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Mylène Farmer et Agnès Mouchel

Posté par francesca7 le 28 février 2012

Agnès Mouchel (Ancienne chef monteuse des spectacles de Mylène)

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Parcours d’Agnès MOUCHEL
Mon parcours est un peu atypique. Pendant 2 ans, après le stage laboratoire, point de départ obligé pour l’obtention de la carta CNC, j’ai travaillé dans une société de production de films publicitaires. Ensuite, comme je voulais travailler sur des longs-métrages, j’ai refait le parcours traditionnel : stages, assistanat, en brûlant un peu les étapes. Assez vite, j’ai monté des courts-métrages, des documentaires, avec des retours épisodiques aux films publicitaires. C’est dans ce cadre que j’ai rencontré Laurent Boutonnat, à qui il arrivait de composer des musiques de publicité pour Movie Box (ndlr : qui a produit entre autres Libertine et Tristana). En 1986, une amie responsable de la postproduction à Movie Box, m’a proposé de monter le clip « d’une jeune mec très sympa ». C’était Libertine, dont elle m’a envoyé le story board, qu était déjà un travail très abouti. Mais à la projection des rushes, j’ai eu un choc! La mise en scène, la lumière, les décors, les costumes, le souci du détails, le format (35 mm, Scope), tout était éblouissant. En plus, j’ai le souvenir d’une matière très riche et très abondante. Ce qui au départ m’avait été présenté comme un petit film devenait un projet très ambitieux. Je savais que le travail allait s’avérer plus compliqué que prévu. Pour Laurent, l’enjeu commercial de Libertine était important (ndlr : après le semi-échec de Plus grandir), car il devait marquer un tournant de sa carrière. Quant à moi, il fallait que je sois à la hauteur. Le montage s’est passé dans une sorte de fièvre, mais sans pression et dans la bonne humeur. J’en garde un souvenir merveilleux, même si ma concentration faisait qu’on ne se parlait pas beaucoup, Laurent et moi. En tout cas, c’est une rencontre qui a beaucoup compté pour moi, qui compte encore, et qui a marqué le début d’une longue et étroite collaboration, de 1986 à 1994. J’ai rencontré Mylène assez tard, puisque je crois que c’était pendant le montage de Tristana, en 1987.

Agnès MOUCHEL et Laurent BOUTONNAT sont dans un studio
Les tournages se sont succédés, avec toujours cette même exigence de qualité. La durée du montage était variable. On considérait que celui-ci était terminé quand Laurent et moi étions satisfaits. Cela pouvait prendre plusieurs semaines. Pourvu qu’elles soient douces a duré un mois, par exemple. Regrets, qui parait plus simples, puisque ce sont de longs plans enchaînés, GiorginoPhotos07 dans Mylène et L'ENTOURAGEa demandé aussi beaucoup de temps pour trouver sa lenteur adéquate. Laurent était rentré épuisé du tournage en Hongrie, qu’il avait enchaîné avec Désenchantée. Et souvent, on arrêtait en plein milieu d’après-midi pour faire une partie d’échecs! Notre seul souci était de faire un beau film, peu importe le temps nécessaire. Nous avions des conditions de travail luxueuses, sans pression, et des moments de vrai plaisir. Laurent supportait difficilement la présence de quelqu’un d’autre dans la salle de montage en permanence. Mylène passait de temps en temps, elle suivait les étapes, donnait son avis, mais elle ne participait pas à l’élaboration du montage. De toute façon, la confiance entre eux était totale, et fondamentalement, je crois qu’elle approuvait le résultat et l’image que le clip donnait d’elle. Le montage d’un clip ou d’un film, c’est la construction à partir de la matière, de la pellicule qui a été tournée. Le montage d’un clip est tributaire de la bande-son, de sa durée, du synchronisme des playbacks quand il y en a. Il se fait plan après plan, sur le rythme ou non de la musique, mais en suivant son déroulement chronologique, en respectant les playbacks ou les chorégraphies, comme c’est le cas pour Je t’aime mélancolie, par exemple. en même temps, il y a une vraie histoire à raconter. Avec Laurent et son sens du perfectionnisme, cela a toujours été un travail de précision, minutieux, jamais mécanique, et toujours au service d’une esthétique. Dans l’intimité de la salle de montage, Laurent était souvent très détendu, très drôle, et des années de complicité professionnelle rendaient le travail très agréable. Cela n’est pas allé sans quelques fous rires! Beyond my control a été le dernier clip que nous ayons monté ensemble. A l’époque, Laurent était déjà dans les affres de la préparation de Giorgino et j’ai l’impression qu’il était un peu à court d’idées pour le clip et qu’il n’avait guère le temps de s’en occuper. Malgré tout, nous l’avons monté avec autant de soin que les précédents et au final, je trouve qu’il est plutôt intéressant.

GiorginoPhotos11Tournage de Giorgino
Le projet de Giorgino a beaucoup évolué depuis la première version écrite par Laurent longtemps auparavant, jusqu’à la version définitive, rédigée avec Gilles Laurent. Même si plusieurs producteurs étaient intéressés, le film ne s’est pas fait de toute de suite. C’était un gros budget, je crois que l’idéal pour Laurent était d’être son propre producteur, ce qu’il a réussi à faire. Le tournage a commencé en janvier 1993 en Slovaquie. L’équipe était basée à Poprad, dans les Tatras. Moi, j’étais aux studios de Barrandow, à Prague, où j’avais ma salle de montage. Je faisais le lien entre le tournage et le laboratoire. Chaque jour, les rushes m’arrivaient par avion de Poprad. Après développement, tirage et synchronisation, je les visionnais, commençais le classement et l’organisation des séquences et je renvoyais les bobines sur le tournage, où Laurent et Jean-Pierre Sauvaire son chef opérateur les voyaient en projection. Je savais que le tournage était compliqué et éprouvant, et que des conditions climatiques imprévues dramatisaient encore la situation. Mais moi, je ne voyais que le bon coté des choses, c’est-à-dire que chaque jour, les rushes étaient sublimes et que c’était un plaisir immense de suivre évolution du tournage. Ensuite, l’équipe et les acteurs sont revenus à Prague pour tourner les intérieurs en studio. Mylène et Jeff étaient très amis, elle l’avait rencontré aux États-Unis t c’est elle qui l’avait présenté à Laurent. Avant cela, il y a eu plusieurs acteurs envisagés, de Peter Gabriel à Pierce Brosnan, en passant par Rutger Hauer. Jeff était quelqu’un de très sympathique, mais timide et taciturne. Et je crois que Mylène l’avait un peu pris sous son aile. Pour moi, ces 5 mois à Prague ont été un enchantement à tous points de vue.

Problèmes au montage de Giorgino
Le montage a commencé en juin 1993 à Paris, peu de temps après le tournage, et au retour d’une cure thermale en Corse, où j’avais accompagné Laurent qui avait besoin de repos! A notre retour, nous disposions de la totalité des rushes, ce qui a permis GiorginoPhotos05un montage chronologique du film. Laurent avait beaucoup tourné : plus de 80 heures de pellicule! Dès le début, nous avons établi une sorte de règlement : horaires de travail réguliers, repas à heures fixes, régime végétarien, une hygiène de sportif, en quelque sorte! Car il fallait tenir la distance, qui a été de 9 mois de montage, rien que pour l’image. J’exécutais moi-même immédiatement les coupes, à la table, ce qui donnait la possibilité de voir tout de suite le résultat. C’est la méthode que Laurent avait choisie. Le montage est un processus de construction qui se fait à deux, réalisateur et monteur. Il est très important d’avoir assez vite une vue d’ensemble, une structure, qui, si le film est bien pensé (et c’était le cas pour Giorgino) est perceptible dès le premier montage, et que l’on rythme par la suite. Or nous avons travaillé dès le début comme si c’était la version finale, en peaufinant les raccords. Un travail de dentelle et de précision, qui a pris beaucoup de temps. On est arrivé ainsi à un premier montage de 4 heures, dont Laurent était ravi. Cette version était techniquement parfaite, mais pour moi, même si elle se présentait bien, il fallait la retravailler. Le film n’avait pas encore son rythme interne. De toute façon, pour le distributeur, il fallait raccourcir. Dans un premier temps, on a dû péniblement enlever 30 minutes, ensuite encore 10 minutes après mixage. Mais là, ça devenait vraiment une galère, car on ne peut faire que des coupes franches : quand le son est mixé, il est impossible de rentrer dans le détail du montage. On a fait des coupes dans le studio de Thierry Rogen, en y passant quelques nuits!

La pression du tournage
GiorginoPhotos26De toute façon, la machine était lancée et Laurent était le seul maître à bord. Et peut-être que le temps lui donnera raison. Même s’il était anxieux, il restait toujours très courtois, sauf peut-être avec les très proches, comme Mylène. Notamment à Londres, lors de la post-synchronisation (ndlr : les acteurs rejouent leur scène comme un doublage, lorsque le son du plateau n’est pas exploitable, par exemple lors de l’utilisation de machines ) neige, de bruits de moteur etc.), il pouvait se montrer impatient. Pour Mylène, qui ne l’avait jamais fait, se post-synchroniser en anglais, avec l’accent, était assez compliqué. Pendant la postproduction, elle passait de temps en temps chez Toutankhamon. Avec Mylène, j’ai toujours eu d’excellents rapports, seins et normaux. C’est quelqu’un de très droit, qui sait ne pas mâcher ses mots, qui peut parfois se montrer dure et sarcastique, mais juste, et qui a le sens de l’humour.

La Rupture
Il y a eu une seule projection de presse, un matin à 9h30, sur les Champs-Élysées. La salle était bondée. Dès la sortie du film, ça a été la curée, les articles tenaient plus du règlement de compte que de la critique du film. Bassesses et méchanceté, tout y est passé. Le handicap du film était peut-être sa durée, mais bon, il avait bien d’autres qualités, infiniment plus importantes, donc personne n’a parlé. En tout cas, c’est une oeuvre assumée, un film merveilleux proche du fantastique, unique dans le cinéma français, et qu’on redécouvrira un jour avec étonnement. L’avant-première était très chaleureuse. Tous les proches et amis de Laurent et Mylène étaient présents. Les parents de Jeff étaient venus des États-unis. A la fin de la soirée, nous nous sommes dits au revoir sur le trottoir, le plus naturellement du monde. Je n’ai jamais revu Laurent depuis. Par contre, j’ai croisé encore quelques fois Mylène chez Toutankhamon. Je savais que Laurent était très malheureux, et qu’il vivait mal l’échec du film. Il ne voulait voir personne et ne répondait pas au téléphone. En tout cas, nous ne sommes absolument pas fâchés, mais il a sans doute voulu tourner une page. Après la sortie du film, l’éventualité d’une version courte de Giorgino a été envisagée avec Paul Van Parys (ndlr : fidèle collaborateur de Mylène et Laurent). Mais je ne voulais rien faire sans l’autorisation de Laurent. En plus, je ne sais pas s’il aurait été d’accord. J’étais moi aussi terriblement affectée. On n’a rien remonté du tout. 

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Peter Lindbergh et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 février 2012


Peter Lindbergh, de son vrai nom Peter Brodbeck, est un photographe et réalisateur allemand né le 23 novembre 1944 à Leszno en Pologne (Cette ville fut allemande de 1939 à 1945 sous le nom de Reichsgau Wartheland). Il vit aujourd’hui entre Paris, New York et Arles.


Description de cette image, également commentée ci-aprèsPeter Lindbergh a passé son enfance à Duisburg (Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Après une éducation élémentaire, il quitte l’école à 15 ans, pour travailler comme décorateur de vitrines pour les grands magasins Karstadt et Horten, à Duisburg.

Il part pour la Suisse à 18 ans. Huit mois plus tard, il quitte Lucerne pour Berlin et prend des cours du soir aux Beaux-Arts. Il se rend à Arles en auto-stop, sur les traces de Vincent Van Gogh qu’il admire. Il passe quelques mois à Arles puis poursuit son périple jusqu’en Espagne et au Maroc, un voyage qui durera deux années. De retour en Allemagne, Peter Lindbergh étudie la peinture libre à l’école d’arts de Krefeld (Rhénanie-du-Nord-Westphalie).

En 1969, encore étudiant, il expose pour la première fois ses œuvres, à la galerie Denise René/Hans Mayer. Le Concept Art marque sa dernière période d’intérêt pour l’art. En 1971, il se tourne vers la photographie et assiste le photographe Hans Lux, à Düsseldorf, pendant deux ans.

Lindbergh a été le premier photographe à réunir Linda, Naomi, Tatjana, Cindy et Christy sur un même cliché, à l’origine du phénomène des « super models » (avec la couverture légendaire du Vogue britannique de janvier 1990). Il réalise les portraits de Catherine Deneuve, Mick Jagger, Charlotte Rampling, Nastassja Kinski, Tina Turner, John Travolta, Madonna, Sharon Stone, John Malkovich et une myriade d’autres comme Mylène Farmer en France.

Pour passer contrat avec Lindbergh en 1992, Liz Tilberis, du magazine américain Harper’s Bazaar a dû faire signer à son éditeur un chèque à sept chiffres.

