Mylène, Pour tout l’or m’en aller…

Posté par francesca7 le 31 mars 2012

Mylène, Pour tout l'or m'en aller... dans Mylène et mes BLABLASCe mécanisme de fuite, on le voit, est en réalité le leitmotiv de l’ensemble de l’album. Ouvert par California, qui en inaugure la dynamique fugitive, Anamorphosée n’a de cesse de décrire des échappatoires et des mises à distance. Dès lors, la spiritualité bouddhiste n’est qu’un des moyens que trouve la chanteuse pour s’éloigner d’un quotidien qui de toute évidence n’est plus aucunement satisfaisant. Le voyage géographique en est, on l’a vu, un autre, tout comme le rêve. Dans l’instant X, c’est une sorte de transe décadente, d’oubli dans le «fun» qui va permettre d’échapper à «l’humeur killer», dans Eaunanisme ou Alice, c’est le suicide, la dissolution «dans l’immensité» qui permet enfin de trouver «l’exit». Le voyage, qu’il soit spirituel ou physique est donc aussi une mise à mort symbolique. Dans California, Mylène veut «prendre l’exit» comme le fait la petite araignée Alice. Sur son road-movie plane l’ombre menaçante de la mort, tant par l’amour que porte la chanteuse au canon de revolver, que par l’overdose d’espace qui la menace. Voyage, mise à mort, indifférence, autant de manière symbolique de dire l’éloignement d’une vie qui fait trop souffrir pour que l’on puisse continuer à la vivre :

Je vis hors de moi et je pars
A mille saisons, milles étoiles
Comme j’ai mal
Je n’verrai plus comme j’ai mal
Je n’saurai plus comme j’ai mal
Je serai l’eau des nuages

Or si la fuite est si nécessaire, et si la souffrance est telle, c’est justement à cause de ce «monde brutal» que dénonce la chanson. Monde brutal que Mylène n’a de cesse de décrire au fil des couplets des chansons, pour tenter de le transcender dans les refrains. Ainsi dans Tomber sept fois, il s’agit de «se prendre des coups», de «se battre», et surtout d’oppression («Qu’on nous enseigne : never explain»/ «Qu’on nous assène : never complain»). A cette situation brutale, le refrain, ouvert par un «mais» qui en dit long, oppose un idéal d’espoir et de spiritualité symbolisé par la lune, qui est chez Mylène Farmer l’astre de tous les espoirs. Mais le voyage spirituel, l’espérance d’envol, sont teintés de pessimisme. Le bonheur qui est en vue risque de n’être en fin de compte qu’un «nirvana de fortune», et la seule paix que trouve la chanteuse réside en fin de compte dans une ivresse qui est aussi un oubli de soi, dans une dissolution qui nécessite «l’abandon du moi» et le fait de «s’éloigner de tout» («Je laisse le vent emporter tout»), comme c’était déjà le cas dans l’album l’autre, avec des textes comme Désenchantée ou Agnus Dei.

 dans Mylène et SYMBOLISMEQu’est-ce qui a donc réellement changé ? , serait-on tenté de se demander à ce stade de notre réflexion. Car si on peut, et si l’on doit, réduire la portée du «renouveau» qu’a apporté Anamorphosée aux thématiques même de la chanteuse, on ne doit pas cependant occulter le sentiment de changement, bien réel, qui en émane. Le changement thématique essentiel, c’est justement cette dialectique de la fuite. Avec les albums précédents, si le monde de Mylène Farmer était toujours aussi mortifère et destructeur que nous le présente Anamorphosée, il n’y avait d’autre échappatoire que l’indifférence d’une désenchantée, ou la mort. La pulsion de fuite libératrice qui entraîne la libération des enfants dans le clip de Désenchantée ne peut les mener qu’au désert, symbole évident de la mort qui nous raconte l’échec de toute tentative d’échapper à sa condition. Mais ce constat, on ne peut plus désenchanté justement, aurait pu conduire la chanteuse à une désespérance trop importante, car il impliquait la fermeture de toutes possibilité d’espoir. C’est ce que confiait Mylène dans Ainsi soit je… :

Mais quel espoir
Pourrais-je avoir
Quand tout est noir
Ainsi soit Je
Ainsi soit Tu
Ainsi soit ma vie
Tant pis

Il y a là, on le voit, acceptation, résignation à la vie dans ce monde dépourvu de sens ou «tout est chaos»… C’est cet état que Mylène, après l’échec de Giorgino, ne peut plus supporter. Comme elle le confie aux journaux, sans pour autant renier ce qu’elle a auparavant exprimé, la chanteuse étouffe, et veut trouver un renouveau. Ce renouveau, elle ne le trouvera pas tant dans son regard sur le monde, qui reste aussi désespéré, que dans la position adoptée en tant qu’être humain. «Je sais désormais que la vie est courte, et c’est avec opiniâtreté que je veux la dévorer» confiait-elle à Télé Sept Jour pendant sa tournée de 1996. C’est dire que l’essentiel dans le combat, c’est de le mener, et que la beauté de la vie réside justement dans les moyens que l’on va trouver pour en affronter l’horreur et la dureté. Il s’agit de «se battre pour ses rêves», même si en fin de compte le combat n’aboutit à rien. Car bien plus que le but fixé, c’est le moment où l’on lutte qui fait que nous existons à part entière. Ce que nous voyons poindre ici, derrière cette thématique centrale de l’échappée, ce sont les prémisses des vierges guerrières que décriront Méfie-toi et Fuck them all dans les albums suivants. On est en tout cas fort loin du bouddhisme tel qu’il se pense à l’origine, car c’est ici une philosophie du désir qui se met en place. Il y a chez la chanteuse une véritable «envie de bonheur», pour reprendre une expression qu’elle écrira bien des années plus tard.

analyse issue du site à visiter ……

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Symbolique dans TRISTANA

Posté par francesca7 le 30 mars 2012


Remake d’une Blanche-Neige transposée en Russie durant la révolution d’octobre… Dix minutes qui « ébranlèrent » le vidéo-clip.

Symbolique dans TRISTANA dans Mylène et SYMBOLISME ClipTrist4    Après un coup d’éclat comme le clip Libertine, on peut être tenté par l’application de mêmes méthodes, en espérant que les mêmes causes produiront les mêmes effets. En ce sens Tristana pourrait paraître proche de son prédécesseur : une fin tragique qui voit la mort de l’héroïne, une durée qui dépasse l’entendement pour un vidéo-clip, une esthétique de long-métrage, un tournage presque totalement en extérieur (ici sur les hauteurs de La Chapelle-en-Vercors) à la mi6avril 1987, et des musiques additionnelles vendues dans le commerce sous le nom étrange de « Bande Originale du clip ». De surcroit, comme pour Plus Grandir et Libertine, Tristana est présenté à la presse le 6 mai 1987 et obtient son visa d’exploitation plusieurs mois après, le 8 juillet 1987. Mais en réalité Tristana est bien plus que cela, véritable conte onirique en temps de guerre, la particularité du film réside dans ses choix esthétiques et son modèle, ô combien célèbre. Pour le tournage on utilisa un seul et unique loup, le reste étant arrangé avec des chiens qu’on évita de filmer en gros plans.

ClipTrist2 dans Mylène et SYMBOLISME Mylène Farmer, lorsqu’elle rédigeât son texte, pensait déjà à Tristana comme un prénom russe. De consonance davantage espagnole, elle s’apercevra plus tard qu’elle pensait plutôt Tristaña (prononcer Tristagna). Elle regrettera d’ailleurs son choix lors d’une interview promotionnelle à Lazer sur M6 le 1er mai1987. Cette année est celle de l’adaptation de longs-métrages de Walt Disney pour Laurent Boutonnat. Après avoir transposé Bambi en super 8 dans son enfance (en 1971), il adapte l’histoire de Blanche-Neige. On ne sait pas d’où vient le souhait de la transposition russe de cette histoire : de Mylène (qui a appris cette langue au collège) où de Laurent qui a une passion évidente pour tout le cinéma russe. En effet, on ne peut pas ne pas penser en regardant Tristana au réalisateur Sergueï Eisenstein qui était un des premiers sur-doués du cinéma et qui a tourné les plus grands films de propagande soviétique du début du siècle (La grève-1922, Le Cuirassée Potemkine-1925, La Ligne générale-1928…). Reconnaissable par un montage rapide et sophistiqué, tout en opposition de masses, Eisenstein a toujours privilégié les grandes mises en scènes nécessitant parfois des milliers de figurants. Dans Octobre (1927) par exemple, qui lui avait été commandé pour la célébration du dixième anniversaire de la révolution bolchevique, il reconstitue la première prise du Palais d’Hiver de St Petersbourg de juin 1917. Laurent Boutonnat n’ayant pas accès aux images de cette scène (on imagine hors de prix, car non tombées dans le domaine public), il utilise dans son clip les véritables images d’archives de cette prise. On y voit le vrai Lénine, les cosaques et la population décimée. Le rapport avec le cinéma d’Eisenstein ne s’arrête pas là, lorsque ClipTrist1Tristana trébuche et tombe en roulant le long d’une pente enneigée, Laurent Boutonnat rend hommage à la plus  célèbre scène du cinéma d’Eisenstein : Celle du Cuirassée Potemkine où un berceau dévale les escaliers d’Odessa lors de la révolte de 1905. La métaphore de la patrie perdant ses enfants prend alors son sens dans l’histoire de la jeune Tristana, qui perd ses illusions sur le bien fondé de cette révolution, dont l’issue devait voir son union avec Rasoukine. 

    On retrouve dans cette adaptation tous les éléments du conte, de la jalousie à la pomme, des sept  nains au baiser final. On retrouve aussi tous les éléments du genre du conte, de la frontière entre réalisme et merveilleux, en passant par ceux qu’on appelle les adjuvants (terme du sémiologue Vladimir Propp, in Morphologie du conte, collection « poétique », édition du Seuil, Paris 1965.), désignant les personnages secourables chargés d’aider le héros dans sa quête.

 

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Mylène dans le clip Pardonne-moi

Posté par francesca7 le 30 mars 2012

 

Autant le dire, pour n’importe quel public ayant vécu le doux enthousiasme que chaque nouvelle sortie de clip suscitait jusqu’en 1992, Pardonne-moi ne peut-être que décevant. tout ce qui faisait de chaque clip une œuvre de divertissement à part entière disparaît ici : plus de figurants, ni de personnages, ni de dialogues, ni d’action. La question la plus évidente alors à se poser est de savoir ce qu’il y a à gagner à se défaire de tout cela ?

