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CLIP BLEU NOIR – 2011

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

 réalisateur : Olivier Dahan 

CLIP Mis en ligne le 16/03/2011 

LE CLIP BLEU NOIR EN LIGNE est devenu ceci : http://www.mylenefarmer-bleunoir.com/ 

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 CLIP BLEU NOIR - 2011    dans Les Clips de Mylène 19688_a4ab87f1e3e5027b7e124b07c01fbf3dOlivier Dahan est le réalisateur du film « La Môme » retraçant la vie d’Edith Piaf qui avait permis à Marion Cotillard d’obtenir de nombreux prix en 2008 : un Golden Globe, le BAFTA, British Academy of Film and Television Arts de la meilleure actrice ; le César de la meilleure actrice et l’Oscar de la meilleure actrice.  

Olivier Dahan a réalisé « Frères » en 1994, « Déjà mort » en 1998, « Le Petit Poucet » en 2001, « La vie promise » en 2002, « Les Rivières Pourpres 2″ en 2004 et « My own love sng  » en 2009.

 

Il a également mis en scène le spectacle « Moozart L’opéra rock » en 2009-2010 et réalisé de nombreux clips parmi lesquels:
Zenzile, Simple Lesson
The Cranberries, Animal instinct
The Cranberries, Salvation
The Cranberries, Promises
Silmarils, Cours vite
Stéphan Eicher, 1000 vies
Renaud, Docteur Renaud mister Renard
MC Solaar, Les temps changent
IAM, Planète Mars
Princess Erika, Faut qu’j'travaille
France Gall, La seule chose qui compte
Raphaël, Le vent de l’hiver
Eagle-Eye Cherry, Falling in love
Zucchero, Non eppure ti amo
Zucchero, Cosi celeste
Sharleen Spiteri, All the times i cried
Francis Cabrel, Hors saison
Cali, Comme j’étais en vie
Mozart, l’opéra rock, Vivre à en crever et Le bien qui fait mal
Raphaël, Le bar de l’hotel

 

Olivier Dahan débutera le 12 avril prochain le tournage de son nuveau film « Les seigneurs » une comédie sur le foot amateur et assurera également la mise en scène des prochains concerts de Johnny Hallyday en 2012. 

 

photo_1298107739 dans Les Clips de Mylènetentative d’analyse par Hugues Royer de wordpress.com 

Après plusieurs écoutes de l’album Bleu Noir, un constat s’impose : c’est un album plus noir que bleu que signe Mylène. Ce qui fait de ce nouvel opus l’exacte antithèse de Point de suture, qui surfait sur des rythmiques up tempo. On sentait Mylène conquérante et sereine. Ça n’a pas duré… La faute, sans doute, à l’extraordinaire vertige consécutif à la scène. « Après la tournée et les concerts au Stade de France, dit-elle dans Paris Match, il s’opère une effrayante descente aux enfers malgré le succès, un vide sidéral, un manque. »  Plus que cela encore, une angoisse terrible et des pulsions auto-destructrices, si l’on en croit les nouvelles chansons de la chanteuse. « Tu reviens toujours / Mélancolie », dit-elle dans Moi je veux. Dans M’effondre, elle indique avec une sincérité bouleversante ces instants où l’âme sombre dans une peur irrépressible. La répétition finale de « Jusque là tout va bien » résonne d’ailleurs comme un cri déchirant en forme d’autosuggestion, une manière de se rassurer quand tout est incertain. Dans Light Me Up, elle évoque ses insomnies, la douleur brûlante de la solitude : « It’s so cold in my song ».  Avec Diabolique mon ange, elle va encore plus loin, caressant l’idée de la défenestration : « A tout jamais de celles / Qui entrouvrent fenêtre / Qui parlent et puis se jettent ».  

Seul l’amour représente l’espoir, ce qu’on ne peut retirer à ceux qui le partagent. « Car l’amour / Est à nous / Pour toujours », chante Mylène dans Toi l’amour, qui mériterait d’être un single, tant l’intro signée Moby est magistrale.  C’est l’être aimé que Mylène appelle au secours, c’est à lui qu’elle demande de la réanimer dans Light Me Up.  Parce que, malgré tout, « La bataille est belle / Celle de l’amour / Disperse tout ». 

Rien de nouveau dans le fond des thématiques abordées dans ce nouvel opus. Mais dans la forme, il y a une avancée vers une parole plus ramassée, plus dépouillée, limite télégraphique, un cri archaïque qui permet à Mylène de sublimer ses blocages, comme elle le confirme encore dans son excellente interview face à Nathalie Rheims. Est-ce d’avoir fait appel à d’autres compositeurs qui donne à la chanteuse ces audaces ? Pas seulement. C’est aussi parce que le vertige qu’elle a éprouvée est aussi abyssal que son succès sur scène a été phénoménal – on se souvient que l’album L’Autre, qui avait suivi la première tournée de Mylène, était très désespéré lui aussi. Après avoir écouté Bleu Noir, on ressent pleinement l’angoisse de la chanteuse. Et on se dit qu’on a affaire à une immense artiste qui n’était jamais allée aussi loin dans l’expression de ses peurs intimes. 