Vogue France numéro 2291 de septembre 1999, «Mylène», portrait-interview de Olivier Lalanne et séance photo par Peter Lindbergh

Confidences de Peter Lindbergh (Photographe)
Une série de photos surprenantes

Sa Rencontre avec Mylène :
J’ai rencontré Mylène pour la première fois à Paris, en 1999 (ndlr : septembre), à l’occasion d’un shooting pour l’édition française du journal Vogue. Je ne connaissais pas grand-chose d’elle. Elle arrivait directement d’une émission de télévision et ses cheveux étaient très bouclés, et roux. Ma première idée a été justement de ne pas la photographier avec ce look très « femme », superficiel, parce que je me représentais Mylène avant tout comme quelqu’un qui avait un discours, et quelque chose à dire. J’ai remarqué qu’une aura très forte l’entourait, ainsi qu’un sens profond de la poésie.


Peter Lindbergh et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE MF90_147aLa première chose que j’ai dite à Mylène, c’est que je voulais casser son image glamour « cheveux roux et bouclés ». Elle a immédiatement accepté. Le shooting a duré le reste de la journée et nous avons tous les deux eu le sentiment de vraiment faire quelque chose de fort ensemble. Je pense que cette série a été une sorte « d’expérience » pour Mylène, qui était curieuse de savoir ce qui pourrait en ressortir. Elle a totalement accepté ce « look » que nous avons trouvé ensemble, bien qu’il ait été très marqué, et fort éloigné de son image « commerciale ». Alors que souvent, les acteurs et les musiciens que je photographie imposent des conditions précises, Mylène s’est montrée au contraire totalement ouverte à ce que je pouvais lui proposer. Je crois qu’elle a apprécié la complexité qui se dégageait de ces portraits. Pour ma part, je trouve qu’elle possède un incroyable rayonnement intérieur. En quelques minutes, on peut se retrouver embarqué avec elle dans une conversation passionnante.

Réactions de Mylène face à Peter
Mylène a, je crois, beaucoup apprécié les photos. Beaucoup de gens m’ont avoué que cette série leur avait montré une Mylène Farmer plus « vraie ». J’ai revu Mylène il y a quelques mois à Los Angeles, et je pense toujours que c’est une femme formidable, intéressante et très inspirée. En deux mots, ce shooting a été très intense!!!


Nous ne pensions pas à l’impact que pourraient avoir ces photos sur l’image de Mylène. Elle a totalement joué son rôle, et je crois même qu’à un moment, elle a été réellement cette femme qui apparaît sur les photographies. Le maquillage a bien sûr joué un rôle important dans cette série, car il a été à l’opposé de ce que l’on peut faire habituellement en termes de maquillage, c’est-à-dire cacher les imperfections. Pour cette séance, nous avons choisi au contraire de renforcer ces imperfections, ce qui a produit la spécificité des photos.

 projets de Peter Lindbergh
On m’a décoré « chevalier des Arts et des Lettres » en 2001 et cela m’a beaucoup touché, même s’il faut avouer que cela n’aide pas beaucoup pour la créativité! Dans la vie de tous les jours, cela ne change pas grand-chose, mais c’est un sentiment agréable. Pour ce qui est de mes projets, je n’ai jamais photographie Nicole Kidman, mais ce n’est que partie remise… J’aimerais également réussir à moins travailler. Cela fait vingt ans que j’essaye et je n’y arrive pas! Il faudra un jour que je me demande pourquoi…

Instant-Mag – 2003

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Myrielle et Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 27 février 2012

Myrielle – la Star de l’Océan

Myrielle et Mylène Farmer dans Mylène et L'ENTOURAGE alfprod_06Myrielle et Alexandre, son manager et bloggeur, ont décidés  d’ouvrir un nouveau site consacré à la star Mylène FARMER…

Plus vaste, plus propre et plus spacieux, laissez-vous emporter dans un tourbillon infini entre bulles d’écumes, et Mer-chandising afin de découvrir les trésors sous-marins du passé et du présent de Myrielle!

Ce n’est pas tout, car en plus de cela, Mylène Farmer y a laissé une empreinte avant que la marée ne vienne… :

« J’aimerais vous dédier ce site. Â vous, je veux dire, le public. Quand j’ai pensé à créer ce site, j’ai pensé aux personnes que j’aimais très fort et qui m’ont soutenu. Ce site se veux la preuve du lien indéfectible qui nous unis.
Affectueusement, Myrielle. »

le site de Myrielle: http://myrielle-official.blogspot.com/

 

Interview de Myrielle

Bonjour Myrielle et merci d’avoir accepté cette entrevue.
Merci à vous.

Myrielle, où êtes vous née ?

À l’Atlantide, capitale de l’Océan Atlantique.

La musique a-t-elle toujours été votre vocation dès l’enfance ?

Enfant, je ne sais pas, on m’a dit que oui. En revanche, dès l’adolescence, oui, définitivement. J’ai vraiment commencé à chanter à l’âge de 14/15 ans.

Comment êtes-vous passée de petite sirène aux grands espoirs, à la créature la plus aimée de tous les océans ?

Je n’ai pas la réponse exacte, c’est très difficile de savoir pourquoi on vous aime, mais je sais que j’ai beaucoup de chance. Maintenant, si vous voulez parler de notoriété, alors je dirais que le vrai point de départ a été le documentaire que m’a consacré le studio Disney en 1989.

D’ailleurs dans ce documentaire, où l’on vous a découverte, vous êtes fragile, mélancolique, rêveuse mais aussi forte, déterminée et courageuse. Si vous deviez aujourd’hui, en 2009, 20 ans plus tard, vous définir, quels seraient les mots qui vous viennent à l’esprit ?

Je vais vous faire une réponse assez banale: toutes ces facettes font parties de moi, je suis de nature discrète, parfois mélancolique mais l’éclat de rire fait partie de moi aussi. J’ai cette fragilité en moi mais il y a toujours eu cette force qui me permet de surmonter tous mes démons au moment où j’en ai le plus besoin. La détermination m’a été nécessaire pour faire ce métier d’ailleurs.

MF2000_85a dans Mylène et L'ENTOURAGEQuel regard portez-vous sur votre métier ?

Je le dis sans hésitation, même si c’est j’ai conscience que c’est un mot fort, ce métier a été ma survie. Vous savez, mon état originel ne m’a jamais satisfaite, j’ai toujours eu le sentiment de n’appartenir à rien, je voulais devenir quelqu’un d’autre et mon image m’était insupportable. Ce métier m’a permis de m’incarner, d’exister entre deux mondes. Bien sûr, le fait de pouvoir à présent changer d’état (ndlr: sirène dans l’eau/humaine sur terre) m’a beaucoup soulagée. Je me rends compte aujourd’hui que j’ai beaucoup de chance, j’aime ce métier j’ai un public tellement fidèle, si aimant et attentif…(silence) C’est un véritable cadeau de la vie.

Beaucoup d’humains vous comparent à Mylène Farmer. Quel est votre ressenti face à cette comparaison ?

J’en suis ravie, Mylène est une artiste exceptionnelle, toujours juste, elle ne triche jamais avec ses émotions et a une créativité incroyable.

Vous êtes vous inspirée de cette femme dans vos textes et votre art en général ?

C’est vrai qu’on serait tenté de le croire, mais non. Je crois que nous avons en commun ce même paradoxe en nous, de force et de fragilité, ce sentiment d’être parfois étranger à soi-même. Mais là, peut-être que je m’avance un peu trop.

Comment trouvez-vous l’inspiration dans vos textes ?

Je me nourrie de lectures, de voyages, d’œuvres d’arts. J’ai la chance de vivre entre deux mondes, le fait même d’avoir la possibilité de vivre cela est déjà une source d’inspiration en soi!

Quels sont vos peurs ?

Parfois elles sont précises, parfois elles sont plus floues et parfois je n’en ai pas du tout. Mais parmi celles qui sont récurrentes, je dirai une obsession pour la mort, l’idée de mort. Le fait de savoir que nous sommes mortels est une vraie source d’angoisse pour moi. Les abysses également me font peur, parce que, là encore, il y a cet inconnu, donc fatalement, la peur…Il m’arrive aussi d’avoir peur de moi-même parfois! (rires). Il y en a d’autres, mais ce serait trop indiscret…

MFConcert89_02aAvez-vous quelques petits porte-bonheur, rituels avant de monter sur scène ?

Là aussi, la pudeur regagne du terrain quand aux petits portes-bonheur ou aux rituels. Mais ce que je peux vous dire, c’est qu’à mes côtés se trouve Polochon, mon meilleur ami. Les dernières minutes sont vraiment synonymes de concentration. Et pour trahir un petit secret, Alexandre passe me voir juste avant l’entrée en scène et me dit: « Fais des bulles! », généralement, personne ne comprends, mais cela signifie, respire correctement.

Votre tournée s’est terminée il y a quelques mois à L’Amphithéâtre d’Alexandrie, que ressentez-vous et comment est la vie désormais ?

D’abord le sentiment d’un vide sidéral, toutes ces émotions et puis plus rien… C’est indéniable, tous les artistes qui montent sur scène vous le diront et, ma foi, je remplace ce vide, ou du moins, je l’atténue par la création.

Vous avez donc d’autres projets pour cette année ?

Oui, il y a entre autre ce film: L’Ombre des Yatch qui me tient beaucoup à cœur. L’écriture aussi…

Un nouvel album ?

Je ne sais pas…(sourire)

Un message pour nos lecteurs ?

Oh! Je n’ai pas de message, mais je leur dit bonjour! (rires)

Merci encore, en vous souhaitant un bon été sur des rivages ensoleillés.

Merci à vous, merci pour votre sollicitation. Et si je peux me permettre Corentin, je vous trouve très joli et très sensible.

 

Vous pouvez retrouver l’univers de Myrielle sur son site officielhttp://myrielle-official.blogspot.com/

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Libération parle de Mylène

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Sans (contre)façon
Mylène Farmer sort un septième album peu inspiré.

Mylène Farmer est-elle une artiste visionnaire ? On est à deux doigts de le penser à l’écoute de son nouvel album, ‘Point de suture’, le septième en vingt-quatre ans de carrière. Voici un disque dont la musique ne semble être qu’un prétexte à tout une déclinaison de revenus annexes. Aujourd’hui, une star c’est cela : un disque, mais surtout des ressources provenant de la scène et du merchandising (coffrets collector, sonneries de portable, etc.). [...] Est-ce une raison pour sortir un album franchement pas inspiré ?

Poupée meurtrie
Libération parle de Mylène dans Mylène et des CRITIQUESQuand on se retrouve dans la position où vos succès deviennent vos meilleurs ennemis, pourquoi pas. Trois ans après l’échec relatif de l’album ‘Avant que l’ombre…’ (500.000 disques tout de même, d’après la maison de disques, et treize Bercy), la chanteuse semble arrêter de jouer les gangsta-girls (cf. le single 2005, ‘Fuck them all’) pour renouer avec l’imagerie de poupée meurtrie qui la faisait vendre à coup sûr un million d’album dans les années 80-90.

Créée par l’artiste japonais Etsuko Miura, sa nouvelle figurine de cire sert de pochette à un album recyclant tous les gimmicks de l’auteure de ‘Sans contrefaçon’. Soit dix titres déroulant, sur cinquante-quatre minutes, une techno ambient ponctuée de ballades à voix de tête sans conviction. Les textes de Mylène Farmer ont toujours été un cas d’étude ; des couplets incompréhensibles mais des refrains imparables : « Je, je suis libertine / Je suis une catin / Je, je suis si fragile / Qu’on me tienne la main. » La voie du scandale se rétrécissant avec l’époque, à part les banlieues et l’islam, que reste-t-il à se mettre sous la dent ? Mylène Farmer, 46 ans, conjugue son aura de soufre éthérée avec quelques exercices de style néogainsbouriens. C’est le premier single, ‘Dégénération’ : « Coma t’es sexe, t’es styx / T’es statique / Coma t’es sexe, t’es styx / Extatique. » Bien sûr, il faut imaginer cela dans un stade avec les notes de son mentor, Laurent Boutonnat, tout en sons compressés de basses et de gros beats…Il faut voir aussi le clip, une variation probable assez réussie de ‘Libertine’ en milieu hospitalier avec irruption de casqués se roulant des pelles. Clientélisme gay ? « C’est un public pointu, sensible et avant-gardiste. Nous nous suivons depuis de nombreuses années, c’est important pour moi. Je pense aussi que je partage avec le public gay, comme avec d’autres publics d’ailleurs, le sentiment d’être « différent », sensation qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. »

Coup de presse
Sa seule interview, Mylène Farmer l’a donné au magazine ‘Têtu’. La chanteuse aurait annulé le 20 heures de Laurent Ferrari car on ne lui proposait qu’un duplex. Présenté sous cellophane, c’est en couverture du mensuel de Pierre Bergé, un beau coup de presse. Une Mylène se rasant, en gilet, nœud-pap’ dégrafé et bagues de mort aux doigts, voilà qui eût été une excellente pochette.  Cellophane enlevée, on découvre l’auteure de ‘C’est dans l’air’ (« Vanité…c’est laid / Trahison…c’est laid / Lâcheté…c’est laid / Délation…c’est laid », cru 2008) dans un art assez impressionnant de la langue de bois. Ou est-ce une manière de préserver son mystère ? Car plus encore que les points de suture, les points de suspension sont les meilleurs alliés des stars. Et accessoirement des chansons.