 On remarque justement que tout ce que Boutonnat supprime depuis Mon ange (1998) a trait à la narration, au fait de s’attacher à d’autres structures que celle de l’image et de son discours. Fernand Léger disait que « l’erreur du cinéma, c’est le scénario« . La solution du problème se trouve peut-être bel et bien ici : Laurent Boutonnat serait-il moins cinéaste qu’avant parce qu’il ne s’attache plus au narratif, dans le sens diégétique du terme ?

Mylène dans le clip Pardonne-moi dans Mylène et SYMBOLISME

 Ceci expliquerait pourtant l’absence de troisième long-métrage après Ballade de la Féconductrice et Giorgio. Pourquoi faire un long-métrage en s’encombrant de contraintes facultatives (dont l’histoire) alors que seule l’image compte ? On peut bien sûr tergiverser sur le bien fondé de cette démarche. Mais si on peut critiquer volontiers Pardonne-moi sur le divertissement et l’ambition, on ne peut lui reprocher son manque d’images….

 

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Dessine-moi un mouton

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Dessine-moi un mouton dans Mylène dans la PRESSE 2922081165_1_7Il s’agit d’une allusion au conte Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Il est certainement un des titres les plus joyeux de l’album, et un des plus rock, il traite du changement de la perception du monde qui nous entoure lorsque que l’on devient adulte, une vision plus terrestre dénué d’imagination et d’espoir où on se sent seul.

C’est une sorte d’ode à l’innocence et la rêverie de l’enfance.

Single

Il est exploité en tant que 1er single de l’album live Mylenium Tour et sort le 5 décembre 2000, c’est ainsi le trente-troisième single de Mylène Farmer. La version single est tronqué de sa fin, juste avant la présentation des musiciens, danseurs et choristes.

Pour la première fois, elle expose, sur les pochettes des différents supports, ses propres dessins qui seront réexploités à de nombreuses reprises par la suite, soit pour illustrer son livre Lisa-Loup et le conteur, soit pour le clip C’est une belle journée, soit pour des couvertures de livres, et plus récemment pour créer sa marque Lonely Lisa et son site lonelylisa.com, qui fait la part belle à l’ennui.

vidéo

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Ni révolution, ni révélation pour Mylène

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Ni révolution, ni révélation pour Mylène dans Mylène dans la PRESSE MF90_91aCar on ne savait rien, alors, de sa tournée du printemps 2009 ni de son septième album. Le très commercial single Dégénération avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien («Coma t’es sexe, t’es Styx, extatique/Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique»). L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. ­Écriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui ­pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo Looking for my Name, après qu’elle eut chanté Slipping Away pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains ­textes («Vanité c’est laid/Trahison c’est laid/Lâcheté c’est laid/Délation c’est laid» dans C’est dans l’air) comme de son goût pour l’abstraction («D’ivoire ou de jade/Au verre aimable/Un simulacre/Stimule de nacre/Dis-moi comme/J’extase» dans Sextonik), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de Point de suture est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Mercredi soir, sur le site de la Fnac, on ­vendait encore toute la gamme Bercy 2006 sweat-shirt homme à 50 €, programme à 30 €, briquet à 3 €.

http://www.lefigaro.fr/culture/2008/

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Mylène FARMER et le scandale

Posté par francesca7 le 29 mars 2012

 

Pour la première fois en février 1989, Mylène FARMER est l’objet d’une récupération politique. Le Rassemblement Pour Une France Libre avait affiché largement dans les murs de Paris une campagne publicitaire. Dessus cette pub ; une photo de Mylène extraite de Sans Logique, entièrement sortie du contexte et avec à sa gauche, une carte à jouer satanique.

Mylène FARMER et le scandale dans Mylène dans la PRESSE MF90_186aLa chanteuse avait alors trouvé le rapprochement injurieux entre la drogue et sa personne. Elle saisi donc le tribunal de grande instance de Paris en référé. Le jugement est rendu à la mi-juin 1989 et donne raison à Mylène FARMER, injustement agressée. Dans son numéro 251, daté du 17 juin 1989, le journal Libération fait paraître l’affiche en question, et rend compte du jugement du tribunal, avec ces phrases :

« Mylène Farmer gagne au tribunal. Elle n’a pas apprécié. Il faut dire que le Rassemblement Pour Une France Libre n’avait pas fait le slogan en dentelles !… Preuve que même quand on est une rousse libertine, on n’aime pas voir sa gueule utilisée à son corps défendant ! »

Le schéma se reproduira six ans plus tard avec l’affaire du sosie de Front National. Line Gregory avait alors chanté Sans Contrefaçon et Désenchantée dans un gala du parti pour les élections présidentielles. Les journaux télévisés avaient alors largement repris l’image sans préciser qu’il s’agissait d’un sosiie. La maison de disque de Mylène (Plydor) avait alors été assaillie de coups de téléphone d’un public qui ne comprenait pas une telle participation. Après un long procès, Mylène obtient réparation du parti politique en question et s’arrangea à l’amiable avec le sosie. Réactions de Jean-Marie LePen à la plainte de Mylène Farmer : « Je n’ai jamais entendu parler de cette chanteuse«  : « Mylène Farmer, ce n’est pas ma tasse de thé« .

Mylène FARMER et la drogue. L’idée n’est peut-être pas aussi scandaleuse que ça, vu qu’elle-même dans ses textes, même si elle n’en parle jamais ouvertement, use de tout son cham lexical :

Dans Je t’aime mélancolie on découvre « un long suicide acid », dû à « la mauvaise herbe (qui) nuit » et va « voir ma vie en l’air ». On peut aussi voir l’intraveineuse qui la fait geindre : « c’est bien ma veine, je souffre en douce ».

dans Alice « comme tu me manques » : le ‘black out » et « l’exist ».

dans l’Ame stram gram et son « pique pique moi dans l’âme ».

dans serais-tu là et ses « opium » : « narghilé », la « poussière d’ange » pour « pénétrer tes songes », sans oublier les bad trips qui sont les « Ballades qui font mal ».

dans California, où elle veut « se faire un trip ».

dans Effets Secondaires, l’explicite « y’a le plafond qui me regarde », ou encore via d’éventuels jeux de mots comme celui de Sans Contrefaçon qui pourrait résonner comme un aveu à son animal domestique:  « je suis camée, Léon ».

 

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Mylène Farmer par B.Violet

Posté par francesca7 le 27 mars 2012

 

Mylène Farmer par B.Violet dans Mylène et L'ENTOURAGE violet-portraitBernard Violet est un journaliste et écrivain français, spécialisé dans les biographies. Journaliste indépendant s’intéressant principalement aux scandales, aux personnages sulfureux et aux affaires non élucidées.

RESUME DE LA BIO de B.Violet : Mylène Farmer intrigue, fascine et intéresse les français depuis très longtemps déjà, elle fait partie de notre mémoire collective. Succès commercial et artistique sans précédent, elle a construit disque après disque un empire formidablement bien géré et maîtrisé. Une image provocante et mystérieuse à la fois. Des milliers d’articles ont été fait sur elle et ses activités, mais personne n’avait véritablement mené une enquête sérieuse et riche sur le Phénomène Farmer. C’est chose faite avec la pertinence et l’acharnement du biographe le plus incorruptible du PLF (paysage littéraire français), j’ai nommé Bernard VIOLET.

Questions/réponses sur le livre dont tout le monde parle, et que l’on vous conseille, violement, au Mague.

Bonjour Bernard Violet, vous êtes, malheureusement,  » l’homme à abattre  » du moment à cause de votre biographie non autorisée, comme on dit, de Mylène Farmer. Est-ce que vous avez travaillé sur la matière  » Farmer  » de la même manière, avec la même méthode, que vos précédents livres sur l’Abbé Pierre, Alain Delon, Hallyday ou la famille de Monaco ?

BV : J’ai peut être été « l’homme à abattre » comme vous dites depuis que des rumeurs ont commencé à circuler un peu partout, sur le web notamment, il y a un an de cela. Question : qui avait intérêt à propager des infos infondées sans prendre le temps de me solliciter ? Des distorsions curieuses en tout cas avec la réalité de mon travail qui respecte toujours la même méthode : amasser une documentation solide que j’informatise, établir une chronologie la plus précise possible, déterminer les pistes à suivre, se déplacer sur le terrain afin de recueillir un maximum de témoignages, puis se mettre à l’écriture. Voilà pour les différentes phases techniques qui représentent deux à trois ans de travail réalisé là encore toujours dans le même état d’esprit : chercher à comprendre les ressorts d’une réussite exceptionnelle et d’un destin extraordinaire. Sans a priori ni préjugés, sans tabous ni complexes.

David Lelait un spécialiste des people me disait dans une précédente e-terview qu’il ne croyait pas aux  » soi-disant  » mystères de Mylène Farmer et que, de ce fait, il restait insensible à son personnage. Etes-vous du même avis ?

BV : Effectivement, je pense qu’il n’y a pas de « mystère Farmer », mais un personnage complexe, fascinant et respectable. Ce cliché « mystère Farmer » est né de la conjugaison de deux paramètres : la personnalité de la chanteuse – authentique timide – et la volonté délibérée de son entourage de créer un « mythe » à la Garbo en jouant sur le silence et l’attente. L’alchimie a d’autant mieux fonctionné que c’était l’ambition profonde de Farmer : vouloir un destin hors du commun, façonné à sa manière, comme si elle était le metteur en scène de sa propre vie. Cela étant, l’accomplissement de ses rêves d’enfant a nécessité un travail phénoménal et une opiniâtreté qui inspirent le respect.

En fait, il y a véritable paradoxe Farmer, car Mylène qui est la chanteuse qui vend le plus de disques en France et qui jouit d’une somme considérable d’articles de presse et qui n’avait jamais eu droit à un véritable travail d’enquête sur elle, avant vous ? Les journalistes français sont-ils moins courageux que vous ?

413TDJ7QPPL._SL500_AA300_ dans Mylène et L'ENTOURAGEBV : Au vu de mon expérience personnelle, puis à travers les contacts fréquents et multiples entretenus avec les journalistes, je dois dire que mon jugement est assez sévère sur la profession. En effet, si de nombreux journalistes manquent de courage – peur pour leur carrière ou crainte de se fâcher avec les puissants -, la plupart d’entre eux sont avant tout de gros paresseux qui se contentent de piller leurs confrères, accumulant ainsi les contre-vérités et autres approximations. Je n’ose pas évoquer une minorité qui, elle, se laisse tout simplement acheter : billets de faveur pour des spectacles, séjours dans palaces, dîners dans restaurants de renom, voyages, etc …

Dans la réussite de Farmer, Laurent Boutonnat n’est-il pas aussi important sinon plus que sa création elle-même ?

