Mylène se confie…

Posté par francesca7 le 6 mars 2012

Mylène Farmer se confie sur son père et son frère disparus

le 13/07/2011

Mylène se confie... dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_109aMylène Farmer revient sur la disparation de son père et de son frère.

Le journal TV Magazine est allé à la rencontre d’une des plus mystérieuses et insondables chanteuse française, Mylène Farmer.

Celle qui a plusieurs fois été disque d’or et de platine en France vient tout juste de dépasser la barre des 600 000 albums vendus pour son dernier opus nommé Bleu noir.

Ainsi, dans cet entretien, l’interprète de Sans contrefaçon nous laisse pénétrer dans son intimité et sa vie privée. Ainsi, on en apprend beaucoup sur la manière dont elle écrit ses chanson, sur ses choix de carrière…

Mais là où ça devient intéressant, c’est lorsque Mylène Farmer nous dévoile ses petits secrets. Ainsi, la chanteuse serait sans cesse confrontée au doute. Cette situation, qui pourrait se révéler déstabilisante, la fait avancer, l’aide à faire face à la pression extérieure.

De plus, elle nous dévoile également ses blessures les plus profondes.

« Mon plus grand regret est) de n’avoir pu partager mes émotions avec deux êtres disparus trop tôt de ma vie… Une absence trop présente, dont je souffre chaque jour ». C’est une allusion directe à la mort de son père en 1986 et de son frère en 1996. Ces événements la rongent de l’intérieur et l’empêchent d’atteindre le bonheur absolu, comme elle le souhaiterait.

Cette entrevue est touchante et permet de mieux comprendre l’univers de cette chanteuse qui remplit inexorablement les plus grandes salles de France. Une chanteuse meurtrie mais qui fait face grâce à sa musique et à son caractère.

Une interview qui finit sur une touche d’humour puisque lorsque le journaliste lui demande ce qui lui est interdit, la rousse répond : « De chuter sur les marches de l’Élysée !« , en référence à sa mémorable chute de mars 2010

http://www.staragora.com/news/

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Mylène aime RIMBAUD

Posté par francesca7 le 5 mars 2012

Jean Nicolas Arthur Rimbaud est un poète français, né le 20 octobre 1854 à Charleville et mort le 10 novembre 1891 à Marseille.

Description de cette image, également commentée ci-aprèsArthur Rimbaud écrit ses premiers poèmes à quinze ans. Ses derniers à vingt ans. Lui, pour qui le poète doit être « voyant » et qui proclame qu’il faut « être absolument moderne », renonce subitement à l’écriture.
Ses idées marginales, anti-bourgeoises et libertaires le poussent à choisir alors une vie aventureuse dont les pérégrinations l’amènent jusqu’auYémen et en Éthiopie où il devient négociant, voire explorateur. De cette seconde vie, ses écritures consistent en près de cent quatre-vingts lettres (correspondance familiale et professionnelle) et quelques descriptions géographiques.
Bien que brève, la densité de son œuvre poétique fait d’Arthur Rimbaud une des figures considérables de la littérature française.

En 1865, Arthur entre au collège municipal de Charleville, où il se montre être un excellent élève ; collectionnant les prix d’excellence en littérature, version, thème… Il rédige en latin avec aisance, des poèmes, des élégies, des dialogues. Mais, comme cet extrait de son poème Les Poètes de sept ans le laisse imaginer, il bout intérieurement :

Tout le jour il suait d’obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits,
Semblaient prouver en lui d’âpres hypocrisies.
Dans l’ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
À l’aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.

Il est difficile de situer le début de la relation épistolaire avec Verlaine. Celui-ci prétend avoir reçu très peu de courriers et ne parle que de l’envoi desPremières communions et des Effarés.

Charles Bretagne met Rimbaud en contact avec son ami Paul Verlaine et un courrier a dû sceller le prochain départ de Rimbaud pour Paris vers le mois d’août.

En août 1871, dans son poème parodique, Ce qu’on dit au poète à propos de fleurs, Rimbaud exprime une critique ouverte de la poétique de Banville. Finalement Verlaine l’appelle à Paris : « Venez chère grande âme, on vous appelle, on vous attend ! »

Bien que brillant élève, Arthur Rimbaud ne retournera pas au collège.

Il arrive dans la capitale vers le 15 septembre 1871. Il est présenté et très bien accueilli par ses pairs plus âgés, au dîner des « Vilains Bonshommes » le 30 septembre. Il y rencontre une part essentielle des grands poètes de son temps. Il est successivement logé par Verlaine, rue Nicolet, non sans heurts avec la femme de ce dernier, puis chez Charles CrosAndré Gill et même quelques jours chez Théodore de Banville.

Le 20 octobre de cette année, Rimbaud a tout juste dix-sept ans. Il a atteint sa maturité poétique comme en témoignent plusieurs chefs-d’œuvre comme Les Premières communions et Le Bateau ivre.

En mars 1872, les provocations de Rimbaud excèdent le milieu parisien depuis quelque temps. L’incident Carjat au dîner des Vilains Bonshommes de mars 1872 fut la goutte qui fait déborder le vase. Rimbaud complètement saoul y a blessé le célèbre photographe d’un coup de canne-épée. Pour sauver son couple et rassurer ses amis, Verlaine se condamne à éloigner Rimbaud de Paris.

Rimbaud se fait oublier quelque temps en retournant à Charleville, puis revient dans la capitale dans le courant du premier semestre 1872 pour de nouveau quitter Paris le 7 juillet, cette fois en compagnie de Verlaine. Commence alors avec son aîné une liaison amoureuse et une vie agitée à Londres, puis à Bruxelles.

Mylène aime RIMBAUD dans Mylène et les AUTEURS
magnify-clip dans Mylène et les AUTEURS

Rimbaud alité après le « drame de Bruxelles », juillet 1873 (tableau peint par Jef Rosmann, musée Arthur-Rimbaud).

Cette liaison tumultueuse se termine par ce que la chronique littéraire désigne sous le nom de « drame de Bruxelles » : en juillet 1873, les deux amants sont à Londres. Verlaine quitte brusquement Rimbaud, en affirmant vouloir rejoindre sa femme, décidé à se tirer une balle dans la tête si elle n’accepte pas. Il retourne alors à Bruxelles et réside dans un hôtel. Rimbaud le rejoint, persuadé que Verlaine n’aura pas le courage de mettre fin à ses jours. Alors que Rimbaud veut le quitter, Verlaine, ivre, tire sur lui à deux reprises, le blessant légèrement au poignet. Verlaine est incarcéré à Mons.

MF80_131aRimbaud rejoint la ferme familiale de Roche où il s’isole pour écrire Une saison en enfer. Son parcours littéraire s’achève par l’irruption de « la réalité rugueuse à étreindre ». Aussi va-t-il se taire, parce qu’il a accompli tout ce qui était en son pouvoir, dans le « désert et la nuit » qui l’entourent. Il sait désormais qu’à elle seule, la poésie ne peut changer la vie si elle n’est pas servie par une révolution totale où l’amour, la liberté et la poésie se conjuguent au présent.

Il retourne un temps à Londres en compagnie du poète Germain Nouveau, qui participe à la mise au net des manuscrits des Illuminations.

Venant d’avoir vingt ans en octobre 1874, il ne peut se rendre à temps devant le conseil de révision pour le tirage au sort. Le maire de Charleville s’en charge et n’a pas la main heureuse. De retour le 29 décembre, Rimbaud fait valoir un article de la loi sur le recrutement du 27 juillet 1872, qui le fait bénéficier d’une dispense grâce à son frère Frédéric, déjà engagé pour cinq ans. Il est donc dispensé du service militaire mais pas de la période d’instruction (à laquelle il se dérobera).

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Duo Seal et Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 5 mars 2012

Seal (Chanteur)

Description de l'image  Seal2.jpg.Seal, de son vrai nom Seal Henry Olusegun Olumide Adeola Samuel, est unauteur-compositeur-interprète britannique, né le 19 février 1963 à Londres. Son registre musical est très varié, entre pop, rock, soul ou encore house.

Né à Londres en 1963, d’un père nigérian et d’une mère brésilienne qui l’ont donné à adopter faute de moyens pour l’élever, il entreprend des études d’architecture avant de vivre de petits boulots dans les environs de Londres. Il exerce sa passion pour la musique dans des clubs et des bars avant de rejoindre le groupe Push, dans les années 1980.

C’est au début des années 1990 que le chanteur rencontre ses premiers succès avec Killer, un titre house qu’il interprète pour le groupe Adamski, puis Crazy, un single que l’on pourrait qualifier de soul-pop et qu’il a lui-même composé. Ces deux titres sont inclus dans son album éponyme sorti en 1991.

En 1992, à l’occasion du concert Tribute to Freddie Mercury organisé en souvenir du chanteur de Queen et contre le SIDA au stade mythique deWembley, Seal interprète la chanson Who Wants To Live Forever, composée par Brian May. Il est alors accompagné par les membres restants du groupe Queen.

Deux ans plus tard, Seal sort un deuxième album, portant à nouveau son nom, qui ne connaîtra le succès qu’avec la sortie du single Kiss From A Rose, intégré dans la bande originale du film Batman Forever.

En 1998, la sortie de Human Being, son troisième album, se solde par un échec public.