Ludovic PERRIN / parution dans Libération (26.08.08)

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Critiques sur Mylène dans Le Matin

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Des points de suture pour recoudre Mylène Farmer

Avec ‘Point de suture’, la plus grosse star française livre un album à la portée de tous. Avant d’entamer, l’an prochain, une tournée d’ores et déjà triomphale.

C’est l’instant X de la rentrée. Depuis mercredi dernier, les plus assidus de ses fans ont pu télécharger légalement ‘Point de suture’. Dès demain lundi, ce sera au tour du disque de connaître la ruée. Tout avait été organisé du côté de sa maison de disques pour maintenir le secret jusqu’au bout. La date de sortie définitive n’a été confirmée que dernièrement. Aucune information sur l’album de Mylène Farmer n’était censée filtrer. Mais c’était sans compter sur l’énorme communauté de ses fans.

Critiques sur Mylène dans Le Matin dans Mylène et des CRITIQUES MF80_141aPiratée par les Russes
Deux des semaines, de nombreuses rumeurs circulaient déjà sur le net. Jusqu’à ce qu’un site russe propose en téléchargement – illégal bien sûr –, les dix titres de ‘Point de suture’. Est-ce en réponse à ces pirates que Polydor a choisi de proposer l’album en téléchargement légal cinq jours avant sa sortie physique ?

Mylène Farmer est tout de même la première artiste française à bénéficier de ce « traitement de faveur ». Quoi de plus naturel qu’une promotion pareille pour la plus grosse vendeuse de disques française ? D’autant plus que son album, ‘Point de suture’, est loin d’être honteux. Ce disque tente de réconcilier tous les publics de Mylène Farmer. La chanteuse est parvenue à y réunir tout ce qui fait sa force : éclair technos, mélodies évidentes, faciles à retenir, ballades touchant droit au cœur, textes ambigus.

Autopsie d’un ‘Point de suture’
Pour son précédent album, ‘Avant que l’ombre…’, Mylène Farmer plébiscité les épouvantails du Suisse Martial Leiter. Aujourd’hui, la pochette de ‘Point de suture’ a une apparence plutôt cheap. La faute à un artiste japonais dont Mylène s’est entichée. Elle présente une poupée rousse, parsemée de cicatrices, déposée dans un bac en alu, aux côtés d’une multitude d’outils chirurgicaux… Ne vous arrêtez donc pas à cette pochette. Ni d’ailleurs au premier titre, le single ‘Dégénération’, carton dans les clubs mais difficilement audible chez soi.

Une forte envie de bouger
Mylène Farmer a prévenu ses auditeurs, dans l’unique interview qu’elle a donné au magazine gay ‘Têtu’ : « Comme ‘Dégénération’, mon humeur aujourd’hui en mouvement… Il s’agit d’une humeur plus que d’une envie. Je sais pas moi mais faut que ça bouge ! » Pour que ça bouge, justement, elle a fait appel à son compagnon musical de toujours, Laurent Boutonnat, responsable des arrangements musicaux.Dès la seconde chanson, ‘Appelle mon numéro’, Mylène Farmer atteint presque les limite de la facilité ; mélodie gentille, texte simpliste – « Appelle mon numéro, j’ai le sang si chaud, viens dans mon sillage, appelle mon numéro, compose ma vie ».

Ennuie et paradis
Sur des rythmes électro, ‘Je m’ennuie’ ennuie rapidement alors que ‘Paradis inanimé’ remonte sensiblement le niveau. Un début fort en guitares, un refrain accrocheur, des couplets très mélodieux et le tour est joué. Mylène Farmer retrouve toutes ses qualités. La chanson ‘Point de suture’ donne le titre à ce nouvel opus et propose des pistes sur le mystère farmérien. Dans ‘Têtu’ toujours, Mylène Farmer raconte : « Dans le livret de cet album, il y a une réplique d’Al Pacino qui incarne Carlito dans le film ‘L’impasse’. Avant de mourir, il dit : « Tous les points de suture du monde ne pourront me recoudre ». C’est aussi ce que je ressens. » Finalement, c’est avec les deux dernières chansons de l’album que la rouquine mar

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que le plus de points, ‘Si j’avais au moins…’ est une magnifique ballade embrumée alors que ‘Looking for my name’ pourrait prétendre au titre de prochain single. Ce duo a d’ailleurs suscité des débats passionnés entre les fans pour savoir qui donnait la réplique vocale à Mylène. Après Jean-Louis Murat, Khaled ou Seal qui chanterait donc à ses côtés ? Bono, Moby ? C’est finalement ce dernier qui s’y colle à nouveau, après avoir déjà partagé ‘Slipping Away (Crier la vie)’. Sur ce ‘Looking for my name’, Moby se révèle meilleur chanteur que jamais. Et pour tous ceux qui laisseraient tourner leur platine CD, Mylène Farmer offre aussi une piste cachée, baptisée ‘Ave Maria’.


La suite farmérienne

Son album n’était pas encore sorti que la tournée, annoncée pour l’an prochain, était déjà sold out. Partout sur son passage, Mylène Farmer suscite l’adoration. Cette échéance, prévue pour l’automne de l’année prochaine donc, suscite une certaine émotion chez la chanteuse : « L’immense bonheur que le public m’a procuré en se manifestant de cette manière m’a d’abord fait verser quelques larmes…et s’est bien vite transformée en une angoisse terrible. Peur de décevoir…J’ai gravé dans mon cœur l’énergie transmise par seize mille personnes tous les soirs à Bercy et je sais le cadeau qui m’est fait pour la tournée. Pourvu que mon cœur ne lâche pas ! », conclut-elle dans ‘Têtu’. En attendant septembre 2009, le public va pouvoir se gaver de ses ‘Point de suture’. Jusqu’à l’épuisement.

Karine VOUILLAMOZ / parution dans Le Matin (24.08.08)

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Mylène… titre le Figaro

Posté par francesca7 le 26 février 2012

Mylène Farmer, un album massif et discret : je cite..


« Quelques jours avant sa sortie « physique », ‘Point du suture’, son septième disque, est disponible depuis hier en téléchargement. Sans surprise, dix chansons pour préparer la tournée 2009.

Mylène... titre le Figaro dans Mylène et des CRITIQUES MF80_142aPeut-on faire aussi massif et aussi discret, aussi commercial et aussi secret ? Depuis hier, ‘Point de Suture’, le nouvel album de Mylène Farmer, est disponible au téléchargement légal, avant l’arrivée du disque « physique » dans les magasins lundi prochain. Et cette sortie ne ressemble guère à ce que l’on attend de la sortie de l’album donnant le signal de la rentrée : la chanteuse est plus absente que jamais du paysage médiatique, n’ayant pour parlé qu’au magazine ‘Têtu’, et le secret sur son album ayant jalousement été conservé jusqu’à hier. Et encore n’a-t-on que le disque, puisque la chanteuse et son entourage n’ont diffusé aucune photo et aucun des outils habituels de promotion, la maison de disques ayant été tenue hors du cercle du secret jusqu’au dernier moment et le management de la chanteuse étant même encore en vacances…

Il est vrai que, si ce silence est d’une perfection inédite, Mylène Farmer a toujours été particulièrement chiche de ses interviews. Et qu’elle peut être rassurée sur sa popularité : en mars dernier, tous les billets de son concert au Stade de France du samedi 12 septembre 2009 ont été vendus en deux heures. Quelques jours plus tard, les billets du 11 septembre 2009 ont été écoulés en à peine plus longtemps. Un double recors que en dit long sur la fidélité de ses fans et sur sa capacité à les mobiliser en confiance.

Ni révolution ni révélation
Car on ne savait rien, alors, de sa tournée du printemps 2009 ni de son septième album. Le très commercial single ‘Dégénération’ avait donné depuis quelques jours la tonalité du disque : rythmique puissante, voix très en avant, texte imperturbablement farmerien (« Coma t’ex sexe, t’es Styx, extatique / Coma t’es sexe, t’es Styx, test, test statique ») L’écoute des neuf autres titres du disque le confirme : il semble bien que Mylène Farmer n’envisage plus de révolution ni même de révélation. Ecriture autarcique avec Laurent Boutonnat qui compose et produit une matière électro-pop qui pourra fournir la matière d’un grand spectacle, l’année prochaine. Au passage, Moby lui rend la politesse avec le duo ‘Looking for my name’, après qu’elle eut chanté ‘Slipping Away (Crier la vie)’ pour un best of paru fin 2006.

Quant au fond de l’album et à l’écriture, on pourra ricaner, si l’on veut, de la naïveté de certains textes (« Vanité c’est laid / Trahison c’est laid / Lâcheté c’est laid / Délation c’est laid » dans ‘C’est dans l’air’) comme de son goût pour l’abstraction (« D’ivoire ou de jade / Au verre aimable / Un simulacre / Stimule de nacre / Dis-moi comme / J’extase » dans ‘Sextonik’), mais l’essentiel est là : la sexualité et le malaise, les mantras et les calembours codés. L’impression qui se dégage de ‘Point de suture’ est que Mylène Farmer a été d’une conformité méthodique à son cahier des charges. L’enjeu semble être surtout de préparer une tournée, de fournir des tableaux visuels aux vastes scènes à venir. De ce point de vue-là, c’est bien parti.

Il n’y a qu’une seule chose en retard : le merchandising. Hier soir, sur le site de la Fnac, on vendait encore toute la gamme Bercy 2006 – sweat-shirt homme à 50€, programme à 30€, briquet à 3€. »

Propos de Bertrand DICALE / Le Figaro (21.08.08)

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Points de suture et même pas mal

Posté par francesca7 le 25 février 2012

alors que l’album de Mylène Farmer est déjà disponible sur les sites de téléchargement officiels.

Dans les bacs des disquaires, officiellement, vous ne le trouverez pas avant ce lundi 25 août. Mais si l’envie vous démange furieusement d’écouter déjà le nouvel album de Mylène Farmer – Point de Suture –, rien de plus simple et de plus autorisé : il est proposé en téléchargement (payant, bien sûr) sur tous les sites officiels. A défaut de tenir en main ce que l’on annonce comme un très bel objet, on a donc déjà pu s’en mettre plein les oreilles. Et d’abord avec ‘Dégénération’, single qui tourne déjà sur les ondes et qui ouvre l’album. De l’électro efficace et lourde (les basses n’ont vraiment pas été oubliées) dans laquelle la rouquine martèle que, pour elle, « faut qu’ça bouge ».

Points de suture et même pas mal dans Mylène et des CRITIQUES MF90_152aChangement de registre, de son et presque de voix avec son deuxième titre, ‘Appelle mon numéro’, au texte coquin comme elle (et ses fans) les aime. Rien de très neuf et même un peu plan-plan à la seconde écoute. « Appelle mon numéro, j’ai le sang si chaud… » Mwouais.

Je m’ennuie’, troisième plage, est du Farmer pur jus. Que l’on aime ou pas le personnage, pour le coup il faut lui laisser l’efficacité d’une mélodie hyperdansante, qui rejoint les tubes comme ‘Sans contrefaçon’, par exemple.

Plus surprenante, sans doute, est l’entrée en matière de ‘Paradis inanimé’. De grosses guitares rock laisse présager d’un titre un peu plus énervé. Il n’en est rien, toutefois : la voix haut perchée de Mylène vient mettre un peu de douceur dans une mélodie un peu brute. En guise de charnière, le cinquième morceau est un duo avec Moby, intitulé ‘Looking for my name’. Notre préféré parce que sans effets inutiles et que les voix des deux artistes se marient vraiment bien.

Puis vient ‘Point de suture’, morceau plutôt banal qui donne son titre (plutôt) choc à l’album. On passera rapidement sur ‘Réveiller le monde’, dont le beat fait étrangement penser aux grandes heures de la new wave pour s’arrêter un instant sur ‘Sextonik’. Ici, encore, les paroles sont pratiquement incompréhensibles, mais, au fond, ce n’est pas ce compte : l’efficacité est au rendez-vous et on risque de danser longtemps sur ce morceau.

Histoire de ne pas être désagréable, on se passera de commenter ‘C’est dans l’air’ pour se pencher directement sur le dernier titre, ‘Si j’avais au moins…’, chanson mélancolique, qui donnera sans doute à Mylène Farmer l’occasion de verser une petite larme sur scène. Elle le fait si bien.

Isabelle MONNART / Parution : La Dernière Heure (21.08.08)

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Interview Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 25 février 2012

Mylène Farmer: « la scène c’est la création ultime »

Interview du vendredi 08 mai 2009

Cette interview exclusive de Mylène Farmer a été réalisée lundi 4 mai 2009, au lendemain de son deuxième concert niçois, dans l’hôtel où elle séjournait, à Saint-Paul-de-Vence, près de Nice.

