Le rôle de Mylène

Posté par francesca7 le 22 octobre 2011

 

 

Le rôle de Mylène  dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos27Quelles ont été vos premières impressions à la lecture du scénario ? 

 

    Le sujet de Giorgino m’a attiré par son étrangeté, son originalité. Pour parler plus précisément du personnage de Catherine, j’ai senti que je pouvais y mettre beaucoup d’émotions. Je crois que Laurent a puisé certaines choses de ma personnalité pour l’écriture du personnage de Catherine. Nous n’en avons jamais parlé… Je n’ai pas réellement connu la magie de la découverte du scénario parce que j’ai suivi pratiquement 24h sur 24, l’élaboration de ce projet : j’ai aussi vécu les difficultés d’écriture qu’ont rencontré Laurent Boutonnat et Gilles Laurent ( le co-scénariste ) ainsi que tous les problèmes inhérents au montage d’un tel projet. C’est malgré tout, passionnant d’apprendre tous les à-côtés d’un film. Giorgino a été un accouchement dans la douleur, mais nous vivons, Laurent et moi-même, dans ce climat depuis que l’on travaille ensemble, rien ne se fait dans la facilité. Peut-être ressentirons-nous un peu de bonheur ou plutôt de soulagement, quand nous nous déposséderons totalement du film, c’est-à-dire le jour de sa sortie sur les écrans. 

  

Qui est Catherine, cette femme-enfant mystérieuse que les gens disent folle ? 


    Catherine est différente des autres et elle paiera cette différence… C’est avant tout sa fragilité qui m’a émue, j’aime son innocence et sa violence intérieure. Les enfants ont ça en eux : naïveté, pureté et colère. J’aime son incapacité à être dans le monde des adultes. 

 

Quels sont selon vous, les blessures profondes de Catherine, qu’est-ce qui a provoqué cette fragilité ? 


    Catherine n’est pas intellectuellement de son âge ce n’est pas une jeune fille  » retardée  » mais simplement comme le dit le prêtre :  » elle a l’esprit d’un enfant « . Elle est restée isolée du monde extérieur, probablement protégée par ses parents, s’occupent elle-même d’enfants retardés. Pour Catherine, le noyau de sa famille pourrait représenter la beauté, et le reste du monde la laideur… Catherine n’est pas armée pour le monde extérieur et sa violence… La disparition des enfants, de sa mère, puis de son père, sont autant de traumatismes, de blessures irréversibles. Et puis, un très jeune personne capable de dire :  » et si c’était la douleur qui faisait chanter les oiseaux ?…  » n’est-ce pas suffisamment éloquent ? 

  

Quelles ont été pour vous les scènes les plus délicates à tourner ? 

    Il est toujours délicat de dévoiler des émotions devant plus de cinquante personnes ( l’équipe ) qui sont en fait cinquante étranger. C’est d’une impudeur totale, et l’on se déteste pour ça, mais on est engagé pour le faire et le besoins de tourner, jouer, l’emporte sur le reste.

 

GiorginoPhotos25 dans Mylène et GIORGINO

 

 

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