Incident in a ghost land pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 9 août 2016

 

Incident in a ghost land, c’est le titre, encore provi­soire mais vapo­reux à souhait, du long-métrage, dont les premières scènes seront tour­nées à New York, avant des prises de vues à Toronto, en août prochain. Derrière la caméra : Pascal Laugier, nouveau maître du fantas­tique (Saint AngeMartyrs,The Secret), dont l’œil bleu faus­se­ment limpide a déjà su impo­ser une autre Mylène, plus hybride que sexuée, dans le clip de sa chan­son City of love. Mécon­nais­sable sous ses couches de maquillage et de latex, parée de griffes et d’ailes déchi­rées, la chan­teuse incar­nait une créa­ture, entre la goule et l’ange déchu, à la recherche d’une trace d’hu­ma­nité le long des couloirs d’une maison aban­don­née, dans cette dernière vidéo.

mylène blog francesca

Pour son retour sur le grand écran, la star inter­prè­tera une mère de famille qui hérite de la maison d’une de ses tantes et doit sauver ses deux filles de mani­fes­ta­tions malfai­santes, dès leur première nuit sous ce toitMais ces deux filles restent les héroïnes prin­ci­pales du film. Réunies dans la demeure seize ans après cette nuit d’hor­reur, les deux sœurs – l’une jouée par Crys­tal Reed, héroïne de la série TeenWolf ; l’autre par Anas­ta­sia Phil­lips, déjà aperçue au géné­rique des Enquêtes de Murdoch et de Skins –  vont devoir confron­ter leurs souve­nirs et les modes de vie qu’elles se sont choi­sis pour occul­ter leur passé trau­ma­tique.

Peurs remon­tant à l’en­fance, hantises, duali­té… Mylène Farmer, malgré un rôle secon­daire à l’image, avan­cera en terri­toire fami­lier. Pour la première fois cepen­dant, la chan­teuse, fantasme de femme-enfant dans l’ima­gi­naire psycho­tique de son ex-complice Laurent Bouton­nat, incar­nera une femme adulte et accom­plie. Une évolu­tion qui, après trente ans de carrière, lui semblait néces­saire et même clé pour les années à venir.

Corres­pon­dant régu­liè­re­ment avec Pascal Laugier depuis leur première colla­bo­ra­tion, à l’au­tomne dernier, « l’ange roux » a fini par s’en­ga­ger dans le projet Incident in a ghost land, il y a quelques semaines. Impos­sible, malgré le tour­nage éprou­vant de Gior­gino et le projet avorté d’une adap­ta­tion de L’ombre des autres, roman de son amie Natha­lie Rheims, de faire l’im­passe sur ce « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent », « dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar », selon son entou­rage.

C’est néan­moins avec l’hu­mi­lité et la discré­tion la carac­té­ri­sant que la star souhaite désor­mais se prépa­rer à cette co-produc­tion améri­cano-franco-cana­dienne, en langue anglaise, à laquelle sont égale­ment asso­ciés les noms de Clément Mise­rez, époux d’Ales­san­dra Sublet, à la tête de Radar Films (Belle et Sébas­tien), et de Jean-Charles Lévy, diri­geant de Fore­cast Pictures (Faces).

SOURCE : http://www.gala.fr/

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Apparition Cinéma pour Mylène F.

Posté par francesca7 le 5 août 2016

 

C’est le site spécialisé Bloody-disgusting.com qui a révélé l’information, confirmée ensuite par l’entourage de la chanteuse au magazine Gala. Mylène Farmer tournera donc sous la direction du réalisateur adepte de l’épouvante (MartyrsSaint Ange) avec qui elle a déjà collaboré cette année pour son clip City of Love, tiré de son album Interstellaires. Le tournage aura lieu dès le mois d’août entre Toronto et New York.

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Mylène Farmer, dont la première apparition au cinéma date de 1994 avec l’énorme four Giorgino, de son complice de longue date Laurent Boutonnat, incarnera une mère de famille qui reçoit en héritage une maison peuplée de créatures malfaisantes. Installée avec ses filles, seize ans après un drame survenu dans la demeure, elle devra les protéger tant bien que mal… Ses filles seront incarnées par Crys­tal Reed (une des stars de la série pour ados Teen Wolf) et Anas­ta­sia Phillips (Les Enquêtes de MurdochSkins).

L’entourage de Mylène Farmer a évoqué un « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent (…) dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar« . Tournée en anglais, cette coproduc­tion améri­cano-franco-cana­dienne pourra aussi compter sur Clément Mise­rez (mari d’Ales­san­dra Sublet) et sa société Radar Films ainsi que Jean-Charles Lévy pour Fore­cast Pictures.

La star tiendra un second rôle dans Incident In a Ghost Land, du réalisateur Pascal Laugier. Mais cependant, notre Star a décidé de ne pas partir en tournée après avoir sorti son dernier disque, elle « a tout le temps nécessaire pour se lancer dans un autre projet »…

article de Thomas Montet

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Mylène en deuil en Juillet 3016

Posté par francesca7 le 5 août 2016

 

Vingt ans après la mort de son père, Mylène Farmer pleure celle de sa mère.

Triste nouvelle pour Mylène Farmer, en deuil. Le magazine Ici Paris, en kiosques cette semaine, nous apprend que la chanteuse canadienne de 54 ans a perdu sa maman il y a quelques jours. Si l’on ignore les causes exactes de sa disparition, la regrettée Marguerite Gauthier, ancienne secrétaire devenue mère au foyer, a été enterrée au cimetière du Père Lachaise à Paris vendredi (8 juillet) dernier. Un moment forcément douloureux pour l’interprète de City Of Love qui entretenait une relation particulière avec sa mère.

D’après le journaliste Hugues Royer qui a travaillé pour le magazine Voici et publié un livre consacré à la jolie rousse qui veille depuis toujours a entretenir le mystère autour de sa vie privée et de sa personnalité, Mylène Gauthier de son vrai nom a vécu une enfance à distance de la figure maternelle. Maman a tort pour la jeune Mylène qui grandit entourée de trois frères et soeurs – Brigitte et Jean-Loup ses aînés et Michel le petit dernier de la fratrie – mais entretient un lien privilégié avec sa grand-mère paternelle et un père qui incarne l’homme idéal.

 mylène pleure (francesca)

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Elle fait parler d’elle notre Mylène

Posté par francesca7 le 5 août 2016

 

 

 

Un tube automnal qui n’augurait en rien la tonalité planante et particulièrement envoûtante d’un disque comprenant 11 titres au total, écrit et co-composé par Mylène Farmer avec le patron du label Cherrytree Records : Martin Kierszenbaum.

Une douceur d’été aux influences funky

De celui-ci on retient notamment la piste d’introduction, éponyme, qui prend la forme d’une invitation au voyage dans l’espace – ou plutôt dans les songes et les rêves de la chanteuse. Un titre aux accents rock rappelant d’ailleurs l’album Anamorphosée, de 1995 (« California », « XXL »…). « A rebours », lui, séduit par sa mélodie, tout comme « City of Love » qui avait par ailleurs été illustré par le réalisateur Pascal Laugier. Leur collaboration a effectivement donné lieu à un clip original dans lequel la chanteuse prend la forme d’un extra-terrestre découvrant… l’amour. Elle se prolongera cet été avec le projet de long-métrage « Incident In A Ghost Land ».

 Mylène chez francesca

 

Mais avant de s’envoler pour l’Amérique ou seront tournées les premières scènes de ce film d’épouvante, Mylène Farmer poursuit l’exploitation d’Interstellaires. Elle choisit d’en extraire la piste la plus efficace et parfaitement calibrée pour les radios à l’heure où l’été s’apprête à pointer le bout de son nez. Aux influences funky, le titre « C’est pas moi »prend des allures d’hymne anti-conformiste« La vie, mais que vaut-elle / Sans danger sans sexe / Et sans choix / Marcher sa vie entière à / Côté de soi / Tant d’âmes se méprennent / Un oui / Un non / Une ligne droite » chante Mylène sur un couplet entêtant et aussi imparable que le refrain. Une douceur d’été qui pourrait bien faire grand bruit…

La pochette du single envoyé ce main aux radios, dans sa version originale, a été réalisée d’après un dessin de Mylène Farmer, dans la veine de ceux qui avaient déjà servi à illustrer le tube « C’est une belle journée » en 2002, son livre « Lisa-Loup et le conteur »l’année suivante, et plus récemment le conte philosophique « L’étoile polaire » de Michel Onfray (2015).

 

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Mylène F. a tous les charmes du libertinage

Posté par francesca7 le 25 juillet 2016

                                                                                                                                                                                                                                                                              

Mylène Farmer, l’image que vous reflétez est celle d’une libertine. Est-ce une profession de foi ?      

- C’est un état. (rires) Profession de foi, non ! Il ne faut pas trop se prendre au sérieux ! Mais c’est un plaisir, en tout cas. 

Vous donnez également dans vos chansons l’image d’une ingénue…                    

Francesca0                    

- D’habitude, on me dit perverse. Je ne sais pas si c’est compatible… Ingénue, non. Plutôt lucide. Pour moi, libertine est l’alliage de coquine et de putain. 

Vous vous sentez des affinités avec les libertines du XVIIIème siècle ?                        

- Dois-je le dire ? C’est une époque qui me fascine, qui m’attire… Oui, j’aurais pu être libertine.            

Vous savez qu’à l’époque, ces gens là étaient considérés comme les premiers révolutionnaires dans la mesure où ils démolissaient l’ordre établi, qu’il soit religieux ou moral. Ils se moquaient des vierges…  

- C’est ce que j’aurai aimé faire aujourd’hui, mais c’est un peu difficile…                                                                    

Pensez-vous qu’à notre époque la provocation érotique ait encore une fonction de perturbation sociale ?     

- Bien sûr. Ce sont des choses qui certes évoluent un peu, mais qui font toujours partie de l’interdit, c’est évident.  

Pensez-vous que la religion a encore une fonction importante dans notre société ?   

- Personnellement, je ne lui trouve aucune fonction mais je pense que c’est une chose présente, même omniprésente.         

Dans notre système actuel où l’on est entouré par l’érotisme et le sexe – que ce soit dans les films, à la télévision ou dans la pub – pensez-vous qu’il peut y avoir encore de la provocation maintenant qu’elle fait partie des choses normales et quotidiennes ?          

- Je pense que oui… Mes chansons provoquent encore des réactions. Rien n’est acquis !         

Vos costumes de scène sont très originaux par rapport à ce qu’on voit actuellement : ils sont très raffinés, coquins et très recherchés. Est-ce que vous vous habillez de cette manière provocante dans votre privée ? 

- J’adore rester toute nue chez moi ! Mais la lingerie, non, ce n’est pas quelque chose que je cultive à la maison. J’aime, mais c’est plus amusant de la présenter en public !                                                                                                     

Quel type d’homme vous attire ?                                                                                                   

- Je vais vous dire une banalité : les hommes intelligents.                                                                                      

Que faut-il faire, ou ne pas faire, pour séduire Mylène Farmer ?            

- Il y a plus de choses à ne pas faire qu’à faire ! (rires) Certainement me séduire intellectuellement…                           

Il vous arrive de ‘flasher’ sur un physique uniquement avant que l’homme ne parle ?     

- Oui, ça peut m’arriver, mais je préfère que l’homme me parle. En fait, je n’en rencontre pas souvent, des hommes. Je suis très protégée dans ma maison. J’aime bien les hommes d’un certain âge, d’une certaine expérience. C’est vrai que j’aime bien le côté papa, le côté protecteur…           

Francesca1Pensez-vous qu’à l’heure actuelle la sexualité féminine, qui est très mise en avant dans tous les domaines, est toujours dépendante de l’homme ? Existe t-elle toujours à travers les yeux de l’homme ? 

- Oui, je le pense. La femme est en représentation : c’est l’homme qui, quoi qu’il arrive, impose. Ca ne me dérange en aucun cas.          

Pour revenir aux libertins du XVIIIème avec lesquels vous avez des atomes crochus, quelle a été la première lecture érotique qui vous a troublée ?                                           

- « Justine » de Sade, et après, j’ai continué. Je l’ai lu à quinze ans.                       

Ca vous a vraiment troublée de façon érotique, ou était-ce un phénomène de curiosité ?       

- Vous êtes bien indiscrètes ! Les deux…D’autant plus que mes parents ne m’avaient jamais parlé de ‘ces choses- là’. Ce sont des choses que l’on découvre soi-même, et c’est beaucoup plus drôle de les découvrir ainsi. Il faut garder certains tabous, certains interdits pour les transgresser. C’est bien, les interdits ! 

Dans la littérature pornographique féminine, genre Xaniera Hollander ou Sylvia Bourdon, est-ce que ces femmes vous fascinent quelque part par leur attitude, par leur violence ?                                  

- Elles ont plutôt tendance à me dégoûter…                                            

Pourquoi ? Parce qu’elles en font trop ?                                                                                                     

- Oui, c’est de l’illustration bâtarde et malsaine. Moi, j’aime les choses raffinées. Je trouve que Sade est très raffiné donc c’est ça que j’aime.      

Pouvons-nous vous demander quel est votre meilleur souvenir érotique ?       

- Ca ne va pas du tout là ! Euh… mon petit singe ! Vous n’en saurez pas plus !        

Paru sur DOMINA de mai-89              

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MYLENE FARMER : Elle ose, elle choque et elle charme

Posté par francesca7 le 25 juillet 2016

Mylène chez Francesca

Entretien avec Cécile TESSEYRE                                                                                                             

De « Libertine » à « Pourvu qu’elles soient Douces », vos chansons ont toujours été un peu osées. Jusqu’où irez-vous ?  

MF : – Je ne m’autorise pas de limites. En ce moment, je n’écris pas, la question ne se pose donc pas…      

Certains trouvent vos paroles choquantes…                                                                                                                                                        

- Dans « Sans Contrefaçon » je dis ‘je me fous du qu’en dira-t-on’. C’est vrai. Malgré tout, je pense avoir beaucoup d’interlocuteurs favorables puisque le 33-Trs « Ainsi Soit Je… » approche déjà les 600.000 exemplaires vendus.                      

Et vos parents, votre famille…                                                                                                                                                       

- Nous n’avons aucun dialogue sur ce sujet. Nous sommes une famille de longs silences, mais qui ne sont pas pour autant de longs creux…    

L’amour, le couple sont-ils importants pour vous ?               

- Pour moi, l’amour est fondamental pour la créativité. J’aime beaucoup cette phrase du romancier Luc Dietrich qui dit que ‘l’amour est un grand courage inutile’. Je suis comme mes chansons : libertine, douce et fidèle. Très fidèle.                            

Êtes-vous heureuse ?                                                                                                                                                           

- Je suis incapable de répondre. Une fois de plus, c’est un paradoxe. Pour moi, l’amour doit être grandeur et décadence.  

