Mylène apprécie Ch. Baudelaire

Posté par francesca7 le 25 novembre 2011

Baudelaire par Etienne Carjat Charles Pierre Baudelaire est un poète français, né à Paris le 9 avril 1821 et mort dans la même ville le 31 août 1867. Il est l’un des poètes les plus célèbres du XIXe siècle : en incluant la modernité comme motif poétique, il a rompu avec l’esthétique classique

Aujourd’hui reconnu comme un écrivain majeur de l’histoire de la poésie mondiale, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d’Aurevilly a vu en lui « un Dante d’une époque déchue ». 

Dans ses poèmes il a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l’idéal inaccessible (À une passante), la violence et la volupté (Une martyre), entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »), entre les artistes à travers les âges (Les Phares). Il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l’envie d’ailleurs (L’Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté de l’horreur (Une charogne).

 Poète français, également critique d’art, il ouvrit la voie à la modernité en poésie. Son œuvre maîtresse « les Fleurs du mal« , consacre une partie au « spleen » (l’ennui, au sens d’angoisse métaphysique, le dégoût généralisé de la vie dont souffre le poète). Et l’autre aux « Paradis artificiels« , célébration des drogues qui permettent les ailleurs. Le célèbre poème « la Mort des amants » se singularise par la sensualité donnée au thème macabre. 



Mylène Farmer rend hommage à Charles Baudelaire en chantant son poème L’horloge (c’est le 1er  titre de l’album Ainsi sois-je). Dans toute son oeuvre, Mylène reprend de nombreux thèmes Baudelairiens tels que le spleen, la drogue, l’amour et la mort… 

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Plus d’informations sur Charles Baudelaire !  Le Spleen de Baudelaire 

Charles Baudelaire écrit à sa mère, Mme Aupick, le 30 décembre 1859 : « Ce que je sens, c’est un immense découragement, une sensation d’isolement insupportable, une peur perpétuelle d’un malheur vague, une défiance complète de mes forces, une absence totale de désirs, une impossibilité de trouver un amusement quelconque»

Le spleen baudelairien est la quintessence de profonds sentiments de découragement, d’isolement, d’angoisse et d’ennui existentiels que le poëte des Fleurs du Mal exprime dans plusieurs de ses poèmes Le spleen est une des composantes essentielles de l’angoisse d’exister. « Les Limbes », second titre envisagé pour Les Fleurs du Mal, visait à « représenter les agitations et les mélancolies de la jeunesse moderne ». On voit que ce serait une erreur de s’en tenir à un spleen éprouvé par Baudelaire, qui en serait en quelque sorte la victime ou la proie, alors que le poète cherche précisément à représenter cette ancienne passion, dont il connaît les mimes (Lamartine, Musset). Si la Joie peut être un moment de la Beauté, elle n’en est le plus souvent qu’un des ornements les plus vulgaires, dit Baudelaire, « tandis que la Mélancolie en est pour ainsi dire l’illustre compagne ». Perte d’idéal, inhibition de toute activité, les composantes de la mélancolie baudelairienne n’excluent même pas l’ouverture vers la charité (« cette nuit de mélancolie et de charité », écrit-il dans Fusées XV).

Citation «Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie.» (Mon cœur mis à nu

Toutes les grandes œuvres romantiques témoignent de ce passage de l’horreur à l’extase et de l’extase à l’horreur. Ces impressions naissent chez Baudelaire du sentiment profond de la malédiction qui pèse sur la créature depuis la chute originelle. En ce sens, les Fleurs du Mal appartiennent au Génie du christianisme

«  L’œuvre entière offre un aspect étrange et puissant, conception neuve dans sa riche et sombre diversité, marquée du sceau énergique d’une longue méditation.(…) Les Fleurs du mal appartiennent au Génie du Christianisme ». 

200px-Charles_Baudelaire dans Mylène et les AUTEURSAnalysant ce qu’il appelait « le vague des passions » dans la préface de 1805 à cet ouvrage, Chateaubriand écrivait : « Le chrétien se regarde toujours comme un voyageur qui passe ici-bas dans une vallée de larmes, et qui ne se repose qu’au tombeau. » Pour Baudelaire, il ne s’agit ni de littérature, ni de notions plus ou moins abstraites, mais « du spectacle vivant de (sa) triste misère ». Comme la nature, l’homme est souillé par le péché originel et, à l’instar de René ou de Werther (Goethe), Baudelaire n’éprouve le plus souvent que le dégoût pour « la multitude vile » (Recueillement). Ce qui le frappe surtout, c’est l’égoïsme et la méchanceté des créatures humaines, leur paralysie spirituelle, et l’absence en elles du sens du beau comme du sens du bien. Le poème en prose La Corde s’inspirant d’un fait vrai, raconte comment une mère, indifférente pour son enfant qui vient de se pendre, s’empare de la corde fatale pour en faire un fructueux commerce. Baudelaire devait en souffrir plus que tout autre : L’Albatros dénonce le plaisir que prend le « vulgaire » à faire le mal, et, singulièrement, à torturer le poète. Dans L’Art romantique, Baudelaire remarque : « C’est un des privilèges prodigieux de l’Art que l’horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l’esprit d’une joie calme. ». Des poèmes, comme Le Mauvais Moine, L’Ennemi, Le Guignon montrent cette aspiration à transformer la douleur en beauté. Peu avant Baudelaire, Vigny et Musset avaient également chanté la douleur. 

Baudelaire a été jugé odieux et infâme à son époque car il a, sans aucune contestation possible, transcendé, surpassé les esprits de son époque. Il a su se défaire de l’influence encore énorme de la morale des mœurs qui régnaient en son temps. Il a été jugé  » dérangé mentalement  » car il était différent. Différent dans sa manière de concevoir les choses, et avoir une conception originale du monde et de l’humain a posé beaucoup de problèmes à certain (Spinoza par exemple). Le poète avait conscience que son œuvre pourrait être pleinement  » comprise » et appréciée dans les années à suivre, (tout comme Nietzsche), avec la délibération des mœurs d’aujourd’hui on reconnait le travail de Baudelaire. Comment Baudelaire aurait-il pu croire à la perfectibilité des civilisations ? Il n’a éprouvé que mépris pour le socialisme d’une part, pour le réalisme et le naturalisme d’autre part. Avec une exception pour le realiste Honoré de Balzac dans lequel Baudelaire voyait bien davantage qu’un naturaliste « Si Balzac a fait de ce genre roturier [le roman de mœurs] une chose admirable, toujours curieuse et souvent sublime, c’est parce qu’il y a jeté tout son être. 

Le Spleen de Paris (autrement appelé Petits poèmes en prose) est édité à titre posthume en 1869, dans une nouvelle édition remaniée par Asselineau et Théodore de Banville. À sa mort, son héritage littéraire est mis aux enchères. L’éditeur Michel Lévy l’acquiert pour 1750 francs. La troisième édition des Fleurs du Mal que préparait Charles Baudelaire, accompagnée des 11 pièces intercalaires, a disparu avec lui. 

Principaux ouvrages de Baudelaire 
 

Baudelaire fut également parmi les premiers traducteurs en français d’Edgar Allan Poe (qu’il réunit dans plusieurs recueils, notamment les Histoires extraordinaires), qu’il contribua à faire connaître.

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