BV : Boutonnat est un authentique créateur et j’ose même dire un cinéaste de génie. Ses courts-métrages – de véritables chefs-d’œuvres – ont révolutionné le clip en France. « Giorgino » ne méritait ni le désintérêt ni le mépris qu’il a suscité. Je pense que ses relations avec Farmer sont totalement fusionnelles, artistiquement parlant. Ces deux surdoués de la variété française se sont inspirés réciproquement tout en transcendant leurs inspirations.

Comment expliquez-vous le succès commercial immense de Mylène Farmer ? Est-il mérité ou disproportionné selon vous ?

BV : Le marketing n’explique pas tout. On ne vend pas impunément plus de dix millions d’albums. Son talent conjugué à celui de Boutonnat et à celui du manager Bertrand Le Page – au rôle primordial et trop souvent sous-estimé – a permis de bouleverser un univers musical français peu coutumier des terrains minés comme ceux du désespoir, de la folie, du silence et de la solitude. Des thèmes en phase avec la sensibilité d’un public jeune qui s’est reconnu à travers les créations du duo Farmer-Boutonnat. Ce même public avec lequel il n’a pas joué la facilité : souvenez-vous des textes de Baudelaire et de Poe ; ceux de Stephen King et d’Henry James ; les tableaux de Jérôme Bosch, Egon Schiele ou Géricault, etc. Comme me l’a confié l’écrivain Gonzague Saint-Bris, ce genre d’hommage subtil à la littérature et à la peinture est plutôt rare chez les chanteurs de variété peu enclins à s’enrichir d’ambition poétique… .

Vous expliquez dans votre livre que la clef de voûte du personnage de Mylène Farmer se trouve dans des traumatismes liés à l’enfance et qui ont conditionné un univers fantasmatique très particulier.

2c805cb4d19c498d2575f0bae54ad68f4bd2d09d5be56BV : J’ai repris à moi la magnifique formule de François Mauriac pour lequel « l’enfance est le tout d’une vie, puisqu’elle en donne la clé ». Et je l’ai constaté à travers toutes mes biographies : tout se joue dans les dix premières années de la vie. Toutes les peurs, tous les rêves, tous les fantasmes de mes héros et héroïnes ont eu systèmatiquement un rôle dans leur existence et dans leurs créations. Des influences sur leur imaginaire que j’essaie de décrypter à travers plusieurs grilles de lecture : historique, sociologique et psychanalytique. Dans ce sens, je pense que la fameuse anecdote du putois et du bain de jus de tomate a effectivement créé un traumatisme chez la petite fille qu’était alors Mylène. Sentiment appuyé par l’analyse d’un psychothérapeute pour lequel cette journée mémorable reste probablement l’un des pivots de l’existence de Farmer et dont on retrouvera les correspondances dans certains de ses clips : « Je te rends ton amour » et » Beyond My Control ». Pour être complet, je peux vous dire que c’est la chanteuse elle-même qui m’a mis sur la piste de ce moment crucial de son enfance. En effet, à plusieurs reprises, au début de sa carrière, parmi ses rares souvenirs de son séjour québecois, elle a évoqué cette journée au cours de laquelle elle avait décidé de s’échapper de son école, de rentrer à la maison à pied, mais qu’elle s’était perdue dans les bois (là aussi scène récurrente dans les clips de Farmer) et qu’elle avait été finalement ramenée chez elle grâce à l’intervention de la police. Cette anecdote m’a longtemps taraudé : pour quelles raisons une petite fille de 5 ans décide-t-elle d’échapper à la vigilance des adultes ? En interrogeant au Québec sa première institutrice et ses amies d’enfance de l’époque, j’ai pu reconstituer le puzzle.

Est-ce que les média ont véritablement compris votre démarche intellectuelle et littéraire autour de Mylène Farmer. A partir du moment où vous touchez à l’intimité de la  » star « , on vous reproche de fouiller dans les poubelles et cela bloque le débat. Pourtant Mylène vit en bon personnage public de la  » Femme énigmatique  » que Laurent Boutonnat et elle ont inventé. En France, contrairement aux pays anglo-saxons on n’aime pas cela.

BV : En dehors de quelques animateurs de télévision incultes et tarés, les journalistes, dans leur grande majorité, adhèrent à ma démarche. La presse dite « sérieuse » – le Figaro, France Inter, Europe 1, RTL, etc – m’a réservé des critiques favorables. Comme je l’ai déjà déclaré, je n’ai aucunement touché à la sphère de l’intimité de Mylène Farmer. Pour la simple et bonne raison que celle-ci ne l’expose pas et que la loi est très contraignante sur ce sujet. Si j’évoque longuement son enfance, c’est parce que de nombreuses situations viennent expliquer l’arrière-plan de ses futures créations. Par ailleurs, si je refuse de me limiter à la mythologie entrenue par certains, c’est pour lui apporter une part d’humanité qui rend le personnage encore plus attachant.

Qu’est-ce qui vous a touché chez la mère de Mylène ? Comment vit-elle le succès de sa fille ?

BV : Marguerite Gautier m’a reçu très aimablement. En toute liberté et un tantinet tiraillée. Elle m’a beaucoup parlé, parce qu’il avait beaucoup d’erreurs selon elle dans les bios consacrées jusqu’à ce jour à sa célèbre fille, et en même temps elle s’interrogeait sur les réactions de sa cadette, au caractère parfois peu accommodant. Cela étant, elle m’a assuré être très fière de sa réussite en m’affirmant que Mylène s’était faite toute seule. Un sentiment que je ne partage pas. Je pense que le milieu familial a joué un rôle important dans le destin de l’interprète de « Maman a tort ». Notamment à travers l’influence de sa grand-mère paternelle qui fut une pianiste talentueuse.

Est-ce que vos investigations sur les grands people français vous ont valu des menaces explicites qui ont eu des conséquences sur votre sécurité ou sur votre vie, privée ou sociale ?

a1y3otfrBV : D’anciens membres de la fine fleur de la pègre française ont effectivement tenté de m’intimider lorsque je travaillais sur le « Delon ». Mais je pense qu’il s’agissait d’initiatives personnelles prises à l’insu de l’interprète du « Samouraï ». La plupart du temps, mes « héros » qui voient mes travaux d’un mauvais œil préfèrent entamer des procédures judiciaires, des référés notamment. Mais ceux-ci n’aboutissent quasiment jamais puisque je m’efforce de travailler dans le cadre de la loi, au nom de la liberté d’expression. Une autre stratégie est de tenter de me salir ou de me discréditer. Ce fut ainsi le cas récemment sur certains forums farmériens. Dans ce genre de situations je ne transige pas : les auteurs de calomnies, de diffamations, ou de propos attentatoires à l’honneur professionnel sont traînés devant les tribunaux.

On ne peut parler de Mylène Farmer sans ses clips qui ont défrayé la critique. Hors les clips sont des objets virtuels symboliques. Est-ce que Farmer c’est avant tout une bonne gestion de l’image ?

BV : Plusieurs clips ont effectivement été censurés ou diffusés à des heures indûes à la télévision. Là encore, grâce à ce maître de la caméra qu’est Boutonnat, Farmer a appris le sens et la force des images. Ses story-board sont là pour le prouver. En même temps, il est vrai qu’elle est née avec la télévision, son véritable tableau noir.

Le système Boutonnat/Farmer est riche et puissant. Le business de ce couple n’est-il pas davantage devenu financier qu’artiste en définitive ?

BV : Les deux sont intimement liés. Mais être riche n’est ni illégal ni une tare. Sans oublier que Boutonnat et Farmer investissent beaucoup dans leurs créations, leurs spectacles notamment qui coûtent très chers. Ils ne font pas de l’argent pour l’argent, mais pour rester libres de créer comme ils l’entendent.

Que peut cacher la non coopération du clan Farmer à votre travail, qu’a-t-elle donc à cacher ?

BV : C’est une réaction naturelle chez les stars. Elles ont peur de voir écorner leur légende ou leur image qu’elles ont eu tant de mal à imposer. Certaines ont peut être peur de voir révéler des secrets « inavouables ». En même, je pense qu’elles ont tort de ne pas coopérer, car elles sont en général toujours gagnantes puisque je leur apporte une part d’humanité souvent plus passionnante que leur image surmédiatisée. Johnny Hallyday et l’abbé Pierre ont ainsi accepté de collaborer à mon travail. A leur plus grande satisfaction.

Que pensez-vous du fanatisme autour de Mylène, que d’ailleurs elle gère elle-même de manière très audacieuse et pécunière ?

BV : Certains fans sont des excités, c’est vrai, mais pas forcément représentatifs de l’ensemble des farmériens. La plupart de ceux avec lesquels j’ai été en contact se sont toujours montré courtois et curieux. Beaucoup de choses ont été écrites sur le merchandising généré par la chanteuse et sa maison de disques. Je l’évoque également longuement dans ma bio. Personnellement, je ne le trouve pas autrement choquant. D’abord parce que ce sont en général des objets d’une grande beauté ; ensuite parce qu’il y a des plaisirs qui n’ont pas de prix.

Mylène Farmer est-elle aussi fascinante et complexe qu’un Delon par exemple ou l‚on est pas du tout dans la même catégorie ?

BV : Lorsque je suis contrarié, je dis qu’elle est une Delon en jupon. Et je pense alors à leur façon de tout vouloir régenter. Delon fut un acteur de génie lorsqu’il acceptait de se laisser diriger par des metteurs en scène de génie – Visconti, Clément, Melville – mais a vu sa carrière décliner lorsqu’il a voulu tout faire : l’acteur, le réalisateur, le producteur, etc. Un artiste ne peut pas être bon dans tous ces rôles qui demandent compétences et savoir-faire. Par ailleurs, je pense que leur désir profond d’être considérés comme des stars peut constituer un piège. Gérard Depardieu l’a dit de façon très sincère et peut être très justement lorsqu’il déclarait : « Je ne peux pas, je ne veux pas être une star. On est star parce qu’on le veut, parce qu’on se fabrique, se fige, se tue, s’immole en star. Être star, c’est une passion. Le rôle n’est plus l’écran, mais dans la vie. Moi, je veux pouvoir être dans mes rôles. Acteur. »

FanImanol2Et si Mylène acceptait de collaborer avec vous, referiez-vous un second livre sur elle ?

BV : Bien évidemment. Auparavant, je lui proposerais de rencontrer l’abbé Pierre. Pour lui faire plaisir. En effet, après la diffusion en 1992 d’un reportage d’ « Envoyé spécial » consacré au religieux séjournant alors dans le désert saharien, Farmer avait exprimé le désir de faire sa connaissance. Pour quelles raisons ? Peut-être parce qu’elle pense au fond d’elle-même, comme ce saint homme, qu’ « il ne suffit pas de croire » mais qu’ « il faut aussi devenir croyable »…

Mylène Farmer, une biographie, Bernard Violet, Fayard.

