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Innamoramento

Posté par francesca7 le 30 août 2011

Paroles et musique de « Innamoramento » 

 

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Paroles de Innamoramento issu de l’album du même nom 

 

 

  

Toi qui n’as pas su me reconnaître
Ignorant ma vie, ce monastère, j’ai
Devant moi une porte entrouverte
Sur un peut-être
Même s’il me faut tout recommencer

Toi qui n’as pas cru ma solitude
Ignorant ses cris, ses angles durs, j’ai
Dans le cœur un fil minuscule
Filament de lune
Qui soutient là, un diamant qui s’use
Mais qui aime

{Refrain:}
J ‘ n’ai pas choisi de l’être
Mais c’est là, « l’innamoramento »
L’amour, la mort, peut-être
Mais suspendre le temps pour un mot
Tout se dilate et cède à toi
Et c’est là, « l’innamoramento »
Tout son être s’impose à moi
Trouver enfin peut-être un écho

Toi qui n’as pas vu l’autre côté, de
Ma mémoire aux portes condamnées, j’ai
Tout enfoui les trésors du passé
Les années blessées
Comprends-tu qu’il me faudra cesser

Moi qui n’ai plus regardé le ciel, j’ai
Devant moi cette porte entrouverte, mais
L’inconnu a meurtri plus d’un cœur
Et son âme sœur
On l’espère, on l’attend, on la fuit même
Mais on aime

{au Refrain, x3} 

 

Innamoramento dans Les Chansons de Mylène Innamoramento

 

 

Publié dans Les Chansons de Mylène | Pas de Commentaire »

Pas le temps de vivre

Posté par francesca7 le 30 août 2011

« Paroles : Mylène Farmer
Musique : Mylène Farmer

Pas le temps de vivre dans Mylène 1999 - 2000 19brd_480x270_1b6mw2Cette sublime chanson de la main de Mylène (paroles + musique) est le troisième titre de l’album « Innamoramento » sorti en 1999. Elle a été écrite en hommage à son frère Jean Loup, décédé dans un accident de voiture en 1996. Depuis qu’elle a perdu son frère, Mylène ne retrouve plus son équilibre et est totalement perdue dans ce monde…
Le titre de la chanson, reprise des mots du refrain, ressemble à un euphémisme, une façon détournée de dire la douleur de vivre, sorte de transcription en langage poétique de l’existentiel : « pas (plus ?) envie de vivre ». La négation porte en elle le non-sens de la vie. Le temps de l’existence est miné.
Le texte s’ouvre (de façon cohérente avec le titre) sur le thème du temps qui passe, du temps que l’on vit, immensément long, comme le suggère le pluriel de répétition « il est des heures ». L’emploi du verbe « être » au lieu du présentatif avec le verbe « avoir » (« il y a ») résonne de façon existentielle. « Il est des heures », c’est aussi dire qu’il y a des moments sombres, des passades de chagrin. Le mot « ombres » est connoté de façon nocturne mais ce que dit surtout ce premier vers, c’est la crispation de la douleur. Car les « ombres » ont aussi le sens d’illusions. La jeune femme est rendue parfois à la raide réalité de la souffrance. Le sous-entendu contenu dans le verbe « se dissiper » est qu’elle détourne d’elle le plus souvent le chagrin dur et cru. La forme impersonnelle du verbe « se dissiper » montre que le processus se fait tout seul, à l’insu du sujet. Dans l’expression « la douleur se fige », on sent l’influence de Baudelaire et l’expression du spleen dans Les Fleurs du Mal : « un cœur qui se fige ».

 

