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Giorgino Film

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011

 

 

Film  Français de Laurent Boutonnat (1994 – durée 184 mn). 


Avec Jeff Dalhgren, Mylène Farmer, Joss Ackland, Louise Fletcher, Frances Barber et Jean-Pierre Aumont. 

 

 

Giorgino Film dans Mylène et GIORGINO Mylouxetnoux-vip-blog-com-853159giorginoVoici le film culte Giorgino ! Film culte parce que magnifique, mais boudé par le grand public et une partie de la presse. 

 

Personnellement j’ai adoré l’atmosphère du film de Laurent Boutonnat et Mylène y joue merveilleusement son rôle de femme-enfant perturbée. Mais il faut se rendre à l’évidence, nous ne reverrons pas de si tôt Mylène au cinéma… 

 

Et pour ceux qui l’avaient raté en salle, la sortie du DVD était annoncée pour le 4 Décembre 2007 soit plus de 13 ans après sa sortie en salle !!!

Giorgino Sorti le 5 Octobre 1994, le film n’est resté à l’affiche que 4 semaines et n’a pas totalisé plus de 60 000 entrées.

C’est un véritable flop qui va traumatiser ses créateurs. Mylène est triste, Boutonnat incompris et vexé, il ne réalisera plus les clips de sa muse pendant près de 10 ans.

Eh oui, Le film, diffusé uniquement sur Canal + ne sortira en vidéo miraculeusement  qu’en décembre 2007, soit près de 13 ans après sa sortie en salle… l’échec étant sans doute trop humiliant. Heureusement, côté musique, les fans furent servis avec la sortie d’un superbe coffret édition limitée de l’excellente Bande Originale.

 

 

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IMAGES de Giorgino

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube

 

 

Il est des histoires dont personne ne souhaite être le héros…

Cela se passe en 1918. Blessé, le jeune docteur Giorgio Volli est rendu à la vie civile et part aussitôt retrouver le groupe d’enfants dont il s’occupait avant la guerre.

Il arrive dans une région perdue aux habitants hostiles et ne trouve qu’un vieil orphelinat vide : les enfants ont disparu dans des conditions mystérieuses.

Terrifié et anéanti par ce qu’il apprend, Giorgio fait alors la rencontre de Catherine, une étrange jeune fille dont il s’éprend… 

 

vidéo : Image de prévisualisation YouTube

Barre de Séparation

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Giorgino : analyse

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011


L’Atmosphère

L’image se fige, et même si c’est de façon presque inattendue, on sait que c’est fini, que le film s’arrête là. Avant même de faire Giorgino : analyse  dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos09un quelconque commentaire, la première chose qui retentit dans la pièce sombre est un soupir. Long, et lourd de soulagement. Le coeur reprend un rythme normal, la respiration se débloque, et tout le corps se détend à travers ce seul soupir.

On sait alors ce qui nous marquera le plus et qui nous fera longtemps repenser à Giorgino. L’angoisse, la tension, l’atmosphère oppressante qui nous tient en haleine durant tout le film, malgré les quelques longueurs et la durée inhabituelle. C’est ce qui ressort avant tout. Cette intensité qui prend à la gorge et ne lâchera prise que plusieurs heures plus tard.

Il faut dire que tout est fait pour entraîner le spectateur même le plus réticent. Les images, tout d’abord, sont splendides. Obscures, angoissantes, ou belles tout simplement, étudiées jusque dans le moindre détail. Un univers farmerien, sans aucun doute, avec le cimetière de Regrets, les plaines neigeuses de Tristana, qui s’étendent à l’infinie, la mort, la maladie, la folie. Difficile de ne pas reconnaître la griffe de Laurent Boutonnat !

Mais plus que les paysages, ce qui rend le film si intense, et ce qui est encore plus propre à Laurent, c’est bien sûr la musique. La bande originale de Giorgino, qui dégage une atmosphère dérangeante. Soignée, d’une beauté sombre et mélancolique, d’une sobriété touchante. Elle reste ce qui définit le mieux l’histoire de Giorgio et de Catherine, de ce petit village perdu et de ses habitantes étranges et inquiétantes.

Barre de Séparation

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L’Essence de Giorgino

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011


Giorgino est un film surprenant et totalement à part, dès le début. Dès la première image, en fait. Quand on met la cassette dans le magnétoscope, s’attend-on en effet à voir apparaître le visage sérieux et attentif d’un petit garçon ? S’attend-on à ce plan pour le moins déroutant ? Plan qui finit par se déplacer, pour nous montrer le visage de Giorgio, en une prise qui fait ressortir la complicité évidente qui naît sous nos yeux entre l’homme et l’enfant. Bien sûr, ce n’est pas innocent. C’est une manière de poser dès les premières secondes l’un des traits de caractère les plus importants de Giorgio : son amour pour les enfants, qui va le conduire à Chanteloup, et à sa passion pour Catherine. 

