on se sent alors témoin d’une union unique, celle de l’amour avec la mort. Avant de le quitter définitivement, la jeune femme se sera retournée pour lui donner un dernier sourire qu’il ne verra pas. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et de repartir à bord du tramway qui le ramène vers ce que pour la mort est le néant : la vie.

Ecrit par Jodel Saint-Marc.

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Interview de Mylène par ParisMatch

Posté par francesca7 le 25 avril 2012


Petit focus sur l’unique interview accordée par Mylène aux médias pendant l’exploitation de ce best of. C’était à « Paris Match » le 06 décembre 2001.

Paris Match : Vous si mal à l’aise dès qu’un regard se pose sur vous, vos dernières photos sont limite « porno chic ». Est-ce nécessaire pour vendre ?

Interview de Mylène par ParisMatch dans Mylène en INTERVIEW 6iao1py6vn-300x266Mylène Farmer : Il faudrait encore définir ce qu’on appelle porno chic. Il n’y a dans ces photos, que je sache, ni pornographie ni nudité apparente. A ma connaissance – pour reprendre votre terme –, la pornographie n’a jamais été chic.

Paris Match : Elles sont tout de même provocantes…

Mylène Farmer : Je ne fais pas ce métier pour provoquer. Mais, parfois, certaines provocations sont synonymes de liberté. Dans un spot télé qu’on vient de faire pour la promotion du « Best Of » comprenant les extraits de mes clips, il y a un plan de trois secondes dans lequel un homme soulève délicatement un drap avec une badine et découvre une paire de fesses. Les censeurs de la publicité nous l’ont fait couper sans donner d’explication. Quelle hypocrisie, alors qu’on nous abreuve toute la journée de violence. Tout ce qui est tiède m’ennuie, le politiquement correct, l’uniformité de pensée et d’expression… Je ne suis pas naïve, je sais très bien qu’en publiant ce genre de photos je vais provoquer un certain type de réaction. Comme je suis la première à m’insurger contre la censure, je ne peux pas être mon propre censeur ! Je vais au bout de mes désirs.

Paris Match : C’est rare de vous voir sourire sur des photos…

Mylène Farmer : Ces photos ne représentent qu’une des facettes de ma personnalité, la plus osée sans doute. Une femme qui revendique sa féminité avec peut-être plus de verve qu’une autre. C’est la situation qui me fait sourire car cette femme, sur cette photo, c’est aussi tout le contraire de moi.

Paris Match : Vous ne pensez jamais aux détraqués qui fantasment sur vous ?
Mylène Farmer : Je préfère ne pas y penser, sinon je ne ferais plus rien.

Paris Match : Vous aimez qu’on vous regarde ?
Mylène Farmer : Je choisis mes  moments. J’aime séduire avec les mots, avec les gestes. Si je n’aimais pas séduire, comment pourrais-je faire ce métier ?

Paris Match : Vous dites toujours que vous n’aimez pas vous censurer. Vous êtes pourtant une malade du contrôle…

MF2000_118a dans Mylène en INTERVIEWMylène Farmer : Je sens une certaine agressivité dans votre question. Les deux ne sont pas contradictoires. Oui, je suis quelqu’un qui contrôle, mais pourquoi le contrôle serait-il condamnable ? Contrôler c’est être aussi exigeant, avec soi-même qu’avec les autres, contrôler ce n’est pas ignorer ni ne pas respecter le talent des autres. Je fais ce métier depuis dix-huit ans. J’ai très vite compris qu’il fallait se méfier car il y a toujours détournement :  détournement de mes intentions, détournement de mes propos dans les interviews. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’en donne pratiquement jamais. J’essaie de limiter les débordements, les écarts, les mensonges. Plutôt que de passer mon temps à me justifier, ce qui n’est pas dans ma nature, je préfère le silence.

Paris Match : Est-ce qu’il ne vaut pas mieux parfois se tromper plutôt que de toujours être sur ses gardes ?

Mylène Farmer : Je me méfie d’une certaine nature humaine. Plus que tout, je redoute la trahison. Mais la méfiance n’exclut pas le don de soi. Peut-être m’a-t-on beaucoup trahie. Je ne sais pas. Ou plus. Je n’ai aucun souvenir de mon enfance et mon adolescence est en train de s’effacer.

Paris Match : Je vous imagine très bien petite fille en train d’arracher les yeux de vos poupées !

Mylène Farmer : [Elle éclate de rire.] C’est vraiment comme ça que vous me voyez ? Il y a un mois, je recousais les yeux d’un vieux lapin en peluche ! Et puis, il paraît que je préférais les camions aux jeux de petites filles et que je fabriquais, comme dans “Tom et Jerry”, des petites bombes avec des bouchons de liège et, une mèche que je mettais devant les perrons avant de partir en courant !

Paris Match : Cette histoire d’amnésie, c’est vrai ou vous l’avez inventée pour ne pas parler de votre passé ?

Mylène Farmer : Je ne comprends pas comment vous pouvez penser une telle chose !

Paris Match : Pourquoi ne vous autorisez-vous jamais à vous laisser aller ?

Mylène Farmer : Il n’est pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur.

Paris Match : Vous n’êtes faite que de contradictions. Vous êtes la plus grande schizophrène que je connaisse. Lorsque je vous ai vue pour la première fois sur scène descendre du ciel à moitié nue, offerte au public, vous si pudique, si timide, perdue dans vos profondeurs, j’avoue que j’ai du mal à recoller les morceaux de votre personnalité…

Mylène Farmer : Sur scène, j’arrive à oublier le regard des autres, peut-être parce que je sais que si les gens se donnent la peine de venir me voir, c’est parce qu’ils m’aiment. La vie m’a fait un immense cadeau : j’ai une force incroyable en moi, même si parfois je vacille, elle me permet de toujours rebondir.

Paris Match : Depuis un an, vos fans vous reprochent, je cite, “de les prendre pour des vaches à lait” et de ne rien donner en échange…

MF2000_65aMylène Farmer : Ne faites pas d’un cas isolé une généralité. Je veux qu’on sache que je n’ai jamais été à l’initiative d’un fan-club, ni officieux ni officiel. Je n’adhère pas au culte de ma personnalité. Si quelqu’un ou quelques-uns ont décidé de leur plein gré de créer un fan-club, c’est sous leur entière responsabilité. Je ne me suis pas opposée à la publication de leurs journaux car ils étaient de qualité. Mais, pour autant, leur destinée n’est pas de mon ressort et ils le savent très bien. En revanche, je suis toujours étonnée de voir certains médias reprendre indéfiniment les mêmes fausses informations.

Paris Match : Mais vous ne leur donnez rien !

Mylène Farmer : Je ne pense pas qu’on « donne » nécessairement quelque chose en racontant sa vie dans les journaux. Je suis quelqu’un de très secret. Mon respect pour le public est sans ambiguïté. Mon implication morale, intellectuelle et sentimentale est la même, de l’écriture d’une chanson à la fabrication d’un clip, d’un tee-shirt ou d’un spectacle. Quand je donne un concert, il y a un investissement colossal sur scène aussi bien émotionnellement que financièrement. J’offre exactement le même spectacle à Paris, en province ou en Russie.

Paris Match : Dans un sondage, vous êtes, après Laetitia Casta, la personne qui gagne le plus d’argent dans ce métier: 35 millions de francs par an. C’est vrai ?

Mylène Farmer : C’est aussi FAUX que lorsqu’on dit que je suis enceinte, que mon vrai prénom est Marie-Hélène ou que le magazine « Marie-Claire » affirme que je suis mère d’un enfant. L’argent me donne une formidable liberté mais ce n’est pas une fin en soi.

Paris Match : Vous refusez toujours de parler de votre vie privée, alors on l’invente !
Mylène Farmer : Dans vie privée, il y a privé. Le mot est suffisamment éloquent. Je n’admets pas cette forme d’intrusion. Je suis comblée émotionnellement dans ma vie et dans ma carrière, je n’ai rien à ajouter.

Paris Match : Vous vous donnez, vous vous dérobez. Vous êtes consciente quand même que vous entretenez des rapports névrotiques avec la célébrité?

Mylène Farmer : Je n’ai pas décidé de faire ce métier pour être connue mais pour être reconnue. Je n’ai pas à me justifier. On me reproche toujours mon prétendu silence, mais le silence est ma nature profonde. Ce qui est amusant, c’est que ce que certains aiment chez moi est en même temps ce que d’autres finissent par me reprocher. Alors que faire?

Paris Match : Récemment, dans un dîner bien parisien, certains invités s’étonnaient, entre autres choses, de votre amitié avec Salman Rushdie

Mylène Farmer : J’aime l’écriture. Ceux qui m’aiment le savent. Ils ne doivent pas être dans vos dîners mondains. La culture a toujours eu une place très importante dans ma vie. J’aime Bataille, Cioran, Edgar Poe, Tchekhov, Baudelaire. La poésie me transporte. Comme je parle peu, je lis souvent.

Paris Match : Les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et les événements qui en ont découlé ont été un réveil pour beaucoup de gens. Et pour vous ?