C’est devenu un clip dépouillé en noir et blanc, une Mylène vêtue d’un manteau noir, filmée trois quarts gauche, qui marche et chante. Classique, me direz-vous. Sauf qu’autour le monde respire, vibre, explose, jusqu’au feu d’artifice final. Jolie métaphore de ce que peut être le parcours d’une vie, les épreuves douloureuses, et la joie qui finit par triompher.  

Mylène n’est pas seule dans ce cheminement : trois lumières scintillantes l’aident à avancer, à tracer sa route en évitant les pièges. On peut songer à trois êtres disparus (son père, son frère et une personne dont on taira le nom). Bref, ce clip, parfaitement raccord avec les paroles de la chanson, a tout pour toucher les fans de la star.

La Vidéo en avant premier était celle-ci :  Image de prévisualisation YouTube 

11716-50sDans ce nouveau clip, Mylène Farmer marche entre les ténèbres et les éclaircis, entre la neige et les fleurs, entre les rires et les explosions. Le clip, en noir et blanc, paraît très simple dans la forme avec un plan séquence, une Mylène tantôt souriante tantôt troublante. 

Dans la chanson, Mylène Farmer dévoile des paroles optimistes et parle de la vie et de l’amour en ces mots : « La bataille est belle. Celle de l’amour disperse tout. La bataille est celle de longs, longs jours, mon amour« , dit-elle dans le refrain. 

Visionnez le clip ‘Bleu Noir’ de Mylène Farmer via son site éphémère créé à l’occasion de la sortie de l’album le 06 décembre dernier. 

Barre de Séparation

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Clip LEILA – 2010

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

Nouveau clip de Mylène Farmer : Leila ! 

 

Réalisé par : Alain Escalle
Diffusé le : 22 Novembre 2010
Durée : 4’06 

Paroles : Mylène Farmer
Musique : Darius Keeler
Editions : Stuffed Monkey / Darius Keeler
 

 

 

 

Vidéo 

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Clip LEILA - 2010 dans Les Clips de Mylène LeilaLeila est un prénom féminin arabe qui signifie nuit, thème récurrent de la poésie arabe, synonyme de magnificence et de douceur. Toutefois, selon Britannica, l’histoire de l’Iran, Perse, Leïla est un prénom laïc perse consacré au IVè siècle par l’historien d’une jeune femme. Belle épouse d’un riche marchant plus âgé quelle, Leïla collectionnait les amants, son époux ne pouvant l’honorer sexuellement. L’un des amants s’est permis d’assassiner le mari voulant Leïla pour lui seul. Bouleversée, elle se met à haïr les hommes et tua un à un ses amants pour être enfin lapidée n place publique par la population. Elle fut reconnus martyre au XIIè siècle. Leïla n’est pas la nuit, mais le crépuscule, le moment où la nuit survient, où les sensualités s’échauffent, où la musique emplit les âmes… Leïla est certes la douceur, mais aussi la dureté, elle est tenace, on trouve parfois « peau de vache » en ce sens qu’elle est aussi genreuse dans on amour que dans ses colères. 

 

Pour son grand retour sur le devant de la scène, on pensait que Mylène Farmer, comme à son habitude, se ferait rare et offrirait ses clips au compte-goutte. Eh bien, c’est l’effet inverse qui se produit pour la sortie de son album Bleu noir à paraître le 29 novembre 2010 prochain.

VIDEO-Mylene-Farmer-rassure-ses-fans-avec-le-clip-de-Leila_image_article_paysage_new dans Les Clips de MylèneEn effet, après l’arrivée en fanfare la semaine passée de Oui mais non, la célèbre rouquine offre déjà une seconde vidéo à ses fans ! Leila sera donc le second single de l’album. Une chanson très douce et envoûtante, à laquelle se rajoute des très belles images.

Il ne manque qu’une seule chose, une apparition de la star dans la vidéo… 

Leila Pahlavi, née le 27 mars 1970 à Téhéran et morte le 10 juin 2001 à Londres, est la fille cadette du shah Mohammad Reza Pahlavi et de sa troisième femme l’impératrice Farah Diba.

Source Wikipédia. 

Le désert et les dunes de sable chaud sont à l’honneur pour le nouveau clip de Mylène Farmer : « Leila ». Nouveau single ou simple vidéo pour illustrer l’un des futurs titres phares de son prochain album « Bleu noir », ce clip n’en est pas moins original pour sa conception épurée où images d’archives et images animées se côtoient. 