Lio vient de poser nue pour ‘Lui’. Vous apparaissez dénudée dans certains de vos clips. Vous imiteriez Lio pour des photos ?     

- Non. On me l’a déjà proposé, pour une somme d’ailleurs très rondelette. Je ne le ferai jamais car je n’éprouve aucun plaisir à cela. La seule motivation de ceux qui acceptent est l’argent. Quant à Lio, je me garderai bien de la juger, car c’est une artiste que je respecte beaucoup.

- Je reçois de plus en plus de lettres, et j’ai de moins en moins le temps d’y répondre, car je ne veux déléguer ce bonheur à personne. Je reçois de longues lettres de gens qui ont le mal de vivre et qui cherchent un dialogue ou une consolation. Ma meilleure façon de leur répondre, c’est à travers les chansons. Je n’ai jamais reçu de lettre d’insultes !                                                                                                       

Mylène et FrancescaEn allant chercher votre trophée aux Victoires de la musique, vous avez dit être à la fois très heureuse et très triste.          

- C’était un grand moment d’émotion. J’ai toujours eu du mal à distinguer le bonheur de la tristesse. Chez moi, ils se conjuguent parfaitement. En prenant ma récompense, j’ai vu défiler les plus belles images de ma vie et les plus cruelles aussi. On dit bien que la jouissance est une petite mort. Je n’ai pas voulu chasser le naturel, je n’avais préparé aucun texte, j’ai tout dit spontanément. D’autres choses sont également intervenues, mais je tiens à les garder secrètes.     

Comment avez-vous célébré cette Victoire ?         

- Dans le silence. Dans la voiture, en quittant le Zénith, avec mon manager Bertrand LePage, nous n’avons échangé aucun mot. J’étais assise à serrer très fort entre mes mains cet objet très lourd. C’est ma manière de vivre les choses. Mon sens de la fête est le repli sur soi, sans occulter le bonheur. Chez moi, j’ai placé la Victoire dans mon salon, sur un haut-parleur. Comme beaucoup d’artistes, j’ai été étonnée. Je ne vois aucune inscription sur le trophée, pas même la catégorie. Tout juste ‘Victoires de la Musique 1988’. Je regrette cet anonymat.           

Et le lendemain ?                                                                                                                                                                         

- Je suis redescendue sur terre en me plongeant dans le travail, qui est surtout une préparation physique en vue du Palais des Sports, en mai 1989.                                                                                                                                                            

En quoi consiste cette préparation ?                                                                                                            

- Du sport. Pour l’instant, je le pratique à la dose minimale de quatre fois par semaine pendant environ quatre heures et demie. Ensuite, je m’entraînerai tous les jours. Par exemple, je commence le matin, à dix heures, par une séance de jogging. Le mot a été un peu galvaudé, mais disons qu’il s’agit de courir en ayant de belles foulées et en obtenant un rythme cardiaque en harmonie avec la course. Le résultat doit être de pouvoir courir une heure sans s’arrêter, sans fatigue, et en récupérant son souffle rapidement. C’est un travail de haute précision, dirigé par mon entraîneur, Hervé Lewis.

mylène et francesca1

Et ensuite ?                                                                                                                                                    

- Nous retournons à son appartement, où Rambo a installé une salle de sport. Un travail comparable à celui d’une danseuse. Après vient le moment du repas. Une bonne alimentation est indissociable d’un bon entraînement physique. Mes repas sont établis par un cuisinier diététicien, Emmanuel Engrand. Il m’a enseigné des menus variés et équilibrés -du poisson et des légumes-crudités- et surtout à manger lentement et à boire peu pendant les repas. Le plus dur a été d’arrêter la cigarette, même si je ne fumais pas vraiment.                                            

Cet entraînement vous a-t-il changée ?                                                                                                                                                                 

- Mon corps a changé. Pendant vingt-quatre ans, je n’ai pas fait de sport, hormis l’équitation et les cours de gym à l’école. Avant, j’avais l’impression qu’après trois ou quatre séances, je serais épuisée. Or, mon énergie est décuplée. Dès le début, mon entraîneur a fait en sorte que je ne souffre pas de courbatures. Quant à ma manière de travailler, elle a gagné en rigueur…                                                                                                                          

Parution sur TÉLÉ 7 JOURS du 10-déc-88                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

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La douce MYLENE F. a fait danser les chevaux

Posté par francesca7 le 25 juillet 2016

Francesca1

Entretien avec Catherine DELMAS                                        

A propos des chevaux dressés par Mario Luraschi pour le clip « Pourvu qu’elles soient douces » :                                                                                                                                   

- Ils savent galoper au ralenti, c’est extraordinaire. J’ai eu l’impression d’être une véritable dresseuse.          

A propos du point de départ de l’histoire du clip :                                                                                                                                                     

- Les anglais veulent aller en Prusse, se trompent de chemin et découvrent Libertine couchée par terre. Les prostituées, envoyées par l’armée, rivalisent avec la jeune Libertine, et chut ! On ne dit pas la suite…

A propos des cinquante techniciens qui ont participé à la réalisation du clip :                        

- Ils n’hésitaient pas à travailler la nuit et le jour.                                                                                                      

A propos de la présence permanente d’un conseiller historique sur le tournage :            

- Tous les détails ont leur importance. Quelqu’un a dit ‘On peut violer l’histoire à condition de lui faire un enfant.’    

A propos du tournage en lui-même :                                                                                                                                                

- Je suis prête à tourner le troisième volet ! Je me suis battue dans la boue contre d’autres femmes. Quel plaisir !        

A propos de son premier spectacle au Palais des Sports, en mai 1989 :                                                                

- Sans rien dramatiser, je joue ma vie.                                                                                                                                            

Parution sur FRANCE SOIR 05-oct-88     

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LE CHEVAL : le meilleur ami de MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 16 juillet 2016

                                                                                                                                                                                                                                                                                              

« Cheval, mon ami »      -              Entretien avec Cécile TESSEYRE                                                                                                                          

A propos de son amour des chevaux :                                                       

- Le plaisir d’être à cheval est immense. Les angoisses disparaissent, plus rien n’a d’importance… C’est une discipline que je conseille à tous, même si moi je dois m’en priver pour éviter tout accident. J’ai découvert les chevaux à l’âge de dix ans. J’ai même voulu faire de l’équitation mon métier mais, au moment de passer mon diplôme d’institutrice, j’ai tout abandonné.

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A propos de la participation du dresseur Mario Luraschi au clip « Pourvu qu’elles soient douces » :     

- J’ai découvert Mario Luraschi en le voyant à la télévision. Quand les producteurs de mon clip l’ont contacté, j’ai eu la chance de le rencontrer. Les chevaux de Mario sont si bien dressés qu’on a l’impression d’être le meilleur cavalier du monde. Mario leur parle comme à une femme…Dans mon clip, Mario a exécuté toutes les cascades dangereuses. Autrement, c’est moi qui joue mon rôle, comme dans les précédents clips.                                                                                                                                                          

A propos du tournage du clip et de son histoire :                               

- Il nous a fallu huit jours de tournage en forêt de Rambouillet, cent cinquante figurants, et une équipe technique renforcée. L’action se déroule en 1759, au beau milieu de la guerre de Sept ans qui opposait les armées française et anglaise. Les français envoient un bataillon de prostituées espionnes semer le trouble dans le camp britannique. C’est là qu’intervient Libertine, dont un capitaine anglais est tombé éperdument amoureux… Nous avons eu un conseiller historique pour éviter les anachronismes.                                                                                                                                                          

A propos du goût limité de Mylène pour l’Histoire :                          

- A l’école, elle me passait au-dessus de la tête. Mon caractère rebelle me faisait refuser l’enseignement des professeurs. Plus tard, j’ai découvert les plaisirs de la littérature et je me suis instruite toute seule.                                                                                                                                                                                         

A propos de sa nudité affichée dans le clip :                         

- C’est le paradoxe de l’artiste. On peut accepter des scènes de nu si elles ont un intérêt, et si on a l’assurance d’un travail bien fait. J’ai confiance en Laurent Boutonnat. Pourtant, j’appréhendais un peu ces scènes. Ce sont les regards, ou les commentaires des personnes sur le plateau qui peuvent rendre la situation embarrassante. Là, tout s’est très bien passé. Malgré tout, me déshabiller dans mes clips ne va pas devenir systématique.     

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A propos d’un éventuel troisième volet mettant en scène le personnage de Libertine :                                  

- Peut-être même un long métrage sur ce personnage qui me ressemble un peu. Comme elle, je suis une insoumise permanente, et mon caractère est comme le sien, très féminin, avec en plus le côté intrépide des garçons.                                                                                                                                                       

A propos des paroles de « Pourvu qu’elles soient douces » qui peuvent choquer certaines oreilles :           

- Disons que la perversité des uns peut être la normalité des autres. C’est une question de tolérance. Avec le temps, je suis moi-même devenue bien plus tolérante à l’égard d’autrui. Mon pardon est plus facile. 

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A propos de sa collaboration avec Laurent Boutonnat :                                 

- Il y a des rencontres qui marquent. Laurent apporte tant de réponses à mes demandes ! Je crois que, dans une vie, on ne trouve qu’une fois une relation créative aussi forte que la nôtre.                                                                                                                                                                                                                         

A propos de la préparation de son spectacle au Palais des Sports, en mai 1989 :                              

- Tous les jours, un professeur vient m’entraîner. Cela demande des sacrifices et une rigueur alimentaire. Fini, les folies Coca-cola ! Je prends aussi des cours de chant pour donner plus d’assurance à ma voix. Je ne m’étais jamais rendue compte à quel point la respiration est importante.                                                                                                                                                                                                                                                               

PARUTION DANS TÉLÉ 7 JOURS                DU 29-oct-88                                      

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RECIT DE L’ADOLESCENCE DE Mylène FARMER

Posté par francesca7 le 16 juillet 2016

 

‘Mon adolescence’, par Mylène Farmer  paru dans OK du 25-janv-1988                                                                                                                                        

« Nous sommes entrés, à mon avis, dans une ère de désintéressement.                                     

Notre époque a perdu son âme. »  

blog francesca                                          

Mon caractère : l’envie d’être à part.                                                                                

- Quelque part, j’étais peut-être un peu comme l’héroïne de ma dernière chanson : « Sans contrefaçon…je suis un garçon… ». Je n’étais pas un garçon manqué mais une fille manquée ! Depuis ma plus tendre enfance, je n’ai jamais aimé jouer à la poupée, à la dînette… J’ai toujours préférée la compagnie et les jeux des garçons. Certainement cela a dû influencer mon caractère… Jusqu’à l’âge de dix ans, j’ai vécu au Canada une enfance heureuse. J’étais très ouverte, bavarde… Et mon arrivée en France a été un véritable choc. J’ai eu du mal à m’intégrer à l’époque. Mais je n’ai pas souffert de cette période de transition qu’on appelle l’adolescence, disons que j’ai commencé à exister réellement il y a peu de temps, quand j’ai commencé à me réaliser dans le métier que j’ai choisi. Avant j’étais mal à l’aise. Sûrement un peu déracinée… En fait, je n’avais qu’une envie déjà : être à part, être la personne élue. Ce que je ne supportais pas, adolescente, c’est d’être perdue parmi 30.000 fourmis. Et c’est justement ce qu’on vous demande lorsqu’on est adolescent : ne pas être marginal, bien se noyer dans la masse. De cela oui, j’ai souffert !                                                                                                                          

Mes études : incolores et inodores.                                                          

- Je me souviens d’une chose étonnante : j’ai toujours refusé d’arriver en retard au cours. Hiver comme été, je me retrouvais seule à 7h30 devant la porte alors que nous ne commencions qu’à 8h… En revanche, je ne portais aucun intérêt quant à la suite de la journée. C’est un paradoxe bizarre que je n’ai jamais pu m’expliquer. Peut-être est-ce dû à mon signe zodiacal : Vierge ascendant Vierge, cause de conflit, de dualité ? En dehors de ça, j’ai vécu une scolarité que je qualifierai d’incolore, d’inodore. J’adorais le français, mais hélas, il m’a été enseigné par des profs qui le détestaient. J’aimais bien aussi le dessin, le théâtre et les sciences naturelles. Quant aux maths, j’étais archi nulle. En fait, mon esprit anti-cartésien ne pouvait pas s’accommoder de la logique mathématique.                                                                                                                                                                                                                         

Mes parents : je leur dis merci.                                                                                                       

- J’ai eu la chance d’avoir des parents intelligents, ouverts, généreux dans l’âme. Si je voulais leur parler, je pouvais le faire sans problème, mais mon caractère d’adolescente introvertie me poussait plutôt à me taire. En fait, à part notre ‘exode’ difficile pour moi au début, j’ai vécu dans un univers plutôt agréable, entouré de frères et de soeurs, comme la plupart des autres familles. En tout cas, je ne remercierai jamais assez mes parents d’avoir su régler parfaitement le problème de l’argent de poche. J’en avais un peu, mais pas trop. Dans des limites raisonnables qui font qu’on apprécie toujours les choses, qu’il vous reste les désirs. J’avoue que j’avais été choquée par les sommes exorbitantes que recevaient certains élèves.                                     