En 2003, alors qu’un projet d’album, Togetherland, est abandonné, Seal IV sort dans les bacs. Pour cet opus, Seal collabore de nouveau avec Trevor Horn, qui avait notamment travaillé pour Madonna ou Frankie Goes to Hollywood ainsi que sur les deux premiers albums de Seal. Dans la version de Seal IVdestinée à la France, un bonus est ajouté : le titre Les Mots que Seal avait interprété en 2001 en duo avec la chanteuse Mylène Farmer et dont le single s’était vendu à plus de 500 000 copies en France1. L’album comporte aussi une nouvelle version du titre house My Vision qu’il avait interprété pour le groupeJakatta et qui fut numéro un en Angleterre en 2002. La version de l’album est toutefois plus pop que la version originale. De cet album, on retiendra aussiLove’s Divine, disque d’or en France, mais aussi Get it together ou Waiting for you qui connaîtront un meilleur accueil dans d’autres pays.

Quatre ans après Seal IV, le chanteur anglais revient avec l’album System, produit par Stuart Price. Malgré l’échec de l’album, le chanteur projette de sortir une suite.

Duo Seal et Mylène FARMER dans Mylène en DUOS 220px-Emmys-bennett-klum-sealEn 2008, Seal enregiste le titre I Wish avec le rappeur américain DMX. L’album Soul, qui reprend des standards de la soul américaine, sort tout juste un an après System, en novembre 2008. En France, l’album est tout de suite un véritable succès, se classant dès sa première semaine n°1 et cela pendant 13 semaines. En avril 2009, plus de 800 000 exemplaires auront été vendus. Le premier single sorti est le titre initialement interprété par Sam CookeA change is gonna come, qui avait été utilisé lors de la campagne de Barack Obama à la présidence des États-Unis.

Seal a aussi collaboré à de nombreuses bandes originales de film : Batman ForeverToysFamily ManSpace JamLe Sourire de Mona Lisa… Il a également repris en 2010 la chanson You got me, enregistrée préalablement par Nolwenn Leroy en 2009 sur son album Le Cheshire Cat et moi.

 

SEAL se confie lors du duo Les mots avec Mylene Farmer

issu de l’article paru à  Instant-Mag – 2002

Rencontre
News12 dans Mylène en DUOSMylène m’a simplement appelé à Los Angeles. Elle a pris contact avec mon « management ». Ils m’ont dit : « Une certaine Mylène Farmer souhaite faire un duo avec toi. » Bien sûr, je me suis senti flatté. Une telle demande est un honneur, quelque chose d’adorable et de surprenant. Je ne la connaissais pas. Alors je leur ai demandé de me montrer son travail. Je voulais au moins savoir si nos voix se marieraient bien. Ils m’ont donné une série de DVD et d’albums. Je me vois regardant les vidéos… Il y en avait une qu’elle avait faite pour le Mylenium Tour. Incroyable! Absolument ahurissant. J’ai pensé qu’elle avait une voix très angélique, pure et limpide, en contraste avec la mienne. Je suis toujours intéressé par ce genre de voix parce qu’elles vont très bien avec la mienne. J’ai regardé d’autres clips et me suis rendu compte qu’elle était assez controversée et d’avantage, alors j’étais fasciné à l’idée de la rencontrer. Elle avait à faire à Los Angeles et nous avons réalisé les photos et l’enregistrement. C’était une expérience incroyable. Tous, des maquilleurs à son assistant en passant par Thierry Suc et Laurent, son manager et producteur, étaient si respectueux, gentils, bienveillants et accommodants. Ils m’ont rendu l’expérience très plaisante. Alors je me suis immédiatement enthousiasmé pour Mylène. Je me suis senti très protecteur pace que vous savez, she is only a little thing! Elle est très enjouée. J’aimerais vraiment travailler à nouveau avec elle. Je devrais écrire quelque chose pour nous deux. She is such a sweet heart!

Mylène est « à l’extérieur », n’est-ce pas? Elle est en dehors de la ligue du courant dominant. Vous comprenez? C’est l’une de ces personnes qui observent de l’extérieur. Les gens pensent qu’elle est étrange. Elle réalise toujours des vidéos qui sont assez controversées. Et elle a une interprétation inhabituelle. La manière dont elle chante et réalise ses spectacles est très avant-gardiste, abstraite, même si elle vend beaucoup. En Anglais, on dit qu’elle a un « edge« . Elle a quelque chose d’anormal. Vous ne pouvez pas deviner ce qu’elle va faire ensuite. Comme David Bowie. Lui aussi était « à l’extérieur ». Il était constamment en train de penser à ce qu’il allait faire. Je pense qu’une partie de ce constat s’applique à moi aussi. Les gens sont curieux de savoir ce que je vais faire. Peut-être Mylène a-t-elle perçu une part de ça chez moi. Et puis il y a aussi la voix. Ce dont je me souviens le plus concernant l’enregistrement, c’est que Mylène avait une idée très précise de ce qu’elle voulait. Elle était très concentrée. Elle savait parfaitement me donner des directives. Elle l’a produit, tout simplement. Elle avait une vision en tête et savait exactement ce qu’il fallait faire pour la réaliser.

La séance photo aussi était mémorable parce que je devais la tenir. Et donner beaucoup d’amoooour! J’ai bien abordé cette séance (il est mort de rire). Oh dear! Mylène is very easy on the eyes. Vous connaissez cette expression? Ce n’était pas difficile d’aborder ça. Je pense néanmoins qu’elle était un peu timide, mais c’est compréhensible.

Clip sans Seal?
Il y avait un problème d’emploi du temps. Elle était occupée. Elle ne pouvait pas revenir à Los Angeles et je ne pouvais pas aller en France au moment où elle la faisait (ndlr : la vidéo). Alors nous avons dû tourner séparément. Laissez-moi vous dire que j’en ai souffert. Si Mylène avait été là, elle ne les aurait jamais laissé mettre autant d’eau froide sur moi! Pour la promotion, je n’ai participé qu’aux NRJ Music Awards, car je ne pouvais pas faire plus. Je réalisais mon nouvel album (Seal IV, Warner). J’ai revu Mylène à Cannes, l’année dernière. C’est quelqu’un de si compatissant. Quelle que soit la personne à laquelle elle s’adresse, que ce soit moi ou le porteur de bagages, elle a le même respect.

114724934Points communs
Nous avons beaucoup de points en commun. Nous sommes tous deux un peu à l’extérieur. Nous ne sommes pas over-commercial. Mais plus que tout, notre musique est très émotionnelle. Elle écrit du coeur et fait des choses qui viennent de son coeur. J’essaie de prendre la même approche avec ma musique. Quoi d’autres? Je pense qu’elle se préoccupe beaucoup de ses fans et c’est la raison pour laquelle ils l’aiment autant. Elle se préoccupe de ce qu’elle leur donne. Elle sait qu’elle a une responsabilité à leur égard. Et je ressens la même chose. C’est une autre raison pour laquelle elle m’a choisi pour faire ce duo.

Famille
Je suis flatté de faire partie de la « famille », aux yeux des fans. C’est particulièrement satisfaisant car Mylène est quelqu’un de bien. Elle se préoccupe énormément des autres. Alors si je fais partie de la famille, ça me rend très heureux et je sais que ses fans doivent s’identifier à elle en raison du fait qu’elle leur renvoie des sentiments positifs.

Je vois peut-être Mylène, ce soir. J’ai un dîner avec l’équipe de la maison de disque. Si possible, je la reverrai plus tard. Elle est tellement adorable. Vous l’avez déjà rencontrée? C’est quelqu’un de bien. Je l’aime beaucoup.

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Ch. Bourseiller et Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 4 mars 2012

Description de cette image, également commentée ci-aprèsChristophe Bourseiller (Animateur)
L’initiateur de la 1ère TV de Mylène

Acteur dans des films cultes (« Un éléphant ça trompe énormément », « Clara et les chics types »…), Christophe Bourseiller est également journaliste et essayiste politique reconnu.

Christophe Bourseiller, de son vrai nom Christophe Gintzburger-Kinsbourg, né à Paris le 27 septembre 1957, est un acteur, journaliste, écrivain et enseignant français.


Il naît dans une famille du spectacle : son père André Gintzburger est producteur de théâtre et sa mère Chantal Darget, fille du présentateur de télévision Claude Darget, comédienne. Il a ensuite pour beau-père le comédien et metteur en scène Antoine Bourseiller et pour demi-sœur Marie Sara.

Dès l’âge de quatre ans il apparaît au cinéma dans La Guerre des boutons, le film d’Yves Robert. Il tournera ensuite notamment sous la direction de Jean-Luc Godard, Claude Lelouch, Jacques Demy ou encore Pierre Jolivet. On le retrouve au générique d’une trentaine de films, d’une vingtaine de téléfilms et à l’affiche de plusieurs pièces de théâtre.

Il mène parallèlement une carrière d’écrivain, de journaliste, d’homme de radio et de télévision. Il a publié une trentaine de livres sur des sujets aussi divers que : les mouvements minoritaires, les extrémismes politiques, les contre-cultures, les musiques industrielles et la new wave des années 1980.