Suivant le nombre de visiteurs qui venaient cliquer sur ce site, des petites surprises étaient dévoilées aux fans de la chanteuse. Si c’est ainsi que le clip de son nouveau single « Oui mais… non » a été présenté la semaine dernière, c’est ainsi que celui de la chanson « Leila » , un très court extrait avait été diffusé sur le site . Ce morceau, dont les mots sont comme habituellement de la plume de Mylène Farmer, est en revanche produit par le groupe britannique Archive. Tout comme RedOne et Moby, ce 592763-0-592763-514220-avec-le-clip-de-leila-signe-alain-orig-2-jpg-8300622groupe a travaillé sur cet opus qui s’annonce très électro. 

 

Au niveau du texte, si les paroles n’ont pas encore été divulguées, on comprend que la chanteuse évoque le destin torturé d’une certaine « Leila », fille d’Iran. Loin d’en proposer une interprétation, ce titre nous a d’emblée fait penser à l’actrice Leila Forouhar. Cette dernière avait quitté son pays à cause de la Révolution iranienne des années 80 qui voulait étendre son contrôle sur toutes les formes d’art. La jeune femme quitta alors son pays pour la France. 

 

Quoi qu’il en soit, ce clip a été réalisé par Alain Escalle. Il a déjà travaillé avec Mylène Farmer sur plusieurs projets, notamment sur toute l’imagerie des concerts en 2006 (« Avant que l’ombre… à Bercy ») et 2009, pour sa dernière tournée qui avait fait escale au Stade de France les 11 et 12 septembre 2009. Par ailleurs, Mylène Farmer avait proposé l’un des courts métrages de ce réalisateur en guise de première partie lors de ses treize concerts événementiels à Bercy en 2006.

 


  Dans son album Bleu Noir Mylène propose une chanson, Leila, dont le texte lui a été inspiré par le destin  tragique de Leila Pahlavi.
Mylène expliquait dans le
JT de France du 12 décembre 2010


1058751746« C’est une rencontre. J’ai rencontré la maman de Leila, je ne la connaissais pas. J’ai rencontré une femme d’une grande dignité, une femme très belle. Et, la personne qui m’a présenté cette femme m’avait dit que sa fille Leila qui est décédée écoutait beaucoup ma musique ce qui m’a évidemment touché. Sans narcissisme aucun, son histoire m’a touchée: le fait qu’elle ait du partir de son pays. Et, j’ai rencontré à nouveau une deuxième fois cette femme et je lui ai présentée et la chanson et le clip qui illustrait cette chanson. C’était un moment qui était incroyable d’émotion, de pudeur aussi. Et là, actuellement, je lis la biographie de sa maman qui semble être extrêmement et touchante, et intéressante. Passionnant ! «  

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CLIP SI J’AVAIS AU MOINS – 2009

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

 

Date de tournage:  juin 2008 

Lieu de tournage: République Tchèque 

Réalisateur: Bruno Aveillan 

Durée: 05’30 

 

VIDECO CLIP 

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Le clip est la prolongation de Dégénération. L’ensemble de ces deux clips sera complété par une introduction, le tout formant The Farmer Project, réalisé par Bruno Aveillan, d’une durée de 13′09″. 

 

Il a été diffusé le vendredi 16 janvier 2009, à 00 h 30, sur M6

 

mysticisme de la chanteuse française

CLIP SI J’AVAIS AU MOINS – 2009 dans Les Clips de Mylène mylene-farmer-si-j-avais-au-moins-singleMylène Farmer s’était faite plus espiègle et plus sensuelle dans son dernier clip Apelle mon numéro. On la voyait se rouler dans un lit de fleurs ou de feuilles d’automnes. Un clip frais qui tranchait avec le précédent, Dégénération, premier extrait de son album Point de suture. Mais que les fans se rassurent, après cet intermède florale, Mylène Farmer est retournée à son registre de prédilection, le mystère et le mysticisme. Ainsi, son nouveau clip, Si j’avais au moins, présente une Mylène Farmer aux dons surnaturels, habillée comme l’héroïne du film Le Cinquième élément.
 
Si ce clip est le troisième extrait du dernier album de Mylène Farmer, il fait pourtant suite au titre Dégénération. Souvenez-vous, dans celui-ci,
Mylène Farmer était dans une salle d’opération, entourée de médecins et de soldats. Elle s’évadait alors de cet endroit lugubre en lançant des flammes d’amour et de désirs sexuels…Aussi, on a le sentiment que l’action du clip Si j’avais au moins se situe à la suite de Dégénération. Mylène Farmer, toujours dotée de pouvoirs surnaturels entre dans une salle emplie d’animaux servant pour les expériences scientifiques. Son pouvoir lui permet alors de guérir les blessures de ces êtres innocents, comme un petit chat ou même une biche.
 
Mylène Farmer reprend dans ce titre ses intonations de voix fluette et mystérieuse qui font son succès. Elle renoue ainsi avec la formule à succès de ses clips, véritables petits films qui nous entraînent dans son univers. Les fans de la jolie rouquine ne devraient pas être déçus !     
 
On attend désormais le prochain clip pour la suite de l’histoire !  

