• Accueil
  • > Archives pour le Dimanche 16 octobre 2011

Alizée parrainée par Mylène

Posté par francesca7 le 16 octobre 2011

2010 : Une enfant du siècle

 

Alizée parrainée par Mylène dans Mylène et ALIZEE 1391711-alizeeSon nouvel album, Une enfant du siècle, produit en partie par le groupe électro Chateau Marmont, est sorti le 29 mars 2010. Salué par la critique et réalisant un bon buzz pour le changement radical de style, ce disque, réunissant de jeunes producteurs du label Institubes (Chateau Marmont, Rob…), est toutefois un échec commercial en France.

En 2011, elle participera à nouveau au spectacle des Enfoirés.

alizee%2525252Bbob%2525252Bhairstyle dans Mylène et ALIZEE

Publié dans Mylène et ALIZEE | Pas de Commentaire »

Listes des albums et singles…… Alizée

Posté par francesca7 le 16 octobre 2011

 

 

                   Albums                                                        Singles 

 

Année               

Titre 

Année 

Titre 

2000 

Gourmandises 

2000 

Moi… Lolita 

2003 

Mes courants électriques 

 

L’Alizé 

2004 

En concert 

2001 

Parler tout bas 

2007 

Psychédélices 

 

Gourmandises 

Tout Alizée 

2003 

J’en ai marre ! / I’m fed up! 

2010 

Une enfant du siècle 

 

J’ai pas vingt ans / I’m not twenty 

 

   

À contre-courant 

 

  2004 

Amélie m’a dit 

 

  2007 

Mademoiselle Juliette 

 

  2008 

Fifty-Sixty 

 

  2009 

La Isla Bonita 

 

  2010 

Limelight 

 

   

Les collines (Never Leave You) 

 

 

DVD 

  • Listes des albums et singles…… Alizée dans Mylène et ALIZEE alizee-corsicajaccio-vip-blog-com-263007alizeechrM6chrawardschr22004 : Alizée en concert : #1 en France 

  • 2007 : sortie du CD + DVD En concert au Mexique (disque d’or) 

  • 2007 : sortie du CD + DVD Tout Alizée au Mexique 

 

 

Tournées et Concerts 

 

 

 

Récompenses

 

  • M6 Awards : 

    • Révélation francophone (2000) 

  • NRJ Music Awards : 

    • Révélation francophone (2001) 

    • Meilleur Site internet musical (2001) 

  • Sacem 2001 : 

    • Prix Vincent-Scotto (2001) 

  • alizee3-150x150 dans Mylène et ALIZEEHit FM Award (Russie) 

    • Award pour « Moi… Lolita » (2001) 

  • World Music Award 

    • Meilleure exportatrice féminine de disques (2002) 

  • Las Lunas Del Auditorio (Mexique) 

    • Meilleur artiste pop international (2008) 

Publié dans Mylène et ALIZEE | Pas de Commentaire »

Histoire du clip de Moi… Lolita

Posté par francesca7 le 16 octobre 2011

 

 

Histoire du clip de Moi… Lolita dans Mylène et ALIZEE 1126-5s-430x360-Croppedc’est la première fois en huit ans que Laurent Boutonnat a pour mission de coller des images et une histoire sur un texte de Mylène Farmer. Après avoir composé la musique de Moi… Lolita et lui avoir laissé le soin d’écrire les paroles, Laurent Boutonnat réalise  assez tardivement ce clip très attendu. Bien qu’il tourne comme à sa grande époque, en pellicule 35 mn, il ne travaille plus avec la même bande de copains tels Carine Sarfati pour les costumes ou Jean-Pierre Sauvaire pour la lumière. 

 

 

Ce clip est bien sûr éloigné de ceux que Laurent Boutonnat réalisait pour Mylène Farmer il y a huit ans. Ce qui est étrange en revanche, c’est qu’il est aussi éloigné de ceux qu’il faisait pour Nathalie Cardone il n’a pas encore si longtemps…. Pour elle il avait soit renoué avec ses mises en scène à grand spectacle, soit donné dans le laconique qui jouait essentiellement sur une certaine image de la chanteuse ou le ciel nuageux de Mon Ange (1999). 

