Mylène dans le clip Pardonne-moi

Posté par francesca7 le 30 mars 2012

 

Autant le dire, pour n’importe quel public ayant vécu le doux enthousiasme que chaque nouvelle sortie de clip suscitait jusqu’en 1992, Pardonne-moi ne peut-être que décevant. tout ce qui faisait de chaque clip une œuvre de divertissement à part entière disparaît ici : plus de figurants, ni de personnages, ni de dialogues, ni d’action. La question la plus évidente alors à se poser est de savoir ce qu’il y a à gagner à se défaire de tout cela ?

 On remarque justement que tout ce que Boutonnat supprime depuis Mon ange (1998) a trait à la narration, au fait de s’attacher à d’autres structures que celle de l’image et de son discours. Fernand Léger disait que « l’erreur du cinéma, c’est le scénario« . La solution du problème se trouve peut-être bel et bien ici : Laurent Boutonnat serait-il moins cinéaste qu’avant parce qu’il ne s’attache plus au narratif, dans le sens diégétique du terme ?

Mylène dans le clip Pardonne-moi dans Mylène et SYMBOLISME

 Ceci expliquerait pourtant l’absence de troisième long-métrage après Ballade de la Féconductrice et Giorgio. Pourquoi faire un long-métrage en s’encombrant de contraintes facultatives (dont l’histoire) alors que seule l’image compte ? On peut bien sûr tergiverser sur le bien fondé de cette démarche. Mais si on peut critiquer volontiers Pardonne-moi sur le divertissement et l’ambition, on ne peut lui reprocher son manque d’images….

 

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