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Mon look : Maman n’avait pas tort.                                                                                                             

- Ma mère  a toujours adoré s’habiller et de ce fait elle m’a forcément influencée, je m’en inspirais plus ou moins, fatalement. Mais à 14-15 ans, le budget alors était limité en ce qui concerne les vêtements, aussi je recherchais avant tout à bien marier les couleurs plutôt que de trouver des formes originales. J’etais déjà définitivement pantalons et je me souviens en particulier d’une tenue bordeaux – j’ai craqué un moment pour cette couleur – pull et pantalons assortis que je trouvais du plus bel effet ! J’avais les cheveux très courts et je n’ai jamais eu les cheveux plus longs que ma coupe actuelle. Et jusqu’à « Maman à tort » ils étaient bruns. Ce n’est qu’à partir de « Libertine » qu’ils sont devenus roux.                                                                                   

Mes loisirs : l’équitation, déjà…                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  

- La lecture, c’est venu assez tard. Non, vers 15 ans, j’étais surtout très dessin. Et puis déjà une passion pour les animaux et les zoos. J’avais essayé le piano, la danse classique (une seule séance, car à la fin la tête me tournait), puis j’ai tenté l’équitation et là mes parents ont dû se dire « Encore un de ses caprices ! ». Maman a vraiment eu tort car là, j’ai vraiment craqué. Au point de monter trois fois par semaine, de partir en stage l’été… Bien sûr, il y a eu aussi la musique. A la maison on était plutôt musique classique et côté variétés c’était Serge Reggiani, Gréco, Brel, Brassens, Barbara… Serge Reggiani, j’ai beaucoup aimé, je suis même allée le voir deux fois sur scène. Et puis, il y a eu Dutronc. Je n’ose pas dire mon idole, car j’ai horreur de ce mot, mais comme je n’en vois pas d’autres… J’avais tous ses albums, des petits joyaux, musiques et textes sublimes. Et quand il me restait un peu de temps, j’allais au cinéma. J’ai toujours été fascinée par le cinéma, par l’image. Et ses stars mythiques : Marilyn et James Dean, bien sûr mais aussi et surtout, Greta Garbo. Une comédienne, un personnage et un destin hors du commun…                                                                                                  

Mes premières amours : elles étaient impossibles et platoniques.                                                                         

- C’est venu vraiment très tard ! Adolescente, je n’étais pas du tout branchée boums par exemple. J’y suis bien allée deux, trois fois, pour voir, mais c’était pas mon truc. Malaise. Plutôt que des amours, j’ai eu des intimités intellectuelles avec des garçons, des relations platoniques, évidemment sans contact physique… Mais mes copines, elles, avaient plein de flirts et, bizarrement, j’en ai souffert. Quelque part, je jalousais leurs succès auprès des garçons. Encore un paradoxe de ma part. Mais j’avais trop d’appréhension pour franchir le pas… En fait, à l’époque je ‘fantasmais’ sur des amours impossibles avec tel ou tel comédien. Quelque part je devais trouver ça moins difficile qu’une idylle ‘en chair et en os’…                                                                         

En conclusion.                                                                                                                                                                                                                                                

- Nous sommes entrés, à mon avis, dans une ère de désintéressement. On se dit que la vie est difficile d’entrée de jeu – et c’est vrai qu’elle l’est, difficile – car d’entrée de jeu aussi, il y a le chômage. Notre époque a perdu son âme. Nous avons une crise bien plus grave que les problèmes boursiers. La vraie crise, elle est mentale, c’est dans nos têtes qu’elle se passe. Cela dit, je reste optimiste car en période de crise, il se passe toujours des choses qui font avancer le monde, un renouveau, un regain de création, d’énergies…                   

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MYLENE AURAIT-ELLE DES CAPRICES DE STAR

Posté par francesca7 le 16 juillet 2016

 

TÉLÉ STAR DU11-avr-1988                                                                                                                                                                    

Mylène Farmer reconnaît qu’elle a des caprices de star   / Entretien avec Michael de MONTZLOV  

                                                                                                                                                                                                                                     blog francesca               

« Ecrire est devenu un besoin. Enfant, j’ai toujours été encline à l’autocensure. »                                 

A propos du fait qu’elle signe désormais tous ses textes :                                                     

- Une progression normale. Ecrire est devenu un plaisir, un besoin. Enfant, j’ai toujours été encline à l’autocensure. Impossible de tenir un journal intime, malgré mon envie. Il me fallait découvrir les autres, qui s’appelaient Maupassant, Edgar Poe ou Strindberg…                                                    

A propos de son arrivée en France, alors qu’elle était encore enfant 

- Un choc violent. Heureusement, les enfants ont de réelles facilités d’adaptation. A Paris, les rapports étaient froids, concis. Au Canada, par exemple, un anniversaire ne se fête pas en petit comité. Quelquefois, cent gosses sont invités !               

A propos de son caractère, enfant :                                       

- J’avais envie de faire tout ce que les autres ne faisaient pas, frappé par cette peur panique de ressembler à quelqu’un. Ce que je suis aujourd’hui n’est que la concrétisation de cet état d’esprit.                                                                                           

A propos de son statut de célébrité :                                                                                                    

- Je fais des caprices de star, donc je suis une star ! Depuis mes débuts, je n’ai accepté aucune concession. La qualité que j’admire le plus : l’intégrité. Et je remercie la vie qui m’a permis de suivre ce chemin.                                                               

A propos de Laurent Boutonnat :                                                          

- Nos univers sont parallèles. Laurent est un romantique, avec tout ce que cela comporte d’extrême.                                     

A propos de l’air du temps des années 80                                   

- On est dans une ère de dépression qui mène fatalement à la décadence. La jeunesse actuelle vit dans un mélange de désespoir et a parfois envie de hurler. Ce dialogue entre le public et moi montre bien que nous sommes sur la même longueur d’ondes, non ?                                                                  

A propos de ses envies de cinéma :                                                                             

- A dix-huit ans, je payais mes cours avec Daniel Mesguich en faisant le mannequin. Me lancer dans la comédie à cet âge aurait été une erreur. Maintenant je suis prête. La chanson m’a nourrie…                                               

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Le TOUR 96 de MYLENE FARMER en Belgique, on en parle

Posté par francesca7 le 9 juillet 2016

                                                                                                                    

BEL RTL (Belgique)     07-déc-96                                                                                                                                                                                                                                                           

A l’occasion du deuxième passage du Tour 96 en Belgique le soir même, la station belge consacre une heure à Mylène Farmer faite d’extraits lives et de bribes d’une interview donnée par la chanteuse lors de la première représentation belge, en juin précédent.                              

Le programme commence par une longue sélection d’extraits lives tirés des deux Bercy du 31.05.1996 et du 01.06.1996. Nous sommes six mois avant la sortie de l’album live et le mixage de ce qui nous est donné à entendre lors de ces extraits est parfois différent du résultat final. Ces extraits sont suivis de « A Quoi je Sers… » live 1989.          

                                                        CHEZ FRANCESCA

A propos de son implication dans la conception du spectacle :                                                                                                       

- Totalement impliquée dans tous les postes. Ca, j’ai tenu réellement sur cette tournée à non pas contrôler, parce que c’est pas un très joli mot, mais en tout cas être absolument dans tous les départements, à savoir les images, par exemple, le choix de l’équipe qui s’occupe de ces images sur l’écran, aussi bien, bien évidemment, le casting des danseurs – le casting des musiciens, je l’ai laissé à Laurent Boutonnat parce que j’avais d’autres choses à faire, de toute façon ! Ma foi, toute la conception artistique j’y suis vraiment impliquée. Je me suis prise très, très tard quant à me décider de monter sur scène : je crois qu’on a travaillé près de deux mois, mais très intensivement ! Je vise pas la perfection, mais essayer de donner le maximum de plaisir, aussi bien visuel qu’émotionnel, chorégraphique : c’est comme ça que moi j’envisage les shows. Maintenant, je suis capable d’apprécier un show beaucoup plus ‘simple’, plus modeste dans sa structure mais quant à moi, c’est ce que j’aime. Si le public continue de venir, c’est qu’il trouve quelque chose ou bien dans les textes, ou bien dans la musique et qu’il y a forcément une communication.                                                                                                                       

Diffusion de « Tristana » live 1989                                                                                                                                             

A propos de ses voyages qui ont nourri l’album « Anamorphosée » :                            

- Pour parler de moi, c’est toujours un exercice qui est difficile pour moi et je me méfie de la justification en général. La justification est un exercice difficile, parfois vain et puis, ma foi, on change -parfois naturellement, parfois avec des rencontres- donc j’ai eu, moi, dans ma vie cette chance que de pouvoir avoir d’abord le temps, prendre le temps, ce qui n’est pas donné à tout le monde, ça c’est un privilège. Et puis, de retrouver le sourire c’est plutôt agréable ! (sourire) Je suis allée à Bali, pour répondre à votre question, qui est un pays magnifique. Maintenant, les Etats-Unis, c’est parce que j’avais envie d’une ville – même si celle-ci est étrange -, j’avais envie de retrouver certaines personnes que j’avais rencontrées là-bas et parce que j’avais en tête d’enregistrer l’album et que ou New York ou Los Angeles vous offrent des studios et des musiciens qui sont très performants. Los Angeles n’est peut-être pas la ville de quiétude – on peut en trouver. Je lui préfère New York de beaucoup : New York, parce qu’il y a un vrai métissage, parce qu’il y a une culture qui est bouillonnante là-bas, parce qu’il y a une vraie vie. Los Angeles est beaucoup plus difficile, beaucoup plus sourd mais j’aimais bien aussi l’aspect vaste étendue, pour ça c’était agréable.                                                                                                                                                           

Diffusion de « Je voudrais tant que tu comprennes » live 1989                                  

CHEZ FRANCESCA1A propos de son entraînement physique pour le spectacle :                             

- J’ai fait appel à un entraîneur, avec qui j’avais travaillé sur la scène précédente (Hervé Lewis, nda). C’est quelqu’un d’abord de sérieux, de très généreux. Quant à l’exercice lui-même, c’est beaucoup d’endurance, de course à pied et puis un peu de musculation. La nourriture, on est obligé d’être sérieux, là aussi donc c’est oublier le Coca Cola et prendre beaucoup de sucres lents ! (rires)            

A propos de son look du moment :                                                   

- J’aime les habits, j’aime les créateurs, j’aime les maquilleurs, les coiffeurs. J’ai eu la chance de rencontrer, là, depuis en fait le début de l’album, une personne avec qui je travaille maintenant tout le temps (Pierre Vinuesa, nda) et qui a créée cette coiffure. C’est autant de choses que je trouve importantes pour un artiste, donc voilà, j’aime m’habiller ! Là, pour le spectacle, j’ai fait appel à Paco Rabanne.               

Diffusion de « Libertine » live 1989 puis de « Allan », live 1989                                                                                                                                                 

Pour conclure l’émission, l’animateur commet deux belles ‘perles’ : il présume tout d’abord que Mylène Farmer présentera une troisième fois son Tour 96 à Bruxelles en 1997 puis il affirme que Laurent Boutonnat a décidé que la tournée ne serait pas immortalisée sous forme d’album live !        

CHEZ FRANCESCA2 

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LA VIE À PLEIN TEMPS pour MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 9 juillet 2016

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

Présenté par Marc BESSOU        -                                                                                                                           

FR3 MIDI-PYRÉNÉES07-avr-87                                                                                                                                                                                 

Marc Bessou énonce ses différents invités. Lorsqu’il présente Mylène, on découvre celle-ci, cheveux lâchés et habillée d’un smoking beige volontairement trop grand.                                                    

Marc Bessou : (…) En bout de rangée, c’est Mylène Farmer. Bonjour !                      

Mylène Farmer : Bonjour.                       

CHEZ FRANCESCA

MB : On écoutera « Tristana », bien sûr (Mylène acquiesce) et puis également, on vous passera à tabac ! C’est l’expression, enfin ça va pas très loin hein !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

MF : Oui, j’aime beaucoup (rires)                                                                                                                                                   

Une séquence où Mylène chante « Tristana » sur le plateau accompagnée évidemment de ses deux danseuses est alors diffusée. Au retour plateau, l’animateur interviewe Mylène.           

MB : Voilà, « Tristana », Mylène Farmer. Je sais pas pourquoi, mais ça amuse beaucoup vos petites danseuses qui sont là (il désigne un endroit hors champ) et qui regardaient le tournage.    

MF : Elles sont indisciplinées, ça ne va pas ! (rires)      

MB : C’est incroyable, ça ! Comment s’appellent-elles ?          

MF : Alors il y a Sophie Tellier et Dominique (Martinelli, ndlr) qui sont danseuses, qui sont choristes, qui aiment le cinéma…Beaucoup de choses !                                                                                             

MB : D’accord. C’est la première fois que vous faites une chanson avec elles ?      

MF : Absolument, oui, oui. C’est la première fois que j’ai des danseuses derrière moi.              

MB : Et pourquoi ? Ca correspond à quoi ? C’est pour habiller, pour étoffer ?      

MF : Non, c’était une envie parce que c’est un bel ensemble. Par plaisir, tout simplement !            

MB : Ce qui a beaucoup marqué dans ce que vous avez fait, c’est les clips, on vous l’a dit souvent, notamment « Libertine ».                                                                                    

MF : Oui…    

CHEZ FRANCESCA1                                                          

MB : Là, pour « Tristana », vous gardez cette présentation plus scénique ? Vous avez pas envie de faire une histoire ?         

MF : Si, si ! C’est en préparation : on va tourner le clip dans une semaine, maintenant. On va aller dans le Vercors, puis y aura du studio près de Paris, donc encore…                                                                   

MB : (il l’interrompt) Y aura vos petites copines qui sont là ? (les danseuses, ndlr)                                                                 

MF : Y aura une des deux – malheureusement, il n’y a pas deux rôles – qui est Sophie, donc, qui était la rivale dans « Libertine »…                                                                                                                                                                                                                                             

MB : Ha d’accord ! La méchante !                             

MF : …et qui sera là une tsarine très méchante, encore ! (rires)                  

MB : Dites-moi, si j’ai bien compté, si j’ai bien tout compris, ça fait cinq 45 tours, non ?    

MB : Hein, quelque chose comme ça ?                                                                                                                                                               

MF : Oui.                                    

MB : Et puis un album !     

MF : Et un album ! Et le prochain, on le prépare, là.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

MB : J’ai lu, j’ai appris ça, je suis un peu embêté de l’apprendre qu’aujourd’hui d’ailleurs, que vous étiez née au Canada.             

MF : Absolument. A Montréal.                                              

MB : Mais vous êtes française !                                                                                                                                                                              

MF : (sourire) J’ai les deux nationalités.                             

MB : Ha c’est vrai ?! On le dit jamais, ça !                                                                                                                                                           

MF : (soupir) Ca n’a pas grand intérêt, peut être, je ne sais pas ! (rires)                                                                                                           

MB : (il imite l’accent québécois) Parce que généralement, les canadiens, c’est quand même très typique si vous voulez, l’accent…        

MF : Oui, mais je préfère laisser mon accent de côté ! Que je n’ai jamais eu d’ailleurs !                                                                       

MB : Bon. Et ces cinq 45 tours qui se sont succédés en quoi ? Deux ans et demi, à peu près ?                                                                  

MF : Oui, c’est ça. Deux, trois ans.                                                                   

MB : Comment vous vous êtes lancée là-dedans ? C’est toujours la même question, mais c’est toujours amusant de savoir ce qui amène les gens à s’exhiber, en quelques sortes.                                                                                                                                                                                           

MF : Oui. Moi je réponds c’est une bonne étoile au-dessus de ma tête, c’est une rencontre avec deux personnes, qui sont donc…enfin, qui étaient, puisque maintenant je n’ai plus qu’un producteur et compositeur, et puis ma foi après, c’est du travail, du plaisir et puis la chance              

MB : Quand on fait une chanson qu’on a beaucoup aimée, beaucoup vue, donc « Libertine », avant, est-ce que c’est à la fois plus facile pour produire autre chose, mais y a toujours le danger que ça plonge après, non ?                                                                                                                     

MF : C’est-à-dire la fameuse expression « On vous attend au tournant », effectivement. Cela dit, c’est aussi quelque chose d’agréable de proposer quelque chose de nouveau et de différent. Je sais pas bien quoi vous répondre ! (sourire)                                     

MB : Mais y a une chose que vous devriez faire, à mon avis…                                                                                                                                 

MF : Dites-moi !                                               

MB : …c’est : vous devriez avec vos disques mettre une notice explicative parce qu’on ne comprend pas toujours, c’est toujours assez allusif, vous voyez ce que je veux dire ?                                   