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Mylène Farmer et B.di Sabatino

Posté par francesca7 le 27 mars 2012

 

Mylène Farmer et B.di Sabatino dans Mylène et L'ENTOURAGE 209006Benoît Di Sabatino est un réalisateur et producteur français spécialisé dans les animations.

Il est le co-fondateur et le co-président actuel, avec son frère Christophe Di Sabatino, du groupe Antefilms devenu MoonScoop par la suite, leader européen de la création, production et exploitation de séries animées dans le monde entier.

Il a été président du directoire de Carrere Group jusqu’à sa démission le 4 décembre 2008.

Sa petite amie est Mylène Farmer.

Ca aurait pu passer inaperçu tant la une de Paris Match est discrète à propos de l’interview que la Star rousse a accordé au journaliste, Jérôme Béglé. La belle Mylène Farmer ne fait pas la une, juste un petit encard qui signale cette interview. Pour l’édition belge dont la couverture est accordée à Sophie Marceau, rien ne signale que le magazine a obtenu une interview de l’artiste…pourtant, l’interview est déjà annoncée sur tous les forums et/ou sites consacrés à la mystèrieuse chanteuse.

1562568002_small_1 dans Mylène et L'ENTOURAGESi Paris Match n’a pas fait grand bruit de cette interview, la toile s’en est chargée car Mylène Farmer sait créer l’évènement. L’interview montre une artiste qui est loin de l’image pop glacée qu’on veut bien généralement lui coller. Le journaliste d’ailleurs en interview sur le site de Paris Match explique que la flamboyante rousse est loin d’être le personnage distant, froid et mélancolique qu’on veut trop souvent faire endosser. C’est une femme qui sait s’amuser, rire.

Dans l’article, illustré par de superbes photos de Claude Gassian, Mylène apparaît mutine comme un personnage de manga (dixit le magazine). Une Mylène qui semble avoir envie de communiquer avec le journaliste. Elle explique son envie de scène et le pourquoi de ce Stade de France en 2009. Elle confirme par ailleurs qu’il y aura bien une tournée. Que le choix du 12 septembre 2009 n’a rien à voir avec le fait que ce sera le jour de son anniversaire. Elle parle de la relation privilègiée qu’elle entretien avec son public et va même jusqu’à raconter comment elle a rencontré l’homme de sa vie, le réalisateur de films d’animation, Benoît Di Sabatino.

L’article permet également de lever un court instant le voile qui recouvre le nouvel album de Mylène. Un album qui devrait être plus électro avec des titres « up tempo ». Enfin, La jolie rouquine évoque les rapports qu’elle entretien avec la mort et l’au-delà.

Une interview intéressante à lire dans le Paris Match du 20 au 26 mars 2008 ou à consulter dans son intégralité sur www.parismatch.com

Voici a vu en exclusivité le premier documentaire consacré à Mylène Farmer, diffusé les 10 et 11 avril sur M6 Music Hits.

À l’occasion de la sortie très attendue de son nouveau DVD Live Mylène Farmer : Stade de France le 12 avril 2010, la chaîne M6 Music Hits consacre un week-end entier à la star. Pour l’occasion, elle diffusera un documentaire inédit de 54 minutes réalisé par Shana De Lacroix.

C’est la première fois, en vingt-cinq ans de carrière, que la chanteuse est l’objet d’un portrait télé aussi fouillé. On y apprend notamment comment la star a utilisé la provocation dans ses clips pour s’imposer au premier plan. Et comment elle a réussi à faire de son refus de communiquer une véritable stratégie de communication.

110706090600890193Le reportage aborde aussi la relation de Mylène avec son compagnon, Benoît Di Sabatino. Des révélations qui filtrent à travers de nombreux témoignages, dont celui d’Alizée, de Laurent Boyer, d’Alain Escalle, mais aussi de Sophie Tellier, la rivale de Libertine, de la photographe Elsa Trillat, ou encore de Hugues Royer, journaliste à Voici, auteur d’une biographie de la star.

Cerise sur le gâteau, le doc diffuse des images inédites des derniers concerts de Mylène, mais nous n’en dirons pas plus, pour laisser quelques surprises aux fans, qu’on imagine scotchés devant leur télé, ce week-end-là…

Mylene Farmer n’est plus aussi secrète que ça, elle se montre. L’amour que lui porte Benoit Di Sabatino, rencontré lors du tournage du clip C’est une belle journée, y est pour beaucoup. Bronzage seins nus aux Seychelles, jet-ski en Corse, chute sur le perron de l’Elysée, Mylène assume tout maintenant et ne s’isole plus.

Dans l’album de la chanteuse de 2005, Avant que l’ombre, on note que l’inspiration lui vient de Benoit, confirmé par celui de 2008. Et elle n’hésite pas à montrer à tout le monde tout l’amour qu’elle lui porte. A 49 ans, la chanteuse, qui se cachait, vit au grand jour avec celui qui fait battre son coeur.

Source : magazine gala du 24 mars 2010

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Mots inventés par Mylène

Posté par francesca7 le 25 mars 2012


Ou Néologismes

Mots inventés par Mylène dans Mylène et mes BLABLAS MF2000_105aQu’est-ce qu’un néologisme ?
C’est l’invention d’un nouveau mot. Ils sont assez fréquents dans les textes de Mylène. Voci la plupart d’entre eux :

Eaunanisme : Ce terme fait référence au mot onanisme (= masturbation). Mylène a changé la première syllabe en « eau » car sa chanson parle de la mer. (Eaunanisme)

Impermanente : Qui n’est pas permanent. (« impermanente, l’insouciance » / Vertige)

Maltèque : Habitants de Malte ??? (« Mon Alice, Alice, araignée maltèque » / Alice)

Optimistiquer : Rendre optimiste. (« Optimistique-moi Papa Optimistique-moi quand j’ai froid  » / Optimistique-moi)

S’acider : devenir acide (« Quand elle s’acide de dynamite qui m’aime me suive ! » / L’amour n’est rien)

S’anamorphoser : Se déformer par anamorphose. (« Dans l’rétro ma vie qui s’anamorphose » / California)

Se métaphysiquer : Entrer dans le monde de la métaphysique, (devenir irréel ?) (« Mes moindres soupirs se métaphysiquement » / L’amour n’est rien)

Se monacaler : Entretenir une vie de moine. (« Quand la lune est si pâle, l’être se monacale » / Pas le temps de vivre)

S’invincibler : Devenir invincible. (« Il est des heures où quand l’être s’invincible la lèpre s’incline » / Pas le temps de vivre)

Vertiger : Avoir le vertige. (« Je vertige de vivre… » / Vertige)

Zoprack : Sorte d’anagramme de Prozac, un antidépresseur. (« du fun, du zoprack et des ailes… » / L’instant X)

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MYLENE et le cinéma

Posté par francesca7 le 25 mars 2012

MYLENE et le cinéma dans Mylène et des CRITIQUES ClipTrist4  Les plans rapides du clip TRISTANA stoppent lorsque Boutonnat semble offrir un nouvel hommage à l’autre géant du cinéma russe : Andreï Tarkovski. Les plans lents et oniriques trouvent ici mieux leurs places dans cette sorte de lyrisme fantastique. Boutonnat ira en fait tourner ce court-métrage durant cinq jours dans les forêts entourant la commune de La-Chapelle-en-Vercors. Il acheminera pour cela de Normandie une demi-douzaine de loups gris naturalisés empruntés à Gaétan, un ami louant des animaux pour le cinéma à travers sa société Jacana. Laurent Boutonnat se servira encore de cette entreprise pour le tournage de Beyond my control (1992) et Giorgino (1994). Tout comme son film précédent, la Bande Originale sera disponible dans le commerce (estimée aujourd’hui à 160 Euros). Le tournage du clip Tristana est rapide, Laurent Boutonnat a recours à certains stratagèmes pour gagner du temps. Il n’utilise par exemple qu’une unique pose de rails de travelling pour filmer toutes les scènes de poursuite dans la forêt (au début du clip et au milieu), en utilisant ces rails dans tous les sens (travelling avant, travelling arrière, travellings latéraux) sans que ça se voit (rien ne ressemble plus à un coin de forêt qu’un autre coin de forêt!)

 ClipTrist6 dans Mylène et des CRITIQUESDans cette adaptation enneigée qu’est TRISTANA, le prince charmant est Rasoukine, un agriculteur des plaines déjà enneigées en ce moi d’octobre 1917. La sorcière est une tsarine (interprétée par la baroque Sophie Tellier déjà présente en tant que rivale dans Libertine) et Blanche-Neige est Tristana, une jeune fille amoureuse de Rasoukine. Les cosaques, envoyés par la tsarine, veulent lui ramener l’enveloppe charnelle de Tristana qui paraît-il, est plus belle qu’elle. On notera l’allégorie du miroir par lequel la sorcière demande dans Blanche-neige « -Qui est la plus belle ? ». Ici, la tsarine le demande au moine que l’on voit précisément à travers ce miroir. Il est en fait le reflet même de ce qu’est la tsarine, un personnage laid et sournois, au service d’une supériorité (la beauté physique pour elle et Dieu pour le moine)  qu’elle seule considère comme telle. Tout pourrait ressembler ici à un conte merveilleux traditionnel. Mais tout, ici, est transposé dans l’univers glacé de Boutonnat, ce qui donne facilement à la version originale signée Disney, un goût consensuel, voir aseptisé. Laurent Boutonnat fait toutefois une infidélité au dessin animé de Disney dont il s’inspire en changeant la fin de l’histoire.

ClipTrist8Lorsque Rasoukine le « prince charmant » embrasse Tristana pour lui redonner  vie, elle ne répond pas à son baiser et reste indéfiniment entre la vie et la mort. Elle gagne ainsi, par la grâce de l’amour et d’un baiser, le double bonheur de l’éternité et du repos infini. Pour mettre en images cette scène, la fin du film nous donne un onirisme le plus total. On voit Tristana, les bras ouverts et la tête inclinée en arrière rire aux éclats sous la neige qui tombe, inondée de soleil et de flocons. La dernière image qui servira de fond au générique de fin est donnée à Rasoukine, face au soleil se couchant sur les montagnes russes, et expirant dans un souffle de désespoir un laconique « - Je t’aime« . 

écrit par Jodel St Marc http://fr.wikipedia.org/wiki/Jodel_Saint-Marc

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Mylène et suture sans surprise

Posté par francesca7 le 25 mars 2012

Mylène Farmer signe son retour avec un album sans surprise

Dans ‘Point de suture’, un nouvel album en manque d’inspiration, la chanteuse mélange électro-pop et ballade rêveuse.