 

En rase campagne, un homme d’une trentaine d’année court après une jeune fille de quinze ans. Elle s’arrête. L’homme est gêné, visiblement très impressionné par la jeune Lolita. Il lui déclare sa flamme et il veut juste savoir si elle l’aime. Les regards sont tendres, la déclaration sincère. La réponse de Lolita est celle-ci : « T’as pas 200 francs ? Merci, je te les rendrai ? ». Dans cette introduction de clip, Laurent Boutonnat vient de nous présenter le personnage de Lolita. En une phrase on sait à qui a à faire. Tout le reste du film ne sera qu’une longue confirmation. Les 200 francs en poche, Lolita rentre chez elle sans un regard pour le garçon amoureux. Il restera sur la route, attendant un nouveau signe de vie de la mineur dont il est tombé amoureux. Se prostitue-telle ? Lui a-t-elle laissé croire un possible amour ? Lolita est tout simplement une fille qu’o aime regarder, et à qui on donnerait tout. On reconnaît à son arrivée dans la cours de sa maison le vocabulaire de Laurent Boutonnat. Le léger travelling avant latéral qu’il utilise pour introduire un lieu rappelle ceux de l’orphelinat de Giorgino (1994) ou celui de la maison cubaine d’Hasta Siempre (1997). Sa mère lave le linge et sa petite sœur de 6 ans est assise sur les marches de la maison (telle « poulette » dans l’auberge de Giorgino). La mère s’avance de Lolita pour l’insulter, lui faire de violentes remontrances quand à sa tenue et son retard. Lolita prend sa sœur, se change et part à travers les champs avec elle. Elles rejoindront le bus qui les amènera en ville. L’homme aura beau courir, il ne parviendra pas à le rejoindre avant son départ. Il pourra juste apercevoir la jeune fille partir dans son bus, par les vitres arrières. 

 

alizee_-_moi_lolita dans Mylène et ALIZEELe soir même, elle est dans une discothèque où, au milieu des filles sur-maquillées et très peu vêtues, elle danse sans se cacher d’être la plus jeune en ce lieu. Peu à peu tous les regards convergeront vers elle. Qu’elle danse au milieu de la piste ou qu’elle se remaquille dans les toilettes, autant les hommes que les femmes tombent sous le charme, dans sa petite robe légère, on ne peu t rien faire d’autre que de l’aimer. Lolita a posé sa petite sœur sur un tabouret de bar où elle regarde sa grande sœur devenir un phénomène. 

 

L’homme de la campagne est là. Il vient d’entrer dans la discothèque où il regarde médusé Lolita qui danse au milieu des gens âgés de dix ans de plus qu’elle. Lolita n’y prête pas attention, le principal pour elle semble être le nombre de regards qu’elle attire, et non pas leur identité. La petite sœur se met maintenant elle aussi à danser sur son tabouret en regardant Lolita sur la piste. On verra finalement les deux sœurs rentrer au petit matin, main dans la main, sur une route de campagne. C’est cette petite l’unique objet de son attention. La petite dira juste à sa sœur : « Moi, je suis un peu fatiguée ». Pas de réponse ; elles s’en vont toutes deux au loin, l’homme amoureux est encore là derrière qui suit Lolita, et qui la suivra probablement longtemps… 

 

 

hqdefaultOutre les mouvements de caméra et des images rappellent Giorgino, on peut aisément pousser le raisonnement beaucoup plus loin en ayant pour ligne de mire la comparaison entre ce titre et le film. Tout d’abord, les paroles ne peuvent que recréer une certaine paranoïa qui nous rappelle celle de Catherine : »C’est pas ma faute ». On peut aussi étendre certaines phrases à l’autisme dont elle était victime : « Quand je donne ma langue au chat, ils sont tous prêt à se jeter sur moi ». C’est aussi Lolita qui « rêve de loups », alors que c’est précisément ce qu’on reprochait à Catherine ; qui aurait rêvé aux loups lors de la noyade des orphelins. Quant à l’intro du titre, au violon, il rappelle le thème de la bande originale de Giorgino qui passerait en boucle ; au tout début du clip, on assiste d’ailleurs à une scène figurant, dans la mise en scène et dans la réalisation à une séquence de Giorgino, qui correspond à la véritable première apparition de Mylène Farmer dans le film… Nous évoquons ici la scène où Giorgio vient de sortir de l’auberge, traverse la place du village et rattrape par le bras Catherine qui s’enfuit. Elle se retourne alors pour lui demander de réclamer de le payer… dans Lolita, c’est elle qui demande au jeune homme la même chose. 