Mylène Farmer : Je n’avais pas besoin d’une immense catastrophe pour me réveiller et me faire comprendre les urgences de la vie. Je ne passe pas une journée sans penser à la mort. Pour la plupart des gens, les cimetières sont chargés de tristesse. Pas pour moi. Je les visite comme on visite des musées. Je m’y sens bien quand ils sont beaux. De même qu’un arbre calciné peut être aussi émouvant qu’un arbre en fleur.

Paris Match : Est-ce que je peux parler de vos activités silencieuses auprès des enfants malades ?

Mylène Farmer : [Mal à l'aise.] Pour quoi faire ? Ces moments sont des moments d’une grande richesse, très forts et trop rares aussi. Des moments bénis, des moments silencieux qui leur appartiennent.

Paris Match : Vous venez d’avoir 40 ans. Vous projetez toujours une image de jeunesse. Il y a un moment où ça deviendra indécent…

Mylène Farmer : Il y a une grande part d’enfance en moi, peut-être que je ne dois pas la quitter. Je sais qu’il y a un âge où on ne peut plus faire le Marsupilami sur scène. C’est vrai que j’ai peur de vieillir. Ce qui est rassurant c’est que, quand les hommes parlent bien des femmes, ils disent qu’au-delà de la quarantaine elles sont en pleine possession de leur féminité.

Paris Match : Vous croyez que vous pourrez vous passer des applaudissements ?

Mylène Farmer : C’est une question cruelle mais j’y pense parfois. Je saurai quand viendra le moment où il faudra que je change. Non pas le fond de mon expression mais la forme. Je saurai ne pas faire le « combat de trop ». Partir avant de lasser
 

 Une interview qui a marqué les esprits de ceux qui la connaissent.

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L’Ombre des Autres pour M.Farmer

Posté par francesca7 le 21 avril 2012

La lumière sur « L’ombre des autres »

Par Renaud Evrard

L'Ombre des Autres pour M.Farmer dans Mylène et mes BLABLAS poster_71328L’ombre des autres est un roman fantastique publié aux éditions Léo Scheer en 2006. L’auteure, Nathalie Rheims, réussit avec ce best-seller un véritable tour de force, celui de nous passionner pour la « Belle Epoque » de la fin du XIXe siècle où de grandes découvertes scientifiques côtoyaient des tentatives d’objectivation de l’âme humaine. Le livre va être adapté prochainement au cinéma avec Luc Besson à la production, et Mylène Farmer dans le rôle principal de Tess, une étudiante du grand Charcot dont nous suivons le périple entre les hystériques de Paris et les mystères de Londres. Loin de nous l’envie de critiquer cet ouvrage – ou ce film à venir – sur le plan artistique. Il s’agit plutôt d’un éclaircissement sur certains détails historiques qui touchent à l’Institut Métapsychique International. Débutant en mai 1886, le livre nous fait plonger dans une Société Métapsychique Internationale située à Londres, dont les membres sont des scientifiques de la haute société (p.49), qui se consacrent à l’étude des phénomènes paranormaux (p.48) avec le vœu secret « de communiquer avec les esprits » et la conviction « qu’un dialogue peut s’établir avec les disparus » (p.50). Lors de la promotion du livre sur Europe 1 le 1er septembre 2006, Nathalie Rheims déclarait que sa source d’inspiration n’était autre que « les travaux de l’Institut Métapsychique de cette époque » (11’ de l’émission). Présent également à cette émission, le président de l’IMI, Mario Varvoglis, a tenté d’expliquer les distinctions à faire entre l’institut de l’histoire et celui de la fiction. C’est également la visée de cet article.

Et si c’était vrai ?

Mylene-farmer-visage dans Mylène et mes BLABLASAprès le succès du Da Vinci Code de Dan Brown, on a vu profilé sur les étalages des librairies des nombreux ouvrages mêlant une enquête historique et une liberté romanesque. Si les fictions théologiques touchent sûrement plus les américains que les français, la question des phénomènes paranormaux déclenche chez nous une fascination particulière, juste retour d’une histoire complètement refoulée. Au début de XXème siècle, la France était le pays le mieux avancé dans l’étude de ces phénomènes, avec des personnalités de renom se prononçant en faveur de leur étude scientifique, débarrassée de présupposés philosophiques et religieux. C’est dans ce contexte, et avec le soutien du prix Nobel de médecine Charles Richet, que naquit l’Institut Métapsychique International en 1919, fondation immédiatement reconnue d’utilité publique. Ce que nous raconte Nathalie Rheims était donc vrai ?

C’est là que le bât blesse : l’auteure explique à maintes reprises qu’elle écrivait un roman fantastique, ou plus précisément, lors de l’émission sur Europe 1 : « Vous savez, j’ai surtout fait un roman pour emporter les gens à cette époque. Et pour les faire voyager et pour les faire rêver. Parce que malheureusement, aujourd’hui même, les gens sont très peu au courant des travaux de l’IMI (…) » (49’). Cependant, elle vante par ailleurs son souci historique : « Ce récit m’a demandé un gros travail de recherche, de documentation, et un effort de construction. ». Comment un public non averti pourra donc démêler le vrai du faux ? Ne risque-t-on pas de jouer le jeu d’un procédé pernicieux de désinformation ?

Reprenons quelques unes des imprécisions historiques : Nathalie Rheims tente de faire se croiser en 1886 les figures de Charcot, Conan Doyle, Georges Meliès (renommé Armand de Seilième) et plusieurs personnages plus ou moins fictifs. Il est dit que Charcot travaille sur ce qu’il a nommé « le somnambulisme magnétique » (p.18), alors que le nom vient du marquis de Puységur, et qu’il a été tellement désavoué que Charcot ne parle plus que d’hypnotisme ou de braidisme. Conan Doyle campe déjà ce personnage double d’un fervent spirite simultanément créateur du personnage rationaliste de Sherlock Holmes (p.19), alors que ce personnage n’apparaît dans un roman que l’année suivante. Au milieu de ces petites imprécisions, des faits véritables se glissent, comme l’achat du théâtre Robert Houdin par Georges Meliès en 1888 (p.87). Mais alors, est-ce au lecteur d’enquêter pour démêler le vrai du faux ? Ce livre peut-il aussi être décrypté, en faisant par exemple correspondre des personnages fictifs comme Edward Myer, important négociant en vins et spiritueux, membre de la Société Métapsychique Internationale, au véritable Jean Meyer qui, s’étant également enrichi par le négoce du vin sur Béziers, est le fondateur de l’IMI ? L’Oplas Dei, inspiré directement de l’Opus Dei, présenté comme une société secrète formée en marge de l’Eglise catholique, ayant pour but de rétablir l’autorité ecclésiastique et d’assurer le monopole de l’au-delà contre les découvertes spirites (p.152), ce groupuscule a-t-il vraiment existé ? Que savons-nous des luttes intestines entre ces sociétés secrètes que Nathalie Rheims n’hésite pas à comparer à nos sectes actuelles ? Voici un essai de réponse pédagogique et critique.

 

Conclusion

888272On ne peut pas en vouloir à Nathalie Rheims de n’avoir pas poussé la documentation historique assez loin. Elle explique l’importance de cette fiction pour sa vie imaginaire : « Ma vie réelle, j’allais dire « malheureusement », est totalement normale. (…) J’aimerais énormément dans la vie avoir accès à ce monde-là, mais malheureusement je n’y ai accès que dans l’écriture, et je me suis dit que, pour vivre ça, il fallait en faire des livres. » (10’ de l’émission sur Europe 1). Nous ne partageons néanmoins pas son point de vue quand il s’agit de « faire rêver les gens » alors que la plupart n’ont jamais eu accès à une source d’informations fiables sur le dossier parapsychologique, ce qui fait de ce domaine le lieu de toutes les projections fantasmatiques les plus angoissantes. L’IMI ne craint pas de revendiquer une attitude rationaliste si cela permet de faire avancer la science à ses frontières.

Quand Nathalie Rheims soupire, puisque « tout est un peu ramené à des choses non seulement rationnelles, mais, aujourd’hui on essaie même – on peut dire – de scientiser tous ces phénomènes, et je trouve ça dommage parce que ça ne laisse plus beaucoup de place aux rêves. » (49’), nous soupirons d’entendre dire que Richet « était persuadé d’être en contact avec un fantôme qui était le fantôme de la Villa Marie. » (15’). Peut-être parlait-elle de l’épisode de la Villa Carmen, et même là, comme lui répondit Mario Varvoglis, il ne s’agissait « pas tout à fait d’un fantôme, parce que lui ne croyait pas aux fantômes, mais des phénomènes qui sont attribués à des fantômes » (15’). C’est là tout l’écart entre l’étude et la croyance dont nous avons fait notre devise.