Mylène et suture sans surprise dans Mylène et des CRITIQUES Mylene-Farmer-Sacoche-Point-De-Suture-845609915_MLDepuis une vingtaine d’années, et bien avant que les stars de la chanson pop et du rock en fassent un argument promotionnel, la parution d’un nouvel album de Mylène Farmer relève d’un quasi-secret défense. Pour son septième album en studio depuis 1986 – son premier single, ‘Maman a tort’, date de 1984 – , la chanteuse a donc une nouvelle tenu au plus serré la révélation de ‘Point de suture’.

Après l’annonce, en janvier, qu’un nouvel album étant en préparation, grand silence. Et c’est durant l’été qu’est venue la confirmation d’abord avec le single ‘Dégénération’ et son clip réalisé par Bruno Aveillan – qui mélange une référence à l’éveil de l’héroïne du ‘Cinquième Elément’, de Luc Besson et celui de « la créature » issue de Sigourney Weaver dans ‘Alien 4’ – puis une date de parution, lundi 25 août. Sans concurrence d’une chanteuse de même statut face à elle.

La mise en place à 350.000 exemplaires du CD par la maison de disques Polydor donne une indication sur le probable raz-de-marée des ventes. Il faudra y ajouter les chiffres du téléchargement légal payant, depuis mercredi 20 août, de dix chansons de ‘Point de suture’ – le CD en contient une onzième, cachée après quelques minutes de silence –, et ceux d’une opération de téléchargement gratuit menée par l’opérateur de téléphonie mobile SFR et le fabricant de téléphone Sony Ericson.

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Mylène et Ben Harper

Posté par francesca7 le 24 mars 2012


Description de cette image, également commentée ci-aprèsBenjamin Chase « Ben » Harper (né le 28 octobre 1969 à Claremont, Californie) est un guitariste, auteur, compositeur et chanteur américain, accompagné de différents back bands (The Innocent Criminals, The Blind Boys of Alabama, Relentless Seven) avec lesquels il pratique une musique mixant les influences folk, blues, gospel, rock, funk et reggae. Depuis 2008, Ben Harper s’est lancé dans un nouveau projet musical vers un son plus rock au sein du groupe Relentless7.

 

Un album hommage au groupe australien INXS a été enregistré avec uniquement des duos. Mylène Farmer y chante avec Ben Harper.

Elle n’en est pas à sa première collaboration avec un artiste international. Pourtant le résultat est loin d’être aussi bon que les précédents. Alors qu’elle avait déjà chanté en duo avec Seal ou Moby, Mylène Farmer a cette fois-ci retenté l’expérience avec Ben Harper ( tout juste séparé de son épouse, Laura Dern).

La rouquine la plus connue de France et le chanteur américain se sont ainsi retrouvés autour d’un album hommage à INXS. Les deux interprètes ont repris Never tear us apart, l’un des tubes du groupe australien, porté par le chanteur Michael Hutchence. Le résultat est loin de charmer nos oreilles délicates. C’est dommage pour Mylène Farmer qui aurait pu voir là l’occasion de se faire davantage connaître à l’étranger.

Mylène Farmer en duo avec Ben Harper  

Mylène et Ben Harper dans Mylène et L'ENTOURAGE mylene-farmer-ben-harper_35onp_1auct2Avides des collaborations inattendues, vous allez vous régaler : le chanteur américain Ben Harper vient tout juste d’enregistrer un duo avec Mylène Farmer ! La nouvelle vient d’être confirmée par TF1 News : la chanson intitulée « Never Tear US Apart » paraitra dès le mois de septembre…

Plusieurs artistes se sont récemment réunis pour enregistrer un album en hommage au groupe australien INXS. Fondé en 1970, ils sont les auteurs des tubes « Origin Side » (1984), « Need You Tonight » (1987), et « Never Tear Us Apart » (1989). Ce dernier devrait figurer sur cette compilation de reprises qui paraîtra au mois de septembre. Si peu d’informations circulent à ce sujet, on connait déjà le nom de certains des artistes ayant participé et les collaborations artistiques qui figureront sur l’opus. Seule française ayant présente pour ce projet, la chanteuse Mylène Farmer a enregistré un duo avec Ben Harper. Dans un précédent article, nous vous avions confirmé que la chanteuse était en studio d’enregistrement à Paris pour un projet top secret que nous supposions être la Bande Originale du film « L’ombre des autres » (dont le tournage débutera très prochainement). C’est donc pour ce projet lié à INXS que la belle serait passée en studio, et qui plus est pour marier sa voix avec celle de Ben Harper sur le titre « Never Tear Us Apart », enregistré à la fois en anglais et en français pour l’occasion.

Mylène Farmer est l’une de nos stars les plus discrètes, mais lorsqu’elle se décide à investir le devant de la scène, elle ne fait jamais les choses à moitié. La revoilà aujourd’hui en duo avec Ben Harper. Farmer est la seule Française invitée sur un album hommage au groupe australien INXS popularisé par les tubes Suicide blonde ou Original sin, et c’est avec le guitariste et chanteur (tout juste séparé de Laura Dern) qu’elle reprend Never tear us appart.

ClipQMCL11Petit dans Mylène et L'ENTOURAGECette superbe chanson est extraite de l’album Kick, de 1988. Mylène Farmer a toujours eu un faible pour le groupe, tandis que Ben Harper a déjà réinventé ce titre en solo. Ils mêlent leurs deux voix aujourd’hui pour donner un nouvel éclairage à ce tube. On y découvre une Mylène Farmer dans un registre bien différent et, surtout, avec une voix bien plus grave, quasi androgyne à la manière de Françoise Hardy dans les 60′s, loin des aigus auxquels elle nous avait habitués ces dernières années. L’album est annoncé le 29 novembre.

Autre duo pour Farmer qui fait l’actualité, celui qu’elle partage avec Line Renaud, C’est pas l’heure. La chanson paraîtra sur l’album de Line, Rue Washington, attendu le 6 novembre. Enfin, Mylène Farmer vient de dévoiler quelques détails de Bleu noir son nouvel opus. Le disque, précédé par le single Oui mais… non composé par RedOne, contiendra des collaborations avec Archive et Moby qu’elle connaît déjà bien

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Mylène Farmer et Arno Mothra

Posté par francesca7 le 24 mars 2012

 

Mylène Farmer et Arno Mothra dans Mylène et L'ENTOURAGE arno-mothraMylène Farmer – Coma extatique      Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute [...]

« Amylène analgésique » par Arno Mothra  Parution : 12 Septembre 2008
Editeur : Editions Komakino – Genre : Roman

Description : En 1984, à l’aube de l’Apocalypse, un personnage amoral fut envoyé sur Terre. Le Diable, accompagné de son Maître, l’Orant Boutonné (triste faquin à barbe déguisé en Christ), sévit depuis sans candeur, médiatiquement, afin de corrompre la jeunesse et de formater les défroqués. Les valeurs morales s’annihilent progressivement et la perversion fleurit à son comble.
La tourbe sainte l’entend-elle de cette oreille ? Par quels procédés de nuisance répondra-t-elle pour appeler à sa propre accalmie ?

Point de suture par Arno Mothra

ClipCaliforniaPetit5 dans Mylène et L'ENTOURAGESwift écrivait avec authenticité : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on peut le reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui. » Ce nouvel album de Mylène Farmer ne manquera pas, devant la vocifération de quelques verrats nourris à la confiture pourrie, de confirmer à nouveau cette citation.

Bloc opératoire :

« Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre » dit Pacino dans L’impasse.

Anesthésie générale en prévision. Comme son nom l’indique, Point de suture annonce une phase, celle de la plaie soignée après l’opération. Soignée mais pas cicatrisée. Alors que l’excellent [Dégénération->644] (dans les bacs depuis le 18 août) laissait présager un disque froid et plutôt évasif quant aux paroles, ce septième album de la rouquine, très up tempo, électrochoc, s’avère d’une diversité délicieuse et sauvage. Avec un virage résolument électro moderne, tout en restant, fort heureusement, très Laurent Boutonnat (génie irremplaçable, quoi qu’on en dise, dont on attend également impatiemment la prochaine production cinématographique). Petite révélation d’introduction : Point de suture contient le plus beau titre que Mylène Farmer et Laurent Boutonnat aient écrit.

QUI EST ANO MOTHRA : Arno Mothra (Arno Mothra) on Myspace

Arno Mothra auteur de Amylène analgésique ; Roman autour de l’univers de Mylène Farmer paru en septembre 2008 aux Éditions Komakino : http://francescax7.unblog.fr/?s=Arno+Mothra

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Mylène et Amélie Nothomb

Posté par francesca7 le 24 mars 2012



Description de cette image, également commentée ci-aprèsAttentat, par exemple est un roman d’Amélie Nothomb paru en 1997. C’est le cinquième roman publié d’Amélie Nothomb et le cinquième publié chez Albin Michel.

  • Tout le propos de l’auteur tient dans le débat qu’elle propose sur la normalité. Qu’est ce qu’une norme ? Quel est le rôle joué par la société, volontaire ou non, dans l’élaboration de celle-ci ? Beauté et Laideur, par le dialogue d’Epiphane et Ethel, sont les instruments choisis par Amélie Nothomb pour sa démonstration : nous sommes ballottés par le regard des autres, façonnés par lui. Plus largement, à travers la philosophie d’Epiphane Otos, Amélie Nothomb nous invite à remettre en question nos certitudes et se poser la question : l’avis que j’ai sur une chose, un fait, une idée, est-ce le fruit d’une réflexion personnelle ou l’absorption d’une conception que la société m’a proposée et que je n’ai pas reniée ?
  • La scène d’encornement a été inspirée à Amélie Nothomb par le clip de la chanson Sans logique de Mylène Farmer, proche de l’écrivain.

Et de qui Amélie est-elle fan ?

 

Mylène Farmer, qui s’offre le Stade de France pour deux concerts aujourd’hui et demain. D’ailleurs, c’est en surfant sur les sites de fans de Mylène, parce qu’on dit Mylène quand on est fan, sont également fans d’Amélie. Parce qu’on dit aussi Amélie quand on est fan. Manquerait plus que Mylène soit fan d’Amélie pour que la boucle soit bouclée.

Partant à la rencontre d’Amélie, Frédéric nous fait alors découvrir cette relation avec la romancière dont les « livres n’ont rien à voir avec son univers », mais qui y voit « des passerelles ». Ce n’est pas pour rien qu’elles partageraient un public commun. Lesquelles ? Mystère, mais « j’le sens », explique Amélie. D’ailleurs, Mylène a beaucoup compté pour elle, qui l’aura écoutée en boucle durant les années 80.

