Giorgino : analyse

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011


L’Atmosphère

L’image se fige, et même si c’est de façon presque inattendue, on sait que c’est fini, que le film s’arrête là. Avant même de faire Giorgino : analyse  dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos09un quelconque commentaire, la première chose qui retentit dans la pièce sombre est un soupir. Long, et lourd de soulagement. Le coeur reprend un rythme normal, la respiration se débloque, et tout le corps se détend à travers ce seul soupir.

On sait alors ce qui nous marquera le plus et qui nous fera longtemps repenser à Giorgino. L’angoisse, la tension, l’atmosphère oppressante qui nous tient en haleine durant tout le film, malgré les quelques longueurs et la durée inhabituelle. C’est ce qui ressort avant tout. Cette intensité qui prend à la gorge et ne lâchera prise que plusieurs heures plus tard.

Il faut dire que tout est fait pour entraîner le spectateur même le plus réticent. Les images, tout d’abord, sont splendides. Obscures, angoissantes, ou belles tout simplement, étudiées jusque dans le moindre détail. Un univers farmerien, sans aucun doute, avec le cimetière de Regrets, les plaines neigeuses de Tristana, qui s’étendent à l’infinie, la mort, la maladie, la folie. Difficile de ne pas reconnaître la griffe de Laurent Boutonnat !

Mais plus que les paysages, ce qui rend le film si intense, et ce qui est encore plus propre à Laurent, c’est bien sûr la musique. La bande originale de Giorgino, qui dégage une atmosphère dérangeante. Soignée, d’une beauté sombre et mélancolique, d’une sobriété touchante. Elle reste ce qui définit le mieux l’histoire de Giorgio et de Catherine, de ce petit village perdu et de ses habitantes étranges et inquiétantes.

Barre de Séparation

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