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Peter Lindbergh et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 février 2012


Peter Lindbergh, de son vrai nom Peter Brodbeck, est un photographe et réalisateur allemand né le 23 novembre 1944 à Leszno en Pologne (Cette ville fut allemande de 1939 à 1945 sous le nom de Reichsgau Wartheland). Il vit aujourd’hui entre Paris, New York et Arles.


Description de cette image, également commentée ci-aprèsPeter Lindbergh a passé son enfance à Duisburg (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Après une éducation élémentaire, il quitte l’école à 15 ans, pour travailler comme décorateur de vitrines pour les grands magasins Karstadt et Horten, à Duisburg.

Il part pour la Suisse à 18 ans. Huit mois plus tard, il quitte Lucerne pour Berlin et prend des cours du soir aux Beaux-Arts. Il se rend à Arles en auto-stop, sur les traces de Vincent Van Gogh qu’il admire. Il passe quelques mois à Arles puis poursuit son périple jusqu’en Espagne et au Maroc, un voyage qui durera deux années. De retour en Allemagne, Peter Lindbergh étudie la peinture libre à l’école d’arts de Krefeld (Rhénanie-du-Nord-Westphalie).

En 1969, encore étudiant, il expose pour la première fois ses œuvres, à la galerie Denise René/Hans Mayer. Le Concept Art marque sa dernière période d’intérêt pour l’art. En 1971, il se tourne vers la photographie et assiste le photographe Hans Lux, à Düsseldorf, pendant deux ans.

Lindbergh a été le premier photographe à réunir Linda, Naomi, Tatjana, Cindy et Christy sur un même cliché, à l’origine du phénomène des « super models » (avec la couverture légendaire du Vogue britannique de janvier 1990). Il réalise les portraits de Catherine Deneuve, Mick Jagger, Charlotte Rampling, Nastassja Kinski, Tina Turner, John Travolta, Madonna, Sharon Stone, John Malkovich et une myriade d’autres comme Mylène Farmer en France.

Pour passer contrat avec Lindbergh en 1992, Liz Tilberis, du magazine américain Harper’s Bazaar a dû faire signer à son éditeur un chèque à sept chiffres.

Vogue France numéro 2291 de septembre 1999, «Mylène», portrait-interview de Olivier Lalanne et séance photo par Peter Lindbergh

Confidences de Peter Lindbergh (Photographe)
Une série de photos surprenantes

Sa Rencontre avec Mylène :
J’ai rencontré Mylène pour la première fois à Paris, en 1999 (ndlr : septembre), à l’occasion d’un shooting pour l’édition française du journal Vogue. Je ne connaissais pas grand-chose d’elle. Elle arrivait directement d’une émission de télévision et ses cheveux étaient très bouclés, et roux. Ma première idée a été justement de ne pas la photographier avec ce look très « femme », superficiel, parce que je me représentais Mylène avant tout comme quelqu’un qui avait un discours, et quelque chose à dire. J’ai remarqué qu’une aura très forte l’entourait, ainsi qu’un sens profond de la poésie.


Peter Lindbergh et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE MF90_147aLa première chose que j’ai dite à Mylène, c’est que je voulais casser son image glamour « cheveux roux et bouclés ». Elle a immédiatement accepté. Le shooting a duré le reste de la journée et nous avons tous les deux eu le sentiment de vraiment faire quelque chose de fort ensemble. Je pense que cette série a été une sorte « d’expérience » pour Mylène, qui était curieuse de savoir ce qui pourrait en ressortir. Elle a totalement accepté ce « look » que nous avons trouvé ensemble, bien qu’il ait été très marqué, et fort éloigné de son image « commerciale ». Alors que souvent, les acteurs et les musiciens que je photographie imposent des conditions précises, Mylène s’est montrée au contraire totalement ouverte à ce que je pouvais lui proposer. Je crois qu’elle a apprécié la complexité qui se dégageait de ces portraits. Pour ma part, je trouve qu’elle possède un incroyable rayonnement intérieur. En quelques minutes, on peut se retrouver embarqué avec elle dans une conversation passionnante.