MF : (son visage se ferme) Moui…                                                                                                                                   

MB : Par exemple la première chanson, y a des générations de gens qui se sont essuyé le front pour essayer de comprendre ce que vous disiez dans « Maman a tort », ce que vous vouliez dire.           

MF : Dans « Maman a tort » ?               

MB : Et là, « Tristana » c’est un peu mystérieux, aussi. Mais c’est exprès, j’imagine.                                    

MF : Je sais pas si c’est important d’avoir la notice d’emploi d’une chanson. Je crois qu’il y a des personnes sur « Maman a tort », ce dont vous parliez, les personnes ont pris le refrain, « J’aime les plaisirs impolis », d’autres « J’aime ce qu’on m’interdit » et puis sinon c’était la petite comptine : « 1, maman a tort… » et puis à chaque fois on prend des éléments…     

CHEZ FRANCESCA2

MB : Et donc on en fait ce qu’on en veut, finalement. C’est self-service alors ?!                      

MF : On en fait ce qu’on en veut, absolument. Et c’est pour ça aussi que l’apport de l’image pour les vidéoclips c’est encore quelque chose de nouveau, c’est agrémenter une histoire.                                                                                                          

MB : C’est ce qui illustre et c’est finalement à travers ça qu’on comprend le but.                   

MF : Qu’on peut comprendre oui, absolument.                                                                          

MB : Ces vidéoclips, vous les réalisez, enfin le mot n’est pas exact, vous y participez…           

MF : …activement, bien sûr.                                                                                     

MB : …et vous jouez un rôle vraiment décisif dans l’illustration de l’histoire ?                         

MF : Oui, oui. Être extérieure, ça je ne peux pas. Je travaille avec Laurent quant au scénario, et puis après ma foi, c’est lui qui fait…      

MB : Vous dites : Laurent… ?                                                                                                            

MF : Laurent Boutonnat, donc. Excusez-moi, je suis habituée de dire Laurent ! (rires)            

MB : C’est si vous voulez qu’on comprenne, parce qu’on ne sait pas tous : Laurent Boutonnat.         

MF : Voilà, et puis après c’est lui qui s’occupe du cinéma, à proprement parler. Et puis après, c’est un travail d’équipe.       

MB : OK. C’est tout à fait gentil d’être venue. D’ailleurs, vous savez que vous restez ?! Parce que tout à l’heure y a les questions du minitel qui sont posées. 

MF : Oui, absolument ! (rires)                                                                                                                                     

Marc Bessou se tourne alors vers l’invité suivant, l’écrivain Pierre Péan, venu parler de son nouveau livre « Les chapelières », dont l’action se situe à la Révolution. L’occasion pour Marc Bessou de se tourner à nouveau vers Mylène.                                             

MB : (…) Le lien me paraît amusant Mylène. « Libertine », c’est datable de quand, ces costumes, ces décors ? C’est un peu avant la Révolution ?   

MF : C’est le XVIIIème siècle, oui, un peu avant la Révolution.                             

MB : C’est pas très loin, quand même, ce climat de luxure qu’il y avait dans ce film-là et qui précédait l’ouragan.      

MF : Non…                                                                          

L’entretien avec l’écrivain continue. S’ensuit une chronique animalière portant sur les poissons rouges.                                                 

MB : (il s’adresse à tous les invités sur le plateau) Je voudrais savoir si, les uns et les autres, vous avez des poissons rouges ! (…)         

MF : Moi je peux vous raconter une histoire sur deux petits poissons !        

MB : Ha oui, oui, allez-y ! Racontez l’histoire !                 

MF : Alors, c’est deux petits poissons, rouges ou verts comme vous voulez, qui sont dans un bocal et y a un petit poisson qui demande à son voisin : « Dieu existe-t-il ? » Le petit poisson qui réfléchit, qui fait trois bulles et qui dit : « Et si Dieu n’existait pas, qui nous changerait l’eau du bocal ? ». Voilà ! (rires)  

MB : Oh comme c’est touchant ! Vous en avez pas, vous, de poissons, malgré l’histoire ?!                                                                 

MF : Non. Je n’aime pas particulièrement les poissons !                   

MB : Ha ! C’est franc !                                                                                                                                                

La chronique animalière. Après d’autres entretiens, Marc Bessou passe aux questions posées par minitel par les téléspectateurs.      

MB : On va revenir à Mylène Farmer, donc, pour la passer à tabac (d’après le nom de la rubrique, ndlr). Je prends la matraque ! « Passage à tabac », Mylène Farmer ! C’est une façon de parler, hein, parce que c’est pas si brutal que ça ! Ce sont donc les gens qui ont posé des questions sur minitel (…) et je me fais leur porte-voix. Alors, une première question : on vous demande pourquoi dans vos clips vous êtes toujours si provocatrice, s’il vous plaît !

MF : Par goût de la provocation. Voilà une phrase bien courte et très pertinente! (rires)    

MB : C’est pas mal !                                                                                                      

MF : Parce que j’aime provoquer et que ce n’est pas mon seul but, mais c’est vrai que j’ai un goût pour la provocation, comme certainement Pierre Péan, enfin le goût des choses un peu choc.                       

MB : Donc c’est réussi, alors !                                                                                   

MF : Merci !                                                                             

MB : (il continue à lire les questions des téléspectateurs) « Et-tu mariée ? », nous demande Tom.     

MF : Non, je suis célibataire et je vis avec un capucin, qui n’est pas un moine mais un petit singe !           

MB : Quelle drôle d’idée ! Et ça fait quelle taille, ça ?!                                                                                       

MF : Ce capucin est grand comme ça (elle désigne la taille avec ses mains), une très longue queue et à peu près le ton de vos chaussures…                                                                                                                                    

MB : Ha je vous remercie ! Mais quand elles sont cirées, plutôt !                      

MF : …qui ne sont pas cirées, d’ailleurs ! (rires)                                                      

Marc Bessou se tourne vers le chroniqueur animalier pour lui demander s’il connaît les capucins. Celui-ci répond que ce sont des petits singes délicieux, ce que Mylène confirme avec bonheur.                                        

MB : (…) D’autres questions ! Alors, on nous demande, ça c’est peut-être un peu plus sévère : « Avez-vous l’impression qu’il restera quelque chose, qu’on se souviendra des chansons de Mylène Farmer dans quelques années ? » 

MF : Ca, c’est une question à laquelle je ne saurais pas répondre.                                                                        

MB : Mais est-ce que ça vous importe qu’il en reste quelque chose ?                                        

MF : A votre avis ? Si on fait ce métier, c’est qu’on a envie d’y laisser quelques plumes et quelques traces. Bien sûr ça m’importe ! Je vais tout faire pour qu’on ne m’oublie pas ! (sourire)                

MB : C’est bien ! Remarquez, la provocation est un peu liée, d’ailleurs.                   

MF : Oui !                                                                                                                         

MB : Bon. On vous demande, ha ça je suppose que c’est un homme, c’est dommage il a pas laissé son nom ! Il vous demande quel type d’homme vous appréciez dans la vie.                               

MF : Quel type d’homme ? Je ne pense pas avoir un type…                                                                                                 

MB : Les capucins ?                                                                                                    

MF : Les capucins ! (rires) Oui, j’aurais pu répondre ça ! C’est encore une question très difficile…J’aime plutôt, je crois, les hommes dits intellectuels, entre guillemets.                                                                  

MB : Nous sommes tout un groupe ici d’ailleurs qui correspond parfaitement !         

MF : Je veux dire par là, c’est vrai que je suis fascinée par les métiers d’écrivain, journaliste…Mais c’est idiot comme portrait. Je ne sais pas, je ne sais pas bien.                                                                                            

MB : Mais je crois qu’en réalité c’était plus terre à terre, c’était physiquement.             

MF : Physiquement ? Alors, plutôt grand, plutôt des cheveux longs et fournis…            

MB : D’accord. Comme Bernard-Henri Lévy, alors par exemple ?                                                                    

MF : Cela n’engage que vous ! (rires)                  

CHEZ FRANCESCA3                                                                                                       

MB : Très bien ! On vous demande si vous avez fait des études.                 

MF : Oh, j’ai fait des études, je suis allée jusqu’en fin de 1ère. Après, j’ai abandonné et j’ai commencé l’équitation avec assiduité. Et puis ensuite, je me suis tournée vers le théâtre.                           

MB : OK. La toute dernière question : « Est-ce qu’on voit de vous c’est vous, ou est-ce que vous n’êtes pas un peu préfabriquée ? », vous demande Laurence.                                                      

MF : Encore une question qui est très étrange. Préfabriquée, c’est difficile vous savez. Je pense qu’on peut être préfabriqué sur un disque. Sur cinq disques plus un album, c’est très difficile. Moi j’aime ce que je fais et j’aime ce que je propose et j’essaye d’aimer ce que je suis. Donc au diable la préfabrication ! (sourire)          

MB : Parfait, belle conclusion ! Merci !                                                                         

MF : Merci à vous. C’était pas trop dur quand même ! (rires)                                   

Marc Bessou lance ensuite un reportage. Avant de conclure l’émission et juste après avoir évoqué une exposition de peinture, il se tourne une dernière fois vers Mylène.                                                                                                                              

MB : Vous peignez pas un petit peu, vous Mylène Farmer ?                                

MF : Un petit peu…Peindre, non. Je dessine volontiers avec des pastels.             

MB : Qu’est-ce que vous faites alors pendant les périodes d’inactivité ?               

MF : Des choses très étranges. Dans le domaine du dessin, vous parlez ?        

MB : Oui, oui !                                                                                         

MF : Oui, des choses étranges… (elle soupire) Ca, c’est encore plus difficile pour moi à exprimer.    

MB : Bien sûr, oui. Y a des personnages, par contre ?                                                                        

MF : Moi j’ai une fascination pour les insectes, donc y a des insectes un peu bizarres. Sinon, des choses qui ne veulent rien dire !                    

MB : Bon. Enfin qui veulent sûrement dire quelque chose, faudrait peut-être s’y pencher…On n’a pas le temps, là…                            

MF : Nous n’avons pas le temps ! (sourire)                                                       

MB : (…) Au fait, quand est-ce qu’on vous voit sur scène avec les danseuses ?                                                                                                 

MF : Pas encore. Je vais préparer un prochain album pour septembre, octobre (1987, ndlr) et puis après, nous penserons scène.                         

MB : Qui vivra, verra !                                                                                                                                                   

MF : Absolument.                                                                                            

Marc Bessou conclut l’émission en saluant les différents invités puis les téléspectateurs.     

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Mylène Farmer : atouts de stars

Posté par francesca7 le 29 juin 2016

 

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LA CHARENTE LIBRE   du 25-mai-87                                                                                                                                 

Entretien avec Gérard LASNIER                                                                                                                                             

« Libertine », « Tristana » : vous collectionnez les succès, mais on ne connaît de vous qu’une image. Qu’est-ce qui vous a amené à la chanson ?                                                                                                      

- Depuis mon plus jeune âge, la musique est importante dans ma vie, mais je me destinais à une carrière de comédienne de théâtre et de cinéma. Or, le hasard qui fait bien les choses m’a mise en présence d’un jeune auteur, Laurent Boutonnat, qui partageait absolument les mêmes préoccupations que moi. Forts de notre entente, la chanson s’est imposée naturellement, comme une opportunité à saisir. Rien ne dit que d’ici quelques années je ne me tournerai pas vers le cinéma, mais actuellement ma carrière de chanteuse prime. Il n’est pas possible de se disperser, ni de faire les choses en dilettante !             

Comment s’effectue votre collaboration ?                                                                                      

- Dans la mesure où Laurent et moi les mêmes centres d’intérêts dans la vie, les thèmes des chansons et l’écriture elle-même ne sont pas l’apanage de l’un ou de l’autre. Laurent compose seul les musiques mais nous discutons ensemble des textes : nous échangeons des idées, des mots. C’est réellement une collaboration à deux, et lorsqu’une chanson est réussie c’est grâce à cette parfaite alchimie !                                                                                                                                                             

Certains vous reprochent d’interpréter des textes ‘osés’…     

- Je n’ai jamais envie de choquer gratuitement ! Avant « Libertine » et dans les années à venir, il est clair que des personnes se sont senties et se sentiront choquées par des textes, des images. Les mentalités n’ont pas vraiment évolué, il existera toujours des tabous, chacun ayant d’ailleurs les siens ! Je n’ai pas à me situer par rapport à cet état de fait, je continuerai de toute façon à faire ce qui m’intéresse.                          

Vous soignez la chorégraphie, les costumes…                                                    

- Parce que c’est indispensable et que je ressens du plaisir à porter de beaux vêtements. Je ne me vois pas interpréter une chanson plantée derrière un micro. Je trouve que la danse, la manière de se vêtir, apportent un plus nécessaire. Le spectacle, du moins celui qui m’attire, doit faire rêver les gens.                            

Vous utilisez également beaucoup la vidéo, et ce depuis votre premier titre. Le clip est-il une nécessité commerciale aujourd’hui ?                                                              

- Mis à part l’ ‘outil promotionnel’ évident, l’image apporte une part de rêve supplémentaire, complémentaire des mots. Ce qui me gêne, en revanche, c’est la vulgarité, la médiocrité de nombreuses vidéos ! Laurent et moi écrivons les scénarios de ces clips, en mettant la chanson au service de l’image, en créant des situations nouvelles qui vont éventuellement parvenir à apporter une magie. Trop souvent, les clips se contentent d’être des explications de texte, comme si le public n’était pas capable de comprendre directement la chanson. Pour ma part, je préfère le détournement du texte, qui seul engendre des émotions.                                                                                                                   

2

La scène ne vous attire pas ?                                                                                     

- Bien sûr que si, mais un spectacle ne s’improvise pas ! Je ne me sens pas prête pour le moment à l’affronter, il est nécessaire de s’y consacrer entièrement afin de présenter au public un travail abouti. Actuellement, je préfère présenter des vidéos et assurer de bonnes prestations à la TV ! Sans oublier que je dispose d’un répertoire limité : je n’ai qu’un seul album derrière moi. Une carrière cela se construit pierre par pierre, surtout dans l’état actuel du marché. La seconde pierre, mon second album sera pressé en octobre prochain. Ecrire des chansons cela prend du temps. Le droit à l’erreur n’existe pas pour un artiste et l’amateurisme ne paie pas!

Publié dans Mylène 1987 - 1988, Mylène et mes BLABLAS | Pas de Commentaire »

MYLENE FARMER raconte ses relations Amoureuses

Posté par francesca7 le 29 juin 2016

                                                                                                                                                                                                 

Présenté par France ROCHE                    

Entretien avec Monique CHOURAQUI      

ANTENNE 2 SEXY FOLIES du 17-déc-86    

                                                            1                                                               

Voix off : Tous les mois, une personnalité nous parle en toute liberté de sa vie intime. Mylène Farmer nous dit tout, tout, tout.          

