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Dessine-moi un mouton

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Dessine-moi un mouton dans Mylène dans la PRESSE 2922081165_1_7Il s’agit d’une allusion au conte Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Il est certainement un des titres les plus joyeux de l’album, et un des plus rock, il traite du changement de la perception du monde qui nous entoure lorsque que l’on devient adulte, une vision plus terrestre dénué d’imagination et d’espoir où on se sent seul.

C’est une sorte d’ode à l’innocence et la rêverie de l’enfance.

Single

Il est exploité en tant que 1er single de l’album live Mylenium Tour et sort le 5 décembre 2000, c’est ainsi le trente-troisième single de Mylène Farmer. La version single est tronqué de sa fin, juste avant la présentation des musiciens, danseurs et choristes.

Pour la première fois, elle expose, sur les pochettes des différents supports, ses propres dessins qui seront réexploités à de nombreuses reprises par la suite, soit pour illustrer son livre Lisa-Loup et le conteur, soit pour le clip C’est une belle journée, soit pour des couvertures de livres, et plus récemment pour créer sa marque Lonely Lisa et son site lonelylisa.com, qui fait la part belle à l’ennui.

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Ni révolution, ni révélation pour Mylène

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Ni révolution, ni révélation pour Mylène dans Mylène dans la PRESSE MF90_91aCar on ne savait rien, alors, de sa tournée du printemps 2009 ni de son septième album. Le très commercial single Dégénération avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien («Coma t’es sexe, t’es Styx, extatique/Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique»). L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. ­Écriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui ­pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo Looking for my Name, après qu’elle eut chanté Slipping Away pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains ­textes («Vanité c’est laid/Trahison c’est laid/Lâcheté c’est laid/Délation c’est laid» dans C’est dans l’air) comme de son goût pour l’abstraction («D’ivoire ou de jade/Au verre aimable/Un simulacre/Stimule de nacre/Dis-moi comme/J’extase» dans Sextonik), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de Point de suture est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Mercredi soir, sur le site de la Fnac, on ­vendait encore toute la gamme Bercy 2006 sweat-shirt homme à 50 €, programme à 30 €, briquet à 3 €.

http://www.lefigaro.fr/culture/2008/

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Mylène FARMER et le scandale

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Pour la première fois en février 1989, Mylène FARMER est l’objet d’une récupération politique. Le Rassemblement Pour Une France Libre avait affiché largement dans les murs de Paris une campagne publicitaire. Dessus cette pub ; une photo de Mylène extraite de Sans Logique, entièrement sortie du contexte et avec à sa gauche, une carte à jouer satanique.

Mylène FARMER et le scandale dans Mylène dans la PRESSE MF90_186aLa chanteuse avait alors trouvé le rapprochement injurieux entre la drogue et sa personne. Elle saisi donc le tribunal de grande instance de Paris en référé. Le jugement est rendu à la mi-juin 1989 et donne raison à Mylène FARMER, injustement agressée. Dans son numéro 251, daté du 17 juin 1989, le journal Libération fait paraître l’affiche en question, et rend compte du jugement du tribunal, avec ces phrases :

« Mylène Farmer gagne au tribunal. Elle n’a pas apprécié. Il faut dire que le Rassemblement Pour Une France Libre n’avait pas fait le slogan en dentelles !… Preuve que même quand on est une rousse libertine, on n’aime pas voir sa gueule utilisée à son corps défendant ! »

Le schéma se reproduira six ans plus tard avec l’affaire du sosie de Front National. Line Gregory avait alors chanté Sans Contrefaçon et Désenchantée dans un gala du parti pour les élections présidentielles. Les journaux télévisés avaient alors largement repris l’image sans préciser qu’il s’agissait d’un sosiie. La maison de disque de Mylène (Plydor) avait alors été assaillie de coups de téléphone d’un public qui ne comprenait pas une telle participation. Après un long procès, Mylène obtient réparation du parti politique en question et s’arrangea à l’amiable avec le sosie. Réactions de Jean-Marie LePen à la plainte de Mylène Farmer : « Je n’ai jamais entendu parler de cette chanteuse«  : « Mylène Farmer, ce n’est pas ma tasse de thé« .

Mylène FARMER et la drogue. L’idée n’est peut-être pas aussi scandaleuse que ça, vu qu’elle-même dans ses textes, même si elle n’en parle jamais ouvertement, use de tout son cham lexical :

Dans Je t’aime mélancolie on découvre « un long suicide acid », dû à « la mauvaise herbe (qui) nuit » et va « voir ma vie en l’air ». On peut aussi voir l’intraveineuse qui la fait geindre : « c’est bien ma veine, je souffre en douce ».

dans Alice « comme tu me manques » : le ‘black out » et « l’exist ».

dans l’Ame stram gram et son « pique pique moi dans l’âme ».

dans serais-tu là et ses « opium » : « narghilé », la « poussière d’ange » pour « pénétrer tes songes », sans oublier les bad trips qui sont les « Ballades qui font mal ».

dans California, où elle veut « se faire un trip ».

dans Effets Secondaires, l’explicite « y’a le plafond qui me regarde », ou encore via d’éventuels jeux de mots comme celui de Sans Contrefaçon qui pourrait résonner comme un aveu à son animal domestique:  « je suis camée, Léon ».

 

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