Mylène FARMER et le scandale

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Pour la première fois en février 1989, Mylène FARMER est l’objet d’une récupération politique. Le Rassemblement Pour Une France Libre avait affiché largement dans les murs de Paris une campagne publicitaire. Dessus cette pub ; une photo de Mylène extraite de Sans Logique, entièrement sortie du contexte et avec à sa gauche, une carte à jouer satanique.

Mylène FARMER et le scandale dans Mylène dans la PRESSE MF90_186aLa chanteuse avait alors trouvé le rapprochement injurieux entre la drogue et sa personne. Elle saisi donc le tribunal de grande instance de Paris en référé. Le jugement est rendu à la mi-juin 1989 et donne raison à Mylène FARMER, injustement agressée. Dans son numéro 251, daté du 17 juin 1989, le journal Libération fait paraître l’affiche en question, et rend compte du jugement du tribunal, avec ces phrases :

« Mylène Farmer gagne au tribunal. Elle n’a pas apprécié. Il faut dire que le Rassemblement Pour Une France Libre n’avait pas fait le slogan en dentelles !… Preuve que même quand on est une rousse libertine, on n’aime pas voir sa gueule utilisée à son corps défendant ! »

Le schéma se reproduira six ans plus tard avec l’affaire du sosie de Front National. Line Gregory avait alors chanté Sans Contrefaçon et Désenchantée dans un gala du parti pour les élections présidentielles. Les journaux télévisés avaient alors largement repris l’image sans préciser qu’il s’agissait d’un sosiie. La maison de disque de Mylène (Plydor) avait alors été assaillie de coups de téléphone d’un public qui ne comprenait pas une telle participation. Après un long procès, Mylène obtient réparation du parti politique en question et s’arrangea à l’amiable avec le sosie. Réactions de Jean-Marie LePen à la plainte de Mylène Farmer : « Je n’ai jamais entendu parler de cette chanteuse«  : « Mylène Farmer, ce n’est pas ma tasse de thé« .

Mylène FARMER et la drogue. L’idée n’est peut-être pas aussi scandaleuse que ça, vu qu’elle-même dans ses textes, même si elle n’en parle jamais ouvertement, use de tout son cham lexical :

Dans Je t’aime mélancolie on découvre « un long suicide acid », dû à « la mauvaise herbe (qui) nuit » et va « voir ma vie en l’air ». On peut aussi voir l’intraveineuse qui la fait geindre : « c’est bien ma veine, je souffre en douce ».

dans Alice « comme tu me manques » : le ‘black out » et « l’exist ».

dans l’Ame stram gram et son « pique pique moi dans l’âme ».

dans serais-tu là et ses « opium » : « narghilé », la « poussière d’ange » pour « pénétrer tes songes », sans oublier les bad trips qui sont les « Ballades qui font mal ».

dans California, où elle veut « se faire un trip ».

dans Effets Secondaires, l’explicite « y’a le plafond qui me regarde », ou encore via d’éventuels jeux de mots comme celui de Sans Contrefaçon qui pourrait résonner comme un aveu à son animal domestique:  « je suis camée, Léon ».

 

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