Mylène apprécie P.Reverdy

Posté par francesca7 le 4 décembre 2011

Mylène apprécie P.Reverdy dans Mylène et les AUTEURSPierre Reverdy – Univers Mylène Farmer 

Né en 1889, Pierre Reverdy est un poète français associé au surréalisme et au cubisme. Toute sa vie sera marquée par un sentiment de religiosité profonde. Pendant seize ans, il vivra, survivra, pour créer des livres. Toutes ces années sont liées de près ou de loin à l’essor du surréalisme, dont il sera l’un des inspirateurs. En 1926, il choisit Dieu et part vivre à Solesmes, il avait alors 37 ans, il y restera jusqu’à sa mort, à 71 ans en 1960. Là sont nés ses plus beaux recueils… 

  



Mylène Farmer et Pierre Reverdy se retrouvent sur le thème de l’enfermement. Au monde intérieur dont Mylène est prisonnière dans Innamormento. On retrouve deux vers du poète dans Rêver : « le monde comme une pendule s’est arrêté, les gens sont suspendus pour l’éternité ». 

 

Plus d’informations sur Pierre Reverdy ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Reverdy 

 

Pierre Reverdy, né à Narbonne (Aude) le 11 septembre 1889 (le 13 septembre 1889 selon l’état-civil) et mort à Solesmes le 17 juin 1960, était un poète français associé au cubisme et aux débuts du surréalisme. Il a eu une influence notable sur la poésie moderne de langue française.

 

Déclaré « né de père et de mère inconnus » à l’état-civil de Narbonne, Pierre Reverdy dut attendre sa vingt-deuxième année pour être reconnu par sa mère. L’année de sa naissance, sa mère était mariée mais son époux vivait en Argentine. Ce n’est qu’en 1897 qu’elle put se remarier avec le père de Reverdy, viticulteur dans la Montagne noire. Pierre Reverdy venait d’une famille de sculpteurs, de tailleurs de pierre d’église. Toute sa vie en sera marquée par un sentiment de religiosité profonde. Il poursuivit ses études à Toulouse et à Narbonne.

 

Il arrive à Paris en octobre 1910. À Montmartre, au célèbre Bateau-Lavoir, il rencontre ses premiers amis : Guillaume Apollinaire, Max Jacob, Louis Aragon, André Breton, Philippe Soupault et Tristan Tzara.

 

Pendant seize ans il vit pour créer des livres. Ses compagnons sont Pablo Picasso, Georges Braque, Henri Matisse. Toutes ces années sont liées de près ou de loin à l’essor du surréalisme, dont il est l’un des inspirateurs. Sa conception de l’image poétique a

220px-Amedeo_Modigliani%2C_Pierre_Riverdy%2C_1915 dans Mylène et les AUTEURSen particulier une grande influence sur le jeune Breton et sa théorisation du mouvement surréaliste.

Le 15 mars 1917 paraît le premier numéro de sa revue Nord-Sud à laquelle collaborent les poètes du dadaïsme puis du surréalisme. Le titre de la revue lui est venu de nom de la compagnie de métro qui avait ouvert en 1910 la ligne reliant Montmartre à Montparnasse. Il signifiait ainsi sa volonté de « réunir ces deux foyers de la création ». Joan Miró a représenté la revue dans un tableau qui porte son nom : Nord-Sud en hommage au poète et aux artistes qu’il admirait.

 

Au début des années 20, il fut l’amant de Coco Chanel à qui il dédicaça de nombreux poèmes. En 1926, à l’âge de 37 ans, annonçant que « libre penseur, [il] choisi[t] librement Dieu », il se retire dans une réclusion méditative près de l’abbaye bénédictine de Solesmes où il demeure – malgré qu’il semble avoir perdu la foi – jusqu’à sa mort, à 71 ans en 1960. Là sont nés ses plus beaux recueils, tels Sources du vent, Ferraille, Le Chant des morts.

 

160px-Signature_Pierre_ReverdyRené Char a dit de lui que c’était « un poète sans fouet ni miroir ».

Le style d’écriture de Pierre Reverdy a été révolutionnaire. Fervent admirateur de Mallarmé et de son fameux « coup de dés » la poésie de Pierre Reverdy emprunte à ce dernier sa forme dentelée avec un retour systématique à la ligne sur des vers en biseaux. Procédant du papier collé, forme emprunté au cubisme auquel il veut très tôt joindre la forme écrite, il cherche par ce moyen à aller au cœur des choses plutôt qu’à leur surface ; le poème sera ainsi plus une évocation de leur réalité consubstantielle par le biais de ce que les images suggèrent qu’une description ou une narration textuelle. L’emploi de la comparaison et de la métaphore s’y veut primordial. Comme le dit lui même le poète, il s’agit de rapprocher deux mots au sens éloigné l’un de l’autre pour créer une sorte de choc visuel sur la page et intellectuel du même coup. Picasso dira ainsi que Reverdy écrivait à ses yeux comme un peintre. Il n’abandonnera jamais cet idéal d’écriture choisi à l’époque cubiste et ce parti pris aura eu une influence décisive sur tous les grands poètes qui le suivront, au premier chef ceux du surréalisme.

 

BibliographieMF80_153a 

  • André du Bouchet, Envergure de Pierre Reverdy, dans Critique n° 47, avril 1951, (repris dans Aveuglante ou banale, éd. Le Bruit du temps, 2011) 

  • Claude Cailleau, Dans les pas de Pierre Reverdy, Editions du Petit pavé, 2006 

  • Michel Collot, Horizon de Reverdy, Presses de l’École Normale Supérieure, 1981 

  • Jacques Dupin, Miró, Paris, Flammarion, 1961 et 1993 

  • Odysseas Elytis, Pierre Reverdy entre la Grèce et Solesmes, traduction de Georges Spiridaki, Fata Morgana, 1998 

  • Mortimer Guiney, La Poésie de Pierre Reverdy, Georg (Genève), 1966. 

  • Yvan Leclerc (sous la direction de), Lire Reverdy, Presses Universitaires de Lyon, 1990 

  • Gaëtan Picon, Poétique et poésie de Pierre Reverdy. L’Usage de la lecture, Mercure de France, 1960, pp. 239-261 

  • Jean Rousselot & Michel Manoll, Pierre Reverdy, Seghers, collection Poètes d’aujourd’hui, 1970

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