 

L'Essence de Giorgino dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos17Première image dans un hôpital, et l’une des dernières vraiment marquantes également dans un hôpital. L’impression que l’histoire a tout simplement fait une boucle. Que la vie de Giorgio a fait une boucle, qui s’amorce quand il croise pour la toute première fois le regard noyé et perdu de Catherine, et qui s’achève par sa mort, quand son corps l’abandonne entre les bras de son amour déchu. 


C’est là l’un des points forts du film, qui laisse entendre que la volonté presque indestructible de Giorgio ne peut rien face à la maladie qui, ici, finit par avoir raison de la faiblesse humaine. Et ce qui est tragique, alors, c’est que Giorgio cesse de lutter au moment même où son amour pour Catherine ne rencontre plus aucun obstacle ! Mais pouvait-il en être autrement, venant de Laurent Boutonnat ?
Finalement, d’une manière plutôt ironique, ce sera la maladie mentale, la folie douce de Catherine qui lui sauvera la vie, et ce sera la maladie de Giorgio, comprise de tous, qui lui coûtera la sienne ! On peut se demander si Laurent n’a pas donné volontairement à son film un ton dramatique en faisant mourir Giorgio. Mais quand on réfléchit bien, il est difficile d’imaginer une autre fin. Bien sûr, même si l’histoire d’amour est secondaire dans Giorgino, elle n’en est pas moins primordiale, en tant que trame du film, et surtout parce que l’amour est ce qui va motiver et soutenir Giorgio jusqu’à son dernier souffle ; comme un moteur puissant qui ne s’arrêtera qu’avec les derniers battements de coeur du jeune homme.

Mais la maladie est plus forte que l’amour. Et Giorgio ne pouvait que mourir. Parce que son amour pour Catherine avait quelque chose de bien trop dérangeant, ambiguë, de presque immoral. Parce que Catherine, femme enfant, vit un amour qu’elle ne comprend pas, dans son ignorance de l’amour physique. 


En fin de compte, il désire éperdument une femme qui rit encore devant un simple baiser, mais recule quand il lui est destiné ou se fait insistant. Voilà en quoi la fin ne pouvait être autre. Cela fait que c’est une histoire d’amour poignante et impossible, bouleversante et intense, dont la mort est l’aboutissement tragique mais inévitable. Et pourquoi, finalement, « Il est certaines histoires dont personne ne souhaite être le héros. »

GiorginoPhotos13 dans Mylène et GIORGINOParallèlement, un reproche toujours d’actualité ressort de Giorgino. Reproche fait à la société qui, depuis qu’elle existe, tend à détruire systématiquement tout ce qu’elle ne comprend pas, par peur autant que par lâcheté. Et cette incompréhension entraîne inévitablement une violence et un rejet plutôt qu’une aide, qu’une main tendue vers l’autre, aussi différent soit-il. Et qui est la cause même, dans le film, de la mort d’une grande partie de cette société sclérosée. En effet, ce n’est rien d’autre que le rejet cruel des villageoises qui pousse Catherine dans ses derniers retranchements, la mettant hors d’elle et l’incitant à courir dans l’église pour souffler les cierges, dressés là comme symbole de chaque homme parti au combat. Il ne restera qu’une seule flamme. Et un seul homme rentrera des tranchées. Un seul… 

 

Bien sûr, on peut se demander pourquoi Giorgino n’a pas su trouver son public s’il ne présente que peu de défauts pour tant de qualités. A cela, une seule réponse : si Giorgino n’a pas trouvé son public, c’est sans doute simplement parce qu’il est bien trop farmerien, sombre et torturé. Ce côté angoissant, cette façon de flirter avec la folie s’ajoute à la longueur inhabituelle du film pour en faire une oeuvre réservée à un public averti. Mais cela n’enlève rien de la beauté troublante et de l’intensité oppressante de Giorgino.

Barre de Séparation

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Histoire de Giorgio

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011

 

En 1918, le Docteur giorgino revient de la guerre, malade après avoir inhalé accidentellement des gaz. Il s’apprête à retrouver les douze orphelins qu’il avait à charge mais ceux-ci ont été transportés d’urgence dans un orphelinat en pleine montagne, suite aux bombardements. Passif, étrange, giorgino est quelque peu secoué par la nouvelle et aura le temps de sauver un étalon noir de la mort pour ensuite récupérer quelques dessins desdits orphelins, affichant un animal agressif très proche du loup. 