 

 

Synopsis:

MF2000_129a dans Les Clips de MylèneDans un pays imaginaire, au milieu de la nuit, deux policiers véreux sont surpris par l’apparition soudaine d’une créature luminescente. Alors que celle-ci prend une apparence humaine, les deux comparses paniquent et neutralisent violemment l’humanoïde… La créature se réveille, prisonnière dans un hôpital militaire sordide. Alors que des chercheurs s’apprêtent à pratiquer sur elle une série d’examens, elle se libère de ses liens. Incrédules dans un premier temps, ses geôliers se ressaisissent et tentent de la maîtriser. Mais face à l’emploi de la force physique, la créature répond en utilisant d’étranges pouvoirs qui transforment l’agressivité en énergie sensuelle… Peu à peu l’onde d’amour prodiguée par l’aliène se répand et brise l’oppression ambiante… La créature s’éloigne alors dans les coursives de l’hôpital et découvre un laboratoire d’expérimentation sur les animaux. Profondément choquée par tant de souffrance et d’injustice, elle utilise ses pouvoirs bienfaiteurs pour soigner, puis libérer les animaux, avant de redevenir énergie pure, fusionnant avec l’univers, s’éloignant ainsi de la folie des hommes…page en construction…

source: allocine.com

Première diffusion sur le net: le 09 janvier 2009


Infos / Anecdotes:

Le tournage a duré une semaine et s’est déroulé au mois de juin 2008 en République Tchèque à proximité de Prague dans un ancien hôpital psychiatrique.

On a pu découvrir une première partie de ce film dès le mois de juillet 2008 avec le clip Dégénération


Il n’avait alors pas été révélé que ce clip s’intégrait en fait dans un court-métrage et, véritable tour de force à l’heure des rumeurs sur le net, le secret sera entièrement préservé jusqu’à l’annonce, le 22 décembre, dans un communiqué officiel de la chaîne M6, de la diffusion en janvier du « Farmer Project »:

« Le vendredi 16 janvier 2009, entre 0h30 et 00h50, M6 diffusera en exclusivité le film inspiré de l’album de Mylène Farmer « Point de Suture » à l’occasion de la sortie de son dernier single « Si j’avais au moins… ». En préambule aux concerts des 11 et 12 septembre 2009 au Stade de France, la star a souhaité réserver aux téléspectateurs de M6 le programme-événement «THE FARMER PROJECT » réalisé par Bruno Aveillan. « Renouant avec ses films clips précurseurs tels que « Libertine » ou « Pourvu qu’elles soient douces », THE FARMER PROJECT est un film incluant les clips « Dégénération » et « Si j’avais au moins… », véritables courts métrages conçus pour ne faire qu’un. Ils seront complétés par un making’of réalisé lors des 7 jours de ce tournage. »

MF2000_151aLes chorégraphies sur la partie Dégénération ont été créées par Philippe Combes, directeur de la compagnie de danse Cave Canem (qu’il dirige avec Nataly Aveillan, la soeur de Bruno Aveillan). Ce sont des danseurs tchèques que l’on peut découvrir dans le clip.

Stéphane Levallois a créé le story-board du « Farmer Project » et beaucoup travaillé avec le réalisateur Bruno Aveillan sur le design de ce film.
Il a dévoilé sur son site internet quelques dessins de ce story-board 

 


Le petit singe que Mylène tient dans ses bras n’est pas son singe ET

Il était bien prévu dès le début de la conception du « Farmer Project » que les deux chansons de ce film seraient Dégénération puis Si j’avais au moins… 

Analyse de Hugues Royer

« The Farmer Project » vu par Hugues Royer, l’auteur de la biographie « Mylène » parue en 2008 aux éditions Flammarion.

 

 


« Soudain, elle se redresse, créature luminescente qui prend une apparence humaine, chevelure rousse balayée sur une silhouette gracile. 


 Elle est nue comme la vérité. Son pouvoir, elle le concentre entre ses mains qui se superposent, formant un mystérieux calice. Les deux policiers qui lui font face ont des sueurs froides d’avoir fait une rencontre aussi inquiétante. Alors qu’un rayon bleuté jaillit du bras droit de l’alien, ils lui tirent dessus, pris de panique, et le neutralisent. On connaît la suite : allongée dans un laboratoire, Mylène est scrutée sous toutes les coutures, comme une bête de foire. Puis elle s’éveille et fait voler en éclats les liens qui la retenaient prisonnière. Face à ses geôliers, elle répand une onde d’amour qui transforme l’agressivité de ses adversaires en énergie sexuelle. Et les chercheurs, bientôt rejoints par des militaires casqués, de s’adonner à une vaste étreinte collective, lente chorégraphie des corps dénudés. S’éloignant de ce lieu, la créature découvre dans une salle voisine un laboratoire d’expérimentation sur des animaux. Utilisant la magie, elle libère ceux-ci et les conduit vers la nature verdoyante. Avant de redevenir elle-même énergie pure et de quitter la Terre où elle n’aura fait qu’un passage éclair.

