Point de suture : décousu

Posté par francesca7 le 17 mars 2012


Point de suture : décousu dans Mylène et des CRITIQUESLa pochette accroche l’œil : une poupée cabossée au milieu de ciseaux de chirurgie. L’image n’aurait pas déplu à l’affreux jojo Marilyn Manson. Mais ici il s’agit de Mylène Farmer et de son éternelle poésie adolescente. « C’est le sombre, l’outre-tombe, c’est le monde qui s’éteint, l’épitaphe aura l’audace de répondre à mon chagrin. » Ce méli-mélo gothico-mélancolie imprègne quelques morceaux vaporeux comme ‘Paradis inanimé’ ou ‘Si j’avais au moins…’.

L’artiste semble y faire du surplace et donner du grain à moudre aux rieurs. Pas de quoi s’enthousiasmer non plus sur ‘Looking for my name’, décevant duo avec Moby. ‘Point de suture’ se révèle enfin efficace quand il accélère le rythme, monte le son, se laisse envahir par les pulsations électro sans se poser de questions. La demoiselle se fait alors malicieuse sur ‘Appelle mon numéro’, voire carrément coquine dans ‘Sextonik’, où l’amour paraît s’envisager seul mais avec des joujoux « d’ivoire ou de jade ». Elle arrive même à nous faire avaler son spleen à travers « Je m’ennuie », petite bombe techno d’un disque plus à danser qu’à penser.

Critique :Emmanuel MAROLLE / parution dans Le Parisien (21.08.08)

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