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Libération parle de Mylène

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Sans (contre)façon
Mylène Farmer sort un septième album peu inspiré.

Mylène Farmer est-elle une artiste visionnaire ? On est à deux doigts de le penser à l’écoute de son nouvel album, ‘Point de suture’, le septième en vingt-quatre ans de carrière. Voici un disque dont la musique ne semble être qu’un prétexte à tout une déclinaison de revenus annexes. Aujourd’hui, une star c’est cela : un disque, mais surtout des ressources provenant de la scène et du merchandising (coffrets collector, sonneries de portable, etc.). [...] Est-ce une raison pour sortir un album franchement pas inspiré ?

Poupée meurtrie
Libération parle de Mylène dans Mylène et des CRITIQUESQuand on se retrouve dans la position où vos succès deviennent vos meilleurs ennemis, pourquoi pas. Trois ans après l’échec relatif de l’album ‘Avant que l’ombre…’ (500.000 disques tout de même, d’après la maison de disques, et treize Bercy), la chanteuse semble arrêter de jouer les gangsta-girls (cf. le single 2005, ‘Fuck them all’) pour renouer avec l’imagerie de poupée meurtrie qui la faisait vendre à coup sûr un million d’album dans les années 80-90.

Créée par l’artiste japonais Etsuko Miura, sa nouvelle figurine de cire sert de pochette à un album recyclant tous les gimmicks de l’auteure de ‘Sans contrefaçon’. Soit dix titres déroulant, sur cinquante-quatre minutes, une techno ambient ponctuée de ballades à voix de tête sans conviction. Les textes de Mylène Farmer ont toujours été un cas d’étude ; des couplets incompréhensibles mais des refrains imparables : « Je, je suis libertine / Je suis une catin / Je, je suis si fragile / Qu’on me tienne la main. » La voie du scandale se rétrécissant avec l’époque, à part les banlieues et l’islam, que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Mylène Farmer, 46 ans, conjugue son aura de soufre éthérée avec quelques exercices de style néogainsbouriens. C’est le premier single, ‘Dégénération’ : « Coma t’es sexe, t’es styx / T’es statique / Coma t’es sexe, t’es styx / Extatique. » Bien sûr, il faut imaginer cela dans un stade avec les notes de son mentor, Laurent Boutonnat, tout en sons compressés de basses et de gros beats…Il faut voir aussi le clip, une variation probable assez réussie de ‘Libertine’ en milieu hospitalier avec irruption de casqués se roulant des pelles. Clientélisme gay ? « C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste. Nous nous suivons depuis de nombreuses années, c’est important pour moi. Je pense aussi que je partage avec le public gay, comme avec d’autres publics d’ailleurs, le sentiment d’être « différent », sensation qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. »

Coup de presse
Sa seule interview, Mylène Farmer l’a donné au magazine ‘Têtu’. La chanteuse aurait annulé le 20 heures de Laurent Ferrari car on ne lui proposait qu’un duplex. Présenté sous cellophane, c’est en couverture du mensuel de Pierre Bergé, un beau coup de presse. Une Mylène se rasant, en gilet, nœud-pap’ dégrafé et bagues de mort aux doigts, voilà qui eût été une excellente pochette.  Cellophane enlevée, on découvre l’auteure de ‘C’est dans l’air’ (« Vanité…c’est laid / Trahison…c’est laid / Lâcheté…c’est laid / Délation…c’est laid », cru 2008) dans un art assez impressionnant de la langue de bois. Ou est-ce une manière de préserver son mystère ? Car plus encore que les points de suture, les points de suspension sont les meilleurs alliés des stars. Et accessoirement des chansons.

Ludovic PERRIN / parution dans Libération (26.08.08)

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Critiques sur Mylène dans Le Matin

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Des points de suture pour recoudre Mylène Farmer

Avec ‘Point de suture’, la plus grosse star française livre un album à la portée de tous. Avant d’entamer, l’an prochain, une tournée d’ores et déjà triomphale.