À la radio, il a commencé par créer en 1981 la radio libre Fréquence Arts et Spectacles. Sur France Musique, il coproduit une émission hebdomadaire initiée en 2005 et dédiée aux musiques d’avant-garde : Electromania, et anime la matinale depuis le 29 août 2011. À la télévision, après avoir présenté plusieurs émissions depuis 1984, il devient conseiller éditorial de l’émission Ce soir (ou jamais !) jusqu’en juillet 2011.

En 2001, il lance aux Éditions Denoël une revue d’études sur l’Internationale situationniste : Archives et documents situationnistes dont cinq numéros paraîtront jusqu’en 2005. En 2009, il est à l’origine de la collection « Qui êtes-vous ? », chez Bourin Éditeur.

Il enseigne depuis 2003 à l’Institut d’études politiques de Paris. Par ailleurs, il prépare une thèse de doctorat à l’université Paris-1 sur « Les mouvements collaborationnistes français de juin 1944 et décembre 1950 » sous la direction du professeur Pascal Ory.

Dans son ouvrage Un Maçon franc, Christophe Bourseiller évoque son parcours maçonnique. Il est initié en 1984 à la Grande Loge nationale française, puis rejoint la Grande Loge de France de 1990 à 2000.

 

 

Interview de Christophe Bourseiller EN 2007

Pour nos lecteurs qui ne connaîtraient pas encore votre parcours foisonnant, pouvez-vous vous présenter ?
Il y aurait beaucoup à dire. Écrivain, acteur, j’évolue aussi dans les milieux de la radio et de la télévision depuis fort longtemps. Je produis, j’anime, je programme des émissions.

Vous tenez un rôle non négligeable dans l’histoire farmerienne, puisque vous étiez présent pour la première prestation télévisée de l’idole, pour l’émission « Jour J » en mars 1984. Quel était le concept de l’émission ?

Ch. Bourseiller et Mylène FARMER dans Mylène et L'ENTOURAGE MF2000_145aEn réalité, je suis à l’origine du tout premier passage de Mylène Farmer à la télévision. En 1984, je programmais et j’animais une émission de TF1 nommée « Jour J ». Le principe en était simple : nous recevions un artiste, le jour même où son disque sortait. Il y avait chaque semaine dans nos bureaux des réunions d’écoute. J’ai personnellement « flashé » sur la chanson de Mylène Farmer, « Maman à tort ». Je l’ai proposé à Bob Ottovic, le producteur de l’émission, ainsi qu’à Michelle Dokan, qui animait le show avec moi. C’est ainsi que nous avons fait découvrir Mylène Farmer.

Les fans purs et durs de Farmer vont vous attendre au tournant. Comment pouvez-vous prouver qu’il s’agit bien là de la première télé de Mylène ?

C’était le principe même de l’émission. Si Mylène était passée ailleurs, nous ne l’aurions pas reçue !

Comment Mylène s’est-elle présentée pour l’émission ?

Elle était très sympathique. Timide, certes, mais tout à fait gentille. Elle était aussi ravissante. Elle avait organisé une petite mise en scène pour la chanson. Si ma mémoire est bonne, elle s’était plus ou moins déguisée en patiente d’un hôpital psychiatrique.

Une première télé, ce n’est pas rien. Mylène avait-elle le trac ?

Elle était très professionnelle. En outre, je la connaissais indirectement, car elle évoluait dans le cercle d’amis d’un de mes camarades de Radio 7, Michael Gentile. Elle se sentait en confiance.

Quel était le panorama de la variété française en 1984 ?

Au printemps 1984, trois artistes se sont révélés : Mylène Farmer, les Rita Mitsouko, et Jeanne Mas. J’ai eu le plaisir de leur faire faire leur première télévision.

Effectivement, Jeanne Mas venait de sortir son méga tube « Toute première fois » en février 1984, soit un mois avant « Maman à tort ». Ce serait incroyable que, comme vous lui avez également fait faire sa première télé dans « Jour J », il s’agisse du même enregistrement !

Non, ce n’était pas le même jour. Mais je garde un souvenir très plaisant du passage de Jeanne Mas. Elle sentait divinement bon !

Pour vous, le tube de l’année 1984, c’est quoi ?

J’étais personnellement à l’époque un fan de la new wave. J’aimais Cure, Joy Division, mais aussi U2, que j’avais fait découvrir à Radio 7. J’étais donc assez indifférent à la variété traditionnelle. C’est peut-être pour ça que j’ai aimé Mylène Farmer.

 dans Mylène et L'ENTOURAGEVous savez sans doute que Mylène est méprisée par l’underground culturel. Pourtant, elle a toujours exploré des thématiques transgressives avec un angle assez novateur pour une chanteuse de variété. D’où vient ce mépris à votre avis ?

En 1984, elle incarnait justement une certaine forme de contre-culture. Elle se situait dans l’univers de la performance, pas très loin de Laurie Anderson en fin de compte. Je ne l’ai personnellement jamais méprisée. Son parcours me semble tout aussi respectable que celui des Rita Mitsouko.

Vous êtes également un fin politologue. Alors, une dernière question s’impose, actualité oblige ! Mylène, ce serait plutôt Ségo, ou plutôt Sarko ?

Mylène, c’est la troisième voie, l’inclassable, et c’est tant mieux !

 

Texte issue Mylène Farmer et vous – 2007

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Beckie Bell et Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 4 mars 2012

Confidences de Beckie Bell (Choriste) issu de la bio « Belle de scène » parue en 2006 /

Beckie Bell et Mylène FARMER dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_98aBeckies Bell parle de Mylène
Mylène était une perfectionniste, mais elle était charmante… Son rapport avec Carole et moi était très simple. Elle était extrêmement timide et pourtant menait ce projet avec beaucoup d’enthousiasme. C’était sa première grande tournée, elle voulait que tout soit le mieux possible !

Les Conditions de travail
C’était énorme ! Et les coulisses étaient aussi très classes. Nous avions un grand bus, nous étions dans de grands hôtels. Nous avions des conditions de travail merveilleuses.

Regrets de Beckies Bell
J’ai cru que nous serions restées amies, Mylène et moi.

On faisait du basket-ball, on parlait de nos vies et on était souvent ensemble en coulisses… Elle recevait plein de nounours à la fin du spectacle et on pouvait choisir ce qu’on voulait. Elle mangeait avec nous et tous les techniciens, on avait même fait du shopping ensemble pour les costumes. Pendant la tournée, j’ai toujours pensé qu’elle pourrait devenir une de mes amies par la suite. Mais après cette tournée que j’ai faite avec elle, je n’ai plus eu aucune nouvelle. Nous étions très liées toutes les trois avec Carole Fredericks et je pensais aussi que nous aurions pu participer à ses spectacles suivants. On était là et j’ai été un peu déçue de ce qui s’est passé après la tournée. Mais peut-être que cela fait partie du côté professionnel… Et au final, je comprends très bien cette attitude.

BIO Belle de scène – 2006

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Sergueï Eisenstein et Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 4 mars 2012


Description de l'image  Sergei Eisenstein 01.jpg.Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein (en russe : Сергей Михайлович Эйзенштейн), né le 10 janvier/ 22 janvier 1898 à Riga (gouvernement de Livonie, aujourd’hui Lettonie) et décédé le 11 février 1948 à Moscou, est un réalisateur russe de la période soviétique.


Démobilisé en 1920, Eisenstein devient metteur en scène et décorateur de théâtre (voir « Le Mexicain » de Jack London). Il fait une rencontre déterminante avec Meyerhold, qui dirige le Théâtre Proletkult de Moscou. Son influence sera grande sur les innovations apportées par Eisenstein aux montages (son concept de montage intellectuel en particulier). Il fait ses débuts au cinéma en 1923, avec Le Journal de Gloumov, un petit film burlesque inséré dans une représentation théâtrale et publie, la même année, ses premiers écrits théoriques sur le « montage-attraction ». La Russie nouvelle a besoin de propagandistes. Les artistes, notamment les caricaturistes, peuvent faire se rallier les masses illettrées au combat des Bolcheviks. Alors Eisenstein peint des bannières, des affiches sardoniques, sarcastiques, bien dans son humeur.

Il est un pionnier de l’utilisation de plusieurs techniques cinématographiques dont le montage des attractions, qu’il explique dans ses écrits théoriques et qui eurent une grande influence dans l’histoire du cinéma.

Tout l’art de Sergueï Eisenstein s’exprime à travers ses montages uniques et l’utilisation de ce que les critiques nommeront « le cinéma-poing », forme d’expression s’opposant au « cinéma-œil » de Dziga Vertov. L’enchaînement des images crée un sens intrinsèque, notamment par l’utilisation de dominantes. Montage, rythmique, utilisation des couleurs (dans le dernier volet de son dernier film Ivan le terrible) mais surtout choix strict de la luminosité forment un nouveau langage cinématographique. Eisenstein théorisera tout au long de sa vie sur le cinéma, ses techniques, ses possibilités. Ainsi, alors qu’il a réalisé la quasi-totalité de ses films en muet, il publie avec Alexandrov et Poudovkine un article manifeste sur le cinéma sonore en 1928 (premier film parlant en 1938).

Sergueï Mikhaïlovitch Eisenstein, réalisateur du clip TRISTANA.