MF2000_07a D’aucuns prétendaient que son retour, avec l’album « Point de suture », en août dernier, n’apportait rien de neuf. Le court-métrage intitulé « The Farmer Project », réalisé par Bruno Aveillan, offre la preuve éclatante du contraire. Mylène Farmer y interprète un personnage qui, à l’instar de « Libertine », transcende la simple partition des deux chansons qui en forment la trame musicale, « Dégénération » et « Si j’avais au moins… » Dès ses débuts, se hissant au-dessus du lot, la chanteuse avait revendiqué l’image comme une priorité. Avec cette nouvelle fiction, elle enrichit sa légende d’une œuvre aussi puissante que l’ont été les premiers clips de Laurent Boutonnat. Certes, le scénario semble quelque peu inspiré du « Cinquième élément » de Luc besson, mais Mylène y a projeté sa mythologie personnelle. Ainsi lorsqu’elle libère les animaux, on peut relier cette séquence à une véritable anecdote de sa vie que je relate dans mon livre : dans un restaurant, elle avait exigé qu’on remette à la mer des homards et autres custacés destinés à la consommation et retenus dans un aquarium. Figure christique vêtue de simples bandelettes qui guérit par l’imposition des mains, le personnage qu’elle joue est si convaincant qu’il ferait presque oublier la chanteuse. Ce n’est pas la première fois que la star est dotée de pouvoirs surnaturels (c’était le cas dans « L’Âme-Stram-Gram »). Ce n’est pas la première fois non plus qu’elle se dissout dans l’ordre cosmique (elle devient poussière à la fin de « Fuck Them All »). Toutefois, on aurait tort de voir ici l’expression de quelque mégalomanie. Bien sûr, sa position de star lui offre une forme de toute puissance. A mon sens, « The Farmer Project » est plutôt la métaphore de l’artiste qui, parce qu’il est différent, est l’objet d’une curiosité malsaine de la part des autres, alors que sa seule vocation est de libérer ses semblables de leurs chaînes. Après vingt-cinq ans de carrière, Mylène Farmer prouve, avec ce court-métrage, à quel point elle reste une artiste exceptionnelle. Elle nous livre aussi un échantillon prometteur de ce que pourrait être le long métrage qu’elle envisage de tourner avec Bruno Aveillan. »

source: http://www.lepost.fr/article/2009/01/22/1395889_the-farmer-project.html 

 

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2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR

Posté par francesca7 le 19 septembre 2011

 Réalisateur: Alain Escalle 

Lieux de tournage: Studios Saint-Ouen et Paris 

Date: février 2009 

Durée: 03’49 

Vidéo : 

 Image de prévisualisation YouTube

 

 

C’est début février que le concept du clip a été décidé, Mylène ayant été intéressée par les visuels créés par Alain Escalle pour la chanson C’est dans l’air pour les futurs concerts: « des matières expérimentales très graphiques sur le thème de l’électricité statique et le crâne, tête de mort de Mylène, qui chante C’est dans l’air sur l’écran principal. »

A partir de ces images du crâne qui chante, Mylène a eu envie de chorégraphies avec des squelettes.
Ont été intégrées des images d’archives sur des essais et explosions nucléaires apportant un aspect plus sérieux « contrebalançant » le second degré des chorégraphies.

2009 – CLIP C’EST DANS L’AIR dans Les Clips de Mylène 2412444133_small_1Le tournage du clip s’est déroulé en deux parties.
En février 2009, à Saint-Ouen pendant une longue journée pour les images avec Mylène enregistrées sur fond vert afin d’intégrer dans un deuxième temps les images de synthèse.
Dans la même journée ont été tournées des images pour le concert puis celles pour le clip (jusqu’à 04 heures du matin !).
A Paris, pour « enregistrer la chorégraphie pour la motion capture (traitement informatique) », ce sont des mouvements de Mylène mais aussi de Christophe Danchaud qui ont été enregistrés.
Le travail sur le clip a duré plus d’un mois, clip qui aura été achevé le 07 avril 2009 quelques jours avant sa première diffusion en télévision le 15 avril.

C’est Mylène qui a décidé que les visuels des différents supports promos ou commerce de C’est dans l’air proposeraient des captures du clip afin de probablement  « imposer le style graphique du clip en cohésion aux images du concert ».

source: Interview d’Alain Escalle – IAO Eté 2009 N°3


Dans le classement des clips les plus diffusés sur les chaînes musicales en France en 2009, C’est dans l’air est 47ème
(le meilleur résulat pour un clip de Mylène depuis C’est une belle journée, 40ème en 2002).

 

Barre de Séparation

Analyse du clip

« Mylène Farmer: Coma Extatique » par Arno Mothra 

 

   Préparez-vous à ce grand scoop : il paraîtrait que depuis ses débuts dans la chanson, Mylène Farmer apprécie le symbolisme, la philosophie et l’art ambigu. En 2009, là où certains s’adonnent à tergiverser, à l’aide de toute l’objectivité requise pour un sujet aussi percutant, sur le nouveau brushing de Mylène, il semblerait pourtant que son clip C’est dans l’air ait davantage de messages à exprimer.