Comment vous sentez-vous après ces deux premiers concerts niçois ?

Fatiguée et soulagée. Le plus dur, c’est le premier spectacle. Avant, la peur m’habite. C’est une grosse machinerie qui impose que les choses soient, au départ, bridées. Il faut ensuite passer de la répétition à la légèreté, dépasser le côté robotisé. Il y a un gros travail sur l’image, sur chaque tableau, avec toujours l’objectif d’offrir du rêve.

Interview Mylène Farmer dans Mylène en INTERVIEW MF90_156aC’est un défi physique important ?

Six mois d’entraînement, avec un coach, mon coach. Essentiellement de l’endurance. C’est fondamental avec une telle énergie. Chanter et danser à la fois n’est pas simple.

A la moitié du spectacle, on entre dans une phase intimiste, avec des ballades. Un moment qui semble vous procurer de l’émotion, vous embrumer les yeux…

Ceux qui ne m’aiment pas vont forcément trouver ça forcé. Mais même en répétition, ça me prend. Car nous sommes dans un moment de dépouillement, dans la fragilité de l’âme. Un moment de partage avec le public (qui chante beaucoup à ce moment là, N.D.L.R.). Je crois que l’émotion passe à travers le piano d’Yvan Cassar, qui est un grand pianiste, et dans les mots. On raconte sa propre histoire et chacun peut inventer la sienne à travers les mots.


Le public est, en quelque sorte, plongé dans un tourbillon sonore et visuel quasi hypnotique. Vous l’avez voulu ainsi ?

J’espère ne pas en avoir trop fait. L’idée, sans vouloir être prétentieuse, est de titiller l’imaginaire, l’inconscient.

Quelle est la base de départ de ce spectacle ?

Vous savez, nous sommes réceptifs à ce qui nous marque profondément, dans la littérature, le cinéma, l’art. Outre des désirs picturaux, je voulais arriver à quelque chose de contemporain, avec des symboles forts. Après, ça se construit comme un collier de perles.

Ce qui domine, dans le décor, ce sont deux grands squelettes…

Les squelettes, ce sont mes écorchés, inspirés par une sculpture du XVe siècle, qui existe dans une église en France. Après nous avoir écouté, Laurent (Boutonnat) et moi, Mark Fisher (concepteur du décor) nous a présenté cette œuvre, appelée « Le transit ». On lui a dit, il nous la faut, en immense… L’écorché, c’est le passage entre l’homme et le squelette, c’est la mort dans une certaine légèreté.


Il y a aussi un tableau animé, qui apparaît à la fin de « Ainsi sois-je », impressionnant et lugubre…

Il nous a été proposé par Alain Escalle (concepteur des décors). Une errance de personnages sur une plage. Une image très retravaillée par Alain de manière à le rendre, comment dire, fantomatique.

MF90_155a dans Mylène en INTERVIEWOn va encore vous reprocher de tirer vers le lugubre, voire le morbide…

L’idée d’expliquer cela m’est difficile. Comment dire ? Pour moi, ce n’est pas morbide. Je veux simplement faire appel, encore une fois, à l’imaginaire, à l’inconscient. Bien sûr, cela draine des symboles. Mais, à chacun de se les approprier comme il l’entend. Ce n’est pas un passage en force. L’envie de choquer ne fait pas partie de moi. Mais l’envie de faire réagir, si ! C’est une manière de se sentir vivant. Dans mon dernier clip, la danse des squelettes est ludique.

Et c’est vrai, qu’en tenue d’écorché, vous êtes plutôt sexy…

(Elle sourit). Autant qu’à être terrifié par la mort, parce qu’elle est inéluctable, autant le prendre avec légèreté, autant en rire. Même si ce n’est pas tous les jours facile…

Est-ce que vous vous censurez parfois ?

Je crois qu’il y a toujours un peu d’auto-censure. Mais chez moi, cela arrive plutôt dans mes mots. Je vous donne un exemple. Dans « C’est une belle journée », je chante « C’est une belle journée/Je vais me coucher. » J’avais d’abord écrit, avec cynisme et dérision : « C’est une belle journée/Je vais me tuer. » Je me suis dit que cela allait peut-être trop loin, qu’il y avait des vies fragiles, que cela pouvait avoir des incidences. Donc, j’ai changé mon texte. Par contre, un sexe peut apparaître sur un écran, s’il n’est pas obscène, il n’y a aucun problème, cela fait partie de la vie.

Il y a beaucoup de représentations du corps dans votre spectacle. Par exemple, les images d’un couple qui s’attire et se repousse. Et surtout la trentaine de poupées nues, grandeur humaine, qui vous ressemblent, exposées dans une immense bibliothèque en fond de décor…

Le corps dans sa plénitude, puis dans sa décomposition avec l’écorché. Le vie faite de contorsions… Le couple en images que vous évoquez, ce sont deux danseurs. Ils expriment des sentiments d’amour et des expressions de douleur. Parce que l’amour intègre aussi le sentiment de douleur.


Pour résumer, votre univers est beaucoup un univers d’amour et de fantastique, non ?

J’adore le fantastique, dans le sens magique du terme, c’est-à-dire qui nous transporte hors de la réalité. J’ai été bercée par Edgar Poe et je continue à le lire et à le relire. Comme Stefan Zweig, comme Kafka. J’ai aussi adoré une série que j’ai découverte il y a peu, qui s’appelle, en français, La caravane de l’étrange. Sur un cirque itinérant, bizarroïde. Cela pullule de symboles, avec ce qui fait un cirque, un côté hyper-sensible et effrayant. C’est très bien réalisé. Un vrai voyage, métaphysique à souhait. J’aime ces univers.

Pour revenir concrètement au concert, aujourd’hui n’avez pas l’impression de plus créer l’événement avec vos spectacles qu’avec vos disques ?

D’abord, la scène est la création ultime. Personne n’entrave quoique ce soit. Quant à l’émotion, elle est d’abord générée par le concert, par ce qui se passe avec le public. Ensuite, il ne faut pas être dupe. C’est une évidence que l’économie du disque s’écroule. C’est une réalité avec laquelle il faut composer.


A ce propos, vous remplissez deux Stade de France en quelques heures et abordez une tournée de 32 concerts tous complets ou presque. L’engouement ne faiblit pas. Impressionnant, non ?

Cela m’émeut. En toute humilité, je me dis pourquoi moi ? Mais je n’ai jamais pensé que le public était acquis. Ce serait une erreur totale. Il peut être déçu. Il peut y avoir des hauts et des bas. Bien sûr, on a envie de durer, c’est humain, mais ça ne me hante pas. On ne peut pas forcer les choses. On peut engendrer. On peut décourager. Mais on est pas maître de sa vie. Par contre, pour durer, la chose fondamentale, c’est le travail. C’est une certitude. Cela se passe parfois dans la souffrance. Mais ça vaut le coup.

Même si cela peut vous valoir de vivre dans un « Paradis inanimé », comme vous le chantez dans votre dernier album. En quelques mots, être une star, c’est être seul ?

J’aurais pu choisir, un moment, une autre carrière, à l’international. J’ai souhaité rester sur la France, même si la Russie s’est offerte à moi un peu plus tard. Donc, j’aurais pu encore aller plus loin. Cela dit, je crois avoir toujours été un être solitaire avec, en même temps, une grande envie et un grand besoin de l’autre. Il faut juste bien choisir. Quoiqu’il en soit, je crois que les êtres humains ont un peu tous les mêmes appréhensions, les mêmes démons.

L’une des principales surprises de votre dernier album, c’est le côté révolutionnaire dans deux-trois titres comme « Réveiller le monde » où vous chantez : « Réveiller le monde/Rêver d’un autre été (…)/Révolus les mondes/Sans une révolution. » Surprenant ?

Je ne suis pas sûre de vouloir porter ce chapeau… Mais j’aime l’idée de la révolution, d’un peuple qui se soulève. J’aime le mouvement de masse. C’est une envie. Une espèce de cri de bête. Pas un message politique. Un regroupement est une force incroyable alors que parfois l’homme dans son individualité me terrifie.

On ne peut finir cette interview sans se rappeler que vous avez du sang breton, par votre mère, qui vit en Bretagne. Que pensez-vous avoir de breton en vous ?

(Elle sourit) La ténacité, le sens des valeurs profondes de la terre. Et puis… j’adore les crêpes ! Ma mère vit du côté de Pleyben. Enfant, j’ai passé mes vacances en Bretagne, à la ferme. J’adore les paysages tourmentés de la Bretagne.

Voir l’article paru ce jeudi dans le quotidien Ouest-France.

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Mylène et Thierry SUC

Posté par francesca7 le 24 février 2012

 

Interview de Thierry Suc en 2008, producteur de Mylène Farmer

Mylène et Thierry SUC dans Mylène et L'ENTOURAGE atris774GHDans le métier depuis 26 ans, Thierry Suc, 46 ans en 2008, a produit les concerts de Jean-Jacques Goldman et la dernière tournée de Claude Nougaro. Il a aussi, dans son écurie, Calogero, Raphaël, Yannick Noah, Zazie, Juliette Greco, Henri Salvador jusqu’à il y a quelques semaines. Depuis 20 ans, il est aussi le producteur des concerts de Mylène Farmer. Un an avant la tournée, premières confidences…

« Qu’est-ce qui pousse Mylène Farmer, si discrète en privé, à vouloir toujours jouer sur scène dans le grandiose ? »

Thierry Suc : elle aime le show et est heureuse dans la démesure, dans les grands espaces. Je l’ai toujours connue comme ça depuis le jour de son premier spectacle, il y a 20 ans au Palais des sports de Paris. Un besoin d’avoir du monde devant elle, comme autour d’elle d’ailleurs sur scène.

« Ce nouveau spectacle, il était dans l’air depuis longtemps ? »

Lors de sa dernière conférence de presse, fin 2004, pour annoncer les 13 concerts qu’elle allait donner à Bercy en 2006, Mylène avait promis de revenir en province. Et elle a choisi de le faire en 2009 dans les dix plus grandes salles dont le Zénith toulousain, avant de finir dans les stades : Genève, les 4 et 5 septembre, le Stade de France à Paris les 11 et 12, et enfin Bruxelles, le 19.

« Comment l’avez-vous imaginé ? »

Les premières réunions de préparation commencent à peine, mais rien n’est imaginé encore.

« On a pourtant déjà parlé de « scène de verre »… »

(Rires) Non, vraiment, cela relève du pur imaginaire de certaines personnes. Je peux vous assurer que rien n’est encore décidé. Et même pas un plan de décor ! A ce jour, nous ne connaissons de ce spectacle que les besoins techniques.

MF80_98a dans Mylène et L'ENTOURAGE« Par exemple ? »
Ce sera de l’ordre de onze ou douze semi-remorques, comme pour la dernière tournée.

« Les musiciens ? »
Nous ne savons pas… Mais toute l’équipe sera nouvelle.

« Autour d’Yvan Cassar ? »
Ce n’est pas certain. Parce que Johnny Hallyday sera lui aussi sur les routes en même temps…

« Quel est votre budget ? »
Avec plus de cent personnes tous les soirs, ce sont évidemment des spectacles chers. Au point que techniquement comme financièrement la capacité des salles doit être au minimum de 9 000 places.

« Il y aura donc les stades et les Zénith. Le spectacle présenté au Zénith sera un spectacle « au rabais » ? »
Je suis provincial, je viens de Lyon, et je n’ai jamais fait de spectacle plus petit en province qu’à Paris ! Bien sûr il faudra 30 ou 40 camions pour les stades, mais le spectacle, au iota près et à une personne près sera à l’identique.

« Et ce nouvel album prévu pour l’automne ? »
Laurent Boutonnat et Mylène sont en train de travailler. Pour l’instant, la seule chose certaine, c’est que son premier single, « Dégénération », sera en radio le 19 juin.

« Mylène devrait aussi jouer dans « L’ombre des autres », un film produit par Claude Berri… »
Oui, mais forcément après la tournée!…

Propos recueillis par La Dépêche.

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Mylène et Abel Ferrara

Posté par francesca7 le 24 février 2012

 

Fichier:Abel Ferrara.jpgAbel Ferrara, parfois crédité comme Jimmy Boy L ou Jimmy Laine (né le 19 juillet 1951 dans le Bronx, New York) est un réalisateur et scénariste américain.

Il grandit à Peekskill, New York et rencontre à l’école Nicholas St. John, avec qui il écrira la plupart de ses films. Il commence en réalisant des films amateurs en Super 8 sous le pseudonyme de Jimmy Boy L. jusqu’en 1979. En 1979, sa carrière commence vraiment avec son film d’horreur Driller Killer, qui, remarqué par William Friedkin, lui offrira la possibilité de tourner son deuxième film, L’Ange de la vengeance, avec un budget plus élevé. En 1985, après avoir réalisé New York, deux heures du matin, Ferrara réalise deux épisodes de Miami Vice (« The Home Invaders » et « The Dutch Oven »), et c’est durant cette période qu’il se lie d’amitié avec Michael Mann. En 1987, il se relance dans les films new-yorkais. The King of New York sort en 1990 et est suivi, deux ans plus tard, par le controversé Bad Lieutenant, ces deux films ont remporté un succès public important et ont assis sa réputation de cinéaste. Durant les années qui suivront, Ferrara continue à tourner sans vraiment retrouver le succès de The King of New York et Bad Lieutenant.