 Sergueï Eisenstein et Mylène FARMER dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_10a   Mylène Farmer, lorsqu’elle rédigeât son texte, pensait déjà à Tristana comme un prénom russe. De consonance davantage espagnole, elle s’apercevra plus tard qu’elle pensait plutôt Tristaña (prononcer Tristagna). Elle regrettera d’ailleurs son choix lors d’une interview promotionnelle à Lazer sur M6 le 1er mai1987. Cette année est celle de l’adaptation de longs-métrages de Walt Disney pour Laurent Boutonnat. Après avoir transposé Bambi en super 8 dans son enfance (en 1971), il adapte l’histoire de Blanche-Neige. On ne sait pas d’où vient le souhait de la transposition russe de cette histoire : de Mylène (qui a appris cette langue au collège) où de Laurent qui a une passion évidente pour tout le cinéma russe. En effet, on ne peut pas ne pas penser en regardant Tristana au réalisateur Sergueï Eisenstein qui était un des premiers sur-doués du cinéma et qui a tourné les plus grands films de propagande soviétique du début du siècle (La grève-1922, Le Cuirassée Potemkine-1925, La Ligne générale-1928…). Reconnaissable par un montage rapide et sophistiqué, tout en opposition de masses, Eisenstein a toujours privilégié les grandes mises en scènes nécessitant parfois des milliers de figurants. Dans Octobre (1927) par exemple, qui lui avait été commandé pour la célébration du dixième anniversaire de la révolution bolchevique, il reconstitue la première prise du Palais d’Hiver de St Petersbourg de juin 1917. Laurent Boutonnat n’ayant pas accès aux images de cette scène (on imagine hors de prix, car non tombées dans le domaine public), il utilise dans son clip les véritables images d’archives de cette prise.

On y voit le vrai Lénine, les cosaques et la population décimée. Le rapport avec le cinéma d’Eisenstein ne s’arrête pas là, lorsque Tristana trébuche et tombe en roulant le long d’une pente enneigée, Laurent Boutonnat rend hommage à la plus  célèbre scène du cinéma d’Eisenstein : Celle du Cuirassée Potemkine où un berceau dévale les escaliers d’Odessa lors de la révolte de 1905. La métaphore de la patrie perdant ses enfants prend alors son sens dans l’histoire de la jeune Tristana, qui perd ses illusions sur le bien fondé de cette révolution, dont l’issue devait voir son union avec Rasoukine. 

    Laurent Boutonnat rend hommage dans Tristana au film Octobre de S.M. Eisenstein, oeuvre grandiose de propagande soviétique, qui retrace les journées de juillet et la révolution bolchevik de 1917. On y retrouve les mêmes thèmes comme celui du montage signifiant, des figures de Lénine, de l’amour sous-jacent, de la bourgeoisie et celui de la révolte envers les Tsars.

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Mylène Interview septembre 1994

Posté par francesca7 le 4 mars 2012

 

 

Mylène Interview septembre 1994 dans Mylène en INTERVIEW MF80_179aSeptembre 1994. Après la projection de presse, Laurent Boutonnat, Jeff Dahlgren avec l’aide d’un interprète et Mylène FARMER donnent les uns après les autres une interview au mensuel français Nostalgie. L’entretien a lieu dans un restaurant. Un homme et une femme questionnent à tour de rôle Mylène FARMER sur le film Giogino, sa carrière et ses fans.

J : Vous abordez le cinéma comme la chanson ? Avec la même approche ?

 MF : C’est un travail différent. L’émotion est prodigieuse en scène. Donc je crois qu’émotionnellement il est difficile de rencontrer quelque chose de plus fort que la scène. Maintenant d’un point de vue plus ludique, c’est un métier passionnant. Difficile  et passionnant.

 J : Laurent Boutonnat viens de nous dire que le rôle était très proche de vous. Vous le sentez comme ça ?

 MF : On va dire que ça n’engage que lui. (rire) Je ne me sens pas radicalement opposée au personnage de Catherine. Je ne suis pas Catherine, peut-être avons-nous en commun cette fragilité et cette colère rentrée qu’elle a en elle. Cette sensation parfois de n’avoir pas ou d’être pas comprise et d’avoir un comportement parois ou irrationnel ou différent, et qu’on aime bien condamner, peut-être, ça… Et puis définitivement certainement l’enfant qui est en Catherine et que je retrouve dans mon jeu.

 J : Et la « colère rentrée » que vous avez en vous, vous l’avez contre quoi ?

 MF : Contre la vie en général. Une colère en moi, quelque chose d’assez violent contre… l’injustice certainement, et la vie en général, la difficulté de vivre et toutes ces choses là. Ce n’est pas passif, voilà.

 J : Comment ça c’est passé l’écriture du scénario ? Vous étiez impliquée dedans ?

 Laurent B : Du tout, du tout. Laurent Boutonnat a écrit son scénario, ses personnages, on en a très peu parlé et mon souhait était de lire le scénario fini, terminé.

 J : Est-ce que vous avez une tendresse particulière pour certaines scènes ?

 MF : Me concernant ou du film en général ?

 J : Une scène que vous aimez …

 MF : J’aime une partie du film qui est la réanimation. J’aime aussi bien d’un point de vue narratif, que montage, toute cette partie où Marie, la gouvernante, devient complètement folle, elle est à l’extérieur, la réanimation, ce que ça suppose également. Je trouve ce passage vraiment magnifique.

 J : Comment se fait le passage du clip au film, c’est d’une chose où on doit faire passer beaucoup de choses en un temps limité, à un film, qui a le temps d’installer un personnage…

 MF : J’allais dire sans prétention aucune, très naturellement. Si ce n’est que c’est vrai qu’il y a toujours une frustration dans un clip parce qu’il n’y a pas la parole – si ce n’est qu’il y a les mots d’une chanson et qu’on n’a pas le temps de développer un personnage. En tout cas c’est très concis. Donc il y a plus une « frustration d’actrice » dans les clips. Et puis cette envie aussi dans le fond d’interpréter quelqu’un d’autre que soit. ça c’était fondamental pour moi. Même si bien évidement il y a des choses que j’ai puisé en moi. C’est quand même un personnage qui n’est pas le mien.

 J : Et l’envie de passer au cinéma date de loin pour vous ou pas ?

 MF : J’ai été très attirée par le cinéma bien avant la chanson. Et quand j’ai rencontré Laurent Boutonnat, notre naissance a été la chanson. Une naissance commune sachant qu’on pouvait aussi s’exprimer au moyen des clips. ça c’est très important pour moi. Avec toujours cette idée qu’un jour on ferait quelque chose. Lui en tout cas un film et moi également. Ensemble ou non.

 J : Doc, c’étaient des idées de départ que vous avez réalisé…

 MF : Oui, oui, absolument. Notre rencontre… Ces deux passions là étaient en chacun de nous. Je l’ai réellement décidé. je savais que c’était capital pour moi et pour mes films.

 J : ça a été dure de ne plus totalement maîtriser ce que vous alliez donner à voir ?

 MF : Justement de n’avoir plus ces inhibitions qui font partie de moi dans la vie de tous les jours. C’est-à-dire de baisser les bras et de se dire « maintenant laissons nous porter ». Et c’est quelque chose d’assez difficile. Mais en aucun cas il n’y a eu de conflit ou de choses comme ça.

 J : Et c’est la première fois dans votre carrière où vous vous laissez porter complètement ?

 GiorginoPhotos01 dans Mylène en INTERVIEWMF : Oui. c’est-à-dire cette volonté que de ne pas tout contrôler. Sachant que c’est un travail commun malgré tout avec Laurent. Avec mes propres décisions, mes textes, et des choses quand même qui m’appartiennent. Maintenant sur un film, j’étais « au service »‘ d’un metteur en scène.

 J : Oui, mais un metteur en scène que vous connaissez bien quand même…

 MF : Bien sur mais ça c’est…

 J : Est-ce que vous avez refusé des rôles déjà avant ?

 MF : Oui, on m’avait proposé quelques rôles avant, que je n’ai spas accepté parce que ne trouvais pas ce que je voulais. Mais j’aurais pu commencer avec quelqu’un d ‘autre, oui.

 J : Quel genre de film aimez-vous voir ? Quels réalisateurs ?

 MF : J’aime beaucoup de réalisateurs, donc je peux vous donner une palette de réalisateurs. J’aime beaucoup Spielberg. Je dirais que tous les Spielberg, à part peut-être Jurassic Park qui ne m’a pas vraiment touchée, mais tout s’estime. J’aime David Lean profondément, David Lynch, Olivier Stone, Jane Campion découverte il y a longtemps quand elle avait fait sn premier film que j’avais vraiment adoré. Il y en a tellement…

 J : Vous allez les voir en salle ou à la télévision ?

 MF : Non, je vais les voir en salle, parce que la télévision dénature quand même beaucoup. J’aime bien aller au cinéma.

 J : Pourquoi avez-vous refusé les films qui vous avaient précédemment été proposés ?

 MF : Soit parce que les metteurs en scène ne m’attiraient pas, ou des rôles qui ne me plaisaient pas. Maintenant c’est difficile parce que je e vais pas vous dire quoi, qui et pourquoi.

 J : Mais quels genres de rôles on vous a proposé ?