Monique Chouraqui : (bien qu’assise face à Mylène, la journaliste n’apparaît pas à l’écran si ce n’est parfois partiellement de dos) Est-ce que vous prenez des initiatives en amour ?                                                                                                                                                                                                                             

Mylène Farmer : (Mylène est filmée en gros plan. Elle porte un haut noir et des gants noirs brodés de brillants) Celle de choisir. J’aime séduire avant tout. Et posséder, peut-être dans un second temps.                                                                      

MC : Vous parlez avec les hommes avec qui vous avez une relation sexuelle ?          

MF : (dans un sourire) Un peu ! Il faut agir plus que parler ! (rires) J’aime bien le toucher, j’adore.                 

MC : Vous préférez faire l’amour en silence ?                                         

MF : Le regard…                                                                                                                                                                           

MC : Vous n’aimez pas qu’on vous parle ?                                                      

MF : Non. Parler, c’est pour construire l’avenir.                                                                                                                 

MC : Vous pourriez imaginer une scène d’amour idéale pour vous ?              

MF : L’ascenseur, j’aime bien.                                                                                                                                                 

MC : Faire l’amour dans un ascenseur ?                                                                           

MF : C’est vous qui le dites ! (rires)                                                                                                                                       

MC : Ca se passe très vite, on se quitte sans se dire au revoir et sans se dire un seul mot…    

MF : Ca peut être ça…                                                                                                                                                                  

MC : …et on fait l’amour sans se parler.                                                                 

MF : Voilà.                                                                                                                                                                                     

MC : Il vous est arrivé de passer plusieurs mois sans faire l’amour, plusieurs semaines ?           

MF : Oui, toute mon adolescence, toute mon enfance.                                                                                                      

MC : Et vous l’avez vécu comment ? C’était difficile ? C’était une frustration ?         

MF : C’est quelque que, je crois, j’ai appréhendé et que j’ai occulté et dont j’ai eu horreur aussi avant de le connaître, et même aussi un peu après.                                                                                                                                                                                               

MC : Vous vous souvenez de la première fois ? Vous voulez le raconter ?         

MF : La première fois…Je crois, contrairement à beaucoup de personnes, c’est un moment plutôt certainement décisif dans la continuité, quelque chose de laborieux, de difficile. C’est quelque chose de très fragile, voilà. C’est-à-dire qu’on ne connaît pas, que personne ne maîtrise.                                                                                                                                                                                          

2

MC : Ca s’est passé comment ?                                                                                                         

MF : Une chambre…Une chambre banale, un lit même pas douillet…Une chose incroyable. C’est un peu un viol. Le viol de l’enfance, un peu le viol de l’imaginaire.                                                                                                                                                                                  

MC : La fin de l’innocence…                                                                                                                                                                                                                             

MF : C’est un peu ça. C’est quelque chose après qu’on reconstruit, mais ça vrai que ça a été un peu un film de Walt Disney qui…pouf ! qui s’en va.                                                                                                                                                                                                     

MC : Un souvenir désagréable, la première fois ?                               

MF : Pas désagréable, parce que c’est moi qui suis allée vers ça donc j’ai voulu les choses. Maintenant je maîtrise beaucoup plus, et puis je vais vers ces choses avec un peu plus de vice.                                                                                                                                              

MC : Quelle sorte d’hommes vous attire ? Qu’est-ce qui vous trouble chez un homme ?          

MF : Je crois que c’est, ça a été de tous temps, les gens qui ont une existence sociale. C’est-à-dire que ça peut être du domaine de la littérature, politique, chanson, autant d’arts qui existent.                                                                                                                                        

MC : Quelqu’un qui détient le pouvoir, une forme de pouvoir ?           

MF : Un certain pouvoir, une forme de pouvoir.                                                                                                                 

MC : Vous avez besoin d’admirer ?                                               

MF : J’ai besoin d’admirer, oui.                                                                                                                                            

MC : De vous sentir dominée ?                                             

MF : La domination, elle peut s’effectuer effectivement quand il s’agit de plaisir.                                                 

MC : Elle peut s’effectuer physiquement aussi ? Vous aimez être dominée quand vous faites l’amour ?          

MF : Une certaine domination, oui.                                              

MC : Vous aimez la violence ?                                                                                                                                                                                                                              

MF : Je vous parlais de viol, j’avoue que c’est –mais là aussi il faut aller doucement quand même parce que c’est quelque chose de grave- mais c’est vrai que le viol a 3% de très excitant et d’assez incroyable.                                                                                                              

MC : Vous avez besoin d’avoir mal, ou besoin de faire mal pour éprouver du plaisir ?              

MF : J’ai besoin de faire mal et j’ai besoin d’avoir mal, oui.                                                                                          

MC : Pour parvenir au plaisir.                                                                                                            

MF : Oui, oui. Je veux bousculer, je veux…                                                                                                                         

MC : Vous n’aimez qu’un homme qui vous fait souffrir, vous ne pouvez aimer qu’un homme qui vous ferait souffrir 

MF : Si on veut un peu schématiser, aller vite, ça serait un peu ça. La facilité, les choses évidentes ne sont pas intéressantes.                       

MC : Vous pouvez vivre plusieurs histoires d’amour en même temps ?                                                                                       

MF : Oui.                                                                                                                                                                                       

MC : Les hommes concernés le savent, les hommes de votre vie ?                                                                               

MF : Si j’avais à choisir ma vie, et c’est là que réside la chose la plus difficile, c’est peut-être la… comment appelle-t-on ça ? On dit bigame ? Mais peut-être multiplié par quatre ! C’est avoir trois, quatre hommes dans ma vie. Si j’avais une métaphore à faire, je prendrais volontiers la mante religieuse. C’est-à-dire que, si j’en avais le pouvoir parce que bon ! je suis pas encore tombée dans la folie totale, mais je crois que je couperais la tête volontiers.        

MC : Après.                                                                                                                                                                                   

MF : (elle acquiesce)                                                                                                                                      

MC : Vous leur voulez du mal ?                                                                                                 

MF : Je les aime pas, c’est tout ! (sourire)                                                                                                 

Fin de l’entretien et suite de l’émission.                                      

Publié dans Mylène en CONFIDENCES | Pas de Commentaire »

MYLENE ET DES TUBES A SCANDALE

Posté par francesca7 le 24 juin 2016

                                                                                                                                     

GAI PIED / 12-janv-87  

                                                                                                                                                                                                                    

Mylène Farmer, la libertine zarbi –       Entretien avec Pablo ROUY                                                                                                                                                                                                                    

                                                                                               1                                                                                                                     

Pourquoi ce premier tube à scandale : « Un, maman à tort, deux, l’infirmière est belle, trois, je l’aime… » ?                                                                                                                                                                                                  

- (Evasive) J’aime toujours les plaisirs impolis… Le texte a été un handicap au départ, mais ce côté sulfureux existe même s’il dérange. J’aime ce qu’on m’interdit !                                                                                                                                               

Mylène, je trouve superbe ton premier 30 cm « Cendres de lune ». Tu y abordes surtout la sexualité féminine…                                                                                                                  

- Non, pas la sexualité, mais la sensualité. Ce mot se rapproche plus de moi… Je ne pense pas être une bombe sexuelle ! (Elle rit)                                                                                                                                                                                                               

Disons alors les émotions, les vibrations physiques. Pourtant « Vieux bouc » est une espèce de messe noire.                                                                                                                                                      

- (Après un long silence) Il m’arrive d’avoir le feu dans les veines. De temps en temps, je suis le Diable !        

Alors tu jettes des sorts ?                                                                                                                                                                            

- Non, non, rassurez-vous ! Mais quand j’étais petite, je modelais des poupées aux effigies de quelques personnes. Je ne les ai jamais percées avec des épingles.                                                                                                                                                    

Dans « Chloé », on trouve encore l’enfance !                                                                                                                         

- C’est ma comptine… et aussi l’innocence et la cruauté des enfants. C’est diabolique ! Une petite fille aux yeux bleus et au sourire angélique qui vient vous dire qu’elle a tué sa petite copine…              

2                                                                            

Est-ce de la sororité ou de la lesbianité ?                                                                                              

- Non, ce n’est pas mon propos. Il serait plus intéressant de poser cette question à l’auteur qui a écrit cette chanson, car c’est un homme. Il a projeté ses fantasmes sur moi.                                                                                                                         

Parle-moi de toi.                                                                                                                                            

- On peut chanter « Je suis libertine, je suis une catin », et avoir beaucoup  de pudeur. Il faut savoir garder des choses qui n’intéressent que vous. Il ne faut pas faire de vivisection de l’artiste. Je n’ai pas à ouvrir mon ventre. S’il y a quelque chose à dire de moi, c’est que je suis une personne très nerveuse, en aucun cas passive. Voilà ! (rires)                                     

Tu crois aux valeurs individuelles comme la sincérité, l’intégrité ?              

- Oh la la ! J’ai horreur de ces mots ! Faire ce métier, c’est un manque de sincérité.                                                             

Tu aimerais que ton homme reste à la maison ?                                

- Non, pas du tout ! Je préfère rester avec mon petit singe E.T. qui est déjà suffisamment caractériel…                   

Si un homme t’agresse sexuellement dans la rue, que fais-tu ?                                                              

- Ma main dans la figure ! Je tape ! Vous connaissez l’histoire de cette femme violée par trois hommes ? Ensuite elle a laissé son adresse et son téléphone en leur assurant que ça lui avait bien plu. Elle leur a donné rendez-vous chez elle, les a endormis et castrés. C’est le genre de choses que je pourrais faire !                                                                                        

Si c’est une femme ?                                                                                                                   

- Je lui réponds « Je ne suis pas celle que vous croyez ».                                                                                                                 

Tu es une fille à pédés ?                                                                      

- Non. J’aime les gens que j’ai envie d’aimer. Peu importe leur sexualité. Les homosexuels m’ont toujours porté un grand intérêt et de la chaleur. J’en suis ravie, mais je ne vis pas dans leur monde. Il est vrai que je travaille avec des homosexuels et que je m’en porte bien ! (Rires) J’ai très faim. C’est bientôt fini ?   

3                                                                                            

A l’église, tu te marierais comment ?                                                                                                                                                                                                                                 

- Toute nue !                                                                                                                                                                                              

Ton héroïne favorite de roman ?                                                                             

- Justine, de Sade, évidemment.                                                                                                           

Comme pâtisserie, que serais-tu ?                                                   

- (sans hésitation) Une religieuse !                                                                                                                                                   

Comme fleur ?                                                 

Une tulipe noire.                                                                                                                                                                                     

Si tu étais un poisson ?                                                       

- Je déteste les poissons. J’adore le foie gras.                                                                                                                                 

Sur une île, tu emmènes un seul livre. Lequel ?                                                          

- J’hésite. Disons : la moitié des oeuvres de sainte Thérèse d’Avila et la moitié des écrits du marquis de Sade.                                                                                                                                                                                                                                   

La dernière fois que tu as fait l’amour ?                                                                                       

- (faussement offusquée) Je ne réponds pas !                                                                                                                                 

Ton homme idéal ?                                                                                       

- Mickey Rourke.                                                                                                                                                                                                     

Avec qui ferais-tu du cinéma ?                                        

- Stanley Kubrick.                                     

Et ta réincarnation ?                                                                          

- J’étais un petit rongeur et je redeviendrai rongeur !                                                                                                                   

Tu as déjà fait l’amour dans une sanisette ?                                                             

- Non, jamais ! Je vous le jure.                                                                                                                                                            

La première fois qu’un garçon t’a dit je t’aime, c’était comment ?                                                                                    

- Il ne me l’a pas dit.                                                                                                                                                                      

Comment tu dors ?                                                               

- Toute nue. J’ai trop faim. C’est fini !                                                                                                                                                                                                                                

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La GRANDE PREMIÈRE de Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 24 juin 2016

                                                                                                                            1                                   

Présenté par Stéphane NICOLAS       _                                                                                                                                                                                                                             

FR3 – 02-août-86                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

Stéphane Nicolas : Ca fait un carton depuis quelques semaines et c’est tant mieux : ça s’appelle « Libertine » et celle qui chante c’est Mylène Farmer. Elle est là, bonsoir Mylène !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Mylène Farmer : Bonsoir !                                                                                                                                                                                                                                                 

SN : Alors, Mylène passe un peu pour quelqu’un qui prend le public à rebrousse-poil depuis un peu plus de deux ans ! Y avait eu « Maman a Tort » (…), après elle avait déclaré qu’on était tous des imbéciles, et puis là c’est une catin, c’est une libertine ! C’est un peu ça, non, la démarche ?                                                                                                                                                          

MF : La démarche, heu…                                                                                                                                                                                                                                                                                          

SP : C’est prendre les gens à rebrousse-poil ?                                                                                                                                                                                                                                                               2                                                                                                                                                                                                             

MF : Oui, vous faites allusion au ton provocateur de mes chansons ?                                                                                                                                                                                                                                                

SP : Voilà !                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

MF : C’est avant tout un plaisir !

SP : Bon tant mieux ! Et le plaisir va être prolongé puisqu’à la rentrée, il est prévu un film sur « Libertine ».                                                                                                                                                                      

MF : Absolument, il y aura un clip qui va illustrer  « Libertine » qui va sortir à la télévision et également au cinéma (ce projet de sortie cinéma sera finalement abandonné, ndlr).                                                                                                                                                                                         

SP : Un grand clip d’une dizaine de minutes. Nous on vous propose pas encore ça puisque ça sortira à la rentrée (le clip était pourtant déjà diffusé en télévision, ndlr), ce que je vous propose, c’est justement l’air que tout le monde a sur les lèvres, et tant mieux c’est un tube : « Libertine », Mylène Farmer !                                                                                                                                                                                                                                                                                  

L’animateur pose son micro et quitte le plateau pendant que Mylène se met en place sur l’introduction de « Libertine ».    