Depuis le début de sa carrière, Abel Ferrara s’est souvent entouré du scénariste Nicholas St. John, du compositeur Joe Delia, du frère de ce dernier, directeur de la photographie, Francis Delia et de l’actrice et scénariste feue Zoë Lund. Il a notamment offert des rôles importants à Béatrice Dalle (The Blackout avec Dennis Hopper) et Juliette Binoche (Mary). La plupart de ses films se déroulent à New York. Il déclare en 2012 travailler sur un film « sur la politique et le sexe » inspiré de l’affaire Dominique Strauss-Kahn, avec vraisemblablement Gérard Depardieu et Isabelle Adjani.

Abel Ferrara : « California »

« Adolescent, Abel Ferrara hésitait entre la musique et le cinéma, alors il n’a pas choisi : toute sa vie il a composé des chansons que l’on entend dans ses films ; réalisé des films comme on compose des concerts live destinés à se terminer en orgie générale (« l’Ange de la Vengeance ») ; joué lui-même des personnages comme un chanteur pop défoncé peut se lancer dans la foule en liesse (« Nine Lives of a Wet Pussy », « The Driller Killer ») ; acclimaté le clip sous forme d’apogée séquentielle dans ses grandes fictions (« King of New York », « Bad Lieutenant ») ; accordé un rôle narratif crucial à la chanson (« The Addiction », « The Blackout ») ; et tourné un certain nombre de clips : pour son musicien attitré, le génial rappeur de Philadelphie Schoolly D, mais aussi pour Keith Richards des Rolling Stones, pour The Phoids, pour Ben Folds Five… et pour Mylène et Abel Ferrara dans Mylène et L'ENTOURAGE MF80_192aMylène Farmer.

Le clip représente la pointe avancée de la réification fétichiste en régime capitaliste. Ferrara le sait et il aime ça. Comme Jean-Luc Godard lorsqu’il réalise un film d’après une chanson de Patrick Juvet, Abel Ferrara dénude le ressort fétichiste du clip et le transforme en instrument critique. Comment ? « California » répond à cette question : et si l’Ange de la vengeance était marié ? Le clip pourrait passer en ouverture de n’importe quel congrès féministe, on a rarement affirmé avec autant de violence que les rapports conjugaux étaient le fruit de la domination économique. À la faveur de cette représentation de la vie conjugale en exploitation sexuelle, « California » montre que, dans le monde de la réification, il n’existe pas plus de différence entre l’épouse et la pute qu’entre la femme et la pancarte publicitaire : la prostitution n’est pas une iconographie romanesque, c’est la vérité du rapport d’exploitation qui anime l’ensemble des dimensions de l’existence, de l’environnement urbain à la caresse conjugale, de la fête mondaine au fait-divers criminel. Dans ce monde-là, tous les corps sont interchangeables, et le montage métaphorique de « California » autorise l’un des plus beaux moments du cinéma de Ferrara, la répartition du même geste de séduction marchande sur 4 corps différents, beaux comme des sérigraphies d’Andy Warhol, clignotants comme des néons, exploités jusqu’à la mort. Abel Ferrara offre à Mylène Farmer la théorie de sa situation : dans ce monde-ci, les chanteuses sont priées de fermer leur gueule et de montrer leurs fesses, elles ne chanteront que si elles n’ont rien à dire et leurs petits refrains d’amour résonnent comme autant de ritournelles du silence.

Mais réciproquement, « California » en dit long sur Abel Ferrara : son cinéma procède toujours par dédoublement, les personnages s’y métamorphosent à force de somatiser des souffrances collectives, les films nous mènent souvent de l’image ordinaire d’une situation ordinaire à la version sinistrée et catastrophique qui en exhumera la vérité. C’est ce que l’on peut appeler la structure anamorphique des films de Ferrara, c’est ce que développe California et c’est bien ce que chante, “ dans l’rétro, ma vie qui s’anamorphose ”, Mylène Farmer, à ce jour la meilleure analyste de l’œuvre d’Abel Ferrara. »

Texte de Nicole Brenez pour Court-circuit (le magazine).

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Renouveaux de Mylène

Posté par francesca7 le 23 février 2012

Ce renouveau, Mylène l’explique par des rencontres intellectuelles, et géographiques. La rencontre géographique essentielle, c’est la Californie. L’échec de son premier film, Giorgino, n’est sans doute pas étranger à cette volonté de s’exiler loin de Paris. La chanson California, qui ouvre l’album, met en mot ce désir de dépaysement, et confronte le spleen baudelairien à l’expérience des grands espaces et du road-movie à l’américaine. Chanson marquante, tant par son clip, réalisé par Abel Ferrara, que par son texte qui donne la clef de toute l’anamorphose de Mylène, California a depuis été interprétée à chaque tour de chant de l’artiste. Mais le voyage, dans le texte, n’est pas que l’histoire d’un exil en Californie. C’est aussi un voyage imaginaire et intellectuel qui s’accomplit. La tête absente sur la pochette, confie Mylène à Paul Amar, n’évoque pas la décapitation mais au contraire «l’esprit qui s’échappe, l’esprit qui va vers le haut, l’esprit qui voyage…».

 Renouveaux de Mylène dans Mylène et mes BLABLAS MF99_25aCette élévation spirituelle, c’est celle qu’a apporté à Mylène la rencontre, fondamentale pour comprendre Anamorphosée, avec la philosophie bouddhiste. Lecture très forte pour l’artiste, la lecture du Livre tibétain de la vie et de la mort de Sogyal Rimpoché reviendra en effet comme un leitmotiv dans sa bouche pour expliquer le pourquoi de cette anamorphose si surprenante. Elle remerciera même l’auteur «pour son très beau livre» dans le livret. La thématique bouddhiste, dans l’album, est présente à l’arrière plan comme une sorte de basse continue. Plus qu’une lecture détaillée ou une connaissance approfondie de la très complexe idéologie bouddhiste, c’est à une imprégnation encore récente que nous avons affaire. Comme dans la plupart de ses lectures, Mylène n’a pas essayé d’englober un savoir totalisant, mais de trouver les échos à ses angoisses, à ses doutes. «Ce n’est pas tant le bouddhisme qui m’attire que les mots, les images, le réconfort. L’idée que pour apprivoiser la vie, il faut d’abord accepter la mort», confie-t-elle à l’Express. Se tournant vers ces lectures comme vers des remèdes, elle parlera à un moment de pansement, ou de baume, appliqué sur cette crainte panique de la mort qui ne l’avait jamais lâchée. Comme elle le dira pourtant à la sortie de l’album Innamoramento, les pansements n’ont guère tenus, ils se sont envolés. C’est qu’ils n’étaient déjà pas très bien collés.

Derrière certains thèmes propres au bouddhisme, on continue en effet à percevoir dans l’album les traces de la sensibilité romantique de Mylène Farmer, cette indifférence qui n’est pas l’ataraxie que recherche les adeptes du bouddha, mais le produit d’un mal de vivre proche des vociférations d’un Cioran. Lors de diverses interviews, la chanteuse a d’ailleurs fait remarquer qu’elle n’avait pas renoncé au cynisme de l’auteur de Sur les cimes du désespoir, mais qu’elle portait désormais sur la vie «un regard où l’humour a sa place».

 L’humour est pourtant paradoxalement encore fort peu présent dans l’album. A vrai dire, seul le texte de L’instant X peut se targuer d’y laisser une place légère dans l’affrontement entre le texte désabusé et l’imagerie du père Noël, et surtout dans la remarque acide lancée contre les grandes déclarations de la presse : «l’an 2000 sera spirituel, c’est écrit dans Elle». Or loin de nous rapprocher du bouddhisme et du spirituel, cet humour vient au contraire revendiquer le «fun» d’une «fin de siècle» avant le nouveau millénaire. C’est donc un appel à la décadence qui se met ici en place, une sorte de dernière fête avant le sérieux à venir, où le père noël se met à distribuer des anti-dépresseurs et des ailes à la place des cadeaux. Ce n’est que progressivement, à partir de la chanson au titre calembour L’histoire d’une fée, c’est… que l’artiste acceptera véritablement de lui laisser une place au sein même de ses chansons.

analyse site http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

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Histoire de Avant que l’Ombre à Bercy

Posté par francesca7 le 23 février 2012

 

Mylène Farmer a quarante-quatre ans, elle vient de sortir l’album studio Avant que l’ombre…. Les billets, mis en vente depuis plus d’un an à l’avance, se sont arrachés en quelques jours. La chanteuse entame cette série de concerts six ans après le Mylenium Tour, avec une certaine tranquillité mais aussi avec car elle attendue au tournant.

De nouveau en compagnie de Laurent Boutonnat, elle conçoit ce show qui sera le plus gros de l’année en France. Les moyens mis en œuvre pour si peu de dates sont impressionnants : vingt millions d’euros pour treize dates.

Histoire de Avant que l'Ombre à Bercy dans Mylène et mes BLABLAS MFBercy2006_73aIl s’agit donc d’un spectacle qui cherche à impressionner les quelque 170 000 spectateurs qui ont acheté leur billet : son spatialisé dans toute la salle, quinze danseurs, décors de Mark Fisher, nacelle mouvante, sarcophage en plexiglas porté par six gardiens, double scène reliée par un pont de plus de dix mètres treuillé à la demande. L’une des scènes en forme de Croix pattée mélangé au symbole de Vénus est située en plein milieu de la salle et est recouverte au sol d’un écran ; un piano à queue peut même en surgir à l’aide d’un socle amovible. Sur la scène principale, quatre écrans sur rails de sept mètres sur deux mètres cinquante chacun se rapprochent et s’éloignent à l’envi et servent à la projection d’images d’Alain Escalle. Une double porte géante, dont les panneaux sont des répliques de ceux des portes méridionales du baptistère Saint-Jean à Florence, réalisées en 1338 par Andrea Pisano, encadrent un grand escalier décoré de six lustres immenses surveillés par trente cobras. Pour la première fois dans le monde, un artiste utilise un rideau d’eau qui permet d’incruster des écrits et des motifs dans le flot en mouvement. Il est également à noter que chaque spectacle est filmé sur pellicule dite HD.

MFBercy2006_28a dans Mylène et mes BLABLASGraphiquement très riche, grâce en grande partie aux travaux de Mark Fisher et Alain Escalle, les couleurs dominantes sont essentiellement le rouge et le jaune doré. Le choix des titres joué est, lui, sans réelles surprises. Seul le choix de l’interprète pour remplacer Seal sur le titre Les Mots peut surprendre : il s’agit du batteur Abraham Laboriel Jr. qui suit Mylène Farmer depuis le Tour 96.
Mylène Farmer évolue sur scène avec une coupe courte aux motifs floraux et porte des costumes spécialement confectionnés pour l’occasion par Franck Sorbier, costumes qui orneront par la suite diverses expositions de haute couture.

Pour la première fois dans la carrière de Mylène Farmer, celle-ci propose à son public une première partie : Le Conte du monde flottant, un court-métrage de 2001 réalisé par Alain Escalle et d’une durée de vingt-quatre minutes. Il est précédé de ce texte : « J’ai découvert le travail d’Alain Escalle à travers ce magnifique court métrage. À mon tour de le partager avec vous. Avant que l’ombre… Mylène Farmer ». Très décrié car assez difficile d’accès pour le grand public du fait de son aspect allégorique, il s’agit néanmoins d’une vraie réussite d’un point de vue graphique ; il est suivi d’un entracte de vingt minutes avant le début du spectacle à proprement parler.

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Mylène Farmer pour 2013

Posté par francesca7 le 21 février 2012

Mylène Farmer : Le Stade de France en 2013 ?

 

Mylène Farmer pour 2013 dans Mylène 2011 - 2012 1987-j10Une nouvelle rumeur annonce un concert de Mylène à Paris en 2013. Intox ? En tous cas, la chanteuse aurait un faible pour le 13, son « chiffre magique »…

Les fans s’en souviennent encore. Le 28 mars 2008, les places pour le premier concert de Mylène Farmer au Stade de France étaient enfin mises en vente. Comme on pouvait s’y attendre, la billetterie fut rapidement prise d’assaut et le show afficha complet en l’espace d’une matinée. Afin de satisfaire le plus grand nombre, une seconde date fut même ajoutée.
Trois ans après ce spectacle pharaonique, la chanteuse va-t-elle remonter dans l’arène ? A en croire son fan-club, oui ! Il serait question de concerts au Stade de France, précédant une nouvelle grande tournée, traversant la France d’avril 2013 à septembre 2013 !

Une affiche vraisemblablement fausse a même circulé sur Internet au mois de février 2012, annonçant un spectacle au Stade de France le 13 septembre 2013. Et à en croire certains forums, NRJ et TF1 auraient d’ores et déjà signé un partenariat, tandis que les services de billetterie auraient également reçu confirmation de l’événement. Ouverture annoncée de la billetterie : automne 2012 !