Mylène et Amélie Nothomb dans Mylène et L'ENTOURAGE ClipCaliforniaPetit3Libertinage et identité sexuelle, des thèmes forts pour Amélie qui ne se souvient pas de jeunes femmes ayant parlé « si crûment et avec tant d’élégance » de ces questions, alors que Bowie et d’autres hommes n’hésitaient pas. Un comportement « libérateur », n’ayons pas peur des mots.

Quant à la part littéraire de ses chansons, on la méconnaît : Baudelaire et son Horloge sont repris par Mylène. Et dans le même album, un titre nommé Alan, pour Edgar Poe, évidemment, avec un clip et un concert à Bruxelles, qui donnait « envie de se jeter sur l’oeuvre de Poe ». Des « talents de conseiller littéraire » qui refléteraient le fait que Mylène « lit beaucoup et lit bien », mais surtout le fait transparaître dans ses chansons. Bilan des courses ça fait lire les fans.

D’ailleurs, la chanson Si c’est un homme, comment ne pas discerner immédiatement l’allusion « transparente » à Primo Levy ? « Je ne renie absolument pas cette période. Je trouve que j’avais raison d’écouter Mylène Farmer. Je ne regarde pas ça de haut du tout aujourd’hui en me disant que c’est une période révolue de ma vie. » Car encore, Amélie est émue par Mylène, qui chante « avec une sincérité désarmante ».

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Regrets de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 23 mars 2012


     Regrets de Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE ClipRegretsPetit01 Venant de nulle part dans un noir & blanc surexposé, un homme descend d’un tramway sortant d’un brouillard ne pouvant être que le néant. Il se rend à un rendez-vous mortuaire au sein d’un vieux cimetière juif. Les tombes clairsemées et à moitié enterrées sont envahies par les ronces, une biche solitaire le traverse, la neige qui commence à fondre se confond avec les nappes de brouillard omniprésentes. L’homme attend assis sur une tombe (celle de la jeune femme ?) un bouquet de chardons et de roses à la main. Les mains de Mylène Farmer, qui interprète ici ce fantôme féminin, se posent sur les yeux de Jean-Louis Murat, lui est l’amour, elle est la mort. Telle Libertine avec le petit tambour dans Pourvu Qu’elles Soient Douces, et dans un éclat  de rire partant en échos, elle le prendra par la main et l’emmènera dans les allées de ce cimetière pour faire tout ce qu’il n’avaient pas eu le temps de faire étant vivants : courir, rire, et danser l’un contre l’autre. Lui bascule dans ce monde onirique ou la notion de temps n’est plus. Le film n’est alors plus qu’au ralenti. 

 ClipRegretsPetit05 dans Mylène dans la PRESSE   Ce qui pourrait être vu comme de lentes lamentations romantiques sans fond se doublent en fait du récit d’un homme rendant une courte visite à sa défunte femme. Il vient la persuader en vain de pérenniser leur amour malgré la mort de celle-ci. L’intégralité du clip se place dans cet au-delà à la géographie limitée : celle de rails de train issues du brouillard conduisant aux portes d’un vieux cimetière isolé, aux tombes enneigées et détruites, envahies par les ronces. Lui est amour, elle est la mort. Comme un cadeau inespéré, l’homme peut voir sa bien aimée, la sentir, la toucher, et lui donner en main propre son bouquet qu’il aurait sans doute posé sur sa sépulture. Le reste du clip n’est qu’une longue et belle contemplation de ces retrouvailles platoniques. Malgré des performances d’actrice contestables, entre l’outrance inappropriée de Libertine II (1988) et la vulgarité non assumée de California (1996), Mylène Farmer atteint dans Regrets une sorte d’abstraction assez intéressante. Lorsqu’elle incarne des êtres en proie avec la mort (A quoi je sers – 1989), l’interprète se révèle être une bonne actrice, capable de vider son visage de toute expressivité humaine. Ici la chanteuse est dans son élément, dans son emploi.  

   ClipRegretsPetit07 Sur le pont musical de la chanson, une longue image vient broyer les sens. Dissimulés derrière des branchages, sur une tombe isolée, Jean-Louis Murat s’est endormi sur les jambes de Mylène Farmer. Un peu comme l’amour se reposant sur la mort sa compagne, les deux êtres entourés de nappes de brouillard se cachent pour s’aimer. Lorsque tout est dit, que les amants se sont regardés dans les yeux et qu’ils ne leur reste plus qu’à s’embrasser, Mylène Farmer et sa silhouette de spectre rendent le bouquet puis disparaissent dans le brouillard, en pénétrant précipitamment l’épaisse fumée. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et repartir à bord du tramway la tête ivre de souvenirs ; souvenirs d’une union éphémère.

 ClipRegretsPetit11   Mylène Farmer est faite pour jouer ces états là, lyriques, même pas humains. Pendant le pont de la chanson, la caméra de Laurent Boutonnat tourne autour de cette tombe sur laquelle est couché le couple: Malgré les broussailles qui dissimulent le tableau, on se sent alors témoin d’une union unique, celle de l’amour avec la mort. Avant de le quitter définitivement, la jeune femme se sera retournée pour lui donner un dernier sourire qu’il ne verra pas. Il ne restera plus à l’amoureux déçu qu’à ressortir de ce cimetière et de repartir à bord du tramway qui le ramène vers ce que pour la mort est le néant : la vie.

 Jodel Saint-Marc.

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Interview Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 22 mars 2012

 

La couverture de STUDIO, offre deux dossiers, l’un sur Boutonnat et l’autre sur Mylène Farmer en avant première, pour la sortie de Giorgio.

 Interview de Mylène :

Qu’est ce qui vous a le plus frappée quand vous avez rencontrée Laurent Boutonnat .

 Ses yeux, je pense (rire). A la fois des yeux très doux et des yeux de fou ! Et puis j’ai tout de suite su que j’avais à faire à quelqu’un de très très talentueux, mais de très secret, et qui a du ma à s’exprimer.

 Allez-vous beaucoup au cinéma ?

 J’y vais de plus en plus. Il faut dire que maintenant, je n’ai plus cette peur que j’avais il ya quelques années, de sortir dans la rue, d’aller au cinéma, d’être regardée. Je commence à m’en débarrasser… Depuis le film.

 C’est le tournage de Giorgio qui vous a libérée de cette appréhension là ?

 Le tournage, je ne sais pas, en tout cas la rencontre de certaines personnes. Et puis aussi sans que je sache vraiment l’exprimer ou le définir, c’est comme si, pendant le film, je m’étais libérée de quelque chose qui était enfoui en moi depuis très longtemps.

 Quel a été votre sentiment lorsque vous avez lu le scénario de Giorgino ?

Interview Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW GiorginoPhotos03 J’aimais beaucoup l’univers. Et cette histoire sombre et tourmentée. Le titre aussi me plaisait : il y a dans ce mot quelque chose d’enfantin et de mystérieux.

 Le tournage s’est déroulé dans le plus grand secret. Vous n’avez montré aucune image jusqu’à aujourd’hui. La seule chose que Boutonnat ait bien voulu nous dire, c’est qu’il s’agissait d’une grande historie d’amour romantique. Comment définiriez-vous votre personnage ?

 C’est une jeune fille qui a du mal à quitter l’enfance, qui a quasiment le comportement d’une autiste la plupart du temps. C’est quelqu’un d’un peu perdu, et en même temps, d’une grande lucidité. Ce’ pourrait être une enfant de dix ans mais avec une clairvoyance étonnante. C’est quelqu’un que les gens ne comprennent pas bien, il y a donc forcément une violence à son égard.

 Comment avez vous travaillé ? Vous y avez longtemps réfléchi toute seule ? Vous avez beaucoup parlé avec Laurent Boutonnat ?

 Non, très peu. Je lui ai demandé comment il voulait mon personnage, je l’ai écouté et puis on en a plus jamais reparlé. Moi, de mon côté, j’ai souhaité rencontrer des personnes en hôpital psychiatrique. Pour écouter, pour regarder… De toute façon, je suis fascinée par les enfants autistes. Par le mystère qu’ils gardent. Par leur incapacité à communiquer… En tout cas, pour le film, je ne voulais pas de choses trop évidentes ou trop outrancières. Il faut faire attention ; c’est si facile de se laisser porter par le spectacle de la folie..; J’ai donc observé, juste pour trouver de petites choses qui seront d’ailleurs, j’imagine, totalement imperceptibles aux autres. Après, ma foi, le fait de porter un vêtement particulier vous aide mieux que tout le reste. Tous, d’un coup, on bascule dans un univers qui n’est plus le sien. Ce n’est plus le quotidien.

 Le film s’est tourné en anglais, c’était un défi supplémentaire ?

 C’est une langue que j’aime beaucoup et que je trouve très belle, donc ça n’a pas été difficile. C’était encore un sentiment de décalage supplémentaire. Jouer dans une langue qui n’est pas la sienne, c’est étrange et agréable parce que c’est étrange, justement. Le film s’st fait en anglais parce que Laurent, ne trouvant pas le personnage en France est allé le chercher à l’étranger.

 Vous souvenez-vous de votre état d’esprit la vielle du premier jour de tournage de Giorgio ?

 GiorginoPhotos05 dans Mylène en INTERVIEWJ’étais angoissée bien sûr ! (rires) J’avais peur d’aller jouer… Monter sur scène, c’est très différent. ON  est seule. Seule au monde. Même s’il y a des techniciens, même s’il y a eu préméditation. Au cinéma, il faut soudain se confronter, se heurter même, à cinquante personnes qui sont autour de vous. C’est très difficile, soudain, de faire abstraction de ses inhibitions, de ses angoisses, de soi-même. Mais une fois que c’est enclenché, on a plus le temps de réfléchir et il faut y aller… En plus, ce tournage s’est déroulé dans des conditions particulièrement éprouvantes… Physiquement d’abord. Parce que Laurent m’a toujours fait beaucoup courir (rires). Eventuellement avec des robes serrées, dans la neige par moins vingt degrés, et à perdre haleine  ! Mon côté garçon manqué m’a servi… En tout cas, je voulais être là tous les jours. Même quand je ne tournais pas. J’ai donc passé cinq mois à me lever à cinq heures du matin. J’adorais voir ce puzzle se mettre en place petit à petit. Voir ces personnages qui prenaient vie.

 (…) Et vos rapports complices avec Laurent Boutonnat ?

 Il faut oublier les rapports complices avec Laurent ! (rires) Parce que sur le tournage, c’était un autre homme. Il a changé du tout au tout C’est quelqu’un qui pour moi était totalement nouveau. Il y avait d’un côté une confiance absolue – Laurent sait tellement ce qu’il veut et ce qu’il fait, il est tellement précis, il a l’œil tellement fait pour la caméra… – Et de l’autre côté, une absence de dialogue. Il a certainement eu besoin, pour mener cette entreprise jusqu’à son terme, de se protéger du monde. Je respecte ça. En tout cas aujourd’hui. Maintenant que c’est terminé. Et parce que c’est finalement conflictuel pour lui-même.