Issu du site…. http://www.metapsychique.org/La-lumiere-sur-L-ombre-des-autres.html

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Extraits du livre « Belle de scène » sur Mylène

Posté par francesca7 le 21 avril 2012


La phrase à retenir

« La déesse est donc humaine. Amen. »

La première phrase du livre

Extraits du livre « A la fin des années 80, il est une énigme qui demeure, plus pernicieuse que celle du Sphinx, plus mystérieuse que l’emplacement supposé de l’Atlantide : Mylène Farmer sait-elle chanter autrement qu’en play-back ? »

extrait

« Une musique angoissante retentit. Un moine encapuchonné vient ouvrir la porte des immenses grilles, qui s’écartent comme par magie, dévoilant un cimetière chic de discothèque, baigné par des fumigènes. Un tic-tac bien connu se fait entendre. Soudain, dans un halo de lumière ocre, une dame en noir apparaît, entre deux tombes, en haut des marches, lointaine tout d’abord, drapée dans une cape sombre. Mylène est là, coiffure à catogan, main gantée, bras en croix, un maquillage discret sur sa peau nacrée. C’est l’hystérie dans la salle. »

Extrait

« Pour son apparition sur scène, Mylène choisit la symbolique de la résurrection. Façon Blanche-Neige mangaïsée qui aurait emprunté la panoplie de Xénia la guerrière, elle descend du ciel comme si Dieu Lui-Même nous la renvoyait parmi nous, ses fidèles, dans son caisson/sarcophage/cercueil en verre illuminé. »

Extrait

« Certains fans, qui tiennent absolument à être aux premiers rangs, sont présents sur les marches du Palais omnisport de Bercy le 31 mai dès cinq heures du matin, parfois même avant. Une dévotion qui étonne la chanteuse : “L’idée de quelqu’un qui va attendre toute une nuit et toute une journée pour croiser votre regard est quelque chose d’assez perturbant, mais j’accepte ça parce que cela fait partie du métier”, confie-t-elle le jour de sa première parisienne au journal télévisé de France 3. »

Extrait

« Mais comme la star est parfois indisponible pour cause de répétitions ou entre deux avions, Dominique Borg songe à une excellente idée qui permettrait à tout le monde de gagner un temps précieux et d’avancer sur l’élaboration des costumes : un moulage du corps de la chanteuse par un sculpteur… »

Citations evene.fr  

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Analyse chanson de Mylène F.

Posté par francesca7 le 21 avril 2012

Analyse de « Souviens-toi du jour »

A voir sur le site : http://www.sans-logique.com/mylene-farmer/analyses

 

Les références dans l’œuvre de Mylène :
Analyse chanson de Mylène F. dans Mylène et SYMBOLISME MF2000_123a« Souviens-toi des jours désenchantés » : Comme dans la chanson Désenchantée, Mylène n’a pas vu ou n’a pas voulu voir le malheur qui s’abattait sur elle (« je n’ai trouvé de repos que dans l’indifférence »). Quand finalement elle se rend compte de la situation dans laquelle elle se trouve, elle est désarmée dans un monde où « tout est chaos ». Souviens-toi du jour serait-il un petit clin d’œil à Désenchantée? En tout cas, elle souhaite que nous réagissions pour ne pas que nous nous retrouvions dans la même situation.

« Lui parler d’amour à volonté, d’amour à volonté » : En 1995, Mylène nous disait déjà dans la chanson « Rêver » : « J’ai rêvé qu’on pouvait s’aimer ». L’amour est selon elle la plus belle des choses qui puisse exister dans ce monde mais, à la fin, elle se rend compte que l’amour ne ressort pas toujours vainqueur (« J’avais rêvé du mot aimer »). Dans Souviens-toi du jour elle nous répète encore que la seule façon d’être sauvé du malheur c’est d’aimer l’autre quoi qu’il arrive. Ainsi on peut considérer le fait d’aimer comme une aide pour mieux s’en sortir.

Souviens-toi du jour est un texte qui reprend tous les thèmes que l’on peut retrouver dans « l’univers Farmer », c’est-à-dire l’amour, la mort est la religion. Vous retrouverez facilement ces thèmes et la façon dont ils sont abordés dans la chanson puisque nous les avons tous évoqués dans l’analyse.

Sa place sur « Innamoramento » :
Voici ce qu’on peut lire sur la pochette de l’album :
« L’amour naissant, « L’innamoramento » italien. L’étincelle dans la grisaille quotidienne. Le bonheur mêlé d’inquiétude parce qu’on ignore si ce sentiment est partagé. Un état transitoire qui débouche parfois sur L’Amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires ».
Francesco Alberoni

Une citation qui colle parfaitement bien à la chanson de Mylène. En effet, la « grisaille quotidienne » pourrait se référer à la vie dans les camps, une vie misérable et tuante avec un « gris » symbole de la tristesse et du désespoir. « L’amour naissant… un phénomène comparable aux mouvements collectifs révolutionnaires », si les peuples s’étaient élevés contre ces camps la situation n’aurait sûrement pas été la même. Il faut se battre pour l’amour, nous sommes tous des êtres humains et le meilleur que nous savons faire c’est aimer. Aimer pour une vie meilleure, pour un monde meilleur.

Analyse réalisée par Océane

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Mylène Farmer en Concert

Posté par francesca7 le 20 avril 2012

Déroulement de la tournée En concert 1989 – Mylène Farmer

 

OUVERTURE / L’HORLOGE

Un moine encapuchonné ouvre les grilles du cimetière qui sert de scène. Mylène apparaît tout en noir dans un jet de lumière entre deux tombes. Elle Porte une cape noire transparente et une paire de gant. Son maquillage est très pâle. Elle descend un long escalier, il n’y a pas de chorégraphie. A la fin de la chanson, elle sort par un autre escalier qui descend dans les coulisses.

Mylène Farmer en Concert dans Mylène et mes BLABLAS MFConcert89_05a

PLUS GRANDIR

Mylène réapparaît sur scène avec le même costume, sans la cape et les gants : on peut donc voir une combinaison noire avec un cols blancs et petites chaussettes blanches. Mylène porte plusieurs des prochains costumes en dessous. La chorégraphie est assez rythmée, derrière elle, deux danseuses reproduisent les mêmes gestes.
(Ce passage n’apparaît pas dans la vidéo du concert, mais dans celle des Clips, troisième volume). 

 

SANS LOGIQUE

C’est toujours avec le même costume, que Mylène réalise la première chorégraphie avec tous les danseurs dans une synchronisation parfaite. C’est un moment fort quand Mylène frappe le sol de son micro en remontant de suite avec souplesse.
(La chanson a été remixée pour l’occasion et est plus courte que sur scène dans le disque et la vidéo). 

 

MAMAN A TORT

Carole Frédéricks fait un long monologue comique. Mylène se trouve sous son immense robe. Elle la soulève et apparaît. Mylène porte une sorte de grenouillère blanche et des soquettes. Puis commence un duo vocal entre les deux artistes (Cela servira pour le remix de Plus grandir live). Mylène se contente de marcher en rythme avec Carole Frédéricks. Puis, Mylène quitte la scène dans le noir. 

DESHABILLEZ-MOI

Mylène porte par-dessus son costume de grenouillère une robe bleu qui semble en cuir ou latex. Les bras sont collés le long de la robe. Il n’y a pas de chorégraphie. Mylène chante face à un micro sur pied. (Lors des répétitions, Mylène eut beaucoup de mal à faire celle qui riait. Trop de timidité ? Il lui fallait aussi un certain temps pour enfiler cette robe et l’enlever alors qu’il fallait faire vite….) 

MFConcert89_10a dans Mylène et mes BLABLAS

PUISQUE

C’est la première chanson triste du spectacle. L’introduction musicale sous fond de tonnerre et de batterie est l’une des plus fortes. Grand moment d’émotion et de douleur, sur une Mylène très belle. Les premiers briquets s’allument dans la salle. Mylène porte une robe noire avec des bouts qui pendent à chaque bras. En dessous, encore d’autres costumes… La main est gantée. Pas de chorégraphie, juste un déambulement le long de la scène. 

POURVU QU’ELLES SOIENT DOUCES

Cette chanson est très attendue par le public. La robe précédente se détache, en résulte un collant rouge sexy, des bottines à talon, un élément de la poitrine de montrer avec en dessous un voile gris transparent. Mylène est portée par les danseurs, puis danse collective. Premier feu d’artifice et présentation des musiciens. Pont musical assez long pour préparer la suite du spectacle et permettre à Mylène de se changer.
(Lors du pont musical remixé il y a eu un moments de play-back). 

ALLAN

Veste grise et pantalon à carreaux blancs et noirs (qui servira pour Sans contrefaçon). Pas de chorégraphie, Mylène marche.
(Autre passage qui ne se trouve pas sur la vidéo du concert, mais sur celle des Clips, Volume 3). 

A QUOI JE SERS…

Même costume. Mylène marche également.
(La chanson n’a été rajoutée qu’en septembre. Les fans de mai ne l’auront pas eue car ce sont eux qui l’ont inspirée). 

SANS CONTREFACON

Autre moment très attendu par les fans surtout la chorégraphie. Mylène retourne sa veste qui est réversible et à carreaux blancs et noirs comme son pantalon et porte une casquette du même type. Elle commence une chorégraphie seule en bougeant du bassin. Puis elle est rejointe par tous les danseurs habillés en carreaux qui font les fous en scène dans une danse déjantée.
(Sur certaines dates, certains danseurs n’hésitaient pas à faire quelques gestes obscènes à caractère sexuel pendant que Mylène avait le dos tourné). 