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On parle que de ça Mylène

Posté par francesca7 le 21 février 2012

 

1000 exemplaires d’objets de plaisir estampillés MF sont en vente…

 

On parle que de ça Mylène dans Mylène dans la PRESSE 2flmob10Mylène Farmer est une des artistes les plus mystérieuses. Elle n’a pas de site web officiel et ce sont les fans qui ont fait de la toile une véritable Mylène-sphère. Dernier buzz qui excite le net: un gadget érotique sobrement estampillé MF.

On la connaissait aguichante, perverse lorsqu’elle sort le grand jeu, et résolument attirante et attirée par le sexe. Un mot qui ne lui fait pas peur et ses albums en sont généralement truffés… Mais l’atout premier de la mystérieuse Mylène Farmer est la stratégie commerciale. Une stratégie intelligemment mise en scène, flirtant aisément avec la provocation.

Les fans de Mylène Farmer sont aux anges à chacune de ses apparitions. Leur icône ne suscite-t-elle pas en eux un immense sentiment de plaisir?

Cette fois encore, l’interprète de Libertine a de nouveau mis le feu dans les blogs et les forums. L’objet de l’excitation et de l’exaltation? D’abord, La Sextonik, une chanson érotique présente sur son album Point De Suture, genre que maîtrise parfaitement la chanteuse à la voix de velours. Ensuite, l’objet créé pour lui donner corps. Car, la star ne se contente pas de vendre des tee-shirts et autres produits dérivés.


Non, la dernière trouvaille merchandising de Mylène Farmer est un objet de plaisir, un sextoy estampillé «MF».

Enfermé dans un petit cercueil de vingt centimètres vendu à seulement 1000 exemplaires lors des concerts de la star et commercialisé dans une salle dédiée au merchandising, ce sextoy devrait s’arracher. Les fans devront toutefois débourser la bagatelle de 100 euros pour s’acheter le Sextonik. La sensualité à la Farmer a un certain prix, même s’il est vrai que quand on aime on ne compte pas, surtout si c’est pour prendre du plaisir. Ce ne sont pas les fans qui diront le contraire…

Paru dans Gala.fr en 2008

 

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Ligne de vêtements Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 19 février 2012

 

Ligne de vêtements Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSEL’interprète de Libertine est décidément une artiste complète. Désormais, elle ajoute une nouvelle corde à son arc et devient créatrice de mode. Elle vient en effet d’imaginer sa propre ligne de vêtements, intitulée Lonely Lisa… des créations « sans contrefaçon » !

Une ligne de vêtements, c’est pas très innovant… Loana y avait pensé bien avant elle ! Mais Mylène, elle, la complètera par une ligne de linge de maison, de jouets, de papiers peints et d’objets de papeterie. Pour le lancement de sa marque Lonely Lisa, elle a pensé à tout ! Question design, la rousse mystérieuse s’est inspirée des croquis de sa fable Lisa-Loup et le Conteur, qu’elle avait publié en 2003 à 75 000 exemplaires…

Un succès qui a poussé Mylène à reprendre l’héroïne de l’histoire, la petite Lisa, pour en faire le logo de la marque, selon l’agence Relaxnews.

Décidément, la chanteuse est une femme d’affaire avisée. Elle est d’ores et déjà à la tête de six sociétés ( dans l’édition d’enregistrement sonore et la production de pubs). Son dernier album, Avant que L’ombre, s’est écoulé à 700 000 exemplaires rien qu’en 2005. Et l’année dernière, ses revenus ont été évalués à 3 280 000 euros !

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Point de Suture

Posté par francesca7 le 19 février 2012

Point de Suture dans Mylène dans la PRESSE ClipQMCL11Son album Point de Suture

Gala a publié ceci :

Erotico-morbide, électro- gothique, lyrique et enfantin, le nouvel album de la rousse icône comble les fans. Auréolé de mystère jusqu’à sa sortie, ce 7ème opus entretient le mythe «Mylène», chanteuse sombre et torturée. En vente depuis ce matin, le disque suscite déjà des réactions. Et dérange. Sa pochette représente une poupée scarifiée, démantibulée, sanguinolente… Tout un programme.

 

Tristesse


Entre génie marketing et phobie de la médiatisation, l’idole mystique a entouré d’un épais brouillard son grand retour. Point de Suture sort officiellement aujourd’hui dans le commerce. Mais la créature au teint opalin ne sort pas de l’ombre pour autant. Pas la peine de s’exposer au grand jour et aux flashes des photographes. Les plus mordus de la libertine ont déjà placé ses nouveaux titres en tête des plate-formes de téléchargement sur Internet. Il faut dire que le clip de Dégénération, sur les écrans depuis quelques jours, a de quoi ensorceler. La sculpturale Mylène, écartelée sur une table d’opération, soigne sa douleur en s’adonnant à la jouissance physique. Pas étonnant que le coffret collector qui contient des outils chirurgicaux s’arrache depuis ce matin. Peut-être les inconditionnels espèrent-ils avoir le plaisir de décortiquer la star?


Success


ClipQMCL08 dans Mylène dans la PRESSEEntre ballades romantiques et provocations sexuelles, ce nouveau disque est mis en place à près de 350 000 exemplaires. Parallèlement, 250 000 portables SFR-Sony Ericsson contenant l’album en exclusivité sont en vente, soit 100 fois plus qu’avec les ritournelles du dandy Julien Doré.
Avec sa tournée à guichet fermé prévu en 2009 et ses deux dates au Stade de France, dont les billets se sont écoulés en deux heures, la dépravée âgée de 47 ans fait mieux que Madonna, U2 et même notre Jojo national. Aux dix titres originaux s’ajoute un morceau caché. Il s’agit d’une reprise de l’Ave Maria de Schubert. Notre interprète avait déjà chanté ce cantique lors des obsèques du compositeur Frédéric Botton (ex-mari de Nathalie Rheims et grand ami de la chanteuse) en juin dernier.


Confesse


ClipQMCL14Marie-Hélène Gautier de son vrai nom (et pas Chuckie), se confie dans le magazine Têtu daté du 20 août, le seul média auquel elle aura accepté d’accorder une interview. Habituellement si secrète, la star évoque sa carrière, son dernier disque, son sentiment après le raz-de-marée des ventes de places pour ses concerts en 2009, son public gay et ses futurs projets. Pour cette couverture exceptionnelle, elle a accepté d’être relookée en garçon et pose en train de se raser. Et confesse: « Je partage avec le public gay le sentiment d’être différent, qui provoque des difficultés de vivre dans ce monde. »
On y découvre notamment que pour le nom de son nouvel album Point de Suture, elle s’est référée à une phrase d’Al Pacino dans le film L’Impasse: « Tous les points de suture du monde ne pourront nous recoudre ».
Enfin, à la question « imaginons qu’une personne ne connaisse absolument pas votre œuvre, par quoi lui diriez-vous de commencer pour vous connaître un peu? », elle répond: « Par le titre caché dans ce nouvel album… ». Ave Mylène.


Issu du site   http://www.gala.fr/

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Hymne Générationnel

Posté par francesca7 le 19 février 2012

 

Hymne Générationnel dans Mylène dans la PRESSE ClipQMCL03Enfin, la quatrième partie du spectacle où la succession de Libertine, Sans contrefaçon, L’Instant X, Fuck Them All, Dégénération et C’est dans l’air a transformé le stade en un espace mouvant avec l’ensemble du public emporté dans la danse et le chant. Restait le final, Désenchantée, dont la chorégraphie n’a pas été touchée, ou presque, depuis sa création en spectacle en 1996. L’hymne générationnel a figuré dans les spectacles du Tour 1996 (du 25 mai au 15 décembre 1996), Mylenium Tour (du 21 septembre 1999 au 8 mars 2000) et Avant que l’ombre… à Bercy (du 13 au 29 janvier 2006). Il est ici utilisé au rappel, avec un lancer de bandes argentées, des ballons de baudruche amenés par les fans qui se les passent de mains en mains jusque vers la chanteuse. Histoire de garder, jusqu’à la dernière seconde, l’esprit du concert-anniversaire. La multitude de caméras présentes pour filmer les deux concerts du Stade de France n’en perd pas une seconde.

Un DVD devrait paraître en mars 2010. Et Thierry Suc, producteur des cinq tournées de la chanteuse depuis la première en 1989, nous avait indiqué, lors d’un court entretien, le 4 septembre, avant le premier des deux concerts au Stade de Genève, qu’une exploitation en salles de cinéma était «  envisagée… mais pas encore totalement décidée  ».

Article Ecrit par Sylvain Siclier publié dans le Monde.fr

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Joyeux anniv. Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 février 2012

Le joyeux anniversaire de Mylène Farmer au Stade de France

 

Ils s’étaient donné le mot sur des forums Internet, par messages SMS ou lors de discussions. Souhaiter, en le chantant, un joyeux anniversaire à Mylène Farmer, née Gautier, le 12 septembre 1961, à Pierrefonds (Canada), lors de son second concert au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) samedi 12 septembre. Il s’agissait, durant le passage où Mylène Farmer est sur l’avancée scénique en forme d’étoile seule avec le pianiste Yvan Cassar, après la chanson Rêver, d’entonner la mélodie célébrant les 48 ans de la chanteuse.

Joyeux anniv. Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE ClipASG07Entre le décider et le réussir il y a une marge. Plusieurs milliers de fans décidés allaient-ils entraîner les presque 80 000 spectateurs présents ? Cela fût fait et brillamment, naturellement, sans effort. Mylène Farmer, qui s’apprêtait à débuter Laisse le vent emporter tout, se trouva entre sourire et larmes alors que Cassar reprenait les notes du « joyeux anniversaire » au piano, le public debout, applaudissant. Un moment de ferveur assez prenant, dans les dimensions du plus grand stade français où la chanteuse était vendredi 11 et samedi 12 septembre, en quasi final d’une tournée débutée le 2 mai au Nikaïa de Nice – un concert au Stade Roi Baudoin, à Bruxelles est prévu le 19 septembre.

PRENDRE LA MESURE DU LIEU

Au-delà de cet intermède, le 12 septembre restera aussi comme le plus abouti des deux concerts au Stade de France. La chanteuse a trouvé vocalement ses marques dès la deuxième chanson, L’Ame-stram-gram. Le concert du vendredi lui avait manifestement permis de prendre toute la mesure du lieu, dont même des habitués des concerts en stade disent qu’il impressionne par ses murs de spectateurs dans les gradins. Le spectacle a ainsi enchaîné ses différents tableaux avec fluidité, sans problèmes techniques comme le vendredi où, à deux reprises le son s’était coupé sur des séquences pré-enregistrées pour donner de l’ampleur au son du groupe.

ClipSansContrefacon14 dans Mylène dans la PRESSEPlusieurs moments sont à retenir, que l’immensité du stade rend particulièrement spectaculaire : la suite L’Ame-stram-gram et Je m’ennuie avec ses danseurs et danseuses dans un ballet de corps écorchés, repris par des animations sur les écrans aux transparences étonnantes ; l’utilisation très graphique d’un décor sur les côtés où des mannequins dans des boîtes sont mis en lumières et en ombres chinoises rappelant les générique de la série James Bond qui trouve toute sa force visuelle durant Appelle-moi (dans des tons roses et violets) et dans California (jouant sur des oranges-dorés) ; un remarquable travail en triple plans durant Point de suture, avec la chanteuse, en robe blanche, à l’avant scène, un jeu d’écrans montrant des corps dansants, derrière lesquels un autre écran présente ces mêmes corps dans des mouvements différents, le tout allant se confondre entre le réel – Mylène Farmer – et les films ; la lente remontée de la scène centrale vers la scène principale sur la musique d’Avant que l’ombre, jusqu’à un escalier où deux squelettes géants agenouillés se penchent vers Mylène Farmer avant de se redresser vers les hauteurs du stade.

Publié dans le Monde.fr

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Célébrités qui parlent de Mylène F.

Posté par francesca7 le 18 février 2012

Benjamin Castaldi

- « En ce moment je me passe le Best Of de Mylène Farmer en boucle et l’album d’Alizée aussi. Mylène est une artiste que je respecte et que j’admire, j’aimerai vraiment la rencontrer.