     Pour son approche personnelle de la spiritualité et d’une certaine anticipation de l’apocalypse, la vidéo de C’est dans l’air, réalisée par Alain Escalle et diffusée depuis peu sur les chaînes télévisées, semble mélanger certains prophéties Mayas, les énergies inversées et les quatre symboles géométriques fondamentaux. Explications. 

2411199457_1 dans Les Clips de MylèneCivilisation mexicaine, mystique et mystérieuse disparue inexplicablement au quinzième siècle, les Mayas du Nouvel Empire sont principalement connus pour leur architecture aussi méticuleuse que somptueuse quant à leurs temples et leurs pyramides, ainsi que pour leurs sciences troublantes de l’astronomie et leur système mathématique vigésimal (base de vingt dans la numérotation). Point culminant de leur savoir : leur calendrier (le Tzolkin, almanach sacré, basé sur un cycle de treize fois vingt jours, soit deux cent soixante jours).

     Convaincus de l’influence du cosmos comme activateur de l’esprit humain, les Mayas créèrent des cycles récurrents, dont le nôtre qui aurait commencé en 3114 avant Jésus-Christ (création du monde ou naissance de certaines divinités) pour se terminer en 2012. Cette année 2012 marquerait la fin du cinquième soleil, d’un cycle de cinq mille cent vingt-cinq ans et d’un cycle de treize ans, donnant ainsi lieu à un moment de transition décisif et de transformation importante. Non synonyme de chaos à proprement parler dixit les plus grands spécialistes de l’astrologie Maya, cette fin de cycle correspondrait à une entrée de l’Homme dans une nouvelle ère, une nouvelle dimension demandant une transformation personnelle de chacun d’entre nous. Le cycle de 2012, à priori, ne serait pas le dernier puisque sonnant le glas du cinquième mais impliquant un nouveau à venir en 2013, d’une durée de cinq mille cent vingt-cinq ans, après l’inversion des pôles magnétiques de la planète ; un cycle avant lequel l’Homme devra prendre conscience de la spiritualité, et vaincre les religions.
     S’il ne s’agit ici en aucun cas de porter ou non du crédit à ces théories catastrophiques (très en vogue et, comme par hasard, pendant ce lavage de cerveau insupportable concernant la Crise : admirez la coïncidence), il parait probable que la charmante rousse ait tenté d’établir un parallèle entre son nihilisme assumé (quoique flou) et la fin du dix-septième calendrier des Mayas 

  Points communs avec la vidéo d’Alain Escalle : un aperçu de l’alignement des planètes sur certains plans, la retranscription de la violence des hommes (guerres) avant le véritable chaos (explosion de la Terre), un soleil influent (semblant, paradoxalement, n’éclairer que très peu les entités dans le clip, noyé dans le noir et blanc), un mouvement flou mais effrayant du système solaire. Dans le refrain de la chanson, Mylène Farmer évoque l’emprise dangereuse du nucléaire et la passivité des hommes à entreprendre une prise de position majeure afin de limiter les dégâts (« On s’en fout, on est tout, on finira au fond du trou »). En se basant sur des messagers du temps et des traducteurs des pensées Mayas, l’Homme pourrait préparer le chaos, voire le surmonter, dans la mesure où l’Univers lui fournirait des informations quant à son devenir, et à celui du cosmos. Le procédé de régénération servirait également à se débarrasser des poubelles religieuses. 

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     La force de l’esprit collective, Mylène ne semble pas y croire, si l’on se réfère aux couplets des paroles de C’est dans l’air (énumération de vanités, puis surtout « Que faire des ruses, que fait le vent ? »). Tout ceci renvoie évidemment au constat de statisme dans la chanson Dégénération (et sa mise en image). « Les fous sont des anges » : des indicateurs ? Des sauveurs ? Qui sont ces fous, ces anges ? Des prophètes ? Dans ce cas de figure, la chanteuse appellerait à écouter les mises en garde (« C’est nécessaire, prendre l’air… », « c’est salutaire, sauf qu’ici loin sont les cieux »)… 

Remarquons enfin la prépondérance du squelette (et plus particulièrement de la boîte crânienne) au sein du film. Selon la légende Maya, il existerait treize artefacts de crânes de cristal (datant de plus de cinq mille ans). Cette même légende indique qu’il faudrait regrouper et aligner les treize crânes ensemble, le 21 décembre 2012, afin d’appeler Gaia (divinité primordiale identifiée à la Terre-Mère) à empêcher le basculement de notre planète. Créés pour des rites divers, ou pour de la magie blanche et noire, les spéculations les plus folles autour de ces sculptures ne permettent toujours pas à l’heure actuelle d’émettre une définition claire sur la signification exacte de ces objets. Cinq à six crânes de cristal retrouvés parmi les douze existants (selon les sources) seraient authentiques ; petite coïncidence avec le nombre de « danseurs » accompagnant Mylène, ne servant pas à grand-chose puisque assistant à l’explosion ? Mylène n’aurait-elle pas pu représenter Gaia dans la divinité perdue de The Farmer Project ? 