 Le tournage a-t-il changé vos rapports à tous les deux ?

 Forcément, puisque j’ai découvert un autre homme. Il n’y a pas à se demander si c’est en bien ou en mal, ils ont simplement changé. C’était avec moi qu’il était certainement le plus dur, mais ça, c’est assez normal. Ce qui était surprenant, c’était de le voir basculer dans une espèce de folie, dans sa propre folie, très raisonnable bien sûr, mais quand même. C’était une machine de guerre ! Et parfois j’ai eu le sentiment d’être là, moi, l’être le plus fragile au monde face à une machine de guerre ! (rires) Ne vous y trompez pas, il n’y a pas de rancœur dans ce que je dis. C’est juste un constat. Cela sans doute, ne pouvait pas être autrement.

 Simone Signoret disait que ce n’est pas l’acteur qui entre dans la peau du personnage, mais plus le personnage qui entre dans la sienne…

GiorginoPhotos09 Justement, pendant le tournage, je me demandais si c’était Mylène qui nourrissait Catherine, ou si c’était Catherine qui nourrissait Mylène… Je ne sais toujours pas. J’avais juste le sentiment pendant les scènes, que la frontière entre le normal et la folie est très mince, très mince…

 Ce qui est émouvant dans l’aventure de Giorgino, c’est qu’on a véritablement le sentiment que le film est né de la conjonction de deux désir s du cinéma très forts et très anciens, le votre et celui de Laurent Boutonnat.

… C’est vrai. Dès qu’on s’est rencontrés, on a parlé cinéma. D’ailleurs, on en a toujours parlé.

 … Tant est si bien que l’on ne sait pas si c’est l’aboutissent de deux démarches ou le départ d’une nouvelle aventure…

 J’ai plutôt le sentiment que c’est le départ d’une nouvelle aventure.

 

Parution dans le magazine STUDIO n° 80 en pages 42 à 49 et 125. Propos recueillis par J.P Lavoignat.

 

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Mylène a effectivement grandi

Posté par francesca7 le 22 mars 2012

 

Mylène a effectivement grandi dans Mylène et SYMBOLISME Mylene_Farmer_0011496Le clip de Plus Grandir Live peut être lu comme la réponse à cette chanson écrite par la chanteuse cinq ans auparavant, en 1985, alors qu’elle était encore dans un anonymat certain. Malgré ces demandes, Mylène FARMER a bel et bien grandi, elle est devenue une star, et c’est le seul clip qui le montre. Cet effet rétrospectif sur le début de sa carrière la rend attendrissante, car erronée. Une deuxième lecture plus cohérente avec cette étape de sa carrière peut être faite : Mylène FARMER et Laurent Boutonnat ne voudraient plus grandir, au sens figuré. Arrivés au sommet d’une œuvre, on ne peut plus maintenant que décroître, ayant créé une œuvre déjà complète et diverse. Le duo se trouve dans la position où il faut tout arrêter pour tout reconstruire, ou la redondance les guetterait inéluctablement. Plus Grandir n’est donc pas un choix, mais une contrainte pour eux. Cette hypothèse est vérifiée dans le sens où Mylène FARMER en concert et A quoi je sers signent la fin de leur première carrière commun, autant dans le sens artistique que symbolique, ainsi que sur le plan de l’écriture. Rappelons que dans le long métrage et Allan, le décor et les spectateurs brûlent sous le regard sans pitié de la chanteuse, que le final est un adieu, que A quoi je sers met en scène leur suicide artistique, et que le dernier réel clip en date, Sans Logique, est le seul à se terminer par le mot « FIN ».

 

Fin d’une première carrière pour deux artistes qui ne veulent plus grandir, pour ne pas mourir de n’être plus achetés, pour ne pas souffrir de n’être plus aimés… si ça avait continué.

 

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Mylène, plus satanique tu meurs

Posté par francesca7 le 20 mars 2012


Mylène, plus satanique tu meurs dans Mylène dans la PRESSE ClipSansLogique10Mylène FARMER n’aime pas trop le mot clip. Peut-être un mot trop « marie » son sang à celui qui sera son bourreau. La voilà coiffée neutre et commun pour qualifier les mini-métrages dont elle se montre moyennement vêtue de cornes-lames coupantes dont elle se sert comme écrin public à ses angoisses les plus privées. Sans logique, le petit dernier pourrait s’intituler : mon dernier cauchemar. Traumatisantes ces 3 mn 34 ! Pas parce que Mylène s’y montre dans le plus simple appareil. Le choc est ailleurs : dans sa violence sournoise et son esprit malsain prémédité.

Dès les premières images le ton est donné : paysage désertique inquiétant ou soufflent des vents mauvais, tellement propice à un rendez-vous avec la mort. Un gamin trouve une effigie christique que bientôt il essaiera de casser, blasphème innocent. Les vieilles femmes se rendent en procession vers le lieu de sacrifice. Ces préparatifs commencent, le sang coule déjà, Mylène consentante.

Ollé ! L’angélique jeune femme se métamorphose en centaure rugissant (Belzébuth est souvent représenté ainsi sur les gravures anciennes) pour affronter le torero impérieux. Combat dérisoire : elle devra mourir, femmes, hommes et mémés enfants, tous complices, le savent. Au moment crucial l’épée a loupé le cœur. Les éléments sont déchaînés, le tonner gronde, la pluie va s’abattre. Mylène a transpercé son agresseur. Pour survivre a-t-elle du faire un pacte avec le diable ? Question sous-jacente : la chanteuse a-t-elle du conclure une telle union pour obtenir la gloire ?

Clip plus satanique du meurs. Titrait le Spot Ligne n° 322 paru en 1989.

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La Presse FARMER 1989

Posté par francesca7 le 20 mars 2012

La Presse FARMER 1989 dans Mylène dans la PRESSEEn février 1989, la sortie de Sans Logique ne passe pas inaperçue. Là où les artistes de l’époque tentaient de se sortir des années 80, en produisant des clips les plus modernes possibles, Laurent Boutonnat sort un mélange démoniaque entre une musique de discothèque et des images baroques, intemporel.

Quant un nouveau clip de MYLENE FARMER est annoncé, on s’attend toujours à une nouvelle surprise et le fait est que l’on est jamais déçu. Sans Logique est tout aussi surprenant, étrange et déroutant que les précédents et l’on a beau se dire qu’il ne passera cette fois encore quelque chose d’inhabituel, le résultat dépasse toutes les espérances. L’univers de MYLENE FARMER ne nous a sans doute pas révélé tous ses mystères mais nous en aurons une tranche encore plus riche sur la scène dont on dit que les décors morbides en défriseront plus d’un, mais comment marier la mort, le lugubre, le tragique avec la musique de discothèque ? Sans logique est la réponse.

A force de symboles, de décors sophistiqués et de l’union subtile du beau et du malsain. Et nous assistons ainsi à la corrida meurtrière qui met fin à la seule note de beauté et de douceur dans une lande déserte et maudite, l’amour entre un bel hidalgo et une jeune femme rousse. « Fixée à vos yeux si tendres, je pourrais bien par mégarde, d’un ciseau les fendre », dit la chanson, et de « taureau » a raison de son matador sur des rythmes qui, sans être House, n’en sont pas moins ultra-modernes.

Paru au Top 50 de 1989.

 

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Augustin Villaronga et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 mars 2012


 Agustin Villaronga est né en 1957

Augustin Villaronga et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 5394917713_7abab94cdeAgustí Villaronga est né à Majorque, petit-fils de marionnettistes et de la rue. Son père était fasciné par le cinéma, et il lui a ainsi inculqué la passion pour l’art visuel. Lorsque Agustí était enfant, il jouait en faisant des projections avec des photos, des boîtes d’allumettes et des lampes de poche. A 14 ans il décide de devenir réalisateur. Il continua ses études dans un collège jésuite puis s’installa à Barcelone où il fût diplômé en géographie et histoire.

Son film, L’Enfant de la Lune, fut présenté à Cannes en 1989.
En 2011, il remporte le Prix Goya du meilleur réalisateur et le Prix Goya du meilleur scénario adapté pour son film PA NEGRE.

Réalisateur du clip Fuck them all

Le retour de Mylène s’effectue en 2005 avec le provocant « Fuck them all ». Pour illustrer cette chanson, la chanteuse fait appel à l’espagnol Agustin Villaronga et se rend en Roumanie, tourner un clip dans lequel on retrouve une nouvelle fois le thème de la gémellité. Rencontre avec le réalisateur du clip…

Premier contact
La première fois que Mylène m’a appelé, j’ai dit : « Mais pourquoi moi, je viens de l’Espagne, je n’ai pas l’habitude de faire des vidéoclips. Qu’est-ce que tu cherches ? ». Alors j’ai compris qu’elle cherchait quelque chose qui vient de l’intérieur. C’est l’aspect formel, mais l’aspect formel qui vient de quelque chose d’intérieur, qui touche à sa façon de voir la vie.

Univers
Toutes les choses dont m’a parlé Mylène, c’était comme un territoire normal pour moi. C’était comme être dans ma propre source. C’était facile pour moi. Elle m’a parlé de la cage qui devient plus petite, et elle m’a parlé des épouvantails surtout. Nous nous sommes très bien entendus. Ca n’a pas été quelque chose de difficile, c’est arrivé de façon fluide.

Mylène sur le tournageSingleFuckThemAllBig dans Mylène et L'ENTOURAGE

 C’était incroyable parce que tu la regardais dans la cage – et dès qu’elle était dedans, elle montait là-haut sans rien (ndlr : sans beaucoup de vêtements), et avec les répétitions, il y avait des fois où on faisait deux ou trois prises 


à la suite, sans descendre la cage. Et tu la vois qui était comme ça, en train de trembler et, on dit « Action ! » et toute suite, elle tremble plus (rires) !

L’ambiance sur le tournage
Je ne peux pas m’exprimer absolument bien avec la langue (ndlr : française) mais de toute façon, pour les choses plus essentielles, on y arrive, et si on a l’intérêt et l’envie de comprendre les personnes, c’est facile d’y arriver. Je crois qu’il y avait une grande concentration. Tout le monde s’est mis sur une même ligne pour arriver à la même chose. Et ça c’est magnifique, ça c’est le travail (sourire).