Julien Clerc

- La Dépêche (05/02/2009) : « On va beaucoup parler de Mylène Farmer dansles mois qui viennent. Qu’en pensez-vous ?« 

- Julien Clerc : « C’est toujours intéressant. Toujours de belles chansons – même si elle n’est pas une chanteuse à voix – avec un art savant de la mise en scène. Et puis aussi une vraie direction artistique. Avec des textes intéressants et de belles musiques. J’aime bien ce qu’elle fait.« 

Etienne Daho

Célébrités qui parlent de Mylène F. dans Mylène dans la PRESSE ClipCaliforniaPetit3« J’ai des contacts avec Mylène, on s’envoie des SMS, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup, de qui je me sens assez proche. Je pourrais travailler avec elle sans problème.« 

Michel Denisot

- « Moi j’y suis allé pendant le week-end, j’ai trouvé ça très très bien. » (A propos d’Avant Que L’Ombre… A Bercy)

Julien Doré

- Têtu : « Aimez-vous les gens du Nord ?« 

- Julien : « Oui, je reviens de Douai où je suis allé voir Mylène Farmer en concert. Quand on remplit une salle de douze mille personnes trois soirs d’affilée, ce n’est pas un hasard. Je ne pense pas qu’il faille être sur scène comme dans la vie, ce que peuvent avancer des mecs tels que Cali ou machin truc, parce que ça, c’est de la branlette. Si tu vises haut, il faut construire quelque chose avec rigueur, professionnalisme. C’est cela que j’ai vu avec Mylène : Un show hyper-rodé, un son qui déchire sa mère, on aime ou pas la musique mais c’est une énorme machine en mouvement, ce qu’on voit d’habitude avec des artistes étrangers comme Beyoncé ou Madonna, pas avec des Français. » (A propos du Tour 2009)

 ClipCalifornia8 dans Mylène dans la PRESSE

Johnny Hallyday

1. – « Je suis allé voir le spectacle de Mylène. C’était formidable. » (A propos d’Avant Que L’Ombre… A Bercy)

2. – « Moi j’adore Mylène, j’ai vu son spectacle à Bercy, pour moi c’est la seule chanteuse française qui fait des spectacles à l’américaine. » (A propos d’Avant Que L’Ombre… A Bercy)

Enrique Iglesias

- « Mylène et moi, nous nous sommes rencontrés sur le plateau d’une émission de télévision. J’ai été très impressionné par la prestation qu’elle venait de donner. J’aime beaucoup sa voix et la façon dont elle conçoit ses spectacles. Elle est incroyable et tellement créative…« 

Elton John

- « La première fois que j’ai entendu Mylène Farmer j’ai été bouleversé. Je lui porte une grande admiration. J’aime sa voix, ses maux, sa façon de bouger. She’s so French.« 

 

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Dans un livre sur Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 18 février 2012

Dans le magazine GALA, on pouvait lire :

Et un pavé de plus dans la mare glacée, où Mylène Farmer engloutit tous ses secrets depuis bientôt vingt-cinq ans! Mylène, c’est un peu l’Ophélie des temps modernes… Une héroïne noyée, remontant de temps à autre à la surface, mais jusqu’ici insaisissable. Alors, que peut bien draguer Hugues Royer des troubles profondeurs du «mystère Farmer», avec son Mylène (éditions Flammarion)? Eh bien…

Dans un livre sur Mylène Farmer dans Mylène dans la PRESSE MFBercy2006_39aSurprise! S’appuyant sur divers témoignages, le journaliste de Voici Hugues Royer, également psy de formation, offre une clé qui décadenasse l’œuvre de la chanteuse, plombée par l’inceste, l’hystérie et une fascination pour le morbide. Chez les Gautier, véritable patronyme de l’icône libertine, maman a longtemps eu tort, alors que papa incarnait l’homme idéal. Comme Mylène le confirmera à une amie, la photographe Elsa Trillat, alors qu’elles contemplent des photos d’enfance, en 1987, tout commence par une «déchirure» : sa naissance à l’hôpital du Sacré-Cœur de Montréal, ville où son père, Max, a été dépêché pour participer en tant qu’ingénieur des Ponts et Chaussées à l’édification du barrage Daniel-Johnson.

La chanteuse est un bébé robuste. L’accouchement est un traumatisme pour sa mère, Marguerite. Fragilisée physiquement par des problèmes de dos, cette dernière minimise les contacts avec son enfant. Son époux doit ainsi installer une planche amovible au dessus de leur baignoire pour faciliter la toilette du bébé. Mylène ne prend conscience de son corps, en grandissant, qu’à travers le jeu et l’expérimentation. Gamine intrépide aux cheveux courts et châtains, elle ne ressemble en rien à sa sœur ainée, Brigitte, sage petite fille blonde. Au grand désespoir de Marguerite, femme discrète, sa benjamine aime tremper les doigts dans les pots de sirop d’érable, se rouler sur les pelouses et grimper aux arbres, dans leur jardin de Pierrefonds. Mais ce que maman supporte le moins, ce sont les phases de mutisme de cette enfant, sa capacité à se replier dans le silence, héritée de son père mais vécue comme une provocation.

MFBercy2006_56a dans Mylène dans la PRESSEDeuxième «déchirure», le retour des Gautier en région parisienne, à Ville-d’Avray, ne fait que creuser ce goût pour la réserve. A l’école, l’accent québécois de Mylène, alors âgée de huit ans, suscite les moqueries. Des séances chez l’orthophoniste l’aideront à corriger sa prononciation, expliquant aujourd’hui encore son phrasé précieux. Mais, humiliant, ce travail ne l’encourage guère à s’ouvrir aux autres. Au domaine de la Ronce, où les Gautier se sont installés, l’enfant prend la fuite à chaque fois que des inconnus sonnent à leur porte. Max, qui lui passe tout, est bien le seul à en sourire. Vivant avec la famille depuis la mort de son mari, Mamie Jeannette, la grand-mère paternelle, devient une confidente privilégiée. La vieille femme n’a pas seulement le chic pour agacer sa belle-fille, Marguerite. Premier prix du conservatoire de Marseille, elle initie également sa petite-fille à la musique, à la littérature, à la peinture… et aux promenades dans les cimetières.

Mylène s’épanouit enfin

A sa disparition, Mylène continuera d’apprivoiser la mort en se rendant au chevet d’autres enfants, à Garches. De même, à l’adolescence, elle préférera philosopher avec les garçons plutôt que de les suivre dans la découverte des plaisirs sexués. Un comble pour une future libertine ! La troisième «déchirure» se produit à sa majorité. Au bout de deux jours en terminale A4, Mylène annonce à Marguerite et Max, aussi catastrophés l’un que l’autre, qu’elle snobe le bac pour devenir monitrice d’équitation. Elle quittera en fait ses parents pour leurs doubles: Laurent Boutonnat et Bertrand Le Page. Le premier, qui la choisit pour chanter sa comptine sur mesure Maman A Tort, se montrera aussi doux et patient que son père, décédé avant le succès, en 1982. Le second, son premier manager, sera aussi exigeant que sa mère. Certes, il lui apprendra à incarner son corps et à en faire un objet de désir. Mais il n’aura de cesse de lui répéter: «Tu es divine, mais tu ne seras jamais belle.» Jusqu’à ce qu’elle le congédie et qu’il se suicide, en 1999.

ClipDesenchantee12Les liens se desserreront avec Boutonnat, après l’échec de leur film Giorgino… Libérée de toute relation triangulaire, Mylène s’épanouit aux côtés du producteur Benoît Di Sabatino, depuis 2001. Nul rapport de force ou de séduction ambiguë entre eux. Dans le clip de son nouveau single, Appelle Mon Numéro, que Benoît a réalisé, la belle offre même un nouveau visage, moins tourmenté, plus souriant. Le même qu’elle présente aujourd’hui à sa mère lors de leurs déjeuners dominicaux…

Commentaire de Thomas Durand -  http://www.gala.fr/

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Mylenium Tour avec Mylène

Posté par francesca7 le 16 février 2012

 

Introduction et L’Amour naissant

Mylenium Tour avec Mylène dans Mylène dans la PRESSE MF99_05aLa salle est plongée dans le noir lorsqu’une lumière bleutée illumine la scène, totalement masqué par un voile translucide. Le morceau Mylenium commence et la voix (enregistrée) de Mylène Farmer se fait entendre. Au bout de quelques minutes, le rideau chute, laissant apparaître l’immense statue égyptienne qui trône au fond de la scène, tandis que les musiciens poursuivent le titre. Au moment où débutent les chœurs africains entonnés par les choristes, le crâne de la statue se fend en deux et Mylène Farmer apparaît dans une ample robe blanche transparente, entourée de fumigènes, suspendue dans les airs. Elle reste quelques instants immobile, puis les filins qui la transportent se déplacent vers l’avant, tandis que la main de la statue se rapproche de son socle et reçoit Mylène Farmer, qui y descend et s’y love. Puis le bruit du tonnerre retentit dans la salle, ce qui marque le début de L’Amour naissant, que la chanteuse entonne tout d’abord dans la main géante avant d’en descendre et de s’approcher lentement du public. Lorsqu’elle entame le refrain, elle écarte les bras et de l’air artificiel vient faire bouger les plis de son vêtement et ses cheveux. Elle quitte la scène avant la fin de la chanson, laissant à ses choristes le soin de terminer le morceau.

L’Âme-Stram-Gram

Après une courte introduction orientale, les écrans géants disposés de chaque côté de la statue monumentale laissent apparaître une pleine lune. Mylène Farmer, cette fois-ci vêtue d’un costume coloré constitué de chaussures jaunes à hauts talons ainsi que d’un pantalon jaune et d’un haut multicolore semblable à celui d’une danseuse de flamenco, est déjà présente sur scène avec ses danseurs et danseuses, habillés sensiblement de la même façon. Elle entame l’interprétation du titre ainsi qu’une chorégraphie qui s’accélère sur les refrains. Puis elle fait reprendre le titre à son public et le salue.

Beyond my control

Une voix grave et masculine (mais pas celle de John Malkovich, probablement pour des raisons de droits d’auteur) résonne dans la salle et Mylène Farmer entre sur scène en frappant des mains et invitant le public à chanter la chanson avec elle. Elle n’exécute aucune chorégraphie, se contentant de déambuler de part en part de la scène.

Rêver

MF99_41a dans Mylène MYLENIUM TOURIl s’agit d’une mise en scène très intimiste du titre, avec seul Yvan Cassar au piano et Mylène Farmer interprétant le morceau, visiblement émue, et invitant les spectateurs à l’entonner à sa suite.

Il n’y a pas d’ailleurs

La chanteuse interprète ce titre en compagnie de ses choristes, juchée sur la main géante de la statue qui évolue dans les airs puis la ramène au sol. Elle se rapproche alors de son public pour achever la chanson, puis quitte la scène après l’avoir terminée.

Mylène is calling et Optimistique-moi

La silhouette de ce qui semble être Mylène Farmer de dos se découpe dans la lumière, dans l’embrasure d’une porte ouverte à la base de la statue monumentale. Tandis que se déroule titre enregistré, la jeune femme exécute quelques mouvements de bras très lents, entourée de ses deux choristes, situées chacune d’un côté de l’ouverture, immobiles. Mais lorsque retentissent les premières notes de la chanson Optimistique-moi, l’embrasure de la porte s’obscurcit soudainement, faisant disparaître le sosie de la chanteuse, et la véritable Mylène Farmer apparaît sur le côté, vêtue d’un pantalon, d’une veste queue-de-pie et d’un bustier bleu argenté ainsi que d’un postérieur postiche constitué de deux corbeilles. Ses danseurs, vêtus de la même façon, la rejoignent, et ils entonnent une chorégraphie endiablée sur une version du titre proche de l’album Innamoramento.

Medley : Maman a tort, Libertine, Sans contrefaçon et Pourvu qu’elles soient douces

Surviennent les deux danseuses de l’interprète, elles aussi vêtues à l’avenant, qui l’aident à retirer sa veste, tandis que le reste de la troupe de danseurs se dirige vers le fond de la scène. S’enchaînent alors les quatre tubes de Mylène Farmer (parmi lesquels domine malgré tout Pourvu qu’elles soient douces) entre des chorégraphies dynamiques (la chanteuse est notamment portée debout à bout de bras par ses danseurs) et des jeux pyrotechniques.

Regrets

MF99_45aLa chanteuse réapparaît du côté gauche de la scène, tenant d’une main son micro et de l’autre sa veste. Contrairement à la version studio de la chanson, il s’agit ici d’un solo, Mylène Farmer interprétant y compris les paroles chantées à l’origine par Jean-Louis Murat. Elle déambule lentement sur une scène envahie par des fumigènes blancs ; sur le pont musical, la main articulée de la statue géante s’enflamme en son centre et répand une douce lumière rougeâtre sur toute la scène.

Désenchantée

Les premières notes du titre retentissent dans une version plus électronique et douce que sur l’album L’Autre… tandis que l’interprète apparaît en compagnie de ses deux danseuses depuis le fond de la scène ; elle a auparavant pris le soin de revêtir une imposante mante noire translucide qui virevolte lorsqu’elle exécute sa chorégraphie en compagnie de ses danseurs, qui sont venus la rejoindre. Ceux-ci sont vêtus, comme leurs collègues féminines, de la même mante sombre et ont calé leurs pieds dans un socle amovible fixé au sol, qui leur permet de se pencher sur un grand angle sans tomber. À l’issue du titre, lorsque la chanteuse et ses danseurs quittent la scène, musiciens et choristes achèvent le titre sur une musique enjouée, face au public.

