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Mylène et Thierry SUC

Posté par francesca7 le 24 février 2012

 

Interview de Thierry Suc en 2008, producteur de Mylène Farmer

Mylène et Thierry SUC dans Mylène et L'ENTOURAGE atris774GHDans le métier depuis 26 ans, Thierry Suc, 46 ans en 2008, a produit les concerts de Jean-Jacques Goldman et la dernière tournée de Claude Nougaro. Il a aussi, dans son écurie, Calogero, Raphaël, Yannick Noah, Zazie, Juliette Greco, Henri Salvador jusqu’à il y a quelques semaines. Depuis 20 ans, il est aussi le producteur des concerts de Mylène Farmer. Un an avant la tournée, premières confidences…

« Qu’est-ce qui pousse Mylène Farmer, si discrète en privé, à vouloir toujours jouer sur scène dans le grandiose ? »

Thierry Suc : elle aime le show et est heureuse dans la démesure, dans les grands espaces. Je l’ai toujours connue comme ça depuis le jour de son premier spectacle, il y a 20 ans au Palais des sports de Paris. Un besoin d’avoir du monde devant elle, comme autour d’elle d’ailleurs sur scène.

« Ce nouveau spectacle, il était dans l’air depuis longtemps ? »

Lors de sa dernière conférence de presse, fin 2004, pour annoncer les 13 concerts qu’elle allait donner à Bercy en 2006, Mylène avait promis de revenir en province. Et elle a choisi de le faire en 2009 dans les dix plus grandes salles dont le Zénith toulousain, avant de finir dans les stades : Genève, les 4 et 5 septembre, le Stade de France à Paris les 11 et 12, et enfin Bruxelles, le 19.

« Comment l’avez-vous imaginé ? »

Les premières réunions de préparation commencent à peine, mais rien n’est imaginé encore.

« On a pourtant déjà parlé de « scène de verre »… »

(Rires) Non, vraiment, cela relève du pur imaginaire de certaines personnes. Je peux vous assurer que rien n’est encore décidé. Et même pas un plan de décor ! A ce jour, nous ne connaissons de ce spectacle que les besoins techniques.

MF80_98a dans Mylène et L'ENTOURAGE« Par exemple ? »
Ce sera de l’ordre de onze ou douze semi-remorques, comme pour la dernière tournée.

« Les musiciens ? »
Nous ne savons pas… Mais toute l’équipe sera nouvelle.

« Autour d’Yvan Cassar ? »
Ce n’est pas certain. Parce que Johnny Hallyday sera lui aussi sur les routes en même temps…

« Quel est votre budget ? »
Avec plus de cent personnes tous les soirs, ce sont évidemment des spectacles chers. Au point que techniquement comme financièrement la capacité des salles doit être au minimum de 9 000 places.

« Il y aura donc les stades et les Zénith. Le spectacle présenté au Zénith sera un spectacle « au rabais » ? »
Je suis provincial, je viens de Lyon, et je n’ai jamais fait de spectacle plus petit en province qu’à Paris ! Bien sûr il faudra 30 ou 40 camions pour les stades, mais le spectacle, au iota près et à une personne près sera à l’identique.

« Et ce nouvel album prévu pour l’automne ? »
Laurent Boutonnat et Mylène sont en train de travailler. Pour l’instant, la seule chose certaine, c’est que son premier single, « Dégénération », sera en radio le 19 juin.

« Mylène devrait aussi jouer dans « L’ombre des autres », un film produit par Claude Berri… »
Oui, mais forcément après la tournée!…

Propos recueillis par La Dépêche.

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Mylène et Abel Ferrara

Posté par francesca7 le 24 février 2012

 

Fichier:Abel Ferrara.jpgAbel Ferrara, parfois crédité comme Jimmy Boy L ou Jimmy Laine (né le 19 juillet 1951 dans le Bronx, New York) est un réalisateur et scénariste américain.

Il grandit à Peekskill, New York et rencontre à l’école Nicholas St. John, avec qui il écrira la plupart de ses films. Il commence en réalisant des films amateurs en Super 8 sous le pseudonyme de Jimmy Boy L. jusqu’en 1979. En 1979, sa carrière commence vraiment avec son film d’horreur Driller Killer, qui, remarqué par William Friedkin, lui offrira la possibilité de tourner son deuxième film, L’Ange de la vengeance, avec un budget plus élevé. En 1985, après avoir réalisé New York, deux heures du matin, Ferrara réalise deux épisodes de Miami Vice (« The Home Invaders » et « The Dutch Oven »), et c’est durant cette période qu’il se lie d’amitié avec Michael Mann. En 1987, il se relance dans les films new-yorkais. The King of New York sort en 1990 et est suivi, deux ans plus tard, par le controversé Bad Lieutenant, ces deux films ont remporté un succès public important et ont assis sa réputation de cinéaste. Durant les années qui suivront, Ferrara continue à tourner sans vraiment retrouver le succès de The King of New York et Bad Lieutenant.