Autre parallèle important : les quatre symboles – géométriques – fondamentaux qui sont le carré, le centre, le cercle et la croix. Description rapide de la chose :
     Réel absolu et premier symbole fondamental, le centre se définit comme foyer d’intensité dynamique, le centre des centres étant Dieu. Dans la civilisation Maya (encore), le centre de la croix des points cardinaux correspond au cinquième soleil, époque à laquelle nous vivons.
     Point étendu et deuxième symbole fondamental, le cercle symbolise l’homogénéité, le temps, voire, chez les babyloniens, le cosmos.
     Troisième des quatre symboles fondamentaux, la croix connecte le cercle et le carré entre eux par l’intersection de ses deux droites coïncidant avec le centre. Symbole de la Terre, de l’union des contraires (terre et ciel), des quatre points cardinaux et de la totalité du cosmos, la croix se distingue également par l’essence qu’en ont faite certaines religions. Anecdote amusante : en Chine, le chiffre de la croix est le cinq ; les danseurs morts aux côtés de Mylène se comptent également au nombre de cinq (six à la fin de la vidéo). 

Enfin, le carré représente la Terre, l’opposition au ciel et au créateur. Le cercle exprime les quatre phases du mouvement cyclique, alors que la Terre mesurée par ses quatre horizons est carrée. La croix jumelée au carré indique l’expression dynamique du quaternaire (ce qui n’est pas suggéré dans la vidéo). Si la définition du cube pourrait se révéler plus complexe, elle définirait en revanche d’autant plus la logique des images de C’est dans l’air, puisque symbolisant l’arrêt du développement cyclique car déterminant l’Espace en ses trois dimensions.
     Dans C’est dans l’air, le carré, le cercle et la croix gravitent au centre.
     Pas nécessairement facile de s’y retrouver à premier abord, mais au bout du compte, le message est plutôt simple.

     En usant d’autodérision et de nihilisme, Mylène se moque ouvertement des dérives sectaires de l’interprétation des religions – et prophéties – ou de l’évolution néfaste des hommes, se permettant carrément de leur ricaner au nez (« L’infamie, c’est laid aussi »). La chanteuse est déjà morte, se transformant en cadavre (ou crâne de cristal, c’est selon) le temps de quelques plans et dansant sur une planète éteinte avec de vieux restes, des squelettes, sans identité : une petite fête organisée sur les décombres servant de socle éphémère. 

Pas aussi moralisateur qu’il ne le prétendrait en apparence, le texte de C’est dans l’air expose une réflexion personnelle sur une évolution vaine puisque parée à aucune donne salvatrice de l’Homme. C’est laid ? Tout à fait, autant s’en amuser puisque aucun discours ou monologue narcissique n’y changeront quelque chose. 

    mini-wallpapers-mylene-farmer-766 Ce texte et son vidéo-clip se perçoivent alors de plusieurs façons possibles. Mylène pourrait évoquer un espoir d’évolution positive, puisque utilisant l’humour et l’autodérision (les squelettes, le rire) et surtout, souriant sur les dernières images, avant le désastre. L’on pourrait accoler à ce (joli) sourire une non croyance aux prophéties apocalyptiques, une marque de je-m’en-foutisme très narquois ou un signe de libération ; les images d’archives correspondraient alors à une vision de perpétuation. Les évènements se reproduisent toujours, sans que chacun n’en prenne note et conscience.

     Dans une suite logique au pessimisme, Mylène quittait la Terre à la fin du Farmer Project, pour finalement la retrouver dans C’est dans l’air, en plein ordre de chaos. Difficile de croire au hasard sur l’œuvre de Mylène Farmer, puisque avec C’est dans l’air, tout un concept se développe autour de Point de suture : l’appel au rassemblement des troupes et de l’esprit (Dégénération, « je suis coma là mais faut qu’ça bouge », Réveiller le monde), l’idée du chaos (C’est dans l’air) ou d’échappatoire (Paradis inanimé), l’affiche de la tournée montrant une Mylène déchue, telle une météorite (très en vogue cette obsession pour les météorites cette année dans le milieu du spectacle) et, en dernier lieu, ce terme de rupture évoqué dans le titre de l’album, en lien avec cette poupée morte de la pochette, écartelée, à laquelle il ne reste probablement que l’esprit. 

