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Mylène Farmer et la Mort

Posté par francesca7 le 10 mars 2012

 

Si nous traduisons le titre de la chanson We’ll Never Die, nous lirons « Nous ne mourront jamais, l’aurore est brisée à présent, comment nous y prendront nous pour mourir » ?

 La phrase ci-dessus est la traduction des cœurs soul de la chanson. Facile après de comprendre de quoi la chanson parle. Premier rapport au suicide (bien avant A quoi je sers) encouragement même ? La chanson reste très mystérieuse sur on contexte.

Mylène Farmer et la Mort dans Mylène et SYMBOLISME A qui s’adresse la chanson, qui est ce petit garçon foutu qui avait fait la guerre pour sa mère ?… Dans A quoi je sers (1989) Mylène FARMER évoquait son propre suicide (évoqué par Laurent Boutonnat dans le clip), ici elle se trouve en face d’une personne prête à franchir le pas. Ce qui est sûr, c’est que a solitude est très présente chez le garçon prêt à se suicider, elle est ici imagée par les étendues vastes, qu’affectionne l’auteur : « le désert t’a déchu » ; « ce désert il t’a eu » ; « les vautours t’embrasseront« … Toutes les chansons de Cendres de Lune (dont We »ll Never Die est extrait) posent un des éléments de base de l’univers de Laurent Boutonnat. Celui-ci est sans conteste la solitude, même si cela n’est pas évident car elle est ici dissimulée au profit du « réconfort » un peu particulier de la narratrice.

 Face à quelqu’un prêt à passer au suicide, le bon sens et l’humanité voudraient qu’on le résonne et qu’on le fasse changer d’avis. C’est en quelque sorte ce que fait Mylène FARMER par le biais du texte de Laurent Boutonnat, mais à l’inverse ! Elle incite complètement la personne qui lui fait face à sauter le pas et lui dit en substance non pas que la vie ne vaut pas d’être vécue (comme dans A quoi je sers…) mais que SA propre vie n’en vaut pas le coup ! « ta vie n’est qu’un brin d’encens » ; « rester en vie c’est moche » ; « ton sang lavera nos fronts » ; « tu seras un ange là-bas« …

 Voilà comment une chanson avec un texte en partie anodin peut se révéler être une incitation au suicide pour ceux qui tomberont dessus ! Difficile de s’en rendre compte avec les paroles les plus désespérantes en anglais et un titre promettant tout l’inverse du « message » de la chanson. On peut également lire ce texte comme une espèce d’hommage aux enfants partis pour une guerre, quelle qu’elle soit.

 1965709401_2 dans Mylène et SYMBOLISMECe titre WE’LL NEVER DIE (nous ne mourrons jamais) d’ailleurs, sera repris huit ans plus tard à deux reprises par son auteur dans Giorgio. Les deux héros (Giorgio et Catherine) disant la phrase l’un puis l’autre (en anglais dans la version originale) à deux endroits différents du film. Là où pourrait résider le rapport avec la chanson est dans le destin que connaîtrons les héros du film. Même si Catherine tentera de se prendre à deux reprises après avoir prononcé la phrase, personne ne l’aura incité à le faire. En revanche, pour deux personnes qui « ne mourront jamais », ils connaîtront tous deux une fin tragique. Giorgio succombera de sa maladie en « exhalant sa pestilence », juste après avoir trouvé la sérénité, quand à Catherine, elle finira ses jours probablement peu après son compagnon, sûrement dévorée par les loups qui l’entourent…

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène Farmer dans le morbide

Posté par francesca7 le 10 mars 2012

 

En référence à la chanson CHLOE

Première approche de la mort par une petite fille assistant à la noyade de sa petite sœur. Adieu à Chloé.

 D’une très grande simplicité textuelle et mélodique, Chloé reste l’une des chansons de base du premier album Cendre de Lune de Mylène FARMER.

Mylène Farmer dans le morbide dans Mylène et SYMBOLISME mylene_farmer_fume_reference Entièrement écrite et composée par Laurent Boutonnat, elle a toujours été d’un grand ridicule pour ceux que l’univers enfantin de Laurent Boutonnat ne touche pas, et une chanson de référence pour ceux qui cherchent la racine de son œuvre avec la chanteuse. Pourtant, la noyade de cette petite sœur ne nous est pas décrite, on écoute seulement les pensées de la jeune narratrice, aussi naïves que paradoxalement gaies. D’ailleurs, c’est en avril 1989, dans l’émission Mon Zénith à moi que le journaliste Patrick Poivre d’Arvor dira toute l’aide que lui a apporté cette chanson lors du suicide de sa fille en 1988, une chanson qui parle d’une mort bien précise mais, « pas si triste que ça, presque gaie ».

 De la mort de la petite sœur de Chloé, on ne peut entrevoir que certaines images lourdes émotionnellement, qui frappent un esprit comme le sien à tout jamais, c’est là où réside ce manque d’informations quant à l’histoire qui s’est déroulée une réside le mystère : « j’ai vu ses cheveux flotter » ; « Quant ça p’tite tête à cogné » ; « l’eau est de toutes les couleurs » ; « le courant l’a emporté ». On est curieux de savoir quel clip aurait pu illustrer cette chanson, surtout quand on sait le projet qu’avait Laurent Boutonnat de faire un clip pour chacune des huit chansons de l’album Cendres de Lune (il n’y en aura finalement qua quatre, en comptant Tristana, réédité).

 Difficile, en écoutant Chloé de ne pas penser à « Ophélie« , le poème de Rimbaud. La jeune fille noyée il y a bien longtemps hante encore le ruisseau qui l’a emportée :

 

« Sur l’onde calme et noire où dorment les étoiles,

La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,

Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles…

On entend dans les bois lointains des hallalis. »

 

mylene_farmer_reference dans Mylène et SYMBOLISMEMylène, dans ses textes, n’ira jamais aussi loin que Laurent Boutonnat dans le morbide et l’enfantin. C’est par cette chanson qu’on peut se rendre compte d’où provient les bases de l’univers. Laurent Boutonnat y apporte un élément très important : l’enfance, en le liant plus directement à la mort que dans Maman a tort. Seule, Mylène FARMER ne peut s’empêcher de reprendre plusieurs structures inventées par Laurent Boutonnat pour tenter de pérenniser son univers et de le mettre à son compte.

 L’Ame-stram-gram, clip de Shing Siu Thung sorti en mars 1999 reprend une histoire très semblable à celle de Chloé avec des sœurs jumelles mourant l’une après l’autre dans d’étranges conditions. La première décédant étrangement dans une chute d’escaliers en tentant de sauver la deuxième, celle-ci se suicidera pour rejoindre le fantôme de la première avec laquelle elle s’était liée.

 

Signé J.S.M http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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