Le refrain se caractérise par l’intrusion du « je » et du « tu ». Il dessine un dialogue plus personnel que la méditation antérieure sur la souffrance des heures de manque. L’auteur en appelle à l’impératif à celui auquel elle pense : apostrophe amoureuse « aime moi », quasi érotique « entre en moi » même si l’on comprend le niveau métaphorique de l’expression. « Dis moi », « Dis moi » deux fois sont un appel, émouvant à un dialogue, pourtant fictif. D’ailleurs le côté impossible et surréaliste de cet échange verbal au-delà de la mort est rendu dans le registre de « l’ivresse » et de la « nuit » folle : fête carnavalesque vers la mort (« la nuit se déguise »).
Les derniers vers retrouvent l’accent mélancolique de la chanson de Jacques Prévert chantée par Yves Montant avec le thème de la mer qui efface les traces des pas des amants sur la plage. Mais Mylène Farmer décline ce thème de façon féminine : c’est elle la mer (« je suis comme la mer »), ce qui donne une dimension métaphysique infinie à son sentiment de regret, de remords « n’avoir pas su » répond à « si j’avais pu » de façon irréversible et tragique. « Tes pas » c’est aussi le titre d’un poème fort connu de Paul Valéry qui a rapport avec la mer puisqu’il appartient au recueil « Le cimetière marin ». 

 

La dernière strophe exprime derechef l’impression d’une vie impuissante et brisée. La métaphore du « marbre sans veine » est originale. Associée au terme « pensées », elle évoque le cerveau comme matière morte, sans les surprises que l’on trouve normalement dans la pierre ou dans le bois et qui correspondraient aux veines et aux neurones. Un cerveau sans les marques de ses lobes et de ses connexions.


La métaphore suivante est moins originale mais très touchante quand même ; elle rappelle les paroles de la chanson de Brel « Ne me quitte pas » : « laisse-moi devenir l’ombre de ta main … l’ombre de ton ombre… l’ombre de ton chien ». L’intertextualité est évidente et voulue, vue la notoriété de cette chanson. Mais avec le mot « ombre », Mylène Farmer accède à un registre mystique et occulte qui lui est personnel. « Ombre » nous fait accéder au royaume des morts et fait écho au mot « clef » chargé de mystère ou au mot « astre » qui évoque à la fois l’infini de l’espace et la possible connivence du ciel avec nos caractères personnels.
Les derniers vers ont une connotation pathétique avec l’expression de la peur et le désir d’une main secourable : « ta main ». L’apostrophe au frère absent revient douloureusement dans le refrain et à l’écoute de cette chanson, on ne peut qu’être touché par les sonorités aiguës car l’assonance en « i » est récurrente et permet à la chanteuse de monter dans la gamme avec une voix féminine et des sons très ténus. 

Publié dans Mylène 1999 - 2000 | Pas de Commentaire »

Pas le temps de vivre

Posté par francesca7 le 30 août 2011

paroles et musique de « Pas le temps de vivre » 

 

Vidéo 

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paroles de « Pas le temps de vivre » 

 

 

Il est des heures, où
Les ombres se dissipent
La douleur se fige
Il est des heures, où
Quand l’être s’invincible
La lèpre s’incline
Mais
Si j’avais pu voir qu’un jour
Je serai qui tu hantes
Qu’il me faudrait là, ton souffle
Pour vaincre l’incertitude
Ecrouer ma solitude

Il est des heures, où
Les notes se détachent
Les larmes s’effacent
Il est des heures, où
Quand la lune est si pâle
L’être se monacale
Mais
Je erre comme une lumière
Que le vent à éteinte
Mes nuits n’ont plus de paupières
Pour soulager une à une
Mes peurs de n’être plus qu’une

[Refrain]
Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivre
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire de
N’avoir pas su trouver tes pas

Il est des heures, où
Mes pensées sont si faibles
Un marbre sans veine
Il est des heures où
L’on n’est plus de ce monde
L’ombre de son ombre
Dis
De quelle clef ai-je besoin
Pour rencontrer ton astre
Il me faudrait là, ta main
Pour étreindre une à une
Mes peurs de n’être plus qu’une

[Refrain]
Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivre
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire de
N’avoir pas su trouver tes pas

[Refrain]
Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivre
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire de
N’avoir pas su trouver tes pas

[Refrain]
Je n’ai pas le temps de vivre
Quand s’enfuit mon équilibre
Je n’ai pas le temps de vivre
Aime-moi, entre en moi
Dis-moi les mots qui rendent ivre
Dis-moi que la nuit se déguise
Tu vois, je suis
Comme la mer qui se retire de
N’avoir pas su trouver tes pas. 

 

 

Pas le temps de vivre dans Les Chansons de Mylène 2289195891_small_1

 

Publié dans Les Chansons de Mylène | Pas de Commentaire »

 

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