Réactions de Mylène face à Peter
Mylène a, je crois, beaucoup apprécié les photos. Beaucoup de gens m’ont avoué que cette série leur avait montré une Mylène Farmer plus « vraie ». J’ai revu Mylène il y a quelques mois à Los Angeles, et je pense toujours que c’est une femme formidable, intéressante et très inspirée. En deux mots, ce shooting a été très intense!!!


Nous ne pensions pas à l’impact que pourraient avoir ces photos sur l’image de Mylène. Elle a totalement joué son rôle, et je crois même qu’à un moment, elle a été réellement cette femme qui apparaît sur les photographies. Le maquillage a bien sûr joué un rôle important dans cette série, car il a été à l’opposé de ce que l’on peut faire habituellement en termes de maquillage, c’est-à-dire cacher les imperfections. Pour cette séance, nous avons choisi au contraire de renforcer ces imperfections, ce qui a produit la spécificité des photos.

 projets de Peter Lindbergh
On m’a décoré « chevalier des Arts et des Lettres » en 2001 et cela m’a beaucoup touché, même s’il faut avouer que cela n’aide pas beaucoup pour la créativité! Dans la vie de tous les jours, cela ne change pas grand-chose, mais c’est un sentiment agréable. Pour ce qui est de mes projets, je n’ai jamais photographie Nicole Kidman, mais ce n’est que partie remise… J’aimerais également réussir à moins travailler. Cela fait vingt ans que j’essaye et je n’y arrive pas! Il faudra un jour que je me demande pourquoi…

Instant-Mag – 2003

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Myrielle et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 février 2012

Myrielle – la Star de l’Océan

Myrielle et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE alfprod_06Myrielle et Alexandre, son manager et bloggeur, ont décidés  d’ouvrir un nouveau site consacré à la star Mylène FARMER…

Plus vaste, plus propre et plus spacieux, laissez-vous emporter dans un tourbillon infini entre bulles d’écumes, et Mer-chandising afin de découvrir les trésors sous-marins du passé et du présent de Myrielle!

Ce n’est pas tout, car en plus de cela, Mylène Farmer y a laissé une empreinte avant que la marée ne vienne… :

« J’aimerais vous dédier ce site. Â vous, je veux dire, le public. Quand j’ai pensé à créer ce site, j’ai pensé aux personnes que j’aimais très fort et qui m’ont soutenu. Ce site se veux la preuve du lien indéfectible qui nous unis.
Affectueusement, Myrielle. »

le site de Myrielle: http://myrielle-official.blogspot.com/

 

Interview de Myrielle

Bonjour Myrielle et merci d’avoir accepté cette entrevue.
Merci à vous.

Myrielle, où êtes vous née ?

À l’Atlantide, capitale de l’Océan Atlantique.

La musique a-t-elle toujours été votre vocation dès l’enfance ?

Enfant, je ne sais pas, on m’a dit que oui. En revanche, dès l’adolescence, oui, définitivement. J’ai vraiment commencé à chanter à l’âge de 14/15 ans.

Comment êtes-vous passée de petite sirène aux grands espoirs, à la créature la plus aimée de tous les océans ?

Je n’ai pas la réponse exacte, c’est très difficile de savoir pourquoi on vous aime, mais je sais que j’ai beaucoup de chance. Maintenant, si vous voulez parler de notoriété, alors je dirais que le vrai point de départ a été le documentaire que m’a consacré le studio Disney en 1989.

D’ailleurs dans ce documentaire, où l’on vous a découverte, vous êtes fragile, mélancolique, rêveuse mais aussi forte, déterminée et courageuse. Si vous deviez aujourd’hui, en 2009, 20 ans plus tard, vous définir, quels seraient les mots qui vous viennent à l’esprit ?

Je vais vous faire une réponse assez banale: toutes ces facettes font parties de moi, je suis de nature discrète, parfois mélancolique mais l’éclat de rire fait partie de moi aussi. J’ai cette fragilité en moi mais il y a toujours eu cette force qui me permet de surmonter tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin. La détermination m’a été nécessaire pour faire ce métier d’ailleurs.