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Les programmes TV préférés de MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 19 juin 2016

                                                                                                                                                    

 

Entretien avec Florence TREDEZ                                                        1                                                                                        

Lundi                                                                                                                                                                                                  

• A2 15h55                                                                                                                                                                                        

C’est encore mieux l’après-midi                                                                                                                                                                                                                                

C’est encore mieux avec Dechavanne, ce ‘voyou’ aux manières de gentleman, ou le contraire. Une émission dynamique en diable.                                                                                                                                                                                                 

• FR3 13h30                                                                                                                                                                                      

Muppets Show                                                                                                                                                                               

Formidable ! Je caresse l’idée, insensée peut-être, d’être un jour l’invitée des « Muppets ». A propos de marionnettes, je voudrai en profiter pour dénoncer l’un des scandales de la télévision française. Qu’on nous rende Bart et Ernest, ces deux présentateurs-marionnettes de « 1, rue Sésame », qu’une censure imbécile a envoyés au placard ! Je pleure surtout Bart, mon préféré, quoique, à la réflexion, Ernest et Bart soient indissociables.                                                                                                                                                            

• La 5 19h35                                                                                                                                                                                     

Star Trek                                                                                                                                                                                            

À chaque fois que je regarde la 5, je tombe sur les oreilles en chou-fleur de M. Spock ! Horreur ! « Star Trek », c’est tellement idiot et abêtissant qu’à côté Bart et Ernest passent pour des philosophes ! A cause de « Star Trek », je n’aurai jamais d’enfants, car je ne veux pas qu’ils voient ça !                                                                                                    

Mercredi                                                                                                                                                                                           

• A2 21h55                                                                                                                                                                                        

Le Dossier d’Alain Decaux                                                                                            

J’aurais aimé avoir un prof d’Histoire comme Alain Decaux, j’aurais peut-être appris plus de choses. Thème du dossier : ‘150 millions de fausses livres sterling pour Hitler’. Tout ce qui a trait à Hitler, comme à tous les personnages extraordinaires (Louis II de Bavière, Gilles de Rais, Néron, le chevalier d’Eon, …le Diable) me passionne. Je déteste l’ordinaire.                                                                                                    

• FR3 20h35                                                                                                                                                                                      

Embarquement Immédiat                                        

J’ai une profonde sympathie pour Gilbert et Maritie Carpentier. Je déplore qu’on ne leur ait pas assez fourni de moyens pour cette émission. C’est une bonne émission de variétés, présentée par notre comique national, Boujenah. A part ça, j’ai tourné tout l’après-midi dans un restaurant italien, le lac d’Annecy est très beau, j’y ai vu des cygnes et un message…                                                                                      

Jeudi                                                                                                                                                                                                   

• TF1 20h30                                                                                                                                                                                      

Columbo                                                                                                                                                                                           

Columbo, ton univers impitoyable, ton imperméable mal repassé, ta mine triste me plaisent. A priori, tu n’as rien d’attirant mais c’est ce que j’aime en toi. Si je te rencontrais, je te proposerais illico un rôle dans le « Muppets Show ». Ta série vaut tous les téléfilms français réunis.                                                                                                                                                                                                 

• A2 15h00                                                                                                                                                                                        

Sergent Anderson                                                                                                                                                                                    

Je ne connais pas cette série, mais Angie Dickinson est une comédienne que j’adore. « Cinéma, cinémas » lui avait consacré une séquence où elle expliquait, avec humour, qu’elle avait ‘raté le coche’ d’une certaine façon, et qu’elle ne serait jamais une Jane Fonda ou un Meryl Streep. « Cinéma, cinémas » ! Le générique est génial. Disons que c’est une émission qu’on regarde plus facilement quand on a bu un verre de trop de champagne que celle de Mitterrand.                                                                                                                                                                                        

Vendredi                                                                                                                                                                                          

• A2 21h25                                                                                                                                                                                        

Apostrophes                                                                                                                                                                                   

Comment, au cours des siècles, a-t-on regardé le corps nu de son voisin, ou son propre corps ? Quels sont les rapports entre pudeur corporelle et pudeur des sentiments ? Autant de questions qui tentent de définir ce qu’est le sentiment complexe de la pudeur. ‘Je suis libertine, je suis une catin…’ J’aurais aimé avoir une présence physique, le clip de « Libertine » par exemple, sur le plateau d’ « Apostrophes ».                   

Samedi                                                                                                                                                                                              

• A2 22h25                            

Les Enfants du Rock                                                                                                                                                                                                 

Un spécial très spécial avec Frankie goes to Hollywood…                                                                                                                                                                                                                                                      

Les dessins animés                                                                                                                                                                                                  

J’ai vingt-cinq ans, et pourtant quand je vois ce pitoyable Caliméro avec sa coquille d’œuf sur le crâne, j’ai envie de pleurer !                                                                                                                                                                                                            

Dimanche                                                                                                                                                                                         

• TF1 16h30                                                                                                                                                                                      

Les Animaux du Monde                                                                                                                                                                                                                           

L’émission que ET et moi attendons chaque semaine !                                                                                                       

Source/ FRANCE SOIR 06-oct-86                                                          

 

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Six questions à Mylène Farmer en 1986

Posté par francesca7 le 19 juin 2016

 

                                                                                                                                                                                                           

1TOP 50 : 03-nov-86                                                                                                                                                                  

La chanson « Libertine » a décollé grâce à son vidéo-clip. Que penses-tu de l’impact de cette forme de promo ?                                                                                                                                                                                    

- Pour moi, les clips d’Axel Bauer et celui des Rita Mitsouko ont vraiment été déterminants pour le succès de ces chansons, comme pour le clip de « Libertine » a été déterminant pour le succès de cette chanson. Quant à l’impact, il y a toujours impact quand il y a surprise et originalité. Quant aux vidéos, les gens ont l’impression que c’est à la portée de tout le monde parce que d’autres ont ouvert la voie. Les gens ne vont pas à la simplicité…                                                                                                                                                                                   

As-tu l’intention de mener une carrière à l’étranger ?                      

- Oui, l’adaptation de « Libertine » est en cours. Il est question que l’on aille en studio en Grande-Bretagne pour bénéficier de l’équipe et d’une dynamique anglo-saxonnes.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

Le texte de « Libertine » en français est osé mais sous couvert poétique. Les textes en anglais sont toujours très ‘hard’. Va-t–il être dans cet esprit-là pour la version anglaise ?                                                 

- On ne peut pas faire de traduction littérale, mais quelqu’un a traduit « Libertine » de façon habile, c’est-à-dire en respectant l’esprit de la chanson.                                                                                                                                               

Tu as rencontré récemment Depeche Mode. Comment les as-tu trouvés ? Aimerais-tu travailler avec eux ?                                                                             

- Le terme d’idole est un terme que je n’emploie jamais. J’avais envie de les rencontrer parce que j’aime beaucoup leur univers. Il serait intéressant de voir le résultat d’une collaboration entre le réalisateur du vidéo-clip de « Libertine » et du groupe Depeche Mode.                                                                                                                                                          

                                                                                                                                                                                                           

Ton succès a-t-il changé ta vie ? Te sens-tu différente par rapport aux autres, et comment penses-tu aborder la suite ?                                                                                                                                                              

- Oui, depuis que je fais ce métier, je peux boire : au lieu du sempiternel Coca-cola, je m’offre du champagne millésimé. Je pense que ce sont les gens qui évoluent autour d’un ‘personnage public’ qui ont un comportement parfois plus excentrique que celui de la personne elle-même.                                                                                                                                         

A ton avis, quelle a été la tête de ta Mère Supérieure lorsqu’elle a entendu ta chanson pour la première fois ?                                                                                                                                                         

- A mon avis, comme « c’est nu qu’on apprend la vertu », elle a laissé sa soutane pour des bas résille et des talons hauts. Où est le bien, où est le mal ?!   

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MYLENE FARMER dans TÉLÉ 7 JOURS 1994

Posté par francesca7 le 15 juin 2016

                                                                                                                                                                                                        

Depuis deux ans, vous avez disparu. On disait ‘Mylène fait son film’ : le film, c’est « Giorgino », film romantique en pleine guerre de 14-18 où vous jouez le rôle d’une jeune fille un peu autiste, élevée au milieu d’orphelins rejetés du monde. Ce film était-il si important pour que vous lui sacrifiez deux grandes années de votre carrière ?                                                                                                              

- Le cinéma était devenu essentiel pour moi. On m’a même entendue dire « Si je ne fais pas de cinéma, j’en mourrai ». C’était sans doute un peu exagéré, mais cela traduisait ce que je ressentais à ce moment-là. La nécessité de sortir de moi-même, de me regarder vivre à travers un autre personnage…                                             

francescamylène                                                                  

Par lassitude d’être devenue un personnage dont on attendait trop ?                                           

- D’être un personnage qui ne parvenait toujours pas à s’aimer, malgré tout l’amour que j’ai reçu du public. Cette envie de cinéma, c’était très ancien : à seize ans, quand j’ai admis que l’équitation -que je pratiquais avec passion- ne serait pas mon métier, j’ai voulu me lancer dans le théâtre, par un besoin de sortir du lot peut-être, plus sûrement par envie de me regarder dans le regard des autres.                                                                                                                                     

La chanson est venue un peu par hasard…                                                                                           

- Quand j’ai rencontré Laurent Boutonnat, il avait écrit avec un ami « Maman a Tort ». Il m’a proposé de chanter cette chanson, j’ai accepté comme un rôle d’actrice. C’est plus tard que je me suis aperçue que j’aimais écrire et m’exprimer par des chansons. Tout s’est enchaîné. Le désir de jouer, lui, était toujours là.                                                                    

Auriez-vous accepté de débuter au cinéma dirigée par un autre que Laurent Boutonnat ?       

- Cela a failli ! Hélas, pour des raisons de date, je n’ai pas pu accepter. Ensuite, le film de Laurent a été tellement long à monter… Finalement, cela me rassurait un peu de tourner mon premier film sous la direction de Laurent. J’avais confiance en son talent, en son amitié. Je savais qu’il ne laisserait rien passer, qu’il ne me permettrait pas de l’à peu près.

Avec quelqu’un que l’on aime beaucoup, on peut avoir peur de blesser par des réticences, on peut craindre de décevoir…                                                                                                                                                                                                          

- D’autant plus qu’avec Laurent, nous nous connaissons si bien qu’il n’est pas nécessaire de nous dire les choses clairement pour savoir ce qu’en pense l’autre. Ce tournage a été terriblement pénible…                                                

En raison des conditions de tournage ? Cinq mois en ex-Tchécoslovaquie, dont une bonne partie l’hiver dans les montagnes de Slovaquie…                                                                                             

- C’était assez rude. Courir des après-midi entiers par moins vingt degrés dans la neige ou sur la glace avec des petites robes serrées… Mais ça n’est pas le côté physique du tournage qui a été le plus dur : le plus pénible, ce sont ces sentiments de doute, de solitude que j’ai éprouvés. Parce qu’il avait à porter sur ses seules épaules toute la responsabilité du tournage, Laurent se protégeait du dialogue. Il me donnait des indications pour la scène et me laissait seule avec mes angoisses, exigeant beaucoup plus de moi que des autres. A certains moments, ma tension était telle que j’ai violement explosé, ce qui m’arrive rarement quand je travaille ! 

                                                                    francescamylène1                                            

Quelles ont été les scènes les plus difficiles ?                                                                                           

- Celle où mon partenaire s’efforce de me ranimer, celle où je me pends. Jouer des scènes où l’on mime sa mort est très éprouvant. Ce sont les seules scènes que j’ai demandé à voir sur la petite télévision de contrôle où le réalisateur regarde la scène qu’il vient de tourner.                                                                                                                                                  

Vous refusiez de regarder au fur et à mesure ?                                                                                    

- Après les scènes, je n’avais plus qu’une envie : aller me cacher ! Quand on sort de soi ce que l’on ne s’autorise pas à laisser voir dans la vie de tous les jours, il faut un moment pour se reprendre, pour ne pas imposer aux autres une fois le mot « Coupez » prononcé l’indécences de ses pulsions secrètes. C’est très fatigant aussi, cette extériorisation de soi, très violent…

Catherine, votre personnage, est à moitié autiste. Comment vous êtes-vous préparée pour ce personnage ?                                                                                                                                                                                                                

- J’ai demandé à un ami psychiatre l’autorisation d’assister à des consultations de malades mentaux pour saisir, par exemple, leur façon de se mouvoir : ces mains qui s’agitent pendant que le regard vous traverse sans vous voir…                                                                                                                                                                                                             

C’est un monde que vous découvriez ?                                                                                                    

- Celui de la maladie mentale, oui. En revanche, les hôpitaux d’enfants, je connaissais. Quand j’avais onze, douze ans, dans le cadre du catéchisme, je me suis rendue avec ma classe au chevet d’enfants lourdement handicapés. J’y suis ensuite retournée assez longtemps.                                                                                                                                                                           

C’est une expérience qui vous a marquée…                                                                                     

- C’est à cette expérience que je dois mon impossibilité à jamais de me sentir complètement heureuse. Le sort de ces enfants condamnés a fait naître en moi une colère dont je ne me débarrasserai, je crois, jamais. Il m’a rendue irrémédiablement pessimiste.                                                                                                                                                                                    

Vous avez en tournant ce film réalisé un de vos plus chers désirs et ça ne s’arrange pas !       

- J’ai honte de le dire, mais j’ai l’impression que plus j’avance, plus j’ai peur. C’est comme une spirale qui m’aspire…

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Vous avez pourtant des projets…                      

- J’ai très envie de travailler de nouveau sur un album. J’en ressens impérieusement la nécessité. Je sais qu’au début de l’an prochain, je me retrouverai en studio et je piaffe d’impatience ! Comme toujours : plus l’échéance approche, plus j’ai de doutes sur la validité de mon désir de rechanter…                                                                                                              

Et la scène ?                                                                                           

- On ne peut pas chanter sans penser à la scène. Un moment, j’ai songé que je n’y remonterais plus jamais. Le plaisir avait été si violent que je ne voyais pas comment je pourrais renouveler ce plaisir une autre fois. Le désir m’en est revenu. Là encore, je me dis « Ce sera la dernière fois » – c’est du moins ce que je pense aujourd’hui, je ne suis sûre de rien. J’ai du mal à me projeter dans le futur.                                                                                    

Le cinéma, vous y goûterez de nouveau ?                                                                                    

- Je l’espère, car ce dont je suis certaine c’est que je l’aime définitivement !                                                                

En dépit de la souffrance ?                                                                                                         

- Avant de jouer, c’est l’horreur, et en même temps c’est une jouissance que de surmonter l’insurmontable. La peur est mon moteur. Je vis très mal les moments comme celui-ci où je ne fais rien.                                                                       

Comment vivez-vous votre oisiveté ?                                                              

- Je ne la vis pas, je la subis. Je n’en peux plus d’attendre ! Pendant le montage du film, l’attente m’était devenue si insupportable que j’ai fui. Je ne trouve le repos qu’en voyage. Je suis allée passer un mois à Bali. Je rêve de Bornéo, de Madagascar. Sous des cieux très différents, au milieu de gens, au contact de cultures à l’opposé de la mienne je m’oublie un peu, je vis moins mal.                                                                                                                                                                

Qu’attendez-vous de la sortie de ce film ?                                                                                                  

- Je n’attends rien. J’aimerais que les gens l’aiment, parce que je trouve que c’est un beau film, mais pour moi je n’attends rien de précis. Simplement, je suis heureuse de ce film. Vous avez remarqué le mot ?! « Heureuse », j’ai dit « heureuse » ! Ce n’est pas exactement le mot, mais vous pouvez l’écrire…

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Questions / Réponses aux débuts de MYLENE FARMER

  

A propos de son singe, E.T :                                                                             

- Je l’ai trouvé que les quais. Il est extraordinaire et nous communiquons très bien ensemble.                                   