Méfie-toi…

Mylène Farmer, vêtue d’un imperméable noir, est juchée en haut d’escaliers qui mènent à une ouverture pratiquée juste en dessous du crâne de la statue. Ses deux danseuses, habillées de la même façon, l’attendent en haut des escaliers, mains et regards tournés vers elle. Après quelques mouvements de bras, les trois jeunes femmes descendent pour interpréter le refrain de Méfie-toi… », en compagnie des danseurs qui, eux aussi vêtus à l’avenant, exécutent à leurs côtés une chorégraphie enjouée. Sur le pont musical, tandis que Mylène Farmer et ses danseurs effectuent une chorégraphie au pied ou en haut des escaliers, d’immenses photophores balayés par une soufflerie disposés de chaque côté de la statue monumentale illuminent la scène d’une couleur rouge.

Dessine-moi un mouton]

MF99_42aLa chanteuse et ses danseurs ôtent leur imperméable, laissant apparaître un ample ensemble blanc semblable à de la dentelle. Mylène Farmer entonne la chanson sur les marches de l’escalier qu’elle a déjà emprunté, tandis que sa troupe de danseurs exécute une chorégraphie, puis descend alors qu’une balançoire argentée ornée de chaque côté par la tête d’ibis du dieu égyptien Thot tombe lentement du plafond. Elle s’y installe et remonte avec sa nacelle, se balançant doucement, tandis que ses danseurs continuent de bouger sur scène, jouant notamment à saute-moutons, et qu’une pluie de confettis semble tomber du ciel. Elle redescend par la suite avec son escarpolette et présente ses danseurs et musiciens avant de reprendre le titre avec le public.

California

La chanteuse interprète une version intimiste et jazz de ce titre, dans une pénombre rougeoyante, simplement accompagnée de ses deux choristes et se déplaçant des escaliers vers le public, puis de chaque côté de la scène.

Pas le temps de vivre

Après une longue introduction musicale dans laquelle est notamment inséré le bruissement d’un ruisseau, Mylène Farmer, qui a revêtu un lourd manteau blanc translucide, pénètre sur scène sous les ovations du public. Puis elle entame le titre a capella sur les deux premiers couplets avant d’enchaîner le refrain avec l’assistance de ses musiciens cette fois-ci. Puis elle quitte sa position statique pour se rapproche du public et fait monter un spectateur sur le pont musical, spectateur qu’elle tient par la main et avec qui elle déambule sur scène tout en le regardant et en poursuivant l’interprétation du titre.

Je te rends ton amour

Lorsque les premières notes de la chanson retentissent, la porte située à la base du colosse égyptien s’ouvre et Mylène Farmer pénètre sur scène par cette ouverture, vêtue d’une ample robe pourpre ornée d’une longue traîne et fendue de chaque côté au niveau des cuisses. Elle titube plus qu’elle ne marche, semblant tâtonner comme une personne aveugle (scénographie fidèle à celle du vidéo-clip de Je te rends ton amour), déambulant jusqu’à point précis. Il s’agit en fait d’une trappe qui va la surélever et dégager une épaisse fumée rouge sur le pont musical, puis la trappe redescend et la chanteuse achève le titre en s’agenouillant devant son public, les bras en croix.

Souviens-toi du jour…

Rejointe par ses danseurs et danseuses, vêtus d’un pantalon noir et d’un ample manteau ouvert et orné d’une traîne, Mylène Farmer entame la chanson dans une version proche du titre enregistré en studio. Elle exécute en compagnie de sa troupe une chorégraphie sur le refrain constituée de gestes avec les bras et les mains rappelant le langage des signes, puis fait reprendre le titre à son public et le salue.

Dernier sourire…

MF99_31aMylène Farmer pénètre sur scène, vêtue du costume d’entrée, et entonne une version intimiste de ce titre écrit pour la mort de son père, Max Gautier.

Innamoramento et conclusion

Déambulant sur scène de droite en gauche, en pleine communion avec son public, Mylène Farmer interprète le titre au sol avant de l’achever sur la main articulée de la statue géante. À la fin du titre, la voix de Mylène enregistrée sur le titre Mylenium retentit, la main s’élève et le rideau bleuté du début tombe à nouveau devant la scène.

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Mylène, passage tendresse

Posté par francesca7 le 16 février 2012

«Une fois Mylène m’a pris dans ses bras»

Par PERRIN Ludovic dans l’article paru http://next.liberation.fr/

Paroles de fans (calmés) de Mylène Farmer, qui jugent «Backstage» vraisemblable.

Mylène, passage tendresse dans Mylène dans la PRESSE MFBercy96_07aLe billet de 20 euros à la place du paillasson volé, l’entrée en scène rappelant la tournée de 1989 sur l’Horloge (d’après Baudelaire) et le banc sous ses fenêtres quand elle habitait près de la place Iéna… Les fans sont formels : Lauren c’est Mylène. Car si, pour son deuxième long métrage, Emmanuelle Bercot a changé nom, prénom, couleur de cheveux et mascotte (une biche à la place d’un singe), elle a conservé l’essentiel de ce qui lie un fan à son idole, ces deux syllabes dont Bertrand Lepage, premier manager de Mylène (Farmer) mais aussi de Buzy et Jackie (Quartz), disait qu’elles étaient indispensables au culte, notamment à l’heure des cris scandés du rappel. Une marque de dévotion pouvant aller loin dans le cas de Mylène Farmer : on se souvient du meurtre du standardiste de Polydor par un fan qui s’était vu refuser l’entrée de la maison de disques où il pensait trouver la chanteuse rousse. En revanche, selon Christophe-Ange Papini, qui publie ces jours-ci son blog (Fou de Mylène Farmer, deux années à l’attendre, K & B Editions), les fans que l’on voit cracher dans Backstage sur la limousine de Lauren Waks seraient plutôt ceux de Madonna, radicalisés à force d’être mis à l’écart.

«Les plus grandes stars travaillent sur le mystère et le manque, donc se montrent peu. Elles ne donnent aucun autre accès que le fantasme», note Jean-François Kowalski, de K & B Editions. 22 ans, cet ancien fan de Mylène Farmer a su combler cette absence médiatique : premier site Internet à 15 ans, le magazine du fan-club Instant mag un an plus tard (des tirages à 50 000 exemplaires) puis une entreprise employant trois salariés deux ans plus tard. Comme lui, Christophe-Ange Papini, aujourd’hui libraire de 19 ans, a trouvé Backstage assez réaliste, notamment la scène d’ouverture chez Lucie. «Les gens s’imaginent qu’on se jette sur la personne qu’on adore si on la croise. En fait, c’est l’inverse, on se cache, on ne contrôle pas. Une fois, Mylène m’a pris dans ses bras, j’étais bloqué, je n’ai pas pu prononcer un mot.» Comme Lucie, il a guetté nuit et jour un regard. «C’est venu de manière progressive, sans que je m’en rende compte. Au départ, on écoute, on se documente, on essaie d’avoir le maximum de choses, puis on focalise toute sa vie sur elle. Je délaissais les cours, c’était devenu une drogue. Je ne pouvais pas concevoir d’avoir un ami qui n’ait pas ma passion. Tous étaient fans de Mylène.»

 dans Mylène dans la PRESSEPour la préparation de Backstage, Emmanuelle Bercot, dont la petite soeur Marine est chanteuse (un album, les Amants, chez Harmonia Mundi) n’a pas souhaité rencontrer de fans. Elle s’est inspirée de lettres rejoignant le sentiment qu’elle avait eu devant un reportage sur Vanessa Paradis où une fille implorait derrière une vitre d’aéroport comme aux heures de la Beatlemania. «Il se dégage beaucoup d’érotisme de ces lettres ; pas une où il n’y ait d’allusion sexuelle, dit-elle. Ceux qui les écrivent n’espèrent pas juste prendre un café avec leur idole, mais tout sacrifier pour être l’homme ou la femme de sa vie. Beaucoup, si on leur disait qu’ils ne la rencontreront jamais, ne verraient plus l’utilité de vivre. Ils sont dévorés par leur obsession, ils n’ont plus de place pour autre chose. Ce qui est étonnant, c’est que ces adolescents à tendance dépressive sont attirés par des choses qui les tirent encore plus bas. Ils ne se choisissent pas un guide qui les ouvre à la lumière, mais qui les fait sombrer dans la mélancolie et la déprime. Il y a là une détresse et une solitude liées à une absence d’identité.»

Depuis qu’il a trouvé un travail, Christophe-Ange Papini est devenu plus critique. Mais assure n’avoir aucun regret. «Ça m’a permis de me construire au sein d’une vraie communauté. Même si j’ai moins de Mylène en moi, ça, j’ai du mal à le lâcher.» De toute manière, Mylène Farmer a déménagé dans une grande maison sans le moindre banc en face. Il paraît qu’elle va mieux. Mais que ses disques sont moins bons.

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Anamorphosée….

Posté par francesca7 le 15 février 2012

Anamorphosée : L’échappée b…

Anamorphosée.... dans Mylène et mes BLABLAS MFBercy2006_27aDans la discographie de Mylène, Anamorphosée est souvent présenté comme l’album du renouveau. Plus « rock », plus « lumineux »… Physiquement, la star a également changé. Loin de l’androgynie de l’album studio précédent, Mylène poursuit au contraire la transformation physique esquissée avec la chanson Que mon cœur lâche. Le corps de l’artiste est magnifié, mis en avant de manière insistante. C’est en effet sa plastique irréprochable qu’il nous est donné à contempler sur une couverture très épurée. La tête de la chanteuse est d’ailleurs absente, ce qui semble mettre en première ligne un corps. Il y a en fait une grande similitude de fond entre l’effacement de la féminité et le goût du costume, et cette nouvelle nudité. A force d’être mise en avant, la plastique parfaite de l’artiste devient un nouveau masque, un nouvel écran qu’elle installe entre le public et elle. Un nouveau filtre. Ne montrer que son corps, c’est une manière de détourner l’attention. Or Mylène est la reine du détournement d’attention. Auteur chevronné, passionnée par les mots qu’elle choisit avec soin comme en témoignent les rares brouillons dont nous disposons, elle n’aime pourtant guère évoquer ce travail d’écrivain lors de ses interviews. Ainsi, avec Paul Amar la questionnant sur le sens du terme « anamorphosée » lui-même, Mylène se contente d’amorcer quelques explications, puis change rapidement de sujet. On a soudain l’impression que la femme de mots se cache derrière l’artiste, ses sortilèges, ses faux-cils, sa beauté aussi. Or c’est bien là en effet ce qui se passe. Dans le texte d’une face B, Effets Secondaires, Mylène conclut en effet par la phrase suivante : «Je mets des faux-cils à leurs yeux, pour un regard plus profond». Ici, il va de soi que la « profondeur » n’est pas qu’un commentaire esthétique. Il s’agit d’aller voir plus loin, dans les profondeurs de l’âme. L’artifice devient alors un moyen efficace d’accéder à une vérité enfouie.

analyse site http://www.innamoramento.net/mylene-farmer/analyses/24/Lalbum_Anamorphosee/

 

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Interview Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 15 février 2012

 interview jérôme Béglé Mylène Paris Match 03/08

 

WWW.MYLENE.TV ~~~
Très rare dans les media, Mylène Farmer doit malgré tout se plier au jeu de la promotion de temps en temps. En vue de sa grande tournée de 2009, elle a donc accordé une interview exclusive au magazine Paris-Match, dans laquelle elle évoque la fin de sa carrière : « Je remonte sur scène, car je m’ennuie. Même si c’est ma raison de vivre, à chaque tournée, j’ai le sentiment profond et sincère de faire mes adieux ! (…) Mais par respect pour le public je n’utiliserai jamais cela comme un argument promotionnel. »

VIDEO  Image de prévisualisation YouTube

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51 ans pour Mylène

Posté par francesca7 le 14 février 2012

Elle va fêter en septembre prochain ses 51 ans mais Mylène Farmer peut se vanter d’avoir encore les jambes de ses 20 ans… En voilà une qui n’avait pas froid aux yeux hier soir sur le tapis rouge des NRJ Music Awards.

51 ans pour Mylène dans Mylène 2011 - 2012 MFBercy2006_30aQue de gambettes hier soir sur le tapis rouge du Palais des Festivals ! Entre Shy’m et sa robe ultra-sexy signée Franck Sorbier , notre pétillante Miss France , l’élégante Shakira et son savoureux décolleté , le public des NRJ Music Awards a été gâté hier soir.

Très peu friande des soirées people, Mylène Farmer n’a pas choisi de faire dans la discrétion, bien au contraire. Fière de sa sublime plastique que beaucoup aimeraient avoir à la cinquantaine, la chanteuse française a foulé le red carpet les jambes à l’air.

Habillée d’un petit short noir, Mylène Farmer a prouvé à la jeune génération qu’elle a encore de quoi rivaliser, et elle a bien raison, non ?

O.M.

Et aussi :

- NRJ Music Awards 2012 : M. Pokora, LMFAO et Adèle récompensés… Découvrez le palmarès !

- NRJ Music Awards 2012 : Shy’m : sa robe hyper sexy n’a pas fini de faire parler !

- NRJ Music Awards 2012 : Delphine Wespiser (Miss France 2012) : la sirène a brillé de mille feux sur le tapis rouge !

 

 

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