Points de suture et même pas mal

Posté par francesca7 le 25 février 2012

alors que l’album de Mylène Farmer est déjà disponible sur les sites de téléchargement officiels.

Dans les bacs des disquaires, officiellement, vous ne le trouverez pas avant ce lundi 25 août. Mais si l’envie vous démange furieusement d’écouter déjà le nouvel album de Mylène Farmer – Point de Suture –, rien de plus simple et de plus autorisé : il est proposé en téléchargement (payant, bien sûr) sur tous les sites officiels. A défaut de tenir en main ce que l’on annonce comme un très bel objet, on a donc déjà pu s’en mettre plein les oreilles. Et d’abord avec ‘Dégénération’, single qui tourne déjà sur les ondes et qui ouvre l’album. De l’électro efficace et lourde (les basses n’ont vraiment pas été oubliées) dans laquelle la rouquine martèle que, pour elle, « faut qu’ça bouge ».

Points de suture et même pas mal dans Mylène et des CRITIQUES MF90_152aChangement de registre, de son et presque de voix avec son deuxième titre, ‘Appelle mon numéro’, au texte coquin comme elle (et ses fans) les aime. Rien de très neuf et même un peu plan-plan à la seconde écoute. « Appelle mon numéro, j’ai le sang si chaud… » Mwouais.

Je m’ennuie’, troisième plage, est du Farmer pur jus. Que l’on aime ou pas le personnage, pour le coup il faut lui laisser l’efficacité d’une mélodie hyperdansante, qui rejoint les tubes comme ‘Sans contrefaçon’, par exemple.

Plus surprenante, sans doute, est l’entrée en matière de ‘Paradis inanimé’. De grosses guitares rock laisse présager d’un titre un peu plus énervé. Il n’en est rien, toutefois : la voix haut perchée de Mylène vient mettre un peu de douceur dans une mélodie un peu brute. En guise de charnière, le cinquième morceau est un duo avec Moby, intitulé ‘Looking for my name’. Notre préféré parce que sans effets inutiles et que les voix des deux artistes se marient vraiment bien.

Puis vient ‘Point de suture’, morceau plutôt banal qui donne son titre (plutôt) choc à l’album. On passera rapidement sur ‘Réveiller le monde’, dont le beat fait étrangement penser aux grandes heures de la new wave pour s’arrêter un instant sur ‘Sextonik’. Ici, encore, les paroles sont pratiquement incompréhensibles, mais, au fond, ce n’est pas ce compte : l’efficacité est au rendez-vous et on risque de danser longtemps sur ce morceau.

Histoire de ne pas être désagréable, on se passera de commenter ‘C’est dans l’air’ pour se pencher directement sur le dernier titre, ‘Si j’avais au moins…’, chanson mélancolique, qui donnera sans doute à Mylène Farmer l’occasion de verser une petite larme sur scène. Elle le fait si bien.

Isabelle MONNART / Parution : La Dernière Heure (21.08.08)

Laisser un commentaire

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...