Depuis le début de sa carrière, Abel Ferrara s’est souvent entouré du scénariste Nicholas St. John, du compositeur Joe Delia, du frère de ce dernier, directeur de la photographie, Francis Delia et de l’actrice et scénariste feue Zoë Lund. Il a notamment offert des rôles importants à Béatrice Dalle (The Blackout avec Dennis Hopper) et Juliette Binoche (Mary). La plupart de ses films se déroulent à New York. Il déclare en 2012 travailler sur un film « sur la politique et le sexe » inspiré de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, avec vraisemblablement Gérard Depardieu et Isabelle Adjani.

Abel Ferrara : « California »

« Adolescent, Abel Ferrara hésitait entre la musique et le cinéma, alors il n’a pas choisi : toute sa vie il a composé des chansons que l’on entend dans ses films ; réalisé des films comme on compose des concerts live destinés à se terminer en orgie générale (« l’Ange de la Vengeance ») ; joué lui-même des personnages comme un chanteur pop défoncé peut se lancer dans la foule en liesse (« Nine Lives of a Wet Pussy », « The Driller Killer ») ; acclimaté le clip sous forme d’apogée séquentielle dans ses grandes fictions (« King of New York », « Bad Lieutenant ») ; accordé un rôle narratif crucial à la chanson (« The Addiction », « The Blackout ») ; et tourné un certain nombre de clips : pour son musicien attitré, le génial rappeur de Philadelphie Schoolly D, mais aussi pour Keith Richards des Rolling Stones, pour The Phoids, pour Ben Folds Five… et pour Mylène et Abel Ferrara dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_192aMylène Farmer.

Le clip représente la pointe avancée de la réification fétichiste en régime capitaliste. Ferrara le sait et il aime ça. Comme Jean-Luc Godard lorsqu’il réalise un film d’après une chanson de Patrick Juvet, Abel Ferrara dénude le ressort fétichiste du clip et le transforme en instrument critique. Comment ? « California » répond à cette question : et si l’Ange de la vengeance était marié ? Le clip pourrait passer en ouverture de n’importe quel congrès féministe, on a rarement affirmé avec autant de violence que les rapports conjugaux étaient le fruit de la domination économique. À la faveur de cette représentation de la vie conjugale en exploitation sexuelle, « California » montre que, dans le monde de la réification, il n’existe pas plus de différence entre l’épouse et la pute qu’entre la femme et la pancarte publicitaire : la prostitution n’est pas une iconographie romanesque, c’est la vérité du rapport d’exploitation qui anime l’ensemble des dimensions de l’existence, de l’environnement urbain à la caresse conjugale, de la fête mondaine au fait-divers criminel. Dans ce monde-là, tous les corps sont interchangeables, et le montage métaphorique de « California » autorise l’un des plus beaux moments du cinéma de Ferrara, la répartition du même geste de séduction marchande sur 4 corps différents, beaux comme des sérigraphies d’Andy Warhol, clignotants comme des néons, exploités jusqu’à la mort. Abel Ferrara offre à Mylène Farmer la théorie de sa situation : dans ce monde-ci, les chanteuses sont priées de fermer leur gueule et de montrer leurs fesses, elles ne chanteront que si elles n’ont rien à dire et leurs petits refrains d’amour résonnent comme autant de ritournelles du silence.

Mais réciproquement, « California » en dit long sur Abel Ferrara : son cinéma procède toujours par dédoublement, les personnages s’y métamorphosent à force de somatiser des souffrances collectives, les films nous mènent souvent de l’image ordinaire d’une situation ordinaire à la version sinistrée et catastrophique qui en exhumera la vérité. C’est ce que l’on peut appeler la structure anamorphique des films de Ferrara, c’est ce que développe California et c’est bien ce que chante, “ dans l’rétro, ma vie qui s’anamorphose ”, Mylène Farmer, à ce jour la meilleure analyste de l’œuvre d’Abel Ferrara. »

Texte de Nicole Brenez pour Court-circuit (le magazine).

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