Le Clip de Regrets

Posté par francesca7 le 20 août 2011

Le Clip de Regrets dans Mylène 1991 - 1992 mylene-farmer-regretsCe clip est une production Requiem Publishing et Heathcliff SA. Il dure 6 minutes et 17 secondes. Réalisé par Laurent Boutonnat, la vidéo a été filmée à Budapest en février 1991 pendant deux jours, en même temps que celui de Désenchantée, dans un cimetière juif abandonné, avec un budget de 35 000 euros. Le train qui conduit au cimetière n’a été mis en marche que pour le tournage. Il a été diffusé à la télévision pour la première fois le 9 septembre 1991 sur TF1 dans l’émission Stars 90. Lors d’une interview, Jean-Louis Murat déclara qu’il avait été très surpris par le grand professionnalisme de Laurent Boutonnat.

Au début du clip, un tram s’arrête devant l’entrée d’un cimetière couvert de neige. Jean-Louis Murat sort du tram et entre dans le cimetière. Il passe devant une biche et s’arrête devant une tombe. Lorsqu’il s’assied, Mylène Farmer arrive derrière lui et met ses mains sur ses yeux. Jean-Louis Murat la prend par la main, puis ils courent, rient et se blottissent l’un contre l’autre. Ils s’assoupissent sur une pierre tombale puis se disent au revoir. Jean-Louis Murat reprend le tram et s’en va.

D’après une analyse effectuée par le magazine Instant-Mag, le clip est « la métaphore d’un amour passé et regretté ». Il « montre l’indispensable lien entre deux êtres, ainsi que l’inévitable destin de ce lien : nous pouvons nous attacher à l’autre mais aussi le perdre. »". Avec ce clip, Mylène Farmer  » a atteint la quintessence de l’élégante tristesse que comporte son travail ». D’après cette analyse, le personnage joué par Jean-Louis Murat serait vivant et essaierait de rencontrer le personnage de Mylène Farmer qui serait mort. Le train représenterait la transition entre ces deux mondes. La biche serait le symbole de la féminité et le bouquet de chardons évoquerait le désir d’amour « inconditionnel avec l’autre ». Quant à la neige, elle participerait à l’atmosphère morose de la vidéo et symboliserait « un masque doux mais mortel » qui isole les deux univers. Le biographe Bernard Violet a écrit que Laurent Boutonnat n’a fait que transposer la chanson en ajoutant son esthétique personnelle, dans ce cas un noir et blanc contrasté et surexposé.

Tout ce qui représente la réalité a été filmé à vitesse normale, tandis que tout ce qui décrit le rêve, l’espoir ou le regret, a été filmé au ralenti.

Le clip figure sur le DVD Music Videos I.

 

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