Publié dans Mylène et ALIZEE | Pas de Commentaire »

Paroles de Moi…. Lolita !

Posté par francesca7 le 16 octobre 2011

 

Vidéo : Image de prévisualisation YouTube 

 

Moi je m’appelle Lolita
Lo ou bien Lola du pareil au même
Moi je m’appelle Lolita
Quand je rêve aux loups
C’est Lola qui saigne
Quand fourche ma langue
J’ai là un fou rire
Aussi fou qu’un phénomène
Je m’appelle Lolita
Lo de vie, Lo aux amours diluvienne

Refrain:
C’est pas pas ma faute
Et quand je donne ma langue au chat
Je vois les autres
Tous prêts à se jeter sur moi
C’est pas ma faute à moi
Si j’entends tout autour de moi
L – O – L – I – T – A
Moi lolita

Moi je m’appelle Lolita
Collégienne aux bas
Bleus de méthylène
Moi je m’appelle Lolita
Coléreuse et pas
mi-coton mi-laine
Motus et bouche qu n’dis pas
A maman que je suis un phénomène
Je m’appelle Lolita
Lo de vie, Lo aux amours diluviennes

***Refrain X2***

Lolita, Lolita, Lolita, Lolita, Lolita, Lolita, Lolita, Lolita

***Refrain X3***

Paroles de Moi…. Lolita ! dans Mylène et ALIZEE 62721

Publié dans Mylène et ALIZEE | Pas de Commentaire »

HISTOIRE DU CLIP L’ALIZEE

Posté par francesca7 le 16 octobre 2011

 

 

HISTOIRE DU CLIP L’ALIZEE dans Mylène et ALIZEE 35763772L’Alizé, le second single de Alizée n’avait pas été lcipé par Laurent Boutonnat. Non pas qu’il n’ait pas été inspiré par la chanson, mais celui-ci était trop occupé par le mixage de l’album « Gourmandises ». Comme Laurent Boutonnat est impliqué dans la carrière d’Alizée il prend volontiers la caméra pour des essais clipesques quand même, toujours très éloignés de ses réalisations d’antan. Ici, Laurent Boutonnat a l’idée de la suite, comme il l’a fait une quinzaine d’années auparavant avec Mylène Farmer. On pouvait prédire au clip de Moi… Lolita une suite dans les mois qui viendraient. Tout se prêtait à suivre le destin de cette fille, à laquelle le réalisateur avait tout donné pour que le spectateur s’y intéresse. La caméra toujours en contre plongée accentue la taille « réduite » de Alizée et la rend charismatique, la prenant plastiquement pour une star alors qu’elle était alors inconnue du public. 

 

 

 

Pour ce clip, 10 jeunes filles ont été sélectionnées pour interpréter les poupées vivantes. On peut remarquer que certaines bougent les bras alors que d’autres ont leurs membres raidis, les bras pliés, comme les poupées anciennes, en porcelaine. Des masques thermoformés et peints à la main ont été fabriqués sur mesure. Ils sont en fait, faits d’un plastique spécial, qui a pris la forme des têtes de poupées sous l’effet de la chaleur et d’un même moule appliqué pendant la cuisson. Les robes qu’elles portent ont été confectionnées en s’inspirant des robes qui habillaient les poupées anciennes. Tous les décors, eux sont naturels. Grande faculté de Laurent Boutonnat de s’adapter au milieu, à prendre ce que l’environnement lui donne. On se souvent du cimetière de Regrets auquel il n’avait rien changé, dont il s’était servi des recoins, des couleurs, des défauts. 

 

L’acteur qui joue le jeune homme amoureux de Alizée est Jérôme Devoise, l’assistant mixeur du studio Guillaume Tell complice de Laurent Boutonnat depuis 4 ans ; il a travaillé sur l’album de Nathalie Cardone et évidemment sur celui d’alizée. C’est sans doute en se rendant compte de la photogénie évidente de cet ingénieur du son que Laurent Boutonnat lui donna sa chance en interprétant cet homme aux attirances troubles, à la fragilité non-dissimulée. 