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Mark Fisher et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 mars 2012

Mark Fisher (Concepteur décors)

 

Mark Fisher et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE 01Outre le fait qu’ils aient les mêmes initiales, Mark Fisher et Mylène Farmer partagent également un goût commun pour la démesure. Entretien avec l’un des plus célèbres concepteurs de décors au monde.

texte de l’interview :

Cela a été une énorme surprise pour tout le monde que vous travailliez avec Mylène. Quand avez-vous rencontré Mylène et comment cette collaboration s’est-elle établie ?

Mylène m’a contacté pendant l’été 2004. Je connaissais son travail et j’étais ravi de pouvoir collaborer avec elle, parce que c’est une artiste unique, dont les shows sont particulièrement créatifs.

Mylène a souvent fait part de son admiration pour U2, et c’est une fan de Peter Gabriel. Le fait d’avoir travaillé avec ces deux artistes vous a-t-il aidé à concevoir le décor de Avant que l’ombre… à Bercy ?

De par mon travail de designer, tout ce que je fais est basé sur mes travaux précédents. Pendant toutes ces années, j’ai eu le privilège de travailler avec des artistes remarquables et chacun d’entre eux a apporté sa pierre à l’édifice de ma façon de créer un show.

Avant que l’ombre… à Bercy a rencontré un formidable succès. Avez-vous assisté au concert ?

J’ai vu le concert plusieurs fois, qu’il s’agisse des répétitions ou bien du show lui-même. J’ai trouvé que le spectacle fonctionnait très bien. Comme le show était destiné à être présenté dans un seul endroit, c’était finalement plus compliqué qua dans n’importe quel Zénith où j’ai monté des spectacles avec des artistes anglo-saxons. Mais nous avons pu faire des choses qui n’auraient pas été possibles en tournée. L’équipe technique était réellement très forte et ils ont tout rendu possible.

MFBercy2006_70a dans Mylène et L'ENTOURAGEComment s’est déroulée votre collaboration avec Mylène ? Vous donnait-elle des idées ?

J’ai rencontré Mylène et Laurent plusieurs fois entre l’été 2004 et l’été 2005, date à laquelle le décor final a été achevé. Nous avons travaillé en étroite collaboration. Ils avaient tous les deux des idées fortes et précises concernant le show. Parfois, Mylène faisait des croquis de ce qu’elle voulait. Ils avaient tous les deux la même façon de concevoir le spectacle et ce qu’il devait rendre. J’ai proposé mes propres idées et après en avoir discuté tous les trois, j’ai réalisé mes propres croquis, que j’ai présentés à Mylène et Laurent. Plus tard, j’ai travaillé sur les différents tableaux visuels sur informatique.

Combien de temps la conception du show a-t-elle duré ? Avez-vous dû réajuster certaines choses après les premières répétitions ?

Non, rien n’a changé durant les répétions, car tout était prévu très en amont.

Avez-vous travaillé en direct avec Artefact, qui s’est chargé de la construction des décors ?

J’avais déjà travaillé avec Artefact auparavant (pour Johnny Hallyday). Je m’entends très bien avec eux. Ils ont réalisé un formidable travail pour Mylène, en particulier les sculptures et le fronton de la porte, qui est fantastique.

Qui a eu l’idée du rideau d’eau, qui n’avait jamais été vu en France auparavant ?

L’idée vient de Mylène (ndlr : pas tout à fait juste ! L’idée vient de Michael Kintzig, directeur technique du spectacle, qui a découvert ce procédé inventé par Aquatique Show lors d’une convention pour la marque de voitures Renault).

Les médias français considèrent souvent Mylène comme la Madonna française. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que Mylène a une vision artistique plus profonde et plus riche que Madonna. Peut-être Mylène est-elle moins « fashion »… A travers son travail, Mylène essaye de nous dire quelque chose au sujet de l’existence.

Quand on regarde Avant que l’ombre… à Bercy, on a l’impression qu’il n’y a pas de lien réel entre les différents tableaux du show, excepté le début et le fabuleux final. Pourriez-vous nous expliquer le sens du spectacle ?

Je ne pense pas que le show ait une véritable narration. Mais il propose une série d’univers qui sont beaux et qui fonctionnent entre eux.

 Mylène Farmer et vous – 2006

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Jean-Louis Murat parle de Mylène

Posté par francesca7 le 17 mars 2012


Jean-Louis Murat parle de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS jean-louis-muratV : « Quand vous faites un duo avec Mylène Farmer (Regrets), ce n’est pas pour toucher plus de monde ? »

JLM : « Le duo avec Mylène, c’était un truc d’amitié. Dans le business, les deux personnes les plus estimables que j’ai rencontrées, c’est Mylène et Laurent. Je les adore et les respecte infiniment. Ce sont les plus intelligents. D’une intelligence à la Warhol. Ce sont ceux qui comprennent le mieux les mécanismes de ce business, qui sont en meilleure position pour le pervertir, en tirer tous les fruits. Ils crachent dessus tout en faisant cracher le fruit. Pas mal… »

V : « Ils font surtout « cracher » les fans, non ? »

JLM : « C’est le but du truc. C’est un challenge profondément immoral, intéressant. Laurent Boutonnat est un vrai immoraliste au sens noble du terme. »

V : « Ca veut dire quoi ? Que les fans sont stupides, alors allons-y gaiement ? »

JLM : « Non… Il y a une sorte de pulsion consumériste dans la population, autant être là pour en profiter. Il vaut mieux que les gens achètent des T-shirts de Mylène plutôt que des T-shirts de la Star Ac’ ! »

 dans Mylène et mes BLABLASV : « Vous aimez ce que fait Mylène Farmer ? »

JLM : « Par rapport à Goldman, c’est du Wagner ou du Bach ! Il y a chez elle quelque chose de simple, populaire, féminin et pervers aussi. C’est très excitant sexuellement, tout ça. Et c’est parfaitement maîtrisé, dans une sorte de tradition décadente. A côté de Mylène, Jenifer on dirait un Caterpillar… »

paru dans Voici, en 2004.

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Mylène, le Figaro en parle

Posté par francesca7 le 17 mars 2012

 

  • Quelques jours avant sa sortie «physique», «Point de suture», son septième disque, est disponible depuis mercredi en téléchargement. Sans surprise, dix chansons pour préparer la tournée 2009.

 

Mylène, le Figaro en parle dans Mylène dans la PRESSEPeut-on faire aussi massif et ­aussi discret, aussi commercial et aussi secret ? Depuis mercredi, Point de suture, le nouvel album de Mylène Farmer, est disponible au téléchargement légal, avant l’arrivée du disque «physique» dans les magasins lundi prochain. Et cette sortie ne ressemble guère à ce que l’on attend de la sortie de l’album donnant le signal de la rentrée : la chanteuse est plus absente que jamais du paysage médiatique, n’ayant pour l’instant parlé qu’au magazine Têtu, et le secret sur son album ayant jalousement été conservé jusqu’à mercredi. Et encore n’a-t-on que le disque, puisque la chanteuse et son entourage n’ont diffusé aucune photo et aucun des outils habituels de promotion, la maison de disques ayant été tenue hors du cercle du secret jusqu’au dernier moment et le management de la chanteuse étant même encore en vacances…

Il est vrai que, si ce silence est d’une perfection inédite, Mylène Farmer a toujours été particulièrement chiche de ses interviews. Et qu’elle peut être rassurée sur sa popularité : en mars dernier, tous les billets de son concert au Stade de France du samedi 12 septembre 2009 ont été vendus en deux ­heures. Quelques jours plus tard, les billets du 11 septembre 2009 ont été écoulés en à peine plus longtemps. Un double record qui en dit long sur la fidélité de ses fans et sur sa capacité à les mobiliser en confiance.

 

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Point de suture : décousu

Posté par francesca7 le 17 mars 2012


Point de suture : décousu dans Mylène et des CRITIQUESLa pochette accroche l’œil : une poupée cabossée au milieu de ciseaux de chirurgie. L’image n’aurait pas déplu à l’affreux jojo Marilyn Manson. Mais ici il s’agit de Mylène Farmer et de son éternelle poésie adolescente. « C’est le sombre, l’outre-tombe, c’est le monde qui s’éteint, l’épitaphe aura l’audace de répondre à mon chagrin. » Ce méli-mélo gothico-mélancolie imprègne quelques morceaux vaporeux comme ‘Paradis inanimé’ ou ‘Si j’avais au moins…’.

L’artiste semble y faire du surplace et donner du grain à moudre aux rieurs. Pas de quoi s’enthousiasmer non plus sur ‘Looking for my name’, décevant duo avec Moby. ‘Point de suture’ se révèle enfin efficace quand il accélère le rythme, monte le son, se laisse envahir par les pulsations électro sans se poser de questions. La demoiselle se fait alors malicieuse sur ‘Appelle mon numéro’, voire carrément coquine dans ‘Sextonik’, où l’amour paraît s’envisager seul mais avec des joujoux « d’ivoire ou de jade ». Elle arrive même à nous faire avaler son spleen à travers « Je m’ennuie », petite bombe techno d’un disque plus à danser qu’à penser.

Critique :Emmanuel MAROLLE / parution dans Le Parisien (21.08.08)

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Clip « Plus Grandir » de Mylène

Posté par francesca7 le 16 mars 2012


 Clip A la fin du clip, le rythme de la chanson étant assez rapide et gai, en dépit de son texte, il était difficile jusque là d’inclure les passages les plus forts, ceux appartenant à la dernière chanson du film : « Je voudrais tant que tu comprennes« . Plus Grandir baisse alors d’intensité, la voix de Mylène Farmer se pare alors de réverbérations qui la rendent inaudible. L’image disparait peu à peu au profit de celle sans couleur, en gros plan, de Mylène effondrée à la fin de son concert, en sanglot devant son public qu’elle va quitter. Laurent Boutonnat place ici des nappes de son graves d’une tristesse profonde dont il a le secret. On a l’impression de toucher ici à la véritable quintessence du concert, une véritable émotion non prévue, cohérente au reste car tournant autour du même personnage complexe et charismatique. La chanson « Plus Grandir Live continue en restant couverte, jusqu’à ce que la Mylène joyeuse réapparaisse enfin, pour terminer la chanson et dire un dernier « Bonsoir » à son public.

 Le clip se termine par un fondu au noir sur un plan s’éloignant rapidement de la scène, puis s’en rapprochant très lentement. On sort en effet de cet univers, pour y retourner très bientôt, lorsque le film intégral sera à disposition du public. Dans la version éditée en cassette vidéo au début 1990, suit le clip une promotion muette montrant simplement l’affiche du film. En Concert au-dessous de laquelle apparaît : « Sortie Nationale : Septembre 1990″.

 Non dénué de sens, Plus Grandir Live reste quand même l’outil principal de promotion dont a usé Laurent Boutonnat pour la sortie de son film quelques mois plus tard…

 

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