Mylène, un article dans Elle

Posté par francesca7 le 2 septembre 2011

 

 

Toujours à la même période, le magazine Elle dans son édition du 5 avril 1999 offre une interview exclusive de la chanteuse, accompagnée d’un shooting signé par Jean-Marie Périer sur lequel il reviendra à l’occasion de son livre Flash : « On fait une première photo, je la sors du châssis et la lui tends. Mylène pose l’épreuve sur une table et se penche pour la regarder de près (…) Puis elle se relève en dodelinant de la tête et dit doucement : « Non ! » Et elle déchire la photo ». 

 

 

Mylène, un article dans Elle  dans Mylène 1999 - 2000 MF2000_133aVraie ou fausse rousse ?
Ma couleur naturelle est châtain, c’était fade. Je suis devenue rousse quand j’ai commencé à chanter.

Pourquoi pas platine ou corbeau ?
Parce que j’ai une peau de rousse. Il y a eu une erreur de la nature: j’aurais dû naître rousse.

Physiquement, comment se trouve-t-elle ?
(moue, gêne, silence) Je ne me supporte pas. Je me regarde peu, je ne vois jamais mes clips. C’est très douloureux.

Ce corps mince et musclé ?
Je me trouve trop maigre; je rêve de prendre cinq kilos.

Si peu s’aimer et sans arrêt se cacher derrière des masques, des déguisements, des maquillages
Mais ces masques, c’est moi qui les choisis. Forécement, ils traduisent quelque chose. C’est difficile de trouver le mot juste. Je ne suis pas portée sur les confessions. Je ne me livre pas parce que je ne sais pas. Je ne peux pas parler de moi. C’est douloureux. On peut en mourir.

La psychanalyse ?
Ça m’intéresse, d’un point de vue intellectuel. Mais je n’ai pas le temps, et je ne suis pas sûre d’avoir envie de ce genre d’introspection.

Son enfance au Québec
Je n’ai aucun souvenir d’enfance. C’est comme un trou noir : rien.

La neige dans ses clips et dans Giorgino
Je ne me sens bien que dans le froid. Pendant longtemps, je ne supportais ni le soleil ni la chaleur.Ça va mieux depuis que j’ai vécu en Californie.

Ses parents ?
Pardon, mais c’est mon seul territoire privé.

Laurent Boutonnat
Il compose, j’écris, il s’agit d’une vraie collaboration artistique. Tout ce que je peux vous dire c’est que je n’ai jamais fait quelque chose que je n’avais pas envie de faire.

L’atmosphère dix-huitièmiste de certains de ses clips

Je ne peux pas expliquer pourquoi mais je m’y sens bien. Je crois que je me sentirais mal dans toutes les époques. Mais tout compte fait, c’est au XIXè siècle que j’aurais aimé vivre, ne me demandez pas pourquoi.

L’ambiance sadomaso de ses clips ?
Cela doit correspondre à des fantasmes que je porte en moi.

Les cimetières, la mort qui plane partout ?
J’adore les cimetières, c’est un des endroits dans lesquels je me sens bien. Où que j’aille dans le monde, j’y vais, cela apprend beaucoup sur une culture, un peuple. Ce goût doit me venir de l’enfance. J’ai retrouvé des lettres de ma grand-mère dans lesquelles elle me disait : « Dimanche, je t’emmènerai dans tel cimetière ».

MF2000_16a dans Mylène 1999 - 2000Ses collaborations avec Luc Besson et Abel Ferrara
Je les ai appelés tout simplement. Ferrara, cela a été dur, des mois de négociation, de coups de fil à trois heures du matin.

Son désir de cinéma
J’en avais un désir presque clinique, le désir est toujours là. J’attends qu’un réalisateur ait envie de moi.

La notoriété lui pèse-t-elle ?
J’aime cet état-là, j’aime qu’on me reconnaisse, j’aime l’idée d’avoir accompli ce petit bout de chemin, mais je m’égare… C’est vrai que c’est aussi pesant. Quand j’ai besoin d’un réel anonymat, je vais le chercher à l’étranger. Je crois que je pourrais vivre à New York, je m’y sens bien. Je peux y marcher dans la rue sans me soucier de savoir si je suis jolie ou si je marche droit, entrer dans un café, des choses toutes bêtes.

Choses qu’elle ne peut plus faire à Paris ?
En tout cas, je ne me les autorise pas. On peut toujours faire tout ce qu’on veut, mais c’est dur d’être observée quand on n’a pas envie de l’être.

La vie de Mylène Farmer à Paris ?
Ma vie est essentiellement consacrée à mon travail. Je sors très peu, je vois peu de gens. Je vis comme une recluse. C’est vrai, parfois j’ai le sentiment d’être enterrée vivante. Mais il y a des choses plus douloureuses dans la vie.

Son singe capucin ?
Il est extraordinairement intelligent et agile; vous savez, ce sont ces singes qui aident les handicapés.

L’actualité ?
Le Pacs, la parité, non, je ne suis pas tout ça.

L’amour ?
On voudrait tellement que la passion dure, mais la réalité nous contraint à dire que, non, ça ne dure pas.
 

Laisser un commentaire

 

linergeek |
give to eat by eating |
ecouteconseil |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Hé ! lecteurs à Saint Marti...
| parlons-en!
| Je me SOUVIENS...