 

alizee_-_l%b4_alize dans Mylène et ALIZEECes vieilles poupées aux cheveux arrachés, aux moins mal positionnées, ces baignoires miniatures, une table de nuit en bois, un coffre à jouets ouvert et vide tout cela est baigné dans cette pluie millénaire qui ne s’arrêtera qu’à la fin de la crise de l’adolescence. Les jouets sont baignés dans cette boue insipide. On peut remarquer à droite du lit de Lolita un autre lit vide, probablement celui de sa petite soeur présente dans Moi… Lolita. Les murs de la maison sont encore debout. Les fondations acquises à l’enfance restent indestructibles, mais c’est l’intérieur qu’il faut combler, alors que tout a été vidé par l’adolescence. Dans tout ce bazar post-enfantin, une poupée attire toutefois notre attention. Elle est d’une blancheur terrifiante, regarde nulle part car ses yeux sont creux. Elle est posée sur une chaise à bébé, immobile. Elle est de porcelaine et vêtue d’une combinaison bleue ciel. Cette poupée parfait, à la conception maîtrisée, n’est pas ici symbole d’enfance, c’est l’image de Lolita, ce qui restera d’elle après ses tourments. L’enfance, elle c’est l’ours en peluche maladroitement cousu que Lolita ne veut pas lâcher. C’est lui qui la quittera prochainement, pas la poupée. 

 

 

1199696566_smallComme souvent dans les films de Laurent Boutonnat, il ne se passe rien pendant la première moitié. C’est seulement lorsqu’on devient familier avec l’univers formel, les lieux et les personnages qu’il nous entraîne dans la seconde partie de son univers teint d’onirisme…. 

 

Enfin bref, là où on pouvait voir la superficialité dans Moi… Lolita, avec son cortège de discothèque, de billets de banque et de maquillage, ici tout semble intérieur, plus rien n’est matériel. Du Boutonnat éloigné et léger on arrive à du « sur-Boutonnat », comme on en avait encore jamais vu, comme un Regrets animé, un Mon Ange diégétisé. 

 

Le thème de l’enfance qui ne nous quitte jamais n’est pas d’une grande originalité, mais jamais réalisateur n’aura véhiculé cette idée sur ce mode onirique et autant poétique. 

Publié dans Mylène et ALIZEE | Pas de Commentaire »

Paroles de l’Alizée de Alisée

Posté par francesca7 le 16 octobre 2011

 

VIDEO CLIP Image de prévisualisation YouTube 

 


Send « L’alizee » Ringtones to your Cell  

 

Tous les vents,
Balayent les mots de coeur
Moi, j’suis comme le vent :
L’esprit à mille à l’heure,
Je juge sans doute trop vite
C’est ok, tant pis
C’est juste là, je m’agite
Je grandis, l’amour aussi 

C’est au gré du vent
Que j’aime vagabonder,
Moi, je suis comme le vent
J’embrasse toute une armée
De rêves et de bleuets,
Me plonger dedans

Je sais ce que je sais
Même si j’pleure tout l’temps
Alors, dis. 

Arrêtez
De me dire que le vent a tourné
C’est pas vrai
S’il te plait
Arrêtez
De dire que l’adolescence, c’est :
Qu’on n’sait pas, car moi
J’ai trouvé mon amour
C’est un souffle, c’est doux un vent
d’amour :
C’est léger, c’est l’alizé,
Moi, je dis que l’amour
Se boit jusqu’à la lie
Ce qu’elle veut, A-LIZEE l’a toujours 

Comme le vent
Emporte les mots de coeur
Dans un ouragan
Tourbillon mille à l’heure
Je suis sans doute comme lui
C’est ok, je suis
Aux portes de ma vie
Je grandis, l’amour aussi 

C’est aux quatre vents
Que j’aime être logée
Moi, je suis comme le vent
J’emporte tous mes secrets
Dans un jardin d’Eden
M’allonger dedans,
J’espère que cet hymen
Durera longtemps
Alors, dis. 

 

 

Spectacle vidéo « j’ai pas vingt ans » Image de prévisualisation YouTube

Publié dans Mylène et ALIZEE | Pas de Commentaire »

Histoire du clip d’Alizée

Posté par francesca7 le 16 octobre 2011

 

Histoire du clip d'Alizée dans Mylène et ALIZEE alizee_-_j-ai_pas_20_ansAu petit matin, Alizée qu’on reconnaît à ses cheveux mi-longs et à sa silhouette longiligne regarde le soleil qui se lève à l’horizon, alors que ses premiers rayons n’éclairent encore que les nuages supérieurs… Elle est assise sur un banc public, immobile, bercée par le son de ces oiseaux qui ne chantent qu’à l’aube. Nostalgie de temps qui passe ? Ode lancinante à la vingtaine qui approche ? Calme avant la tempête ?