JARDIN DE VIENNE

Autre moment douloureux du concert dans cette chanson sur la pendaison d’un ami de Mylène. Elle enlève veste et casquette pour ce moment empreint de douleur et porte une écharpe grise. Pas de chorégraphie.
(Version plus longue encore que celle de l’album studio. ). 

TRISTANA

Costume rouge composé d’une veste-robe, de grandes bottes rouges et de gants de cuir. En dessous, un pantalon noir. Mise en scène à la façon du clip: les danseurs sont habillés en paysannes russes pour les femmes et en soldats soviétiques pour les hommes. La chorégraphie se fait sur toute la longueur de la scène, hommes et femmes séparées. Puis moments à trois avec Mylène et deux soldats.
(Mylène reprend ce tube encore plus longuement, notamment avec un passage chanté d’un seul souffle).

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AINSI SOIT JE…

Mylène porte une robe noire transparente avec des dessins de type orientaux. Pas de chorégraphie.
Une longue introduction musicale. Passage chanté du refrain gorgé de larmes, le public pleure tout ce qu’il peut également…(En coulisses, Laurent Boutonnat demandera à Mylène de pleurer davantage). 

LIBERTINE

Chemise blanche, Cuissardes rouges sur un pantalon noir, grands gants rouges. Les danseurs portent tantôt un chandelier tantôt un éventail et sont habillés plus sobrement. Mylène est devant eux pour la chorégraphie.
Reconstitution du clip avec un duel à armes à feu entre elle et sa rivale, alias Sophie Tellier (en grande robe rouge décolletée). Beaucoup de feux d’artifice sur scène. Présentation des danseurs. Enormément de rappels. La chanson n’en finit plus…

MOUVEMENTS DE LUNE / JE VOUDRAIS TANT QUE TU COMPRENNES

Intermède musical. Mylène revient et porte une robe mauve avec des gros boutons, un grand col et des gants de la même couleur. Pas de chorégraphie. Enorme moment d’émotion, car on sent son départ progressif de la scène et des larmes sincère dans ses yeux.

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Symbolique de Q.I de Mylène

Posté par francesca7 le 18 avril 2012

 

Libérée des entraves justement, Mylène FARMER jouit de tous les plaisirs qu’ils soient du verbe ou du corps. Le personnage intemporel et finalement peu crédible disparaît peu à peu au profit de la femme hédoniste qui vit au présent. On commence à entrevoir qui est la Mylène Farmer d’aujourd’hui.

Symbolique de Q.I de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME QI0501Après le très littéraire « Innamoramento », bourré de phénomènes d’intertextualité, c’st à dire de renvoi à d’autres textes, le nouveau cru famérien semble soudain bien simple, et bien dépouillé, la chanson QI, deuxième extrait de l’album Avant que l’ombre… étant peut-être un des exemples les plus marquants de ce qui ressemble à un tournant dans l’écriture de Mylène. Ici en effet, plus d’anathème, plus de souffle du Néant et de Puissances du Dedans… Au contraire, le vocabulaire se fait trivial, pourtant derrière cette apparence, nous verrons que peut-être plus que jamais, c’est une approche purement langagière qui préside à la rédaction de ce texte.

 Mylène joue sur les mots depuis toujours, elle en est « amoureuse » comme elle se plaît elle-même à le dire. Amoureuse des mots des autres d’abord, Mylène semble n’être désormais plus qu’amoureuse des mots, tout court… Dès lors, il s’agit de les accoupler, de les mélanger, de les marier.

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Symbolique de Dans les Rues de Londres Mylène

Posté par francesca7 le 18 avril 2012

 

Virginia Woolf est le point de perspective de ce chapitre, introduit par la chanson précédente. Elle a décrit il y a un siècle ce que semble vivre Mylène FARMER aujourd’hui, un rêve : « La vie est un rêve, c’est le réveil qui nous tue« . L’ombre guette donc toujours, elle est en embuscade, chanson après chanson, prête à s’abattre inévitablement, brutalement. Alors, avant que l’ombre ne vienne, il faut se trouver, se redécouvrir une dernière fois, refuser les compromis et atteindre ses limites : « Ce qui compte c’est sa libérer soi-même, découvrir ses propres dimensions, refuser les entraves ».

 Symbolique de Dans les Rues de Londres Mylène dans Mylène et SYMBOLISME 1bhxu_480x270_g8jor

« C’est comme une lettre »
En effet Virginia Woolf écrit des romans sous forme de dialogues avec le lecteur. On peut donc les considérer comme des « lettres ». De plus ses romans sont autobiographiques et évoquent sa famille. On peut considérer le roman comme une déclaration aux personnes décédées.

 

Et parmi les pierres Je vivais et j’espérais, tu sais… »
Parmi les pierres tombales, sa famille décédée, elle essayait de vivre mais en vain, elle décide de se suicider

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Symbolique de Fuck Them All de Mylène

Posté par francesca7 le 18 avril 2012

 

Symbolique de Fuck Them All de Mylène dans Mylène et SYMBOLISME 114658991Un dernier affrontement avec la gente masculine, finalement irrattrapable, fait d’attraction/répulsion. Se mettre au service de la gente masculine depuis des millénaires est vain et préfigure déjà le chapitre suivant en évoquant, sans encore la nommer, une certaine écrivain anglaise : « Tous ces siècles, les femmes ont servi de miroirs, dotés du pouvoir magique et délicieux de refléter la figure de l’homme en doublant ses dimensions naturelles« . Un ultime chapitre para-féministe plus découragé que combatif.

Si le choix d’un premier single assez incongru et pas vraiment fédérateur « fuck them all » (même si je trouve ce titre très bon) a pu donner une fausse image de la direction principale d’« Avant que l’ombre… », ce nouvel album emprunt de sérénité, s’avère être un nouvel incontournable dans la discographie déjà parfaite de Mylène Farmer.

Les fans n’ont à mon avis que peu de chance d’être déçus, quant-aux allergiques au style Farmer, y’a peu de chance qu’ils apprécient ce nouvel album… il y a certaines choses qui sont immuables en ce monde!

PS : quelques uns ne manqueront pas de signaler l’absence du chiffre 21 dans cette chronique, 21 ans de carrière (soit un autre cap important de passé entre les deux derniers albums), 2+1=3 , ce qui signifie en numérologie, un équilibre dans une optique de créativité, d’extériorisation, d’expression et de joie de vivre..

 

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Carine Sarfati et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 avril 2012

Carine Sarfati (costumière)

 

Carine Sarfati et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGECarine-Sarfati apparait dans le casting du film vidocq sorti en 2001 dont le titre original est « vidocq ». carine-sarfati y occupait Les fonctions suivantes : – costumes

Carine-Sarfati apparait dans le casting du film  » ne le dis à personne » sorti en 2006 dont le titre original est « tell no one ». carine-sarfati y occupait Les fonctions suivantes :
– costumes

 

Carine Sarfati est très connu dans le monde du cinéma pour avoir été la costumière de beaucoup de film. Elle a travaillé également pour les costumes de pièce de théâtre.

Elle a commencé sa carrière de costumière sur les clips de Mylène farmer.

Elle a commencé à travailler avec Mylène Farmer, pour des costumes que Mylène portait lors des télévisions pour « Plus Grandir« . Elle travaillera avec Laurent et Mylène jusqu’au film « Giorgino ». Elle a ensuite beaucoup travaillé avec le metteur en scène Bernard Murat pour le théâtre.

Carine Sarfati fut également nominée dans la catégorie « meilleurs costumes » au César 2004 pour monsieur N.

 Jean-Louis Viau (Conseiller historique) nous parle de Carine Sarfati lors du clip Pourvu Qu’elles Soient Douces et nous dit :

Pourquoi a-t-on fait appel à vous  pour ce clip ?
A l’époque, j’étais rédacteur en chef d’une revue d’histoire militaire ancienne, « Tradition magazine ». Un jour, mesClipPQSD10 dans Mylène et L'ENTOURAGE
collègues de la librairie Armes & Collections, spécialisée dans les ouvrages et les maquettes militaires, m’ont appelé parce qu’une costumière cherchait de la documentation pour un film se déroulant au XVIIIème siècle. C’était Carine Sarfati, la styliste de Mylène Farmer, et elle préparait le tournage de « Pourvu qu’elles soient douces ». Rapidement, elle m’a proposé de rencontrer le réalisateur. J’ai donc eu un rendez-vous avec Laurent Boutonnat et ses assistants dans les locaux de la maison de production du film, à la porte Maillot.