 MF : A l’époque de Sans Contrefaçon, c’était un rôle sur l’androgynie, à l’époque de Libertine c’était un rôle un peu plus dénudé…

 J : On en a connu d’autres à votre place qui font à la fois même temps chanteurs, acteurs et même quelquefois présentateur de télés..

 MF : Et qui se cassent la gueule (rires).

 J :  De qui voulez-vous parler ? (rires) C’est assez étonnant de voir que vous délaissez quand même une carrière, que vous en commencez une autre alors que beaucoup à votre place se seraient di : « Je vais tout faire en même temps… »

 MF : Pour des choses un petit peu moins élevées, déjà point de vue technique, Laurent Boutonnat étant le compositeur, s’il décide de faire un long-métrage en aucun cas, je ne peux le perturber et lui dire : « Voilà maintenant faisons un album ! »

 J : Vous pouvez aller en voir d’autres compositeurs.

 GiorginoPhotos09MF : Je n’en ai pas eu envie (silence) Je n’en n’ai pas envie. Et quand à essayer d’expliquer la scène par exemple, c’est quelque chose pour moi qui ne peux en aucun cas être routinier. Une fois de plus ça n’engage que moi c’est très personnel. L’émotion que j’ai eu au travers de la scène, c’est quelque chose que je ne pourrai spas ressentir de la même façon éternellement. Je le sais. Donc j’ai le sentiment aujourd’hui, puisqu’on en parle, que je ferais peut être une deuxième scène, et peut-être plus jamais.

 J : Vous avez peur de gâcher les moments rares ?

 MF : Evidemment il y a le risque que les choses s’affadissent… Mais je n’en ferais jamais trop je le sais aussi, je pense que j’aurais le même comportement ou appréhension par raport au cinéma qu’ la chanson, bien évidemment.

 J : Et à la scène ?

 MF : On peut voir ça comme ça aussi oui. Tout ça c’est conflictuel aussi, parfois on se dit qu’on aimerait bien penser un peu autrement, ou vivre les choses un petit peu moins intensément ou violemment – parce qu’au fon le résultat est violent – à savoir qu’une scène ou deux ou trois dans une vie d’artiste c’est peu.

 J : Ce que vous recherchez finalement c’est la pureté ?

 MF : C’est difficile de s’attribuer ses mots pour soi mais oui, c’est préserver un sentiment. C’est vrai que je ne voudrais pas arriver et avoir le sentiment que de tricher ou que de ressentir à peu près mais pas tout à fait. ça c’est quelque chose qui réellement tuerais ma vie d’artiste, ce ressentiment. Définitivement. ça paraît toujours très dramatique quand j’emploi des mots comme ça, mais c’est réellement ce que je pense.

 J : Vous dites que vous faites peu de choses pour vous expliquer. Et pourtant on à l’impression que c’est utile pour vous qu’on vous voit énormément, et on a l’impression que vous êtes très présente. Il y a comme un paradoxe. On dirait que vous dites ne pas vous montrer pour faire bien, mais en même temps vos clips, et on a l’impression que vous êtes tout le temps là ! Je m’en plains pas. Vos clips sur les chaînes de télé, beaucoup en passe. (Mylène tente de répondre « comment pourrais-je exister ? » mais se fait couper la parole) Et quand on parle aux photographes de presse, ils nous disent « Mylène FARMER , elle est très difficile à photographier ». Alors vous préservez votre image, encore un élément là. (Mylène essaie d’en placer une, en vain). Est-ce que vous jouer avec votre image ? Comment vous gérer votre image ? Vous êtres quelqu’un qui n’existez pas.. Pour beaucoup de gens, vous êtes quelqu’un… Vous avez cité des trucs tout à l’heure comme Libertine, vous représentez quelque chose…

 MF : Je crois que l’image a été très importante, le clip est né il n’y a pas très longtemps. Pour ma carrière ça a été très important. Maintenant quand à une difficulté que de me photographier ou de m’interviewer, ça a été une décision de ma part parce que c’est un moyen d’expression pour moi qui est très facile, c’est quelque chose que j’appréhende. Je n’aime pas parler de moi.

 J : ça commence bien là.

 MF : Oui bien sur. Mais en ce sens, j’ai préféré faire le minimum. Quand aux photos c’est pareil. Avec les journaux ou la presse il peut y avoir une exploitation qui est outrancière et dérangeante, c’est quelque chose que je ne veux pas m’autoriser. Donc c’est quelque chose que j’ai refusé également. Peut être aussi parce que le contrôle m’échappe. Parce que c’est difficile de demander à un journal de contrôler tout. Maintenant c’est un peu orgueilleux aussi, si des photos sont faites j’estime que j’ai le droit de choisir ces photos là, en tout cas de donner mon avis ou de demander tel ou tel photographe ; donc en général ce sont des choses qui ne sont pas acceptées.

 J : Mais il y a une différence entre dire « je vaux choisir les photos » et refuser les photographes !

 MF : (énervée) Je vais vous dire une chose. Il y a aussi beaucoup de choses qui se disent et qui n’existent pas aussi ! J’en veux pour preuve une séance de photos que j’ai dite il ya deux jours qui s’est très bien passée. Et le soir quelqu’un qui travaille à mes côté m’appelle et me dit : « Non mais qu’est ce qu’i s’est passé pendant cette séance de photos ? Tu as refusé d’aller faire des photos dans les jardins du Luxembourg ! Et c’est né de nulle part ! Donc pour vous dire que j’ai moi-même des informations d’un comportement qui n’existe pas. C’est-à-dire dans le fond plus vous êtes silencieux plus on vous reproche ce silence et on essaie de vous attribuer des comportements excentriques.

J : Et ça veut dire certainement plus intéressés.

 MF : Appelez ça comme vous voulez, c’est parfois véhément… Un silence provoque une réaction et provoque parfois une animosité.

 J : Alors comment faites vous pour monter sur scène, continuer à donner des interviews ?

 MF : Là, je parle de nature profonde, non pas de marketing ! Si c’est sa nature profonde, la nature l’accepte. Je crois que je ne sais très bien répondre à cette question, parce que c’est comme ça. Parce que je ne peux pas faire autrement.

 J : ça peut très bien être du marketing.

 MF : Non parce que le marketing ça peut marcher un an 2 ans ou 3 ans, mais pas sur la longueur, ça, ça n’existe pas. Du marketing il y en a toujours dans une carrière. Que ce soit dans un film, que ce soit dans la chanson, pour tous ces moyens d’expression. Le marketing existe on ne peut pas le nier, l’occulter. Maintenant dans ces choses là non définitivement, ce n’est pas du marketing. Et d’ailleurs, je ne cherche pas à me justifier par rapport à ça !

 J : Mais on ne vous demande pas de vous justifier, on vous pose des questions sur ce qui vous rend différente de beaucoup d’autres dans le show-biz. Qu’est-ce que vous avez prévu comme promotion pour Giorgio ?

 MF : Je crois que je vais faire les journaux de 20 h, ce sont là aussi des choses qui sont brèves, concises. Avec Patrick Poivre d’Arvor et puis aussi Antenne 2 et puis je ne sais plus.

 J : Le journal de 20 heures ou ici, même pour vous ou pour Laurent Boutonnat ce n’est pas un plaisir alors de répondre?…

 MF : Là maintenant tout de suite, sans parler de plaisir mais c’est plutôt agréable, si ce n’est que j’espère arriver à répondre à vos questions. Dire que je le fais spontanément : non. Définitivement pas.

J : Vous portez souvent ce genre de vêtements ?

 MF : Non. (rires) Bizarrement j’ai eu ça je crois il y a dix ans et je ne les ai jamais portés, j’ai décidé de les mettre aujourd’hui.

 J (ironiquement) : Un événement ! C’est pour nous. Dans l’avenir immédiat vous retournez dans la chanson ?

 MF : Oui je pense. A moins d’une proposition fulgurant au cinéma.

 J (toujours ironiquement) : Spielberg ? Jurassic Park 2 ? Ils font un casting en ce moment. ça vous manque la chanson ? Dans combien de temps la sortie.

 MF : Oui, Oui. Je ne sais pas, j’avoue que je n’ai même pas la notion du temps. Pour un album dans environ 4 ou 5 mois. Puis la préparation d’une scène peut-être un an je ne sais pas.

 J : Est-ce que vous allez voir les autres sur scène ? France Gall ou…

 GiorginoPhotos21MF : précisément France Gall non. Je vais peu dans les spectacles. Non pas par manque d’intérêt, mais parce que je ne m’y sens pas bien. Les lieux où il y a beaucoup de monde.

 J : Alors quand vous-même montez sur scène ?

 MF : Quand on est sur une scène et qu’on voit beaucoup de monde, c’est prodigieux quand on est assis et que fatalement on vous repère, j’ai toujours un petit peu de mal. Mais ç a m’arrive d’y aller. Mais ces deux dernières années quasiment personne. J’aurais adoré voir Nirvana et je regrette.

 J : Et à aucun moment il n’a été question que vous enregistriez ne serait-ce que la musique du générique du film, une chanson dans le film ?