 

Cette aube devant laquelle Alizée est en admiration est bien sûr celle de la vie qui commence, et ces oiseaux qu’on entendra plus de la journée sont ceux qui résonnent encore à dix huit ans, mais plus à vingt. C’est parce qu’on « est vieux à vingt ans » qu’Alizée les écoute une dernière fois et regarde ce ciel illuminé, avant que le soleil ne l’aveugle et ne la marque trop. Alisée a le temps.

 

 

On reconnaît une fois de plus l’épure vers laquelle semble vouloir tendre Laurent Boutonnat si ce n’est dans son cinéma, mais au moins dans ses clips. Tout est dit une fois de plus en un plan, sans fioriture, sans décors, sans figurants ni costumes ni intrique. Le bas du cadre correspond au sol dont la matière est inconnue, le hors champ est inexistant, Alizée dans e plan n’est nulle part puisque son propos n’a aucun besoin d’être situé.

 

Aucun besoin alors de s’attarder sur ce pauvre banc public qui n’intéressera désormais plus personne, au-delà de l’enfant qui se meut en adolescente dans Parler tout bas, c’est ici l’adolescente qui devient adulte, propulsée dans la course au vieillissement, délaissée par la paix qui veillait jusqu’alors sur elle, placée dans la nouvelle position qui la marquera à vie : la scène.

 

 

hqdefault dans Mylène et ALIZEEC’est ici aussi qu’on bascule dans le clip à proprement parler, Alizée trône au milieu d’une immense scène toute à la gloire, entrée de douze danseuses, de quatre musiciens et d’un impressionnant dispositif d’éclairage digne d’un concert au Stade de France. Seul élément commun ; le ciel qu’alizée pouvait voir lorsqu’elle était assise sur son banc est toujours là. Laurent Boutonnat glisse une particularité, une trouvaille qui se remarque. Dans Je t’aime Mélancolie, Laurent Boutonnat alternait astucieusement les plans de combat avec les ballets et pendant ceux-ci, Mylène Farmer ne regardait jamais la caméra, reprenant peut-être sans le savoir la structure du métaclip. Dans Baïla Si les danseurs et danseuses étaient torses nus sans distinction de sexe, et Nathalie Cardone en regards-caméra était montrée à grands renforts de travellings latéraux ultrarapides. Dans J’ai pas vingt ans, Alizée est la seule à être éclairée, toutes les danseuses et les musiciens restent dans l’ombre, ou du moins dans un contre-jour qui les aplatit et ne nous fait distinguer que leurs cheveux long, éléments assez faible pour déterminer si la chanteuse est entourée exclusivement de garçons ou de filles. Détail sans importance lorsqu’on imagine toute une génération dans ces silhouettes sveltes et anonymes.

 

35763772Inutile donc de poursuivre cette analyse tant le reste devient prévisible, la chorégraphie se calme pendant le pont, puis reprend de plus belle, le cadrage devient oblique, Farmer en coulisses appuie sur l’interrupteur du stroboscope, Alizée est décoiffée, et côté musiciens, ça devient carrément hard-core, on se croirait pendant une impro de Slopkonot. Ensuite, il sera difficile pour Laurent Boutonnat de trouver à l’Olympia le pendant de son effet de fin de clip ; les projecteurs explosent un à un faisant retomber sur la scène des centaines d’étincelles rougeoyantes. C’est finalement là que les barrières se brisent le mieux ; lorsque Laurent Boutonnat se décide enfin à casser ses jouets, à se foutre des rè qu’il aurait dû se fixer ; un peu à l’image de ses débuts en 1985 quand il mettait un grand coup de pied dans la fourmilière du vidéo-clip mondial.

 

C’est dans le concert futuriste qu’il se sent davantage à l’aise (il est co-responsable de la tournée 1996 de Mylène Farmer) et se dépêche donc en accélérant le montage de nous exposer son dépliant-test de l’Olympia 2003 de la petite. C’est alléchant certes, mais à part les 53 premières secondes du clip, le reste ne revêt guère d’intérêt si ce n’est pour les cinquantenaires amateurs de la plastique des copines de l’âge de leurs filles.

Publié dans Mylène et ALIZEE | Pas de Commentaire »

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...