Deux extraits du reportage amateur Backstages 89′ en téléchargement libre 

2eme partie sur le tournage des génériques

Précision : la très mauvaise image des vidéos présentées est due à la mauvaise qualité du support d’origine (Vidéo-8), et aux nombreuses générations de copies

Extrait 1 : Préparation du tournage

Durée : 1’27″

Ce qu’il faut voir : – Carine Sarfati qui habille Mylène Farmer

- Laurent Boutonant s’isolant avec Mylène Farmer pour parler

- la pose pour la photo de tournage avec Mylène Farmer emmitouflée dans sa parka qui fume et Laurent Boutonnat qui s’agenouille pour que l’explosion se passe bien :

 http://www.dailymotion.com/video/x9szcl

 


Quand je rêve aux loups, c’est Lola qui saigne


Carine Sarfati présente également  dans « T’as pas 200 francs ? »

   MF2000_91a C’est la première fois en huit ans que Laurent BOUTONNAT à pour mission de coller des images et une histoire sur un texte de Mylène FARMER. Après avoir composé la musique de Moi…Lolita et lui avoir laissé le soin d’écrire les paroles, Laurent BOUTONNAT réalise (assez tardivement) ce clip très attendu. Bien qu’il tourne -comme à sa grande époque- en pellicule 35 mm, il ne travaille plus avec la même bande de copains tels Carine SARFATI pour les costumes ou Jean-Pierre SAUVAIRE pour la lumière. Ce dernier sera remplacé par Philippe PAVANS. Tourné dans le plus grand secret à la fin du mois de juin après une longue préparation, le film est diffusé pour la première fois le mercredi 26 juillet 2000. Laurent BOUTONNAT qui avait souvent l’habitude d’avoir recours aux comédiens professionnels (Zouc, Louise FLETCHER, Frederic LAGACHE) a engagé ici des acteurs semi-amateurs comme Jérôme DEVOISE, qui joue le rôle du garçon amoureux ou Liliana, la sœur de Alizée dans le film. Seule Anne-Marie PISARINI, qui endosse le rôle de la maman de Lolita est habituée des plateaux. Le tournage s’est déroulé sur deux jours. Le premier jour de tournage s’est fait en extérieur pour les prises de vue des grands champs d’orge, de la route et de la cour de la maison de la mère.. Laurent BOUTONNAT est allé tourner ces scènes dans les environ de Senlis, dans l’Oise. Le deuxième jour de tournage a été nécessaire pour les plans dans la discothèque parisienne des Bains-Douches où une centaine de figurants ont été engagés.

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Les risques de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 14 avril 2012

A cause d’une critique sur Mylène Farmer, un journaliste est menacé de mort

Jean René Gaudin-Bridet, journaliste à Télé Star, a publié il y a quelques jours une critique plutôt négative sur Point de suture le dernier album de Mylène Farmer.
Il y parlait de « retour manqué ».

Des fans de la chanteuse n’ont pas apprécié et du coup, ont commencé à poster des commentaires assez violents concernant le journaliste, qui a même reçu des menaces de mort.

Les risques de Mylène Farmer dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_99aTélé Star a décidé de porter plainte. Catherine Rambert, la directrice de la rédaction s’explique dans le magazine paru ce lundi: « Nous acceptons les critiques, mais pas les insultes et les menaces et Télé Star a déposé plainte et mis en demeure les sites qui ont publié des propos injurieux contre notre journaliste et contre notre magazine de les retirer. »

Contacté par Le Post, Jean René Gaudin-Bridet,
le journaliste menacé, ne souhaite pas s’exprimer.

Joint par Le Post, le fondateur d’un site de fans de Mylène Farmer qui souhaite rester anonyme, estime quant à lui que cette affaire « donne une image détestable des fans. »

Comment réagissent les fans de Mylène Farmer?
« Si le journaliste a reçu des injures et menaces, les fans trouvent cela inacceptable. Ça donne une image détestable des fans de Mylène alors qu’il y a finalement très peu de fans extrêmes. Cette histoire est pathétique. »

Pourquoi dites-vous « s’il y a eu des menaces »?
« Parce que nous avons fait un travail de modération très important sur Jean-René Gaudin-Bridet et je pense que les autres sites aussi. Nous avons supprimé des commentaires et banni des internautes. Apparemment ce sont des menaces qui viennent de sites de fans, mais pour l’instant aucun site n’a été contacté par Télé Star. »

Parmi les commentaires des fans, beaucoup affirment que Jean René Gaudin-Bridet est un ancien fan de Mylène Farmer?
« Ce qui est vrai. Il a créé un site, Mylène Farmer International Fan-Club, qu’il a arrêté brutalement en 2001. Selon ses dires, c’est parce que Mylène ne faisait rien pour les sites de ses fans. Mais je pense qu’il s’attendait à devenir un site officiel, ce qui n’a pas été le cas. »

Ce n’est pas parce que c’est un ancien fan qu’il ne sait pas faire la part des choses?
« Effectivement, mais le souci c’est que depuis qu’il est devenu journaliste il ne fait que des critiques très négatives sur Mylène. En outre, ce que nous trouvons vraiment pas correct, c’est que Télé Star ne précise pas qui est Jean René Gaudin-Bridet car ce n’est pas un journaliste lambda, c’est un ancien fan de Mylène. D’ailleurs nous allons demander un droit de réponse pour les fans dans le Télé Star de la semaine prochaine. »

Parution Le PostArchive du 02/09/2008

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Mylène Farmer par Anthony Martin

Posté par francesca7 le 14 avril 2012

L’interview exclusive de Mylène Farmer par Anthony Martin

Mylène Farmer par Anthony Martin dans Mylène en INTERVIEW 1999-Philippe-Salomon-002b-203x300Le 6 septembre 2009, Mylène Farmer a accordé une longue interview à Anthony Martin. Cette interview était enregistrée en début d’après-midi, dans le jardin de sa suite, donnant sur le lac Léman, à l’hôtel de la Réserve. La star s’est montrée assez prolixe au lendemain de ses premiers stades genevois et à la veille de rentrer sur Paris, pour affronter le point d’orgue de ses 20 ans de scène, avec le Stade de France…

Comment vous sentez vous au lendemain de ces premiers concerts au stade de Genève ?

Comblée mais évidemment très fatiguée (rires) mais des moments inoubliables.

Vous ne vous ménagez pas sur scène, c’est un défi physique ?

Je m’y prépare environ 6 mois avant avec mon coach Hervé Lewis. On se connaît très très bien. L’exercice physique fait partie du spectacle, mais lorsqu’on est porté par un tel public, mon public
est tellement porteur, que j’en oublie l’effort. C’est plus l’émotion qui gagne le terrain.

Vous adorez entendre chanter le public, vous les faites reprendre a capella à la fin de plusieurs chansons pour les entendre, c’est le plus beau cadeau pour un artiste ?

C’est le moment le plus magique ou un des moments en tout cas, ils s’approprient la chanson, c’est presque de l’ordre du divin, c’est exceptionnel de vivre quelque chose comme ça.

Quand on vous voit sur scène on a du mal à vous imaginer préférer l’ombre à la lumière… vous allez l’air si forte si vivante à la lumière…

Le choix de l’ombre et la lumière est le choix entre la vie privée et la vie publique, l’on peut rester vivant aussi dans l’ombre, j’ai ce paradoxe en moi, je peux vivre dans l’ombre et m’exprimer dans la lumière.

On a l’impression que votre timidité est transcendée lorsque vous êtes sur scène face à 30 000 personnes comme hier soir, vous l’expliquez comment

Je crois que je n’ai pas d’explication, je l’ignore moi-même si ce n’est que je sais mon handicap devant 3 personnes, je ne sais pas si je peux qualifier ça d’aisance devant 30 000 personne, mais il y a une bascule qui s’opère naturellement, j’ai finalement plus de difficulté devant 2 ou 3 personnes que devant une immense audience.

Parce que vous n’avez pas à leur parler, vous êtes là pour leur offrir et recevoir, c’est peut-être ça ?

En tout cas les mots sont à travers mes textes, et puis là pour le coup il n’y a rien de préparé, lorsque j’ai envie de dire quelque chose c’est quand j’en ressens le besoin, là c’est place au naturel, c’est place à l’émotion en direct pour le coup. Sur scène vous incarnez vraiment l’intimité et la grâce dans une mise en scène gigantesque.

Quel est le secret pour marier tout ça ?

MF2000_113a dans Mylène en INTERVIEWJ’ai toujours aimé, en tout cas avoir besoin du gigantesque et du spectaculaire. J’ai aussi besoin de moments d’intimité, c’est ce que nous avons essayé de créer sur ce spectacle avec le proscénium et la croix qui est au centre du stade même. C’est là que l’on crée un moment intime qui est de l’ordre de la communion. Malgré ce grand nombre, ce grand nombre devient alors un.

Il y a un autre couple qui vous compose sur scène, c’est discrétion et provocation. Comment les faites-vous cohabiter ?

Toutes ces facettes font partie de moi, je suis de nature discrète, parfois timide mais l’éclat de rire fait aussi partie de moi, j’ai à la fois cette fragilité mais aussi cette force qui me permet de surmonter
toutes mes peurs, tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin.

Il ne reste plus que 3 concerts avant la fin de cette tournée 2009, avez-vous une appréhension de l’après-tournée ?

Je l’ai depuis le premier jour, puisqu’on sait que tout a un début et une fin, maintenant quant à la gestion de ce grand vide, cela m’est très personnel mais je ne vous cache pas qu’il y est un vide qui est presque insurmontable. Le secret c’est de se re-projeter dans une création, non pas pour oublier mais pour se redonner la force de continuer et de vivre.