 MF : Oui, il y eu à un moment un souhait de Laurent Boutonnat d’avoir des choses vocales, plus que des mots. Parce que des mots je pense que ça aurait été une erreur. Mais finalement ça ne s’est pas fait pour des emplois du temps différents, et finalement il a chois des chœurs d’enfants et il a eu raison (rires) et c’est magique. Mais essayer de faire une chanson à mon nom et essayer après de la mettre n clip…

 J : oui par exemple

 MF : Non je pense que ce film ne méritait pas ça. Non, je voulais dire qu’il n’avait pas besoin de ça, j’ai fais une confusion.

 J : Que pensez-vous de la musique de Laurent ?

 MF : Je la trouve très belle, très belle.

 J : En tant qu’actrice, vous vous préparez comment à un rôle comme celui-là ?

 MF : pas de préparation, j’ai juste demandé à un psychiatre d’assister à des entretiens avec des malades.

 J : Vous avez put le faire ? ça vous a apporté quoi ?

 MF : J’avais envie de voir pour trouver une gestuelle à Catherine qui était particulière. Donc je savais que je pouvais observer ça. C’est plus pour une gestuelle que pour tout autre chose. Et puis parce que le sujet est passionnant.

 J : Ces entretiens ça se passait comment, vous étiez assise à côté du docteur ?

 MF : Oui c’est ça, j’avais une blouse blanche donc j’aurais pu être quelqu’un de l’hôpital.

 J : Donc des malades qui se sont fait ausculter par Mylène Farmer il faut le savoir (rire)

 MF : Oui il est malheureusement difficile d’y trouver un sourire alors… C’était en milieu hospitalier, ça a été relativement bref et j’ai essayé d’être le plus discret possible. Mais c’est troublant, troublant.

 J : ça se passe comment ce genre d’entretien ?

 MF : Ce sont des entretiens très courts, en tout cas cette journée là avec des personnes très diverses qui ont fait des choses très diverses aussi, pour certaines qui ne sortiront probablement jamais. Et puis, vu de l’extérieur on a une vue complètement faussée. C’est-à-dire qu’on lui donnerait son bon de sortie immédiatement. Et puis des gens qui sont sous l’emprise des médicaments, alors c’est faussé.

 J : ça doit quand même être quelque chose de très choquant, soit de très bouleversant.

 MF : Oui, parce que ces gens là aussi, je fais référence à une personne lors de ces entretiens qui avait beaucoup d’humour – et c’est vrai qu’à un moment donné, c’est déjà très oppressant pour soi et qu’on se prend à rire ou à éclater de rire avec la personne et que dans le fond c’est tout sauf ça qu’il faut faire parce que c’est donner raison à cette personne. Alors qu’on est hors de ce monde.

 J : C’est quel genre de personne les patients ?

 MF : Des hommes et des femmes. D’âge très différent.

 J : C’est vous qui avez eu le besoin ?

 MF : De cette démarche ? Oui, j’avais envie. Vous dire que j’étais persuadée d’y puiser quelque chose pour Catherine, ça c’était l’inconnu. J’ai vu par exemple pour les mains, ça c’est quelque chose que j’ai retenu? Car ces malades ont souvent la tête baissée et ont une, j’allais dire une hystérie, en tout cas une raideur dans les mains, toujours les doigts très écartés. Pas des choses molles, toujours des choses très tendues. Donc c’est peut-être quelque chose que j’ai essayé de retenir.

 J : Et pourquoi ?

 MF : Je n’ai pas posé la question. Et puis je crois qu’on est soi-même quand on est dans une tension nerveuse on a des choses qui se raidissent c’est presque naturel, sauf qu’eux c’est décuplé. Et puis c’est l’inquiétude qui arrive dans les gestes et dans les mains et le regard. Ces malades c’est les yeux et les mains, le reste est plutôt inerte. C’est bouleversant, c’est perturbant, et puis on se sent totalement inutile, c’est la chose la plus inutile. Après on lit un tas de choses.

 J : Vous avez grandie à Paris ?

 MF : Non ! au Canada, à Montréal 

J : Vous en êtes revenue très tôt ?

 MF : j’ai passé 9 ans là-bas.

 J (inaudible)

 MF : du tout (rire)

 J : Qu’est ce que vous espérez du film ? Que vous allez avoir plein de propositions ?

 MF : J’espère réellement qu’il rencontrera un public dans un premier temps, c’est vraiment mon souhait principal maintenant. Dans un deuxième temps oui, j’espère qu’il m’apportera d’autres rôles. Mais ma vraie angoisse c’est ça

 J : C’est-à-dire que si ça devient un échec vous le ressentirez très mal ?

 MF : Très certainement comme un échec personnel oui. Même si dans le fond je ne suis pas responsable dans le fond. Mais oui.

 J : Vous irez le voir en salle ?

 MF : Je ne sais pas (rires) peut-être

 J : Le poids du film c’est aussi lourd sur vos épaules que le poids d’un disque ?

 MF : Non, parce que le poids du film est quand même bien distribué, il y a quand même le personnage de Giorgio qui est très important et puis…

 J : Vous savez quand même que le gros de la promotion va être fait sur votre nom.

 MF : C’est vrai, il me semble que le disque est plus dur à porter pour moi, plus lourd. Je crois que je vais presque me contredire, les deux sont très durs et très angoissants.

 J : ça fait une différence ?

 MF : Pas réellement parce que mon implication est de la même ampleur. Si ce n’est que dans la chanson il y mes mots, mon écriture. Dans le film, les mots ne m’appartiennent pas.

 J : C’est bizarre ça pourquoi vous n’avez pas essayé d’être co-scénariste ?

 MF : Parce que je pense qu’à un moment on se perd. Parce que je n’ai pas ce talent tout simplement et qu’à un moment donné je préfère que quelqu’un s’occupe de moi un peu. Non, j’ai cette envie d’avoir quelqu’un qui me dise « voilà j’ai pensé à toi, j’ai écris quelque chose, j’ai donné ces mots au personnage, débrouille-toi avec « 

 J : Vous pourriez avoir exactement la même envie pour la chanson.

 MF : Jamais non. Sinon je n’aurais pas fait ce métier.

 J : C’est-à-dire que vous êtes prête à vous abandonner quand vous êtes actrice, mais pour chanteuse, vous avez besoin de tenir les rennes du métier ?

 MF : J’ai besoin d’écrie mes mots pour donner ce que j’ai envie d’y donner, sinon ça ne m’intéresse pas.

 J : Et pourquoi pas donner des mots par un film ?

 MF : non, non

 J : Et Laurent Boutonnat fait de la promotion, des tournées ?

 MF : non jamais. Je crois qu’il doit recevoir une chaîne.

 J : Il est connu en Tchéquie ?

 MF : Il est toujours surpris d’être reconnu mais c’est quand même très modéré

 J : Il n’a pas fait de conférence de presse ?

 MF : Mais le propos n’était même pas celui-là. Vous savez on était dans les lieux tellement retirés du monde qu’on n’ a pas été vraiment confronté à la promotion.

 J : Vous faites partie des chanteuse à fan, qui sont l’objet de vénérations… Vous n’avez pas peur de ne plus arriver à gérer ça ?

GiorginoPhotos07 MF : j’ai fait attention à ça. Si ce n’est que c’est quelque chose qu’on ne maîtrise pas de toute façon, si ce n’est en refusant de faire un fan club. Voilà Parce que je pense que ça ne me convenait pas. Maintenant que de rencontrer des personnes et leur comportement. Il y a toujours des choses qui vous dérangent mais pas pour soi, qui vous dérangent pour ces personnes là. Parce que ces personnes-là sont très malheureuses et peuvent rester des journées entières parfois des nuits à attendre quelque chose. Donc si je peux le donner sur un très court instant, je vais le donner. Je préfère. Maintenant c’est vrai qu’on ne peut pas donner à tout le monde parce que c’est…

 J : Vous imaginez par exemple les charmes de jeunes avec des centaines de photos de vous, des T.shirts ?…

 MF : je ne veux pas penser à ça.

 Ce transcript a été fait avec la plus grande fidélité possible à partir des bandes sonores analogiques de l’enregistrement de l’interview. Celle-ci n’a jamais été diffusée, jamais été retranscrit nulle part. Certaines copies circulaient toutefois dans les mains de certains fans de Mylène FARMER. Cette interview en ligne depuis octobre 2001 est une exclusivité Signée J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc  

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Mylène FARMER et sa nièce

Posté par francesca7 le 3 mars 2012

Mylène Farmer lance la carrière de sa nièce

Mylène FARMER et sa nièce dans Mylène dans la PRESSE 626706Sanstitre2Elle s’appelle Lisa Gautier, n’a que 11 ans et commence déjà sa carrière artistique en interprétant le générique de « Growing up Creepie », le dessin animé phare de la rentrée sur la chaîne Gulli. Plutôt facile lorsque l’on a une tante qui s’appelle Mylène Farmer…

Après avoir lancé Alizée, c’est maintenant sa nièce de 11 ans Lisa Gautier que Mylène Farmer prend sous son aile.
C’est elle qui interprète la chanson « Drôle de Creepie » écrite et composée par la célèbre rousse et son mentor Laurent Boutonnat pour le générique du nouveau dessin animé de la chaîne câblée Gulli « Growing up Creepie ».