Petit aparté en conclusion : il devient difficile de ne pas s’étonner quant aux prétendus plagiats d’Alain Escalle, artiste de talent s’il en est, sur le clip du groupe indus Laibach Tanz mit Laibach et celui, d’autant plus banal, d’Indochine avec le récent Little Dolls. Quelques petites précisions à se mettre en tête :

 Laibach a, depuis ses débuts et tel Rammstein quelques années après, toujours misé sur une image provocatrice ; de ce fait, un éventuel clin d’œil à ce groupe à travers C’est dans l’air ne paraîtrait pas fortuit. Rappelons aussi que, en dehors du fait indéniable que cette vidéo ne soit ni d’une grande qualité ni d’une subtilité épatante (quelles belles chaussures !), Tanz mit Laibach ne semble pas spécialement éloignée de ce qu’avait proposé Madonna à travers sa deuxième version d’American Life, quelques mois plus tôt.

_ Indochine, et malgré le talent que l’on accorde ou non à sa musique, n’a strictement rien inventé à travers son clip Little Dolls. Petit rappel de bon aloi : Mylène Farmer et Laurent Boutonnat utilisaient régulièrement ce genre d’effets dans leurs vidéos tournées dans les années 80. Ainsi, était incorporée une photo de Freud dans le clip Maman a tort, voire des images d’archives dans celui de Tristana (d’ailleurs sorti quelques mois avant Les Tzars d’Indo).

   mylene-farmer-oh-my-god1_mini  Mylène Farmer et Laurent Boutonnat ont toujours évoqué des références. Cela constitue l’œuvre, puisque dresser des influences est propre à tous les artistes dotés d’un minimum de sens et de culture (pour les autres, on retrouve sans peine la génération Liane Foly), car comme le soulignait l’auteur expérimental Chloé Delaume, tout art n’ayant comme unique but celui de divertir se révèle telle une propagande du vide, une lobotomisation ou une éponge vaseuse. Il s’agit de ramollir le cerveau humain. Car l’art sert aussi à cultiver, à apprendre, à approfondir certains sujets en renvoyant à des sources diverses (procédé appelé argumentation). Cette richesse culturelle a toujours différencié Mylène de la majorité, dans une œuvre parfois difficile à cerner mais souvent fascinante, ambiguë, unique. C’est aussi pourquoi, en dehors d’une évolution musicale pas toujours présente, elle nous passionne, et pourquoi nous l’aimons.
     En 1999, Mylène regrettait lors d’une interview que l’on titre sur elle : « Mylène Farmer, les jambes les plus belles de la chanson française. » Peut-être doit-elle bien rire en constatant qu’aujourd’hui, certains ne trouvent rien de plus constructif que de débattre sur sa coupe de cheveux, même si toutes les hypothèses et explications de textes ne relèvent que de la pure subjectivité. L’artiste a évolué, le public aussi. Ainsi soit-il.

Arno Mothra (le 29/04/2009 pour localhost/mylene

 

 

30e07fcLe réalisateur du clip de C’est dans l’air est Alain Escalle7. Il était le réalisateur du court-métrage Le conte du monde flottant proposé en première partie des concerts de Mylène Farmer sur Avant que l’ombre… à Bercy en 2006 et des images de scène que l’on pouvait apercevoir sur les écrans géants et sur la croix centrale. 

Le clip illustrant C’est dans l’air est diffusé depuis le 15 avril 2009 sur les chaînes musicales. Des images d’archives d’explosions évoquant la destruction à grande échelle sont diffusées tout au long du clip. On y note, par alternance avec les dites images, la présence de squelettes (images 3D réalisées par Alain Escalle) qui dansent autour d’une Mylène Farmer vêtue d’un blouson de cuir, d’un mini-short et d’une ceinture dont la boucle représente une tête de mort. À la fin du clip, la Terre explose. 203083351_smallLes éléments visuels du clip qui reposent sur le souffle nucléaire s’entrechoquent comme un collage violent. Les éléments graphiques du clip sont fabriqués à partir des éléments visuels utilisés pour le spectacle sur scène et font référence à l’universalité du monde au travers des primitives géométriques. Nous y retrouvons la thématique de la destruction chère au réalisateur et déjà présente dans son film Le conte du monde flottant, ainsi que la référence affirmée de Rage net (1988), Mothlight (1963), Dark tower de Stan Brakhage, et le travail du photographe primitif Charles Winter (Éclair de l’appareil de Rhumkorff). Alain Escalle utilise aussi un élément visuel abordé dans l’une de ses précédentes installations (Fantôme d’amour en 2005) où l’on peut retrouver les éléments de flashs et d’éclairs autour de la silhouette d’une femme qui danse sur ciel étoilé. Le tout est en noir et blanc. Et la technique mélange encore une fois des sources mixtes : 3D, images du Soleil, de la planète Terre tournoyante, de branches d’arbres et de forêts en noir et blanc puis en négatif, retraitées puis déformées au travers de filtres numériques dont la particularité est de générer des images aléatoires d’éclairs. Ce mélange trouve sa touche finale dans l’utilisation de peinture sur la pellicule qui donne au clip son aspect vieilli et usé par le temp 

Ce dernier document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/C%27est_dans_l%27air ». 

 

  

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