Histoire de Giorgio dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos30Giorgino se rend donc à Chanteloup ( les loups chantent (peut-être)), village lugubre perdu au milieu des montagnes enneigées, aux rues glauques et aux habitants inquiétants. Il se rend chez le Docteur Degrace, être fantasque venant de perdre sa femme et veillant sur sa fille Catherine, fragile et belle. Pas de chance pour Giorgino, les orphelins sont morts depuis longtemps, dans des circonstances mystérieuses et troubles. On parle de meurtres, de noyades, de loups mais jamais la vérité ne semble s’éclaircir.

Une enquête qui sera longue et difficile pour Giorgino, amoureux de la frêle Catherine, incarnée bien entendue par Mylène, une femme enfant perturbée et envoûtante, sans doute le deuxième grand élément principal du film. Entre autisme, sensualité et solitude, la jeune fille connaîtra un amour désespéré avec le jeune homme, qui la tirera de bien des misères. La chanteuse rousse l’a déjà montré dans ses clips : c’est une grande actrice, et elle le prouve encore une fois. Jamais sa splendide chevelure rousse, ne se sera aussi bien harmonisée avec ces décors froid et blanc, et ce teint de peau très pale qui lui donne tout son charme. Le sang sera bien présent, qu’il soit d’une blessure ou de menstruations subites, coïncidant avec cette magnifique blancheur. 

S’il n’est jamais proprement dit un film fantastique, « Giorgino » s’en rapproche à très grand pas avec son atmosphère froide et morbide : ruelles désertes, orphelinat obscur, asile de fous, cimetière, marais de glaces… Entre Burton, Goya, Fulci et les films de la Hammer, Boutonnat offre un monde décoloré et désenchanté, qui coïncide parfaitement avec la personnalité de ses personnages. Et pour exemple, ce rapprochement avec l’horreur et le fantastique culminera lors de deux scènes saisissantes : l’étreinte finale des amoureux, se terminant sur une image tétanisante, et cette plongée infâme dans les sous-sols d’un asile où les fous sont parqués comme des bêtes, vivant dans la crasse et la pourriture, entre cadavres et folie furieuse. On pourra être aussi surpris par les apparitions de cette enfant monstrueux, portant une lanterne et roulant en charrette avec une étrange dame en noire : La mort ? L’enfance perdue du héros ? Un fantôme ? Un orphelin qui aurait survécu ?

Si certaines scènes marquent (l’enterrement, la réanimation, la scène d’amour dramatique sur la glace…), le film souffre par moment de petites longueurs. C’est sans doute ces petits moments en trop ou ces baisses de régimes qui empêchent « Giorgino » d’être quasi parfait. Les fans de Boutonnat et de Mylène Farmer seront aux anges, les autres rumineront sans doute dans leur coin, certains se laisseront tenter. Une petite perle inclassable, et noire de préférence.

Barre scintillante papillons dorés

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Publicité autour de Giorgino

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011

DVD sorti en 2007 (Durée 184 mn).
Bonus : Making of – Films annonce / Teasers – Galeries photos / planches décors animées – Livret collector de 48 pages comprenant des planches de photos inédites, un story-board et une interview de Mylène Farmer.

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Critiques de Giorgino

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011

 

Critiques de Giorgino dans Mylène et GIORGINO mylene-farmer-2Artiste unique dans la chanson française (et même dans l’histoire de la chanson en générale), Mylène Farmer a réussit à diffuser à travers les années un épais et voluptueux mystère, se rejoignant jusque dans ses superbes chansons, dont le style évolue au fil des albums. Plus noir dans sa première période, l’univers de Mylène Farmer connaîtra une sorte de boucle avec le film « Giorgino », film maudit par excellence. 

 

Nouvelle tentative au cinéma pour Boutonnat, et première pour Mylene Farmer qui trouve évidemment un rôle à sa mesure. Annoncé à grand renfort de publicité, « Giorgino » reprend le même esprit marketing que les blockbusters de l’époque. Impossible de le rater : bandes annonces, affiches, CD et autres joyeuseuries attaquent en masse. Et pourtant, et pourtant… 


Le film fera un flop monumental au box office, et Boutonnat aura bien du mal à le digérer, beaucoup de mal même. 

 

Nous arrivons donc enfin à l’essentiel : le film. Et là on aura du mal à comprendre un tel échec, surtout que les fans de Mylène, nombreux, réclament avec persévérance une nouvelle sortie du film (sur support vidéo ou en salle). Ni une déception, ni un chef d’œuvre, il se doit d’être vu comme un grand film, le fruit d’un travail conséquent comme en a l’habitude Boutonnat dans ses clips.

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Giorgino, on en parle

Posté par francesca7 le 21 octobre 2011

 

Article paru ici :  http://www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=16913 

 

Accusé de n’être qu’un long clip désincarné, Giorgino est surtout l’œuvre d’un esthète au sommet de son art. Malgré une durée excessive, son long-métrage touche souvent au sublime. 