Que fait Mylène Farmer dix minutes avant d’entrer en scène ?

J’ai auprès de moi Anthony (…Souchet, son meilleur ami), qui reste avec moi dans la loge. Les dix dernières minutes sont vraiment un moment de recueillement, plus de concentration. Laurent (Boutonnat, son mentor son compositeur) passe cinq minutes avant d’entrer en scène, me sert la main et me dit «fais le vent». (rires) Ca veut dire «respire». C’est une manière d’essayer de déstresser un peu. C’est vraiment dans le silence. Quant aux rituels je ne sais pas si je peux… là encore la pudeur regagne du terrain. Et quant aux objets ils sont là… mais, ils sont miens.

Vous en avez en tout cas ?

J’en ai… Une fois inspirée, voilà comment Mylène Farmer écrit les paroles de ses chansons : Les mots s’appuient, s’accrochent, s’harmonisent avec la musique donc j’ai besoin de la musique avant d’écrire des mots. La musique m’inspire des sentiments, des sensations.

Vous êtes seule ? Comme un écolier à son bureau ?

Tout à fait. Dans une pièce totalement isolée. Ça j’en ai besoin. Comme un écolier, j’ai un très mauvais souvenir de la scolarité donc nous allons passer ce mot… En tout cas le travail, l’opiniâtreté est essentielle.

Parfois dans la souffrance ?

Je crois que c’est indissociable. La douleur parce que les doutes. La douleur physique. Il faut aller au-delà de soi.

Est-ce que ce métier a été votre survie ?

Oui oui, définitivement oui. C’est quelque chose qui m’a aidée à m’incarner là où j’avais le sentiment plus jeune de n’être pas incarnée du tout, de n’être rattachée à rien. C’est fondamental.

Vos goûts musicaux ?

Je suis attentive. J’écoute beaucoup de musique. Mes goûts musicaux sont assez éclectiques. J’adore Dépêche Mode, Sigur Ros, David Bowie, Archive, Juliette Gréco. Ce sont en général des artistes qui ont leur propre univers. Et sur scène qui proposent au public des choses incroyables.

Que vous inspire la mort de Michael Jackson ?

Le tragique, la notion d’incompatibilité de vie privée et vie publique, de médias. C’était un immense artiste. C’est quelqu’un dont j’appréciais les spectacles, mais l’homme aussi, sa fragilité, sa sensibilité. C’est tragique. C’est le mot qui me vient. Je suis triste… comme beaucoup de personnes.»

Et ses albums, ses DVD, vous les avez à la maison ?

Absolument.

Où allez vous chercher votre nourriture artistique ?

Un peu partout, je peux vous parler d’une exposition que j’ai découverte à New York l’an dernier « Our body ». Beaucoup d’écorchés, c’est l’humanité décharnée, découpée. Je n’ai pas été choquée mais très impressionnée, intriguée, cela fait partie d’une réflexion et m’a donné l’idée, l’envie d’exploiter cette idée de l’écorchée, dont j’ai fait part à Jean Paul Gaultier qui fut enchanté de pouvoir créer un écorchée multiplié par tous les danseurs pour les costumes du premier tableau sur scène. Il y a aussi la peinture (NDLR Egon Schiele) ou des auteurs comme Stefan Zweig, mais la liste serait trop longue.

Est ce que les rencontres humaines vous inspirent aussi ?

L’être humain m’inspire tout simplement. Les belles rencontres sont très très rares mais indispensables à sa vie.

MF2000_63aEst-ce que vous avez le sentiment d’avoir construit une oeuvre ?

Non. J’ai construit quelque chose. Je suis fière de ce que j’ai pu construire, sans prétention aucune. Je suis heureuse d’avoir rencontré un public.Très sincèrement, l’obsession de laisser une trace ne fait pas partie de moi. Maintenant pour être totalement honnête j’aimerais que l’on ne m’oublie pas. Mais la vie n’est pas finie donc à moi de le construire.

Est-ce que vous avez apprivoisé vos peurs, vos souffrances avec le temps, avec le succès ?

Non. Et c’est sans doute pas grave. Ou très grave je ne sais pas. (rires) Je n’ai pas la réponse. J’ai certainement pansé des plaies. Malheureusement je ne pense pas qu’on puisse faire le deuil de quelque chose. Maintenant on peut tenter de faire ré-émerger la vie et des choses qui vous aident à tenir, qui vous aide à vous réveiller, à sourire. Tout ce qui est doutes, tout ce qui est peur, sont là ancrés et là encore ça fait partie de votre sang, de vos veines. C’est là, c’est présent. C’est sans doute nécessaire. Ou pas. Mais c’est là en tout cas. Ca aide à une certaine créativité.

Dans votre spectacle, il y a beaucoup de têtes de morts projetées sur les écrans géants, l’idée de mort vous terrifie–telle encore ?

L’idée de la mort me terrifie chaque deux secondes de ma vie. Est ce que ma propre mort me terrifie ? Parfois oui, parfois non. Parfois le mot fatalité est plutôt serein. Je me dis «bon, ça se fera de toute façon c’est inéluctable». Parfois elle me hante et parfois je l’oublie.

Qu’est-ce qui vous fait rire dans la vie ?

Les débuts d’interview (rires) on a un air très dramatique lorsqu’on commence. L’absurde probablement je pense. Dans toutes ces formes.

Au cinéma ?

Je voudrais aller vois le film de Tarantino, « Inglorious basterds », on m’en a dit grand bien.

Quelle est votre définition du mot mystère ?

Le mot mystère, mon dieu, déjà il n’y a pas de stratégie du mystère me concernant. C’est quelque chose de caché, de l’ordre du religieux, mais laissons cette réponse mystérieuse, je ne suis pas sûr de pouvoir définir ce mot.

Sur votre anniversaire au Stade de France, quelques mots :

Je vais vous faire une confidence. Il y a fort longtemps que je ne célèbre plus mon anniversaire. Mais pour être tout à fait franche, un anniversaire devant 80 000 personnes au Stade de France, c’est quelque chose qui sera, je crois, incroyable à vivre. Donc j’adore cette idée-là (rires). Et cette date évidemment n’a pas été choisie, il se trouve que le Stade de France était libre à cette fameuse date anniversaire. Cela sera un immense cadeau de 80 000 personnes. C’est incroyable.

Avez-vous une idée du prochain disque studio ?

Absolument pas, évidemment on pense à ce qu’est ce que je vais faire demain, mais je n’ai pas les réponses. J’ai le projet d’un prochain album. Mais c’est une page totalement blanche, mais très envie de m’y remettre très très vite.

Vos projets au cinéma…

J’ai le projet d’un long-métrage initié par Claude Berri que j’aimais profondément, tiré d’un ouvrage de Nathalie Reims,(NDLR l’ombre des autres) dont le metteur en scène sera Bruno Aveillan. Et ça sera pour lui son premier long-métrage pour moi un premier rôle, un deuxième film, et j’espère une rencontre avec le public.

Vous essaierez de laisser une place plus importante au cinéma ?

Je n’ai aucune réponse. J’ai besoin de la musique. J’ai besoin des mots. Je suis quelqu’un d’instinctif. Le jour où je ne souhaiterai plus dire ces mots, chanter, je choisirai ce moment avant qu’il ne me saisisse.

Vous connaissez l’échéance ?

MF2000_94aNon bien sûr que non. Non non.

Qu’est ce qui vous ferez arrêter la musique ?

L’absence de désir, vous allez voir un énorme silence là … lorsqu’on a plus envie de donner ni de recevoir mais j’imagine que cela survient lorsque on est un être mort et je ne me le souhaite pas. Je crois que tout art a ses limites. Cela sera spontané. Quelque chose en moi me dira «là il faut arrêter».

Cela révèle une vraie force de caractère …

Peut-être que cela fait partie de moi aussi cette force de caractère. En tout cas ne pas tricher avec soi-même. Ne pas se mentir et essayer de dormir un petit peu de temps en temps (rires).

Vous dormez tranquille enfin aujourd’hui ?

Non, non ce n’est pas possible (rires). Là encore, puisque je crois que l’on va conclure cette interview, j’ai une chance incroyable, je vis des choses incroyables. Je remercie à nouveau de vive voix le public, de cette fidélité. Et puis je vais essayer de ne pas pleurer… on va arrêter là, merci beaucoup.

=> Retrouvez cette interview dans le livre « Mylène Farmer- écorchée live » aux éditons Artlust

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Bruno Fontaine et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 13 avril 2012

son site officiel : http://www.bruno-fontaine-piano.com/music/accueil/accueil.php

 

Bruno Fontaine et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE fontaine-bruno-1Bruno Fontaine est un pianiste français, chef d’orchestre, directeur musical, arrangeur et compositeur de musiques de films, né le 21 mai 1957 à Épinal (Vosges).

Ayant débuté le piano à quatre ans, il entre à 11 ans dans les classes de Pierre Sancan et Jean Hubeau au Conservatoire national supérieur de musique de Paris où il obtient, quatre ans plus tard, cinq premiers prix.