Aime-t-il la musique ?                                                                                                                                                

- Oui, beaucoup mais il est très triste quand je pars, ce qui m’arrive de plus en plus avec des télés, les galas, la tournée d’été avec le podium d’Europe 1.                                                                                                 

                                                                                                                                                                                                                  

Il semble que vous réalisiez aujourd’hui vos rêves d’enfant ?                                                                 

- Oui, j’ai toujours aimé chanter. A 10 ans j’ai remporté un premier prix de chant, mais je ne pensais pas alors faire ce métier. Je suis surtout venue en France pour faire du théâtre, mais c’est la mode qui m’a tout de suite accaparée, puisque je suis devenue mannequin. En 1983, au cours d’un casting, j’ai rencontré Laurent Boutonnat qui m’a proposé une chanson, « Maman a tort ». Le côté innocent-pervers de cette chanson a plu au public et depuis, je compose avec Laurent, devenu aussi mon producteur.                                                                                                                                                                                 

francescamylène4A propos des thèmes de ses chansons :                                                                        

- Le piquant de la vie pour moi, est de provoquer, quitte à être censurée, ce qui arriva avec mon premier disque « Maman a tort ». Subversive, je le fus encore avec « On est tous des Imbéciles ». Maintenant je ne veux « Plus grandir », titre d’une de mes nouvelles chansons. Je n’ai jamais quitté mon adolescence et je ne compte pas l’abandonner. La vieillesse me traumatise. Cette fois, je crois que le sujet touche tout le monde. Quant à « Libertine », c’est la chanson choisie par les radios. Mais je ne cherche pas à faire des tubes. On me dit souvent qu’il est difficile de durer dans ce métier, moi je mise sur une carrière et je préfère y croire, je mise sur la continuité.                                                                                       

A propos du clip de « Libertine » :                                                                           

- Dans le gigantesque salon XVII siècle, nous avons retrouvé l’ambiance de cette époque décadente. Avec des perruques et des grimages outranciers, nous avons donné le look libertin aux personnages de notre histoire qui se veut un véritable petit film avec une héroïne –moi, en l’occurrence), des duellistes, une rivale vengeresse, un marquis, des débauchés, une horde de paysans mercenaires. Laurent s’est beaucoup amusé à écrire ce scénario mêlant romantisme et érotisme.                                                                                                                                                                                                                  

                                                                        Entretien avec Martine BOURRILLON 08-oct-94      

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Entretien avec Franck ESPOSITO – MYLENE FARMER

Posté par francesca7 le 15 juin 2016

                                                                                                                                                                                                                     

Nb : cet interview est un mélange de l’entretien donné à la presse régionale et celle publiée dans le dossier de presse du film, tous deux consultables en intégralité dans la section Bonus.                                                                                                                                                                                                                                

francescamylène

                                                                                                                                                                                                                   

A propos de son passage de la chanson au cinéma :                                                                                                                                                                                                                                

- Notre rencontre avec Laurent est née d’un même désir : faire du cinéma. Pourtant, nous avons existé tous les deux grâce à la chanson – un cadeau que l’a vie m’a fait, même si cela n’a pas toujours été facile. Aujourd’hui, le cinéma est une expérience que je souhaite renouveler, même s’il est difficile de rencontrer une émotion plus forte que celle que l’on ressent sur scène. Sans prétention aucune, je suis venue très naturellement du clip au cinéma. Il y a une ‘frustration d’actrice’ lorsque l’on tourne un clip car on n’y parle pas. Aussi, interpréter à l’écran quelqu’un d’autre, quelqu’un qui n’est pas moi, était très intéressant.                                                                                                                                             

                                                                                                                                                                                                                      

A propos du personnage de Catherine :                                                                                                                                                                                                                                

- Le sujet de « Giorgino » m’a séduit par son étrangeté et son originalité. Quant au personnage de Catherine, j’ai senti que je pouvais y mettre beaucoup d’émotion. Si Laurent a puisé certaines choses de ma personnalité pour l’écriture du personnage, je ne suis pas Catherine, qui est une femme enfant mystérieuse, différente des autres et qui paiera cette différence. Moi, ce qui m’a émue avant tout, c’est sa fragilité en même temps que son innocence et sa violence intérieure. J’aime son côté émotionnel et déchirant. C’est l’enfant qui est en Catherine avec sa naïveté, sa pureté et sa colère que je retrouve en moi. Une colère rentrée, assez violente, contre l’injustice et surtout la difficulté de vivre. Pour lutter contre cette colère, l’amour est un pansement : le pansement idéal à la colère.

                                                                                                         

A propos de sa préparation pour le rôle :                                                                                                                                                                                                                                

- J’ai pu assister ainsi à quelques entretiens entre ce que l’on appelle des malades et leurs docteurs. J’ai écouté, puis regardé la gestuelle particulière de ces personnes très habitées, angoissées et pour la plupart sous médicaments. Vous dire que je m’en suis servie pour Catherine, je ne sais pas vraiment. Auparavant, je m’étais intéressée aux enfants autistes pour essayer de comprendre, de percer les mystères de ce silence et de ce repliement sur soi. J’ai la sensation d’être proche de ces enfants autistes, au comportement tellement intrigant et dont leur retrait du monde est inexplicable. Une communion dans le silence avec ces gens-là me semble plus enrichissante parfois qu’une conversation .                                                                                                                                                                                                                      

A propos de ses débuts au cinéma :                                                                                                                                                                                                                                 

- J’aurais pu, c’est vrai, débuter au cinéma avec quelqu’un d’autre que Laurent Boutonnat. J’aime d’ailleurs beaucoup de réalisateurs. David Lean est mon préféré. Si « La leçon de piano » est un chef-d’œuvre, les premiers films de Jane Campion sont eux aussi magnifiques. J’adore également Bergman, Oliver Stone et Spielberg bien sûr, à l’exception de « Jurassic Park » qui ne m’a pas beaucoup touchée. Tous leurs films, je vais les voir en salle, car la télévision dénature le cinéma.                                                                                                                                                                                                                                                            francescamylène1                                       

A propos de son implication sur le film :                                                                                                                                                                                                                                 

- Je l’ai mal vécue, uniquement à cause de cette sensation d’abandon en ce qui concerne la chanson – un abandon qui dure depuis deux ans – mais à cause aussi de la peur des retrouvailles. Cela dit, les retrouvailles, j’espère que ce sera pour bientôt, jusqu’à ce que le réalisateur délaisse ses caméras pour se remettre à son piano.                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

A propos de sa conception de son métier :                                                                                                                                                                                                                                

- J’ai fait peu de disques, peu de scène, et je continuerai dans ce sens-là parce que c’est fondamental pour moi. L’émotion que j’ai rencontrée au travers de la scène est une émotion que je ne pourrai rencontrer éternellement. Aussi, je ferai peut-être encore une scène et puis j’arrêterai. Au cinéma, c’est la même chose : je ne ferai jamais trop de films. Tout cela est conflictuel, ou peut-être est-ce simplement parce que j’ai envie de me préserver. Préserver un sentiment et ne jamais avoir l’impression de tricher. Si j’avais un jour le sentiment de tricher, cela tuerait ma vie d’artiste.                                                                                                                                                                                                                        

A propos des interviews et des photos :                                                                                                                                                                                                                                  

- Ce n’est pas un plaisir pour moi. (le journaliste lui fait remarquer que l’entretien se déroule bien, nda) Plutôt agréable, en effet ! Mais dire que je fais cela spontanément, détrompez-vous ! La photographie n’est pas non plus un moyen d’expression facile pour moi. Ainsi, lorsque le contrôle de certaines choses m’échappe, je les refuse ! Si des photos sont faites, j’estime avoir le droit de les choisir. Je peux aussi choisir mes photographes. Malgré tout, il y a aussi beaucoup de choses qui se disent sur moi et qui n’existent pas.

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A propos de Laurent Boutonnat :                                                                                                                                                                                                                               

- Son univers est un monde troublé, troublant et plein de poésie. Si je suis attirée par les relations et les sentiments difficiles et si j’aime tout ce qui porte au rêve, Laurent et moi sommes instinctivement attirés par les contes cruels, par l’irrationnel et tous deux, nous refusons le monde des adultes. Ses qualités ? Sa démesure, sa maîtrise, sa perception du sentiment et sa facilité à exprimer les troubles que l’on a en soi.                                                                                                                                                                                                                                   

 A propos de ses attentes :                                                                                                                                                                                                                                  

- J’espère sincèrement que le film rencontrera un public et que dans un deuxième temps il m’apportera d’autres rôles. Si le film ne marche pas, je le ressentirai comme un échec personnel, même si je n’en suis pas entièrement responsable.                                                                                                                                                                                                                      

        

LE GUIDE MÉRIDIONAL       05-oct-94     

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Mylène a amélioré la chanson de Sting

Posté par francesca7 le 11 juin 2016

 

 

 

 chez francesca

 

 

Après 3 ans d’absence, c’est un véritable événement. Mylène Farmer a dévoilé son dixième album studio, Interstellaires.

Et si onze nouvelles chansons sont à découvrir dans ce dernier opus dévoilé, le duo avec Sting séduit déjà très largement. La collaboration de ces 2 monstres de la chanson sur la reprise de Stolen Car, a enflammé les fans.

Au micro de RTL les deux artistes ont affiché leur complicité.

« J’ai toujours aimé la musique de Sting, j’ai toujours aimé l’artiste, ses composition, sa plume qui est très belle et poétique. Il a un talent inouï et c’est quelqu’un que je respecte énormément », a déclaré Mylène FARMER.

De son côté, le chanteur britannique a loué l’entente professionnelle :

« On s’entend ben professionnellement et on vit beaucoup ensemble, on s’aime bien ». Des points communs ventés par les deux principaux intéressés.

« Pour travailler avec quelqu’un, vous devez avoir quelque point communs. Il faut qu’il vous inspire, c’est un échange, on donne, on reçoit et au final on se surpasse.

Mylène a vraiment amélioré ma chanson », a lancé Sting après la sortie d’Interstellaire.

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Mylène et la philosophie ONFRAY

Posté par francesca7 le 11 juin 2016

 

 

Rien ne paraît plus surprenant que la rencontre entre un philosophe admiré et une chanteuse adulée, entre une artiste qui remplit Bercy ou le Stade de France et le penseur de l’Université Populaire de Caen.
Et pourtant…

Pour ceux qui les connaissent, il y a bien un lexique commun entre Mylène Farmer et Michel Onfray – puisque tous deux entretiennent une relation particulière au sacré, au mystère, au fantastique, à la fidélité spirituelle.
Du coup, s’est produite une étrange histoire: Michel Onfray a écrit un conte qui, par d’étranges cheminements, a été lu par Mylène Farmer.

En quelques échanges, ces deux créateurs qui ne se connaissaient pas sont convenus de travailler ensemble: à l’un les mots, à l’autres les images…
Résultat magnifique. 

On ne racontera pas ici l’histoire dudit « conte » : résumer ce nouveau « Petit Prince » serait l’abîmer.
Et pourquoi dénaturer le miracle d’une intrigue toute en nuances, en allusions, en fantasmagories? 
Disons seulement qu’on y retrouvera une étoile polaire, une baleine, des aventures, des créatures venues d’ailleurs – quoique…

La mort et la résurrection, le souvenir, sont les vrais acteurs de cette belle histoire.
Il suffit de s’y abandonner.

 

 Mylène chez Francesca

 

Le philosophe et la chanteuse populaires accordent une interview au Point, à une semaine de la parution de leur conte illustré. Morceaux choisis. 

Que se passe-t-il lorsqu’une chanteuse populaire ultra-discrète rencontre un philosophe populaire ultra-médiatique ? Ils parlent haïkus, philosophie allemande et design de lunettes. Mylène Farmer et Michel Onfray accordent une (surprenante) interview au magazine Le Point, jeudi 5 novembre, à l’occasion de la parution de L’Etoile polaire, conte écrit par le penseur et illustré par l’artiste.

Mylène Farmer, c’est “l’idiosyncrasie de Nietzsche”

La rencontre est l’occasion pour eux de se déclarer leur flamme intellectuelle. Pour Michel Onfray, Mylène Farmer représente “un style, un ton, un caractère, un tempérament. Une vie sans paillettes, sans artifices, vraie, donc loin de toute exposition, non par calcul, mais par idiosyncrasie, pour utiliser un mot de Nietzsche (par complexion intime).”

Un compliment que la chanteuse lui retourne avec élégance : “Tout le monde connait le philosophe, son immense talent pour rendre les choses accessibles. L’homme que j’ai découvert est incroyable de vérité, de gentillesse, et d’humour aussi.” 

Mais au fait, par quelle opération du Saint-Esprit ces deux êtres sont-ils entrés en communication ? Michel Onfray raconte :

J’ai été invité à Radio Classique, qui m’a demandé de venir avec deux fois trois choix musicaux : trois références classiques, trois qui ne l’étaient pas. Mylène Farmer était dans cette partie de programmation […]. Parmi les réactions, il y eut les habituelles remarques des snobs qui écoutent en cachette mais font profession publique de mépriser ce qu’ils adorent en douce.

S’ensuit un échange de textos et la proposition de collaboration sur le conte L’Etoile polaire. Mylène Farmer développe :

Il est rare qu’un écrivain, un philosophe déclare s’intéresser à ce genre mineur qui fait pourtant vibrer la planète. J’ai été profondément touchée et fière […]. J’ai fait la connaissance de Michel Onfray alors que je traversais une période un peu difficile. J’ai été plâtrée jusqu’en haut de la cuisse pendant plus de trois mois. La lecture, l’écriture, l’aquarelle m’ont littéralement sauvée des possibles crises qu’engendre l’immobilté.

MYLENE FARMER

“Michel Onfray est un combattant”

Peu d’aspérité dans cet échange de bons sentiments partagés. On retrouve quand même la Mylène Farmer lunaire que l’on connait quand le magazine leur demande : “Qu’enviez-vous le plus chez l’autre ?” “Ses lunettes ! s’amuse-t-elle. Je les adore. Mais j’adore surtout sa façon de pratiquer la pensée comme un sport de combat. Il maîtrise ses sujets, mais il a aussi le courage de confronter ses idées. Je le trouve intelligent et moderne. C’est un combattant.”

On apprend également que la chanteuse “dévore” Cosmos, l’essai de Michel Onfray sur la nature paru au printemps, et qu’elle se réserve “ses haïkus pour le dessert”. Quant à Michel Onfray, il ne perd pas l’occasion de taper sur les “snobs” pour faire l’éloge de sa nouvelle amie : “Dans ce petit monde, il est souvent de bon ton de mépriser la chanson qu’on écoute discrètement chez soi et d’affecter un goût pour les icônes susceptibles de vous classer socialement.”