 

Giorgino, on en parle dans Mylène et GIORGINO GiorginoPhotos10Notre avis : Lorsque Laurent Boutonnat et Mylène Farmer se lancent à corps perdu dans la réalisation de Giorgino, leur premier long-métrage en commun après une série de clips appelés à devenir des classiques indémodables, ils sont tous les deux au sommet de leur popularité. Mylène Farmer vient de connaître une série de triomphes discographiques qui en font l’une des principales stars de la chanson française, tandis que Laurent Boutonnat a contribué à façonner l’image de la belle rousse à travers une série de vidéos musicales esthétiquement magnifiques. Confiants dans leur association, ils décident d’investir 80 millions de francs (soit environ 12 millions d’euros) dans la réalisation d’une œuvre austère prenant pour cadre la Première Guerre mondiale. Pour plus d’économie, le tournage a lieu en République Tchèque, ce qui accentue encore davantage le caractère mystérieux des paysages d’un film appelé à ne pas être comme les autres. Hormis Mylène Farmer, aucune tête d’affiche ne vient soutenir une entreprise aussi coûteuse puisque le rôle principal est attribué à un jeune musicien nommé Jeff Dahlgren (qui deviendra par la suite le guitariste attitré de Farmer), tandis que les seconds rôles sont tenus par d’illustres inconnus pour le grand public (à part Jean-Pierre Aumont).

 

Autant de facteurs qui peuvent sans doute expliquer le désintérêt manifeste des spectateurs pour le film, d’ailleurs très mal sorti par son distributeur AMLF qui ne lui fait pas confiance. Bide cinglant dès le premier jour de sa sortie, Giorgino n’a tenu que quatre semaines à l’affiche pour un total insignifiant de 69 000 entrées sur tout le territoire français. Véritable catastrophe financière, cette douloureuse expérience a eu des répercussions durables sur Mylène Farmer et surtout Laurent Boutonnat. Celui-ci a longtemps abandonné la réalisation et s’est débrouillé pour que son œuvre maudite soit invisible pendant plus d’une décennie. Pourtant, la plupart des chanceux qui ont pu découvrir Giorgino au cinéma en ont gardé un ardent souvenir au point de faire du long-métrage un film culte vénéré par toute une génération de cinéphiles et, bien sûr, les fans de Mylène Farmer. Presque vingt ans après, que reste-t’il donc de ce Giorgino descendu en son temps par les critiques qui y virent un long et prétentieux vidéo-clip ?

 

Ce qui frappe en premier lieu, c’est la maestria de la réalisation de Boutonnat. Poème visuel sublimé par une photographie très travaillée, Giorgino est avant tout une affaire d’ambiance.

Quelque part entre les délires gothiques de la firme Hammer et l’univers inquiétant des clips précédGiorginoPhotos02 dans Mylène et GIORGINOemment cités, le long-métrage décrit un monde en pleine déliquescence. Coincés entre la modernité qui s’impose peu à peu à une France en guerre (on y voit l’essor de l’urbanisation et des méthodes dites scientifiques) et un monde rural encore dominé par la superstition et la religion, les personnages principaux sont des marginaux qui ne parviennent pas à trouver leur place. Véritables morts en sursis (leur pâleur extrême renforce cette impression), ils naviguent entre leur demeure hantée par le souvenir d’enfants disparus et un village où leur étrangeté suscite le rejet. Rapidement, le spectateur se rend compte que l’intrigue principale n’est qu’un prétexte (qu’est-il arrivé aux enfants disparus ?) afin de brosser le portrait d’une France gangrénée par le spectre de la guerre, tout en contant une histoire d’amour impossible entre deux marginaux. Incapables de s’intégrer dans des normes préétablies (l’épisode dans l’hôpital psychiatrique indique pourtant le flou artistique qu’il existe entre la folie et la normalité), les personnages principaux sont voués à la mort.

Si l’intégralité du film ne convainc pas totalement à cause de passages plus conventionnels (quelques coupes auraient allégé la projection) et de trous narratifs problématiques, le cinéaste parvient à signer un nombre considérable de scènes d’anthologie. L’arrivée dans la maison du docteur, la longue séquence de l’asile, la confrontation entre Farmer et les villageoises, le « retour » des soldats ou encore la sublime et très poétique séquence finale sont autant de moments forts qui font chavirer le cœur. On y trouve en tout cas bien plus de cinéma que dans les trois quarts de la production française traditionnelle. Il est donc particulièrement dommage que le réalisateur n’ait pas su couper certaines scories afin de rendre plus compact ce qui reste à ce jour son chef d’œuvre. Giorgino mérite en tout cas amplement son statut de film culte, tandis que son échec public demeure l’une des plus grandes injustices cinématographiques des années 90.

Barre de séparation

 

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