C’est l’instant X de la rentrée. Depuis mercredi dernier, les plus assidus de ses fans ont pu télécharger légalement ‘Point de suture’. Dès demain lundi, ce sera au tour du disque de connaître la ruée. Tout avait été organisé du côté de sa maison de disques pour maintenir le secret jusqu’au bout. La date de sortie définitive n’a été confirmée que dernièrement. Aucune information sur l’album de Mylène Farmer n’était censée filtrer. Mais c’était sans compter sur l’énorme communauté de ses fans.

Critiques sur Mylène dans Le Matin dans Mylène et des CRITIQUES MF80_141aPiratée par les Russes
Deux des semaines, de nombreuses rumeurs circulaient déjà sur le net. Jusqu’à ce qu’un site russe propose en téléchargement – illégal bien sûr –, les dix titres de ‘Point de suture’. Est-ce en réponse à ces pirates que Polydor a choisi de proposer l’album en téléchargement légal cinq jours avant sa sortie physique ?

Mylène Farmer est tout de même la première artiste française à bénéficier de ce « traitement de faveur ». Quoi de plus naturel qu’une promotion pareille pour la plus grosse vendeuse de disques française ? D’autant plus que son album, ‘Point de suture’, est loin d’être honteux. Ce disque tente de réconcilier tous les publics de Mylène Farmer. La chanteuse est parvenue à y réunir tout ce qui fait sa force : éclair technos, mélodies évidentes, faciles à retenir, ballades touchant droit au cœur, textes ambigus.

Autopsie d’un ‘Point de suture’
Pour son précédent album, ‘Avant que l’ombre…’, Mylène Farmer plébiscité les épouvantails du Suisse Martial Leiter. Aujourd’hui, la pochette de ‘Point de suture’ a une apparence plutôt cheap. La faute à un artiste japonais dont Mylène s’est entichée. Elle présente une poupée rousse, parsemée de cicatrices, déposée dans un bac en alu, aux côtés d’une multitude d’outils chirurgicaux… Ne vous arrêtez donc pas à cette pochette. Ni d’ailleurs au premier titre, le single ‘Dégénération’, carton dans les clubs mais difficilement audible chez soi.

Une forte envie de bouger
Mylène Farmer a prévenu ses auditeurs, dans l’unique interview qu’elle a donné au magazine gay ‘Têtu’ : « Comme ‘Dégénération’, mon humeur aujourd’hui en mouvement… Il s’agit d’une humeur plus que d’une envie. Je sais pas moi mais faut que ça bouge ! » Pour que ça bouge, justement, elle a fait appel à son compagnon musical de toujours, Laurent Boutonnat, responsable des arrangements musicaux.Dès la seconde chanson, ‘Appelle mon numéro’, Mylène Farmer atteint presque les limite de la facilité ; mélodie gentille, texte simpliste – « Appelle mon numéro, j’ai le sang si chaud, viens dans mon sillage, appelle mon numéro, compose ma vie ».

Ennuie et paradis
Sur des rythmes électro, ‘Je m’ennuie’ ennuie rapidement alors que ‘Paradis inanimé’ remonte sensiblement le niveau. Un début fort en guitares, un refrain accrocheur, des couplets très mélodieux et le tour est joué. Mylène Farmer retrouve toutes ses qualités. La chanson ‘Point de suture’ donne le titre à ce nouvel opus et propose des pistes sur le mystère farmérien. Dans ‘Têtu’ toujours, Mylène Farmer raconte : « Dans le livret de cet album, il y a une réplique d’Al Pacino qui incarne Carlito dans le film ‘L’impasse’. Avant de mourir, il dit : « Tous les points de suture du monde ne pourront me recoudre ». C’est aussi ce que je ressens. » Finalement, c’est avec les deux dernières chansons de l’album que la rouquine mar

MF80_82a dans Mylène et des CRITIQUES

que le plus de points, ‘Si j’avais au moins…’ est une magnifique ballade embrumée alors que ‘Looking for my name’ pourrait prétendre au titre de prochain single. Ce duo a d’ailleurs suscité des débats passionnés entre les fans pour savoir qui donnait la réplique vocale à Mylène. Après Jean-Louis Murat, Khaled ou Seal qui chanterait donc à ses côtés ? Bono, Moby ? C’est finalement ce dernier qui s’y colle à nouveau, après avoir déjà partagé ‘Slipping Away (Crier la vie)’. Sur ce ‘Looking for my name’, Moby se révèle meilleur chanteur que jamais. Et pour tous ceux qui laisseraient tourner leur platine CD, Mylène Farmer offre aussi une piste cachée, baptisée ‘Ave Maria’.