Finalement, c’est dans leur rapport à l’autre, “pas misanthrope” mais méfiant, que les deux compères se retrouvent. Le philosophe vante la “sage défense de soi”, la chanteuse une forme de “philanthropie modérée”. Ce qui n’empêche pas leur travail commun d’être une ode à l’existence, selon Mylène Farmer :

L’Etoile polaire s’adresse à quiconque voudra comprendre le cycle de la vie. Il vous emmène vers le Très Haut. “Il est grand temps de rallumer les étoiles”, écrivait Apollinaire. Michel Onfray nous y aide en rallumant L’Etoile polaire.

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Mylène Farmer va tourner un film d’horreur

Posté par francesca7 le 8 juin 2016

 

 

Un peu plus de vingt après Giorgino, drame gothique de Laurent Boutonnat, la chanteuse française s’apprête à rejouer une terrible tragédie devant la caméra. Cette fois-ci sous la direction du maître de l’épouvante au cinéma.

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Son tournage promet déjà d’être effroyable. Vingt-deux ans après son mystérieux rôle dans GiorginoMylène Farmer renoue avec ses premiers amours et se prépare à combattre des spectres malfaisants devant la caméra de Pascal Laugier, spécialiste de l’horreur. Selon les informations du site américain Blood Disguting, les premières prises de vues du film d’épouvante devraient débuter cet été à New York et à Toronto.

Digne héritière du roman gothique, tout droit sortie de l’univers d’un Aloysius Bertrand ou d’un Edgar Allan Poe, Mylène Farmer est sans contrefaçon l’une des plus grandes héroïnes romantiques de son temps. Révolutionnaire saturnienne (Désenchantée) et poupée athée (Libertine), la chanteuse a toujours inervé ses chants et ses performances de références noires et mélancoliques.

Présences maléfiques

Aussi n’est-il pas étonnant que l’artiste à la voix de cristal et aux yeux de velours ait décidé de jouer dans un film d’épouvante. Qui plus est, réalisé par Pascal Laugier, un maître du fantastique qui a d’ailleurs exécuté son dernier clip, City of Love, une vidéo notamment inspirée de l’univers de Tim Burton et du Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro

Dans Incident in a ghost land, la chanteuse aux cheveux de feu renouera avec l’esprit noir et monstrueux de ses précédents courts-métrages pour incarner une mère de famille, quelque peu déphasée, confrontée à des manifestations maléfiques. Seule avec ses deux petites filles, Crystal Reed (Teen Wolf) et Anastasia Philipps (Skins), elle devra tout faire pour protéger sa petite famille des monstres qui parcourent la maison, dont elle vient d’hériter.

Pour l’heure aucune date n’a filtré quant à la future sortie du long-métrage dans les salles obscures. Mais, à l’image de la très mystérieuse carrière de Mylène Farmer, il reste fort à parier que le tournage de Incident in a ghost land, se fera dans le plus grand secret…

 

Info de Figaro magazine

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Idée cinéma pour Mylène Farmer

Posté par francesca7 le 8 juin 2016

 

 

dans « Incident In a Ghost Land » avec une star américaine

 

Puisqu’elle a décidé de ne pas partir en tournée après avoir sorti son dernier disque, la star a tout le temps nécessaire pour se lancer dans un autre projet…

Certes, ce n’est pas dans L’Ombre des autres, son projet maudit adapté du roman de son amie Nathalie Rheims, qu’elle revient sur grand écran, mais Mylène Farmer va bel et bien remettre sa peau d’actrice ! La star tiendra un second rôle dans Incident In a Ghost Land, du réalisateur Pascal Laugier.

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C’est le site spécialisé Bloody-disgusting.com qui a révélé l’information, confirmée ensuite par l’entourage de la chanteuse au magazine Gala. Mylène Farmer tournera donc sous la direction du réalisateur adepte de l’épouvante (MartyrsSaint Ange) avec qui elle a déjà collaboré cette année pour son clip City of Love, tiré de son album Interstellaires. Le tournage aura lieu dès le mois d’août entre Toronto et New York.

Mylène Farmer, dont la première apparition au cinéma date de 1994 avec l’énorme four Giorgino, de son complice de longue date Laurent Boutonnat, incarnera une mère de famille qui reçoit en héritage une maison peuplée de créatures malfaisantes. Installée avec ses filles, seize ans après un drame survenu dans la demeure, elle devra les protéger tant bien que mal… Ses filles seront incarnées par Crys­tal Reed (une des stars de la série pour ados Teen Wolf) et Anas­ta­sia Phillips (Les Enquêtes de MurdochSkins).

L’entourage de Mylène Farmer a évoqué un « scéna­rio extrê­me­ment intel­li­gent (…) dans la veine du film Les Autres d’Alejan­dro Amena­bar« . Tournée en anglais, cette coproduc­tion améri­cano-franco-cana­dienne pourra aussi compter sur Clément Mise­rez (mari d’Ales­san­dra Sublet) et sa société Radar Films ainsi que Jean-Charles Lévy pour Fore­cast Pictures.

source : Thomas Montet pour le journal http://www.purepeople.com/

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Un interview sans concession pour Mylène Farmer.

Posté par francesca7 le 1 juin 2016

 

Paris Match. Vous si mal à l’aise dès qu’un regard se pose sur vous, vos dernières photos sont limite “porno chic”. Est-ce nécessaire pour vendre?
Mylène Farmer. Il faudrait encore définir ce qu’on appelle porno chic. Il n’y a dans ces photos, que je sache, ni pornographie ni nudité apparente. A ma connaissance – pour reprendre votre terme –, la pornographie n’a jamais été chic.

Mylène chez francesca

P.M. Elles sont tout de même provocantes…

M.F. Je ne fais pas ce métier pour provoquer. Mais, parfois, certaines provocations sont synonymes de liberté. Dans un spot télé qu’on vient de faire pour la promotion du “Best Of” comprenant les extraits de mes clips, il y a un plan de trois secondes dans lequel un homme soulève délicatement un drap avec une badine et découvre une paire de fesses. Les censeurs de la publicité nous l’ont fait couper sans donner d’explication. Quelle hypocrisie, alors qu’on nous abreuve toute la journée de violence. Tout ce qui est tiède m’ennuie, le politiquement correct, l’uniformité de pensée et d’expression… Je ne suis pas naïve, je sais très bien qu’en publiant ce genre de photos je vais provoquer un certain type de réaction. Comme je suis la première à m’insurger contre la censure, je ne peux pas être mon propre censeur! Je vais au bout de mes désirs.

P.M. C’est rare de vous voir sourire sur des photos…

M.F. Ces photos ne représentent qu’une des facettes de ma personnalité, la plus osée sans doute. Une femme qui revendique sa féminité avec peut-être plus de verve qu’une autre. C’est la situation qui me fait sourire car cette femme, sur ces photos, c’est aussi tout le contraire de moi.

P.M. Vous ne pensez jamais aux détraqués qui fantasment sur vous ?

M.F. Je préfère ne pas y penser, sinon je ne ferais plus rien.

P.M. Vous aimez qu’on vous regarde ?

M.F. Je choisis mes moments. J’aime séduire avec les mots, avec les gestes. Si je n’aimais pas séduire, comment pourrais-je faire ce métier ?

P.M. Vous dites toujours que vous n’aimez pas vous censurer. Vous êtes pourtant une malade du contrôle…

M.F. Je sens une certaine agressivité dans votre question. Les deux ne sont pas contradictoires. Oui, je suis quelqu’un qui contrôle, mais pourquoi le contrôle serait-il condamnable ? Contrôler c’est être aussi exigeant avec soi-même qu’avec les autres, contrôler ce n’est pas ignorer ni ne pas respecter le talent des autres. Je fais ce métier depuis dix-huit ans. J’ai très vite compris qu’il fallait se méfier car il y a toujours détournement: détournement de mes intentions, détournement de mes propos dans les interviews. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’en donne pratiquement jamais. J’essaie de limiter les débordements, les écarts, les mensonges. Plutôt que de passer mon temps à me justifier, ce qui n’est pas dans ma nature, je préfère le silence.

P.M. Est-ce qu’il ne vaut pas mieux parfois se tromper plutôt que de toujours être sur ses gardes?

M.F. Je me méfie d’une certaine nature humaine. Plus que tout, je redoute la trahison. Mais la méfiance n’exclut pas le don de soi. Peut-être m’a-t-on beaucoup trahie. Je ne sais pas. Ou plus. Je n’ai aucun souvenir de mon enfance et mon adolescence est en train de s’effacer.

manamylene

P.M. Je vous imagine très bien petite fille en train d’arracher les yeux de vos poupées !

M.F. [Elle éclate de rire.] C’est vraiment comme ça que vous me voyez? Il y a un mois, je recousais les yeux d’un vieux lapin en peluche! Et puis, il paraît que je préférais les camions aux jeux de petites filles et que je fabriquais, comme dans “Tom et Jerry”, des petites bombes avec des bouchons de liège et une mèche que je mettais devant les perrons avant de partir en courant!

P.M. Cette histoire d’amnésie, c’est vrai ou vous l’avez inventée pour ne pas parler de votre passé?

M.F. Je ne comprends pas comment vous pouvez penser une telle chose!

P.M. Pourquoi ne vous autorisez-vous jamais à vous laisser aller?

M.F. Il n’est pas nécessaire d’avoir des raisons pour avoir peur.

P.M. Vous n’êtes faite que de contradictions. Vous êtes la plus grande schizophrène que je connaisse. Lorsque je vous ai vue pour la première fois sur scène descendre du ciel à moitié nue, offerte au public, vous si pudique, si timide, perdue dans vos profondeurs, j’avoue que j’ai du mal à recoller les morceaux de votre personnalité…

M.F. Sur scène, j’arrive à oublier le regard des autres, peut-être parce que je sais que si les gens se donnent la peine de venir me voir, c’est parce qu’ils m’aiment. La vie m’a fait un immense cadeau: j’ai une force incroyable en moi, même si parfois je vacille, elle me permet de toujours rebondir.

P.M. Depuis un an, vos fans vous reprochent, je cite, “de les prendre pour des vaches à lait” et de ne rien donner en échange…

M.F. Ne faites pas d’un cas isolé une généralité. Je veux qu’on sache que je n’ai jamais été à l’initiative d’un fan-club, ni officieux ni officiel. Je n’adhère pas au culte de ma personnalité. Si quelqu’un ou quelques-uns ont décidé de leur plein gré de créer un fan-club, c’est sous leur entière responsabilité. Je ne me suis pas opposée à la publication de leurs journaux car ils étaient de qualité. Mais, pour autant, leur destinée n’est pas de mon ressort et ils le savent très bien. En revanche, je suis toujours étonnée de voir certains médias reprendre indéfiniment les mêmes fausses informations.

P.M. Mais vous ne leur donnez rien !

M.F. Je ne pense pas qu’on “donne” nécessairement qdans les journaux. Je suis quelqu’un de très secret. Mon respect pour le public sans ambiguïté. Mon implication morale, intellectuelle et sentimentale est la même, de l’écriture d’une chanson à la fabrication d’un clip, d’un tee-shirt ou d’un spectacle. Quand je donne un concert, il y a un investissement colossal sur province ou en Russie.

P.M. Dans un sondage, vous êtes, après Laetitia Casta, la personne qui gagne le plus d’argent dans ce métier: 35 millions de francs par an. C’est vrai ?

M.F. C’est aussi faux que lorsqu’on dit que je suis enceinte, que mon vrai prénom est Marie-Hélène ou que le magazine “Marie-Claire” affirme que je suis mère d’un enfant. L’argent me donne une formidable liberté mais ce n’est pas une fin en soi.

P.M. Vous gagnez plus ou moins?

M.F. Que Laetitia Casta?

mylene et mana

P.M. Vous refusez toujours de parler de votre vie privée, alors on l’invente!

M.F. Dans vie privée, il y a privé. Le mot est suffisamment éloquent. Je n’admets pas cette forme d’intrusion. Je suis comblée émotionnellement dans ma vie et dans ma carrière, je n’ai rien à ajouter.

P.M. Vous vous donnez, vous vous dérobez. Vous êtes consciente quand même que vous entretenez des rapports névrotiques avec la célébrité?

M.F. Je n’ai pas décidé de faire ce métier pour être connue mais pour être reconnue. Je n’ai pas à me justifier. On me reproche toujours mon prétendu silence, mais le silence est ma nature profonde. Ce qui est amusant, c’est que ce que certains aiment chez moi est en même temps ce que d’autres finissent par me reprocher. Alors que faire?

P.M. Récemment, dans un dîner bien parisien, certains invités s’étonnaient, entre autres choses, de votre amitié avec Salman Rushdie…

M.F. J’aime l’écriture. Ceux qui m’aiment le savent. Ils ne doivent pas être dans vos dîners mondains. La culture a toujours eu une place très importante dans ma vie. J’aime Bataille, Cioran, Edgar Poe, Tchekhov, Baudelaire. La poésie me transporte. Comme je parle peu, je lis souvent.

P.M. Les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et les événements qui en ont découlé ont été un réveil pour beaucoup de gens. Et pour vous?

M.F. Je n’avais pas besoin d’une immense catastrophe pour me réveiller et me faire comprendre les urgences de la vie. Je ne passe pas une journée sans penser à la mort. Pour la plupart des gens, les cimetières sont chargés de tristesse. Pas pour moi. Je les visite comme on visite des musées. Je m’y sens bien quand ils sont beaux. De même qu’un arbre calciné peut être aussi émouvant qu’un arbre en fleur.

P.M. Est-ce que je peux parler de vos activités silencieuses auprès des enfants malades?

M.F. [Mal à l’aise.] Pour quoi faire? Ces moments sont des moments d’une grande richesse, très forts et trop rares aussi. Des moments bénis, des moments silencieux qui leur appartiennent.

P.M. Vous venez d’avoir 40 ans. Vous projetez toujours une image de jeunesse. Il y a un moment où ça deviendra indécent…

M.F. Il y a une grande part d’enfance en moi, peut-être que je ne dois pas la quitter. Je sais qu’il y a un âge où on ne peut plus faire le Marsupilami sur scène. C’est vrai que j’ai peur de vieillir. Ce qui est rassurant c’est que, quand les hommes parlent bien des femmes, ils disent qu’au-delà de la quarantaine elles sont en pleine possession de leur féminité.

P.M. Vous croyez que vous pourrez vous passer des applaudissements?

M.F. C’est une question cruelle mais j’y pense parfois. Je saurai quand viendra le moment où il faudra que je change. Non pas le fond de mon expression mais la forme. Je saurai ne pas faire le “combat de trop”.

Interview Paris Match 2001 – . L’entretien est signé Dany Jucaud

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