L’écriture Farmer évolue

Posté par francesca7 le 11 septembre 2011

Finalement, la musique n’apporte rien de raiment neuf. Si ces quatorze titres de l’album restent du pur Mylène, le détail qui séduit immédiatement l’oreille, c’est la voix de la chanteuse, rendue plus grave par son péché mignon, la cigarette ! 

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En effet, dans Avant que l’ombre… la pureté de son timbre est ce qui frappe le plus ses auditeurs. Comme si la chanteuse avait redécouvert sa voix. Grave ou aigu, ce timbre si particulier rend l’album attirant malgré des mélodies qui sentent le « déjà entendu » ! Quant à l’ambiance du disque, elle est plutôt douce, composée essentiellement de ballades (Avant que l’ombre…, Ange parle-moi…). Pour ne pas déroger à la tradition « farmerienne », on trouve ici et là quelques références culturelles à Rodin ou à Virginia Woolf. 

Notons par ailleurs que son écriture a encore évolué, mélangeant l’éternel spleen à un humour plutôt ironique et à un lot d’allusions coquines dans QI., Pornographique ou L’amour n’est rien

A défaut de proposer un son différent, ce nouvel album nous prouve que, à 44 ans, Mylène ne s’est jamais sentie aussi bien dans sa peau ! Avec une première pour la chanteuse ; l’invitation d’un titre fantôme, comme un dernier invité mystère, le fascinant Nobody Knows… 

Cet album donne une nouvelle image de Mylène, plus apaisée et moins torturée. D’ailleurs, on la sent même prête à changer de registre… Comme si deux Mylène cohabitaient dans la star Farmer ; la tourmentée qui pleure son angoisse de la mort, une idée qui ne la quittera jamais, et la bienheureuse qui aime l’amour et ses folies et qui a bien l’intension de les faire partager à la France entière. 

Les critiques, qui paraissent dans la presse, ne s’y trompe pas. Le Monde publie un article élogieux qualifiant la chanteuse de « radieuse et apaisée » et Rolling Stone affirme : « Ce disque d’une grande douceur ne souffre finalement que d’un défaut majeur ; il est le sixième album studio d’une artiste dont tout le monde attend trop ! »

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