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Clip « Plus Grandir » de Mylène

Posté par francesca7 le 16 mars 2012


 Clip A la fin du clip, le rythme de la chanson étant assez rapide et gai, en dépit de son texte, il était difficile jusque là d’inclure les passages les plus forts, ceux appartenant à la dernière chanson du film : « Je voudrais tant que tu comprennes« . Plus Grandir baisse alors d’intensité, la voix de Mylène Farmer se pare alors de réverbérations qui la rendent inaudible. L’image disparait peu à peu au profit de celle sans couleur, en gros plan, de Mylène effondrée à la fin de son concert, en sanglot devant son public qu’elle va quitter. Laurent Boutonnat place ici des nappes de son graves d’une tristesse profonde dont il a le secret. On a l’impression de toucher ici à la véritable quintessence du concert, une véritable émotion non prévue, cohérente au reste car tournant autour du même personnage complexe et charismatique. La chanson « Plus Grandir Live continue en restant couverte, jusqu’à ce que la Mylène joyeuse réapparaisse enfin, pour terminer la chanson et dire un dernier « Bonsoir » à son public.

 Le clip se termine par un fondu au noir sur un plan s’éloignant rapidement de la scène, puis s’en rapprochant très lentement. On sort en effet de cet univers, pour y retourner très bientôt, lorsque le film intégral sera à disposition du public. Dans la version éditée en cassette vidéo au début 1990, suit le clip une promotion muette montrant simplement l’affiche du film. En Concert au-dessous de laquelle apparaît : « Sortie Nationale : Septembre 1990″.

 Non dénué de sens, Plus Grandir Live reste quand même l’outil principal de promotion dont a usé Laurent Boutonnat pour la sortie de son film quelques mois plus tard…

 

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C’est une Belle Journée Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 16 mars 2012

 

C'est une Belle Journée Mylène FARMER dans Mylène et SYMBOLISME Mylene-Farmer-C-est-Une-Belle-Journee-Cassettes-Mini-disques-Laser-disques-722049410_MLInjustement réhabilitée dans le classicisme Boutonnien pour le clip de Les Mots, Mylène Farmer confirme bien son penchant déjà ancien pour le léger, la sensation directe, voire l’anecdotique. Comme pour redorer un blason trop rouillé par les couches de maquillage, de paillettes, de mousse et de spray, Mylène FARMER fit appel à Boutonnat le temps d’un clip. Clip qui la replongeait dans une époque où pour la première fois, le clip revêtait les habits du cinéma classique, voire moderne. Seulement, chassez le naturel, il revient vite au galop, et si la vraie nature de Laurent Boutonnat réside bel et bien dans le romanesque, dans le discours sur le monde et sur l’homme, Mylène, elle, donne la trop fâcheuse impression d’avoir eu à se retenir une décennie entière sous la direction de Boutonnat (1984 à 1994) pour pouvoir enfin « se lâcher » et vaguer à présent à des préoccupations narratives et esthétiques bien plus directes.

 C’est une belle journée est une confirmation. Celle que la nature de Mylène FARMER a pris le dessus, a gagné, que c’est sa nature qui est de notre époque et non celle de Laurent Boutonnat. Si ce dernier s’apparente de toute évidence à la modernité et parfois au classicisme cinématographique, Mylène elle, appartient définitivement à la post-modernité.

 Rapidement, précisons que la post-modernité n’est pas un mouvement cinématographique, ni pictural, c’est tout simplement un style. Un style qui fait la part belle à la sensation brute, où il n’y a qu’elle qui compte et qui prend le pas sur la narration ou le symbole.

 Un style qu’on peut qualifier de superficiel qui peut par exemple s’appliquer aussi bien à l’architecture coloniale de l’hôtel de Disneyland  qu’au cinéma du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain. Or, de XXL à C’est une belle journée, en passant par California et l’Ame-stram-gram, les productions de Mylène FARMER de la deuxième partie des années 1990 ne discours soit que sur une certaine idée de l’esthétique, soit sur elle-même. C’est une belle journée résume bien ce cinéma là : il ne produit plus du sens, il produit de la sensation. L’emploi du dessin met en scène impeccablement cette idée, il serait hasardeux de chercher une explication à ce vidéo-clip qui ne fait que rassembler la totalité des dessins amateurs que la chanteuse a bien voulu offrir à son public en 6 ans (des premiers dessins représentant la chanteuse elle-même, et mettant en scène une araignée irréelle dans le programme de son concert de 196 ; à la couverture de Où es-tu de Marc Lévy représentant l’enfant avec son baluchon et son ballon de baudruche route).