Après un séjour aux États-Unis où il rencontre Don Costa, arrangeur entre autres de Frank Sinatra, il entame en 1984 une collaboration avec la soprano américaine Julia Migenes dont il devient l’arrangeur et le directeur musical, comme il le sera ensuite de Johnny Hallyday ou de Mylène Farmer. En 1992, il assure la direction musicale et les arrangements de l’album Illusions d’ Ute Lemper, récompensé par le Grand Prix de l’académie Charles-Cros. Ses arrangements et compositions pour On connaît la chanson et Pas sur la bouche d’Alain Resnais lui ont valu des nominations aux Victoires de la musique et aux Césars.

En tant que compositeur, il est l’auteur de nombreuses musiques de film, collaborant régulièrement avec Jeanne Labrune. À la demande de Jérôme Deschamps, il a aussi composé les Hulophonies, deux suites symphoniques inspirées des musiques des films de Jacques Tati, créées au festival de Cannes 2002. Plus récemment, il a composé la musique de Cavaliers seuls de Delphine Gleize et Jean Rochefort, comédien avec lequel il s’est produit au théâtre dans Heureux, un spectacle sur Erik Satie.

 

BIOGRAPHIE DE BRUNO FONTAINE

MF2000_113a dans Mylène et L'ENTOURAGEPianiste concertiste, chef d’orchestre, arrangeur, compositeur, Bruno Fontaine est un Artiste complet et inclassable, parfait exemple d’un talent du 21eme siècle. « Mille Fontaine » titrera Philip de la Croix dans Le Monde, pour commenter l’actualité

extraordinairement chargée de Bruno Fontaine en 2004 : sortie de plusieurs disques et notamment d’un récital Mozart (Transart), qui reçoit les 4 ffff de Télérama et une presse élogieuse ; Sortie dans les salles de « Pas sur la Bouche » d’Alain Resnais dont il réalise la bande originale, cent dix représentations à Paris du spectacle « Heureux » avec Jean Rochefort, et de nombreux concerts en soliste ou comme chef d’orchestre, (Orchestre Philharmonique de Radio France au Châtelet, Orchestre de la Radio Suisse Romande à Genève, Midem au Palais des Festivals de Cannes…).

 

Il en sortira du conservatoire à l’âge de 15 ans, bardé de 5 premiers prix ! Il part alors aux USA . S’enchaîneront dès lors des collaborations artistiques qui le mèneront, parallèlement à sa carrière classique, à travailler avec les artistes aussi divers que Johnny Hallyday, Mylène Farmer, Alain Chamfort, et plus récemment Jérôme Deschamps (Bruno Fontaine compose deux suites symphoniques inspirées des musiques des films de Jacques Tati, les « Hulophonies » créées au Festival de Cannes en 2002). Les Rita Mitsouko lui demandent de créer les arrangements pour orchestre symphonique de leurs chansons ; Michel Portal, Richard Galliano, Mino Cinelu, Louis Sclavis deviennent ses partenaires de prédilection dans le Jazz, et il assure la direction musicale des spectacles de Ute Lemper, Lambert Wilson, et Julia Migenes pendant de nombreuses années. Il continue parallèlement sa carrière de soliste et de chef : il joue régulièrement avec les Concerts Lamoureux, l’Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre de Cannes, l’Orchestre de la radio Suisse Romande, dirige le London Symphony Orchestra pour un enregistrement avec le guitariste John Williams (Sony Classical) ; joue en Musique de Chambre avec le Quatuor Ysaye, Michel Portal, les violoncellistes Sonia Wieder-Atherton et Ophélie Gaillard, le violoniste Guillaume Sutre et l’altiste Miguel Da Silva (ils enregistrent Max Bruch ensemble pour le label TransArt Live), Jean-Philippe Collard, joue en soliste sous la direction de Yutaka Sado, Philippe Bender, Edmon Colomer, David Wroe…

Bruno Fontaine enregistre sa dernière biographie « live » du Concerto en Fa et de la Rhapsodie in Blue de G.Gershwin avec L’Orchestre National de Lille dirigé par David Wroe, sur le label TRANSART LIVE.

REVUE DE PRESSE

“…Mozart par Bruno Fontaine…La modestie de faire patte de velours en abordant le

clavier, savourant l’humble volupté tactile de caresser les touches, d’en lustrer le grain

sonore…”

 (L’Est Républicain) Citations favorites

“La réponse est le malheur de la question”. Maurice BLANCHOT

« Rien n’est plus dangereux qu’une idée quand on n’en a qu’une. » Paul CLAUDEL

… »S’il y a quelqu’un qui doit tout à Bach, c’est bien Dieu.» Emil Michel CIORAN

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Bruno Batlo et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 13 avril 2012

Bruno Batlo  Né en 1965, 1983, et 1994, sous le signe du Taureau ascendant « j’adore rêver ». Si la première naissance a été quelque peu prévue et aidée, la deuxième s’est faite en toute inconscience, du jour au lendemain, et avec une seule idée en tête : prendre une valise et monter à Paris pour danser.

 

Bruno Batlo et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE MF2000_99aC’est d’ailleurs ce qu’il va faire pendant plus de dix ans en enchaînant les tournées, les cabarets, et les plateaux de télévision. De danseur, il devient chorégraphe, et c’est au cours de ces nombreux voyages qu’il commence à annoter, et inventer à travers l’écriture. C’est pendant une tournée en Inde que le déclic va se produire (il ne fume pourtant pas). Quelques notes prises, un début d’histoire, et, de retour à Paris, il investit dans une machine à écrire (électrique), et commence un premier roman. La passion pour l’écriture prend le pas sur la passion chorégraphique, et tout bascule à nouveau, il change radicalement de vie, pour la troisième naissance. Il travaille tour à tour pour le casting de films, fait quelques mises en scène, travaille pour un producteur de concerts, mais, surtout, il se lève tous les matins à 5 heures pour imaginer des histoires à sa table. Quelques projets verront le bout tunnel, notamment deux scénarios signés en production.

 

Porteurs du sarcophage de Mylène Farmer  : Bruno Batlo dans Avant que l’ombre… à Bercy

BALTO Bruno Danseurs de la troupe du Concert 1989

Tour manager : BATLO Bruno au spectacle de 1999 – Paris Bercy
Auteur de 2 livres présents sur Booknode
Dans les bibliothèques de 1 Booknautes

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Avant que l’ombre… Album

Posté par francesca7 le 12 avril 2012

 

Avant que l'ombre... Album dans Mylène et SYMBOLISME 2005-Robin-010b-200x300Les difficultés de vivre sont loin « mémoire qui m’oublie, qui me fuit », voire oubliées, elles ne se résument plus qu’à de vagues souvenirs de « nuits de veille », interminables. A quarante ans Mylène Farmer est au pic émotionnel et sexuel de sa vie. Ensuite ?

Le déclin, inévitablement, l’ombre. Les ravages de la vieillesse guettent, la déchéance physique peut-être la maladie, l’ombre encore. Cette ombre qui la ramènera aux poètes maudits, à la morbidité, aux souffrances. Alors pendant une dernière heure, alors que sa voix part dans un râble en écho jusqu’aux fonds des âges, elle va partager avec l’auditeur ses derniers moments de joie de vivre, de jeunesse, en somme ses dernières minutes de validité.

Sans doute, le passage de la quarantaine entre ses 2 derniers albums (43 ans au moment où j’écris ces lignes), ainsi qu’une stabilité amoureuse ont contribué à façonner « Avant que l’ombre… » Comme un miroir de la vie de Mylène Farmer au moment de son élaboration, comme l’ont été les 5 autres avant lui. La chanteuse s’est tournée vers la lumière, là où quelques unes de ses égéries, de Frances Farmer à Virginia Woolf sont restées dans l’obscurité et ont eu une issue tragique au même âge. Mais en restant consciente que son heure viendra à travers le magnifique titre d’ouverture « avant que l’ombre ». Ce titre qui introduit l’album, est également une très belle transition vis-à-vis des albums précédents, où le thème de la mort était beaucoup plus présent, ce qui ne sera pas le cas des titres suivants.

Une page se tourne donc.

 

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Film Mylène Farmer en Concert

Posté par francesca7 le 12 avril 2012

 

Film Mylène Farmer en Concert dans Mylène et SYMBOLISME Conc89la sortie du film Mylène FARMER en Concert signe définitivement la fin de la première carrière de Mylène et Laurent. Ils brûlent tout, leur concert, leur public… leur œuvre commune. Ils regardent impassiblement tout ceci se consumer : Mylène en restant debout devant, et Laurent en tournant autour lentement avec ses caméras. Le feu envahi tout, Mylène est sur scène, ou au milieu des décombres, les grilles enflammées claquent sous l’effet du vent, le portrait d’Edgar Poe se consume, le cheval noir n’en peut plus de piétiner, tout devient pénible, les spectateurs, comme Mylène et Laurent attendent que tout ceci se termine, vitre, pour qu’un nouveau départ soit pris… 

Devant la violence des images tournées, Laurent Boutonnat préféra ne pas les utiliser. Il n’utilisa pas non plus la chorégraphie contemporaine d’une danseuse, pendant le concert, qui en arrière plan de Mylène Farmer sur les hauteurs du décor, apparaissait et disparaissait dans des éclairs de lumières.