MF2000_85a dans Mylène et L'ENTOURAGEQuel regard portez-vous sur votre métier ?

Je le dis sans hésitation, même si c’est j’ai conscience que c’est un mot fort, ce métier a été ma survie. Vous savez, mon état originel ne m’a jamais satisfaite, j’ai toujours eu le sentiment de n’appartenir à rien, je voulais devenir quelqu’un d’autre et mon image m’était insupportable. Ce métier m’a permis de m’incarner, d’exister entre deux mondes. Bien sûr, le fait de pouvoir à présent changer d’état (ndlr: sirène dans l’eau/humaine sur terre) m’a beaucoup soulagée. Je me rends compte aujourd’hui que j’ai beaucoup de chance, j’aime ce métier j’ai un public tellement fidèle, si aimant et attentif…(silence) C’est un véritable cadeau de la vie.

Beaucoup d’humains vous comparent à Mylène Farmer. Quel est votre ressenti face à cette comparaison ?

J’en suis ravie, Mylène est une artiste exceptionnelle, toujours juste, elle ne triche jamais avec ses émotions et a une créativité incroyable.

Vous êtes vous inspirée de cette femme dans vos textes et votre art en général ?

C’est vrai qu’on serait tenté de le croire, mais non. Je crois que nous avons en commun ce même paradoxe en nous, de force et de fragilité, ce sentiment d’être parfois étranger à soi-même. Mais là, peut-être que je m’avance un peu trop.

Comment trouvez-vous l’inspiration dans vos textes ?

Je me nourrie de lectures, de voyages, d’œuvres d’arts. J’ai la chance de vivre entre deux mondes, le fait même d’avoir la possibilité de vivre cela est déjà une source d’inspiration en soi!

Quels sont vos peurs ?

Parfois elles sont précises, parfois elles sont plus floues et parfois je n’en ai pas du tout. Mais parmi celles qui sont récurrentes, je dirai une obsession pour la mort, l’idée de mort. Le fait de savoir que nous sommes mortels est une vraie source d’angoisse pour moi. Les abysses également me font peur, parce que, là encore, il y a cet inconnu, donc fatalement, la peur…Il m’arrive aussi d’avoir peur de moi-même parfois! (rires). Il y en a d’autres, mais ce serait trop indiscret…

MFConcert89_02aAvez-vous quelques petits porte-bonheur, rituels avant de monter sur scène ?

Là aussi, la pudeur regagne du terrain quand aux petits portes-bonheur ou aux rituels. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’à mes côtés se trouve Polochon, mon meilleur ami. Les dernières minutes sont vraiment synonymes de concentration. Et pour trahir un petit secret, Alexandre passe me voir juste avant l’entrée en scène et me dit: « Fais des bulles! », généralement, personne ne comprends, mais cela signifie, respire correctement.

Votre tournée s’est terminée il y a quelques mois à L’Amphithéâtre d’Alexandrie, que ressentez-vous et comment est la vie désormais ?

D’abord le sentiment d’un vide sidéral, toutes ces émotions et puis plus rien… C’est indéniable, tous les artistes qui montent sur scène vous le diront et, ma foi, je remplace ce vide, ou du moins, je l’atténue par la création.

Vous avez donc d’autres projets pour cette année ?

Oui, il y a entre autre ce film: L’Ombre des Yatch qui me tient beaucoup à cœur. L’écriture aussi…

Un nouvel album ?

Je ne sais pas…(sourire)

Un message pour nos lecteurs ?

Oh! Je n’ai pas de message, mais je leur dit bonjour! (rires)

Merci encore, en vous souhaitant un bon été sur des rivages ensoleillés.

Merci à vous, merci pour votre sollicitation. Et si je peux me permettre Corentin, je vous trouve très joli et très sensible.

 

Vous pouvez retrouver l’univers de Myrielle sur son site officielhttp://myrielle-official.blogspot.com/

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