 Ici comme dans les autres clips précédents, tels ceux de Marcus Nispel, les mouvements de caméra virevoltant s n’ont aucune fonction diététique et ne justifient leur présence que par la volonté de donner tel ou tel style à l’image, de donner telle ou telle vue de l’objet (ou de la personne) représenté. Le discours, lui, devient soit descriptif, soit méta-discursif, et n’a d’autre vocation que de divertir dans un déluge de feux d’artifices multi-pistes son spectateur. On est, avec C’est une belle journée, directement dans ce que Laurent Jullier appelle le Film-concert.

 mylene-farmer-c-est-une-belle-journee-ep dans Mylène et SYMBOLISMEIl est certes très difficile de rester fidèle à une seule idée de l’image et du discours en une longue carrière. C’est pourtant à ce seul prix que l’on peut prétendre à une œuvre au sens plein, voir plus difficilement : au mythe.

 La post-modernité de C’est une belle journée semble irréversible pour Mylène FARMER. sans pour autant coller ici des jugements de valeurs qui seraient probablement mal accueillis par l’individu fanatique de base atteint de cécité mylénienne, comment pourrait-on renouer avec la « modernité classique » des œuvres de Laurent Boutonnat après avoir goûté à cette esthétique très actuelle que répand sur l’écran C’est une belle journée, à coup de travellings avant vertigineux dans le miroir (trace on ne peut plus évidente de style post-moderniste).

Seulement Mylène FARMER, nous le savions déjà, n’a peur de rien et n’aura probablement aucun scrupule à retourner dans quelques mois un clip classique sous la direction de Boutonnat, portant à faux à nouveau son œuvre entre une espèce de « caution Boutonnienne » de sens d’un côté et de « volonté-fashion » actuelle de l’autre. Tout ceci n’est pas très grave à court terme ni pour les admirateurs que nous sommes, ni pour le grand public à la faculté d’adaptation foudroyante aux nouvelles modes.

 Le parcours de Mylène Farmer que nous venons brièvement de retracer sous l’angle du style cinématographique, ne révèle qu’un seul grief : l’incohérence.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène et Plus Grandir (Live)

Posté par francesca7 le 16 mars 2012

 

Concentré d’émotions du concert, un flash-back avec un recul nostalgique sur un premier spectacle.

Mylène et Plus Grandir (Live) dans Mylène et SYMBOLISME Plus Grandir Live sort 10 mois après Allan Live, afin de promouvoir la sortie du film en septembre 1990, presque un an après la fin de la tournée. Passée quasiment inaperçue en 1985, on peut imaginer que Mylène FARMER ai voulu donner une seconde chance à cette chanson, la première dont elle écrit les paroles.

 Le pari du clip était de résumer un contenu aussi intense et complet que celui de Mylène FARMER en concert en un clip de 5 mn. Plus Grandir Live, tout comme Allan, ne figure pas sur le live, sûrement par soucis commercial, les clips étant exploités indépendamment des autres chansons, et vendus sur une cassette vidéo (les clips III) où figuraient aussi les clips Sans Logique et A quoi je sers. Pour servir de promotion au long métrage, Laurent Boutonnat décide de transmettre l’univers complexe de son concert par un des extraits : Plus Grandir Live. Mais comment faire passer l’ambiance, le morbide, le gigantisme, la tristesse aussi du film sans en dévoiler les extraits sonores ?…

 Tout commence par la signature des clips extraits du live : le ciel  enfumé, sur lequel se découpe la silhouette du moine capucin marchant dans l’herbe. En contre-plongée, l’immense grille du cimetière vers laquelle il se dirige s’offre aux spectateurs. […] Dans un lapse de temps assez restreint, les grilles s’ouvrent, Mylène apparaît et descend les marches de son funèbre décors.  Les grincements des grilles se mélangent aux chants grégoriens, aux percutions et à l’introduction de la chanson originale Plus Grandir. Les images sont celles de Mylène chantant, accompagnée ou non de ses danseurs. Ces moments ont pour effet de monter une certaine tension que soutient le phrasé de Mylène FARMER dans ses plaintes. Ces instants trouvent leur réponse pour les refrains, où les moments forts du concert se succèdent à un rythme qui s’accélère. C’est ici qu’on se rend compte de la somme de moyens et d’imagination qui a été nécessaire à la conception du spectacle…

 

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