Le dessin animé qui était un peu trop inspiré…

Diffusé depuis le 8 septembre et produit par le compagnon de Mylène Farmer, Benoït Di Sabatino, le dessin animé au style ténébreux et macabre fait penser à l’univers si particulier de Tim Burton

La démarche scénaristique est la même que celle du grand réalisateur américain : transformer quelque chose de funèbre ou sinistre, en quelque chose de touchant et émouvant.

Il raconte l’histoire d’une petite fille abandonnée devant la porte d’un grand manoir alors qu’elle n’est encore qu’un bébé. Recueillie et élevée par une colonie d’insectes qui habitent le château, elle devra aller à l’école et cacher la particularité de sa famille « creepy* » pour ne pas en être séparée.

Le clip qui en découle reçoit la même critique

MF80_111a dans Mylène dans la PRESSEVisuellement et musicalement, on y retrouve toutes les influences de l’icône Mylène Farmer. Toutefois, on reste un peu sceptique quant à son univers gothico-lugubre.

Car si cette atmosphère mystique et quelque peu morbide colle parfaitement à l’image de Mylène Farmer, elle manque de naturel pour sa nièce (trop maquillée dans le clip).

Encore une fois, on y retrouve des éléments rappelant le style de Tim Burton, par exemple les collants de Beetle Juice que porte Lisa dans le clip, et cela donne une impression de déjà-vu au téléspectateur.

Plutôt dommage :
on s’attendait à plus d’originalité et d’innovation de la part de l’entourage de Mylène Farmer, habituellement si créatif.

PARUTION CHEZ :   Marie Claire

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Mylène pré-anamorphosée

Posté par francesca7 le 3 mars 2012

Mylène pré-anamorphosée dans Mylène dans la PRESSE ClipRegrets11     »Comme à l’accoutumée, il reste impossible de parler du cinéma de Boutonnat sans évoquer métaphores et images tant il use d’un symbolisme pompier dont chaque idée s’étire en arborescence sur le symbolisme le plus pur tiré des grands poètes tels Baudelaire ou Poe. Peut-être le dernier chef-d’œuvre de Laurent Boutonnat annonçant la mort inéluctable de l’ancienne Mylène Farmer qui, après avoir noyé ses personnages et brûlé son décor, fait entrer l’autre dans son univers à présent fissuré, voir abîmé et qui donnera lieu à la fin de la Mylène Farmer « pré-anamorphosée ». (…) A force d’étirer la quintessence de ce que fut Mylène Farmer avant que Laurent Boutonnat ne la délaisse professionnellement, on en vient à pardonner que tout ne se soit pas arrêté sur A Quoi je sers tant Regrets peut y être lu comme une seconde lecture de la dégénérescence de la saga Farmer. »

Xavier Sigala (alias Hubert X) – MF Magazine n°8

 

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Murat, Mylène : Regrets

Posté par francesca7 le 3 mars 2012

Dans le magazine Voici n° 878, daté du 6 au 12 septembre 2004, Jean-Louis Murat parle du duo avec lequel il tourna le clip en ces termes : 

Murat, Mylène : Regrets dans Mylène dans la PRESSE ClipRegrets05« Dans le business, les deux personnes les plus estimables que j’ai rencontrées c’est Mylène et Laurent. Je les adore et les respecte infiniment. Ce sont les plus intelligents. D’une intelligence à la Warhol. Ce sont ceux qui comprennent le mieux les mécanismes de ce business, qui sont en meilleure position pour le pervertir, en tirer tous les fruits. Ils crachent dessus tout en faisant cracher le fruit. Pas mal. »

« (le but du truc) C’est de faire cracher les fans. C’est un challenge profondément immoral, intéressant. Laurent Boutonnat est un vrai immoraliste, au sens noble du terme. Il y a une sorte de pulsion consumériste dans la population, autant être là pour en profiter. Il vaut mieux que les jeunes achètent des T-shirts de Mylène Farmer plutôt que des T-shirts de la Star Ac’ ! »

« Par rapport à Goldman, Mylène Farmer c’est du Wagner ou du Bach ! Il y a chez elle quelque chose de simple, populaire, féminin et pervers aussi. C’est très excitant sexuellement tout ça. Et c’est parfaitement maîtrisé dans une sorte de tradition décadente. A côté de Mylène, Jenifer on dirait un Caterpillar. »

Propos Recueillis par Tifenn Duchatelle et Hugues Royer.

    Pour finir notons l’interview de Jean-Louis Murat à Thierry Ardisson dans l’émission Double Jeu diffusée le 2 novembre 1991, dans laquelle ce dernier demandait comment s’était passée la collaboration avec Farmer. Murat rétorqua qu’elle s’était bien passée ( « très agréable jeune fille ») mise à part le partage des droits (« dans la difficulté mais c’était assez normal »). « Vous avez fait 50-50% » demande Ardisson ; »non non, c’est elle qui a écrit la chanson ».

Dr. Jodel 

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Mylène et Noël Mamère interview

Posté par francesca7 le 2 mars 2012

L’Interview de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat par Noël MAMERE

 

    1er Septembre 1986, Antenne 2 Midi.

 

Mylène et Noël Mamère interview dans Mylène en INTERVIEW MF80_105aLaurent Boutonnat a tourné Libertine voici 3 mois et le succès de la chanson est à son apogée. Accompagné de Mylène Farmer, il parle pour la première fois du recrutement de Mylène Farmer par casting trois ans et demi plus tôt, puis de l’intérêt d’un tel investissement dans un tel clip. Laurent Boutonnat et Mylène Farmer n’ont alors que 24 ans, c’est sans doute pourquoi on sent encore la fraîcheur et l’insouciance de deux jeunes artistes sur lesquels ne pèse pas encore le poids des responsabilités, et s’amusent de leur création, sans savoir que c’est le départ d’une oeuvre majeur à laquelle ils sont en train de donner naissance.

 La chanteuse prend la parole au début de l’extrait pour en parler, puis intervient à plusieurs reprises par la suite. On peut remarquer la défense qu’elle prendre pour Laurent Boutonnat quand Noël Mamère accusera à mots à peine couverts le clip de n’être qu’un plagiat du Barry Lyndon de Stanley Kubrick. Mylène Farmer l’expliquera par le manque de référence des français qui ne connaissent le XVIIIe siècle que par ce film.

Noël Mamère : (à Mylène Farmer) Laurent Boutonnat travaille beaucoup avec vous, c’est lui-même je crois qui vous a incité à faire de la chanson.

Mylène Farmer : Oui, c’est à dire qu’on s’est rencontré et lui est compositeur, a une passion pour la musique, pour le cinéma également…

Noël Mamère : On va en parler avec lui…

Mylène Farmer : …Il m’a proposé avec une autre personne la première chanson qui était Maman à tort, et depuis nous travaillons ensemble.

Noël Mamère : Comment bascule t-on d’un coup de l’équitation à la chanson ?

Mylène Farmer : Une bonne étoile au dessus de ma tête très certainement, beaucoup de chance et depuis deux ans beaucoup de travail aussi.

Laurent Boutonnat : On tombe de cheval !

(rires)

Noël Mamère : Laurent Boutonnat, c’est la voix, le physique de Mylène Farmer qui vous avait séduit ? Ou se sont les deux à la fois ?

Laurent Boutonnat : Oui, c’est les deux à la fois parce qu’on cherchait quelqu’un au moment où on avait fait cette chanson avec un ami, qui était Maman à tort, c’était une chanson un peu spéciale qui se passait dans un hôpital psychiatrique, d’une petite fille… Et le jour où Mylène est arrivée elle était parfaite quoi, c’était LE personnage.

Noël Mamère : Parce qu’elle avait l’air un peu pervers ou pas ?

Laurent Boutonnat : C’était pas tellement pervers, c’était plutôt… psychotique je dirais. Quelqu’un d’un peu renfermée.

Noël Mamère : Un peu d’ambiguïté quoi…

Laurent Boutonnat : Oui oui, très bizarre. Mais ça a été elle tout de suite. Même avant de l’entendre chanter.

Noël Mamère : Alors vous lui avez écrit Libertine, qui est un véritable succès, qui a fait un tabac cet été.

Laurent Boutonnat : C’est en train de faire un tabac. Enfin… je suis ravi que ça marche.

Noël Mamère : C’est un texte qui est aussi un peu pervers ou un peu ambigu comme on voudra…

Laurent Boutonnat : C’est un texte qui n’est pas très simple peut-être, c’est curieux que ça marche, je suis ravi que ça marche. Mais c’est drôle d’entendre dans la bouche des enfants chanter « je je suis Libertine, je suis une catin », ça change un peu.

Noël Mamère : Ca doit vous amuser ! Vous devez bien rire dans votre manteau.

 dans Mylène en INTERVIEWLaurent Boutonnat : Je suis très très heureux oui.

(projection d’un extrait du clip, scène du bain, puis du message)

Noël Mamère : Les amateurs de cinéma verront un clin d’œil à Barry Lyndon, et à tous les styles du XVIIIe.

Mylène Farmer : On dit Barry Lyndon, c’est vrai qu’il y a une couleur, je crois que c’est une ambiance. Et je crois que les gens n’ont de référence que ce film qui retrace le XVIIIe siècle, le libertinage… c’est Barry Lyndon.

Noël Mamère : C’est un clip, un film, qui dure onze minutes, c’est pas très vendable ça à la télévision, pour passer dans un journal par exemple (sourire).