La suite farmérienne

Son album n’était pas encore sorti que la tournée, annoncée pour l’an prochain, était déjà sold out. Partout sur son passage, Mylène Farmer suscite l’adoration. Cette échéance, prévue pour l’automne de l’année prochaine donc, suscite une certaine émotion chez la chanteuse : « L’immense bonheur que le public m’a procuré en se manifestant de cette manière m’a d’abord fait verser quelques larmes…et s’est bien vite transformée en une angoisse terrible. Peur de décevoir…J’ai gravé dans mon cœur l’énergie transmise par seize mille personnes tous les soirs à Bercy et je sais le cadeau qui m’est fait pour la tournée. Pourvu que mon cœur ne lâche pas ! », conclut-elle dans ‘Têtu’. En attendant septembre 2009, le public va pouvoir se gaver de ses ‘Point de suture’. Jusqu’à l’épuisement.

Karine VOUILLAMOZ / parution dans Le Matin (24.08.08)

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Mylène… titre le Figaro

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Mylène Farmer, un album massif et discret : je cite..


« Quelques jours avant sa sortie « physique », ‘Point du suture’, son septième disque, est disponible depuis hier en téléchargement. Sans surprise, dix chansons pour préparer la tournée 2009.

Mylène... titre le Figaro dans Mylène et des CRITIQUES MF80_142aPeut-on faire aussi massif et aussi discret, aussi commercial et aussi secret ? Depuis hier, ‘Point de Suture’, le nouvel album de Mylène Farmer, est disponible au téléchargement légal, avant l’arrivée du disque « physique » dans les magasins lundi prochain. Et cette sortie ne ressemble guère à ce que l’on attend de la sortie de l’album donnant le signal de la rentrée : la chanteuse est plus absente que jamais du paysage médiatique, n’ayant pour parlé qu’au magazine ‘Têtu’, et le secret sur son album ayant jalousement été conservé jusqu’à hier. Et encore n’a-t-on que le disque, puisque la chanteuse et son entourage n’ont diffusé aucune photo et aucun des outils habituels de promotion, la maison de disques ayant été tenue hors du cercle du secret jusqu’au dernier moment et le management de la chanteuse étant même encore en vacances…

Il est vrai que, si ce silence est d’une perfection inédite, Mylène Farmer a toujours été particulièrement chiche de ses interviews. Et qu’elle peut être rassurée sur sa popularité : en mars dernier, tous les billets de son concert au Stade de France du samedi 12 septembre 2009 ont été vendus en deux heures. Quelques jours plus tard, les billets du 11 septembre 2009 ont été écoulés en à peine plus longtemps. Un double recors que en dit long sur la fidélité de ses fans et sur sa capacité à les mobiliser en confiance.

Ni révolution ni révélation
Car on ne savait rien, alors, de sa tournée du printemps 2009 ni de son septième album. Le très commercial single ‘Dégénération’ avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien (« Coma t’ex sexe, t’es Styx, extatique / Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique ») L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. Ecriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo ‘Looking for my name’, après qu’elle eut chanté ‘Slipping Away (Crier la vie)’ pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains textes (« Vanité c’est laid / Trahison c’est laid / Lâcheté c’est laid / Délation c’est laid » dans ‘C’est dans l’air’) comme de son goût pour l’abstraction (« D’ivoire ou de jade / Au verre aimable / Un simulacre / Stimule de nacre / Dis-moi comme / J’extase » dans ‘Sextonik’), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de ‘Point de suture’ est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Hier soir, sur le site de la Fnac, on vendait encore toute la gamme Bercy 2006 – sweat-shirt homme à 50€, programme à 30€, briquet à 3€. »

Propos de Bertrand DICALE / Le Figaro (21.08.08)

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