Souviens-toi du jour

Posté par francesca7 le 31 août 2011

 

Souviens-toi du jour dans Mylène 1999 - 2000 MF2000_82aSouviens-toi du jour est le trentième single de Mylène Farmer sorti le 28 septembre 1999. C’est le troisième extrait de son cinquième album studio Innamoramento. Ce titre a comme référence le livre Si c’est un homme de Primo Levi qui relate à travers son ouvrage de son histoire vécue dans les camps de concentration. A la fin de la chanson, Mylène chante « Zahrar eth ayom », ce qui signifie « Souviens-toi du jour » en hébreu.

 

Pour Souviens-toi du jour, Mylène s’est inspirée de la vie d’un auteur cher à ses yeux, Primo Levi, et évoque une de ces oeuvres dont le titre est « Et si c’est un homme ». Primo Levi fut arrêté en février 1944 puis déporté à Auschwitz où il resta presque un an. Il fera partie des rares survivants des camps de concentration. Selon lui, sa survie est due au fait qu’il fut déporté sur la fin de la guerre alors que les Allemands manquaient de main-d’œuvre. C’est après sa libération qu’il décide d’écrire pour dénoncer les atrocités qu’un homme est capable de faire à un autre. 

 

Dans sa chanson, Mylène nous demande de garder en mémoire ce crime contre l’humanité que fut le massacre des Juifs dans les camps de la mort (« Souviens-toi »). Tout ce qu’il restait d’eux n’étaient que des cendres qui furent emportés par le vent (« Quand le vent a tout dispersé »). Elle nous demande de rappeler à ceux qui oublient, de leur remettre se souvenir en tête puisqu’il il est trop affreux pour être oublié (« Quand la mémoire a oublié »). L’idée contenue dans le texte est parfaitement résumée dans le titre de la chanson : Souviens-toi du jour!
« Souviens-toi que l’on peut tout donner », c’est la solution proposée par Mylène pour aider ceux qui en ont besoin, ceux qui souffrent, en leur tendant la main et en leur offrant notre soutien moral. On peut les aider à se reconstruire pour rendre leur vie meilleure. Mais, si nous sommes capables de reconstruire, nous pouvons aussi, à l’inverse, détruire toutes choses qui nous assurent paix et bonheur
(« Souviens-toi que l’on peut tout briser »). Mylène nous demande d’être attentifs à nous et aux autres pour éviter le malheur
.
 

 

MF2000_72a dans Mylène 1999 - 2000Le refrain revient à l’idée générale du texte : se souvenir de ce cruel épisode des camps d’extermination pour ne plus qu’ils réapparaissent. Ainsi donc, Mylène choisit d’énumérer différents moment de détresse vécus par Primo Levi, plusieurs interprétations des paroles de ce refrain sont possible. »Le souffle à peine échappé » les déportés doivent subir quelque chose d’horrible et ce chaque fois qu’un souffle s’échappe de leur bouche. A peine arrivés aux camps, les voilà débarqués du train puis, séparés des leurs, ils vont subir diverses « examinassions » pour ensuite aller faire un travail des plus épuisant (et le mot est encore trop faible) et en recommencer un autre tout aussi pénible.« Souviens-toi des jours désenchantés, aux destins muets ». Les « jours désenchantés » sont bien entendu ceux des prisonniers d’Auschwitz. Eux qui n’ont connu que la souffrance dans ces camps et qui savaient qu’ils n’en ressortiraient pas vivants. Le mot « muet » peut se comprendre comme on sait que les déportés n’avaient pas le droit de communiquer entre eux. Mais, on peut y voir aussi une autre signification : dans les camps, les déportés n’avaient pas le droit de parler et devaient exécuter toutes les tâches qu’on leur demandait sans prononcer un seul mot. On les forçait à rester muet. De plus, même vers le chemin de la mort, lorsqu’ils devaient se rendre dans les chambres à gaz, ils allaient « mourir en silence », pour ne pas avoir a être torturé puis tué mais aussi pour ne pas « effrayer » les enfants.


Mylène répète inlassablement « Lui parler d’amour à volonté, d’amour à volonté » pour que l’on comprenne que la seule solution est de répandre l’amour autour de soi, de donner de l’amour à tous ceux qui le méritent et qui en ont besoin. « Et si c’est un homme, si c’est un homme », toujours dans sa recherche de l’autre, Mylène nous rappelle que nous devons l’aimer puisqu’il est comme nous : un être humain. Pour s’épanouir l’homme n’a besoin que d’une seule chose… aimer et être aimé à son tour.
Dans le pont musical, Mylène répète le titre de la chanson en hébreux pour rendre un hommage direct aux juifs déportés. Elle conclut sa chanson en reprenant les premières phrases de celle-ci en espérant que l’on ait compris son message : se souvenir pour ne plus que de telles atrocités se reproduisent.
 

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