 Mylène Farmer : Oui c’est dommage, mais je pense qu’il y aura une promotion cinématographique, c’est à dire dans les salles de cinéma. On attend, c’est en pourparlers. Ce serait l’idéal pour ce clip.

Noël Mamère : Et vous pensez que ça aide beaucoup à la promotion d’un disque, la fabrication d’un clip très sophistiqué comme celui là ?

Mylène Farmer : Je ne veux pas faire de généralités, je pense qu’en ce qui me concerne, le travail qui est fait depuis deux ans, c’est essentiel d’avoir ce clip, et le clip précédent. C’est un travail d’image, et c’est enrichir un personnage et une chanson.

Noël Mamère : Pour vous les deux sont indissociables aujourd’hui ?

 Mylène Farmer : Pour moi, indissociables, réellement. Mais parce que Laurent Boutonnat. Vous parliez de Mentor tout à l’heure, pour moi c’est surtout un admirable metteur en scène mais dans toute sa généralité.

 (Laurent Boutonnat sourit timidement)

 Noël Mamère : Et ça vous donne le goût de faire du cinéma ?

MF : Je rêve de faire du cinéma depuis que je suis toute petite, et j’espère en faire une jour. Mais tout ça ce sera aussi très réfléchi.

Noël Mamère : Alors vous, Laurent Boutonnat, justement depuis que vous êtes tout petit, depuis que vous avez dix ans je crois, vous faites du cinéma. De la musique aussi, mais avant tout du cinéma.

Laurent Boutonnat : J’ai fait du piano, j’ai appris la musique et l’harmonie très jeune, et j’ai commencé à faire des films très jeune aussi, à dix ans, en Super 8, des petits films… C’est toujours deux choses que j’ai fait : mes petits films, la musique de mes petits films. (Mylène Farmer rit) C’est toujours deux activités que j’ai faites dès que j’ai pu.

Noël Mamère : Vous aviez une formation de classique ? De conservatoire ?

Laurent Boutonnat : Pas de conservatoire, mais des cours de piano que j’ai commencé à l’âge de cinq ans, jusqu’à treize quatorze ans. Ensuite j’ai tout envoyé balader mais je m’y suis remis quand même. (sourire)

Noël Mamère : C’est marrant parce qu’on assiste en ce moment à une éclosion de jeunes femmes comme vous qui ont le visage très doux, on leur donnerait le bon Dieu sans confession, et qui susurrent, qui chantent des chansons très très libertines justement.

Mylène Farmer : C’est là que réside toute la perversion de l’histoire ! (rires)

Noël Mamère : Vous croyez que c’est un phénomène d’époque ?

Laurent Boutonnat : Non, mais je pense que c’est plus intéressant de travailler… Pare qu’une chanson c’est bien, mais c’est quelque chose de très simple, mais travailler autour de ça, l’image et tout ce que ça comporte, ça c’est passionnant.

Noël Mamère : Libertine est déjà très très connue, elle doit être dans le Top 50 déjà ? 

Laurent Boutonnat : Oui, largement !

Mylène Farmer : (méprisante mais souriante) Ca y est ! La Bible du Français actuellement c’est le Top 50 ! 

Noël Mamère : Oui, vous savez j’écoute la radio et je sais que le Top 50 c’est une référence.

Mylène Farmer : Oui, c’est vrai. Nous sommes dans le Top 50. (ironique) Ca veut dire que le disque vend, voilà. Que l’artiste fonctionne. (rire)

Laurent Boutonnat : Tant mieux.

Noël Mamère : Tant mieux pour vous.

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Mylène et l’histoire de Tristana

Posté par francesca7 le 1 mars 2012

Remake d’une Blanche-Neige transposée en Russie durant la révolution d’octobre… Dix minutes qui « ébranlèrent » le vidéo-clip.

    Après un coup d’éclat comme le clip Libertine, on peut être tenté par l’application de mêmes méthodes, en espérant que les mêmes causes produiront les mêmes effets. En ce sens Tristana pourrait paraître proche de son prédécesseur : une fin tragique qui voit la mort de l’héroïne, une durée qui dépasse l’entendement pour un vidéo-clip, une esthétique de long-métrage, un tournage presque totalement en extérieur (ici sur les hauteurs de La Chapelle-en-Vercors) à la mi6avril 1987, et des musiques additionnelles vendues dans le commerce sous le nom étrange de « Bande Originale du clip ». De surcroit, comme pour Plus Grandir et Libertine, Tristana est présenté à la presse le 6 mai 1987 et obtient son visa d’exploitation plusieurs mois après, le 8 juillet 1987. Mais en réalité Tristana est bien plus que cela, véritable conte onirique en temps de guerre, la particularité du film réside dans ses choix esthétiques et son modèle, ô combien célèbre. Pour le tournage on utilisa un seul et unique loup, le reste étant arrangé avec des chiens qu’on évita de filmer en gros plans.

Mylène et l'histoire de Tristana dans Mylène et des CRITIQUES ClipTristana6

 Tristana affiche au moins trois degrés de compréhension, dont deux clairement revendiqués par l’emploi des références à Blanche-Neige et les sept nains (Walt Disney – 1937). Sans Contrefaçon joue quant à lui sur la seule transposition des Aventures de Pinocchio de Mario Collodi, histoire largement inspirée d’un conte très populaire qui impose par son traitement le décryptage par n’importe quel spectateur des deux niveaux de lecture qu’elle comporte. L’action du clip trouve précisément son intérêt dans sa référence perpétuelle au célèbre roman de Collodi ; c’est par le processus de l’adaptation que Boutonnat guide le spectateur vers un raisonnement ludique qui le mène à suivre l’histoire selon deux optiques : celle de la diégèse du clip, et celle du célèbre roman original. Boutonnat réutilisera ce système pour plusieurs clips dont nous parlerons plus tard, comme Sans Logique (1989) ou Moi …Lolita (1999).

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Mylène poupée couturée

Posté par francesca7 le 1 mars 2012

« Inquiétante poupée couturée » titrait Le Monde


Mais pour qui pense encore qu’un disque c’est aussi une pochette, un objet précieux, les disquaires ont mis bien en vue de quoi satisfaire l’amateur – qui dans le cas de Mylène Farmer se doit d’avoir toutes les version disponibles.

On trouvera donc trois présentations de l’album, une normale dans du moche plastique, une autre sous couverture cartonnée, s’ouvrant en trois volets, avec en bonus

Mylène poupée couturée dans Mylène et des CRITIQUES w1z3_480x270_62qgx

, le clip, une dernière enfin, en version 33-tours. Pour le single, deux déclinaisons, celle en CD avec la « single version », le « radio edit » et la « version instrumentale », celle en 33-tours avec trois remix (un de Tomer G et deux de Manhattan Clique).

Question visuel, même diversité.
L’album ‘Dégénération’, premier single, ouvum présente une inquiétante poupée couturée façon créature du docteur Frankenstein (photographies du Japonais Atsushi Tani), qui rappelle, outre sa ressemblance avec Mylène Farmer, le double marionnette à la Pinocchio dans ‘Sans contrefaçon’ (1988). Pour le CD single, la chanteuse, née en 1961, à Pierrefonds (Québec), présente son dos et son fort joli fessier. Quand au single 33-tours, c’est la même image, solarisée dans des tons rose foncé et violet.

re aussi l’album. Il donne le ton électro-pop d’une partie du disque, avec pour mot d’ordre « faut qu’ça bouge ». En arrangements plutôt minimalistes, dans une sécheresse de ton à laquelle il faut s’acclimater. Même climat dans ‘Je m’ennuie’, ‘Sextonik’ (ode au godemiché « d’ivoire ou de jade ») ou ‘C’est dans l’air’. Autant de titres développés par le duo Mylène Farmer-Laurent Boutonnat dans une efficacité rythmique dansante mais auxquels il manque un rien d’ambition formelle.

Un autre pan de l’album relève de la ballade rêveuse et alanguie sur les thèmes de l’attente, du vague à l’âme (‘Point de suture’), l’absence, la disparition (‘Si j’avais au moins…’), dans un univers en clair obscur. Là aussi on retrouver la marque du duo dans les fondamentaux, mais avec le sentiment de collages d’idées déjà entendues dans de précédentes compositions.

Le duo avec Moby, ‘Looking for my name’, dans sa sobriété ou l’électrique Paradis inanimé, dans ses débordements, constituent du coup de plaisants sursauts.

On ne retrouvera pas ici le romantisme lumineux, la palette baroque qui faisait toute la majesté et la grâce dominatrice d’ ‘Avant que l’ombre…’ (2005), à ce jour l’enregistrement le plus accompli de Mylène Farmer et Laurent Boutonnat. ‘Point de suture’ est plus ramassé, plus évident dans ses jeux avec les mots, arrivé presque trop vite.

Sans la rupture qu’avait constituée ‘Anamorphosée’ en 1995, traversé de guitares, d’un son urbain et d’une certaine violence musicale et sans l’exacerbation lyrique d’ ‘Avant que l’ombre…’, le terrain un peu trop familier de ‘Point de suture’ est une légère déception dans la discographie de Mylène Farmer.

Sylvain SICLIER / parution dans Le Monde (28.08.08)

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