 

 

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L’honnêteté de Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 12 avril 2012

 

L'honnêteté de Mylène FARMER dans Mylène et SYMBOLISME MF80_191aEn 2005, à la sortie de Fuck Them All, la quarantaine dépassée, Mylène Gautier montre enfin le bout de son nez et zappe une Mylène FARMER devenue caricaturale. Le personnage intemporel et finalement peu crédible disparaît au profit de la femme hédoniste qui vit au présent, sans amertume ni remord, délestée de tout son passé et indifférente de son futur. Sur le fon d, la suite logique et cohérente d’Innamoramento, qui amorçait déjà un retour à la vie. 

Mylène FARMER, après avoir discouru sur des thèmes emphatiques et peu maniables devient enfin le témoin de sa propre vie, en l’aimant, en la connaissant, sans la prendre au sérieux. Le seul point de perspective à tout ce témoignage reste la solitude, voulue, paradoxale pour une personne qu’on imagine si bien entourée. En ce sens, la séance de photographie qui illustre le livret tombe en plein dans l’homogénéité des Ballades fluides qui le composent. Reprise des même clichés comme des instantanés d’un quotidien enfin supportable qui se répète, sourire apaisé devant la simplicité de vire enfin trouvée, Mylène Gautier comme elle se voit vraiment, en intérieur, en logis, libérée des studios et de toute forme de symboles ou de mise en scène. Il y a cette pochette simple, mais finalement mystérieuse où le canapé recueillant le corps de la chanteuse apaisée rappelle le velours d’un cercueil qui garde un être dont l’avenir appartient au passé. Mylène est dans son monde, pas celui qu’on connaît ; proche de sa vraie nature intrinsèque, et finalement assez neutre. 

Il y a ce crucifix de pacotille, mais lourd de sens, celui du pardon, de l’amour, des amours et surtout de cette spiritualité débarrassée des pollutions bouddhiques et de ses Lamas à l’optimisme béat. Mylène FARMER aime. Et pour l’instant ? Rien d’autre. 

Pas même les grands auteurs dont elle se désintéresse. On se tourne avec bien plus de désinvolture vers des références légères, comme Dorothée à laquelle elle empreinte le mélodique refrain de Hou la menteuse pour les couplets de l’Amour n’est rien. Bien sûr cette franchise et cette épaisseur certaine se créent au détriment de l’efficacité « tubesque » ou des émotions brutes dont on nous avait habitués avec tant de délices. Le grand public pourra facilement s’ennuyer là où le passionné tombera de nouveau en amour devant la femme et l’(les) artiste(s). 

Lascive, mais dépassée par une vulgarité inappropriée encore récente, elle est proche de toutes les formes de sensualité, mais éloignée de toute idée masturbatoire. L’évocation sexuelle, pourtant crue, est purement intellectuelle, entièrement décomplexée et désinhibée. L’idée de sexe prévaut, mais l’homme en lui-même semble lasser. Le toucher reste important. C’est sans doute pourquoi elle renoue aussi avec la sensualité de l’objet (le CD imite brillamment le vinyle). Mylène FARMER aime les plaisirs de la vie, et Aime finalement cette vie qui les lui permet. Mylène FARMER est morte, vive Mylène Gautier.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

 

 

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Mylène et les superlatifs

Posté par francesca7 le 9 avril 2012

 

Mylène et les superlatifs dans Mylène et des CRITIQUES MF80_109aMylène Gothique. Dès son deuxième succès, Plus grandir, en 1985, le décor est posé: cimetière nappé de brume et maison hantée. Outre l’hôpital psychiatrique, cette topographie farmérienne s’enrichira encore de mornes plaines enneigées, sortes de no man’s lands tarkovskiens. Farmer s’inspire du gothique et du spleen du XIXe. Elle aime Poe et lui dédie une chanson (Allan), relit Baudelaire et le met en musique (L’horloge).

Vous ne la verrez jamais en couple, heureuse, dans ses clips. Ses amants sont au mieux fusillés, au pire déjà morts. Ainsi, son beau duo avec Jean-Louis Murat, Regrets, en 1991, est filmé dans un cimetière. Lui est vivant, elle déjà trépassée… Pas étonnant que Farmer soit inexportable aux Etats-Unis. Pendant qu’elle boit la ciguë des amours mortes, Madonna croque les hommes comme des sucettes, avec conviction et optimisme.

Issu de http://www.hebdo.ch/  

 

MF2000_133a dans Mylène et des CRITIQUES

Mylène Catin. Contrairement aux apparences, la chair est triste chez Farmer. Mylène s’ennuie. C’est pour cela qu’elle revient chaque fois à la chanson. Pour combler un «vide insupportable» et le sentiment «de n’être rien». Trop consumée de chagrin pour une libertine (qui, par définition, ne s’attache pas à ceux qu’elle consomme), elle est plutôt nécrophile.

Bien sûr, ses chansons ont le piquant des amours à la française: clin d’oeil saphique, évocation de la sodomie, nudité bien dosée. Mais plus qu’une invite à la gaudriole, «Je suis libertine, je suis une catin» parle plutôt de la liberté de disposer de son corps. Libertaire et libérée, avec emphase.

Mylène Pantin. Lorsqu’on la regarde sur les plateaux de télévision, au début des années 90, elle ressemble au David Bowie de la pochette de Heroes. Même expression figée d’automate. Et les chorégraphies qu’elle invente se déroulent comme du papier à musique. Mylène Farmer revient sans cesse à l’image de la poupée. En 1987, dans Sans contrefaçon, elle est un Pinocchio auquel Zouc donne vie. En 1997, elle reprend La poupée qui fait non de Polnareff.

En 2008, sur la pochette de Point de suture, une poupée rousse charcutée par des bistouris… Le corps farmérien est celui d’un pantin blessé. Un fétiche dont la chair molestée a fonction d’exorcisme. Ses démons, Mylène leur a donné le visage des sculptures du Lausannois Martial Leiter: des épouvantails en forme de corbeaux qu’elle décapite rageusement dans Fuck them all (2005).

Autant de visages Du temps (titre de son dernier single). Son ennemi numéro un, celui qui peu à peu démembre la poupée «qui fait non» et ne veut «pas grandir». On sait que cela finira dans la douleur et la folie, mais on continue de regarder, fascinés. Parce que ce combat est aussi le reflet du nôtre.

issu de l’article sur : http://www.hebdo.ch/mylene_a_mort_133469_.html

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Le Bleu Noir, désir de Mylène

Posté par francesca7 le 9 avril 2012

 

Gilles Médioni (parution dans L’Express)

 

Sans son complice Laurent Boutonnat, mais épaulée par Moby et Archive, la chanteuse de Génération désenchantée, s’envole vers des ballades célestes et lancinantes mais sans relief.

Quoi de neuf sous le soleil bleu noir de Mylène Farmer ? 

Le Bleu Noir, désir de Mylène dans Mylène et des CRITIQUES MF2000_139aRien que des thèmes obscurs déjà déclinés dans ses sept précédents albums. Les textes oscillent toujours entre lumières de l’amour et ténèbres de la mort, avec les images qui vont avec : cloîtres qui saignent, larmes de mélancolie, foi en ce monde et en l’autre monde. « Il nous faut une révolution pour créer l’envie », recommande pourtant la chanteuse dans Lonely Lisa. On y vient. 

La révolution de Bleu noir, c’est l’absence de Laurent Boutonnat, son complice de toujours. Le générique de l’album affiche les noms du groupe Archive rencontré par Farmer vers 2004, de Moby avec qui elle avait déjà enregistré le duo Sleeping away en 2006 et de Red One, le producteur de Lady Gaga. 

Ce glissement progressif de l’électro-pop dansant vers le trip-hop céleste – excepté les deux morceaux effervescents de RedOne – se fait sans faille mais aussi sans relief. 

Le disque est évanescent, planant, lisse, sinon monochrome. Archive signe quelques titres orageux parmi les plus forts dont Light me up, tandis que Moby recycle quelques vieux motifs qui peinent à s’enflammer. 

Par contre, et c’est une surprise, la voix murmurante de la chanteuse s’élève enfin au sens propre – on l’entend clairement et parfois fortement. Et même au sens figuré. Le morceau Leila parle ainsi d’une « femme aimée d’Iran ». Et de cette « part ensevelie de nous même » des mots que l’on peut interpréter comme politique. La chanteuse a signé la pétition pour sauver Sakineh, condamnée à la lapidation en Iran. 

Toujours prompte à s’effacer derrière les métaphores, l’auteure n’hésite pas dans ses chansons à s’exprimer à demi-mot, supprimant adverbe, pronom personnel, etc, etc – « m’effondre », « moi je veux c’est aimer » ; « tout pas dit. » 

En septembre 2011, Mylène Farmer aura 50 ans. Dans Diabolique mon ange , une sorte de remix de L’Horloge, elle avance entre deux « flik flak » et autres « tic et tac ». « Temps j’ai maudit ton corps ». Un écho au « Souviens-toi que le temps est un joueur avide » (Baudelaire)? 

parution dans l’EXPRESS du 7 décembre 2010

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